Le Tsunami Algérien de la Fraude était prévisible

Bonjour à toutes et à tous,

Je viens de me connecter au blog après une absence due à mes déplacements professionnels, et je découvre donc presque 200 commentaires que je viens de valider . Beaucoup d’entre vous n’ont pas compris cette absence soudaine, mais je peux vous rassurer tous qu’elle n’a aucune relation avec l’Algérie . j’étais tout simplement au Japon pour une mission économique qui se rapporte à la conjoncture économique actuelle qui touche l’Europe .

Comme je l’ai dit dans TSA, cette absence professionnelle m’a fait beaucoup de bien, et croyez moi , ne pas penser à toutes les problématiques qui touchent l’Algérie qui nous donnent quotidiennement de l’inquiétude et du mauvais sang, m’a permis de bien recharger les batteries .

Que dire de ces élections ? j’ai le sentiment que le monde entier est contre le peuple Algérien . Le régime, l’occident, et tous les vautours du business peuvent en effet trouver leurs comptes dans le soutien qu’ils ont apporté à Bouteflika, et c’était prévisible, parce que la démocratie est bonne pour tous ceux qui veulent le bonheur de leurs peuples mais pas pour le peuple Algérien .

Il est évident que l’Algérie va patiner dans une boue toxique pendant encore 5 années supplémentaires qui ne présagent rien de bon.

A 72 ans, et à quelques pas de sa future tombe, Bouteflika a tourné le dos à la sagesse et à la raison, et continue de cultiver son Ego au détriment du développement de l’Algérie et au détriment de l’intérêt général .

Les 4×4 qui pullulent les rues Algériennes montrent hélas la grande chimère que Bouteflika a vendu à son peuple en creusant un fossé entre les corrompus, les spéculateurs, et la base populaire . Une chimère d’une économie dépendante de l’importation, une chimère de marques produites en Europe et en Asie et vendues en Dinar en Algérie, une chimère qui tuera doucement mais surement les ambitions de tout un peuple qui mérite mieux que cette médiocrité criminelle .

Le tunnel est hélas noir, et avant de chercher la sortie il va falloir l’éclairer pour chasser les horribles créatures qui l’occupent , ce ne sera pas facile, mais le temps fera les choses naturellement et tôt ou tard les rayons du soleil violeront l’obscurité, c’est une certitude !!!

Sondage – Présidentielle Algérienne 2009

Une photo sans commentaire

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Boycottons la Mascarade de l’élection présidentielle 2009

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Des Algériens désabusés à l’approche de la présidentielle
Sources : 20mn.fr

L’Algérie est au bord de l’indigestion. C’était hier la date limite du dépôt des dossiers de candidature à l’élection présidentielle du 9 avril prochain. L’actuel président, Abdelaziz Bouteflika, 71 ans, dans un état de santé alarmant, a annoncé le 12 février qu’il briguerait un troisième mandat.

Certes, le pays tout entier s’attendait à un tel scénario. Le 12 novembre 2008, l’Assemblée populaire nationale avait approuvé la révision de la Constitution dans le but avoué de permettre au chef de l’Etat de se représenter une troisième fois. Mais tout de même… Une confiscation aussi éhontée des institutions menace un peu plus l’équilibre précaire d’une société à bout de souffle.

Même les candidats qui pourraient se présenter contre Bouteflika ont décidé de s’abstenir. Les figures de l’opposition, dont la participation sert à donner au scrutin un vernis démocratique, semblent cette fois refuser de jouer le jeu. Ainsi, l’ancien président Liamine Zeroual (1994-1998) a opposé une fin de non-recevoir à ceux qui le pressaient de se porter candidat. Même refus chez Saïd Saadi du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) au motif que « la participation à une telle compétition serait synonyme de compromission dans une opération d’humiliation nationale ».

Ce sont les plus retentissantes, mais ces deux défections sont loin d’être les seules. Si bien que selon la presse algérienne, à quelques exceptions près, seuls les « Sanafirs » (« schtroumpfs », en arabe) seront susceptibles de participer à un scrutin dont l’issue est courue d’avance.

De son côté, Bouteflika semble déterminé à maintenir le pays dans un statu quo, qui, selon Selma Belaala, chercheuse à l’Institut d’études politiques de Paris, rappelle « la période du président Houari Boumediene, brutale et autoritaire, le développement en moins ». Car c’est bien là la tragédie de l’Algérie, pays riche en hydrocarbures, où la population peine à assurer son quotidien. Et où, selon Selma Belaala, se joue, dans un huis clos étouffant, le drame des « harragas », jeunes Algériens auxquels un pouvoir népotique empêche tout accès au marché du travail.

« Le monopole politique des élites issues de l’indépendance s’exerce aux dépens de toute une catégorie de la population, au motif que celle-ci n’a pas participé à la lutte », analyse Selma Belaala, qui voit dans cette situation la raison d’un phénomène de « suicide quasi collectif » de la part d’une génération prête à se jeter dans la mer pour rejoindre l’étranger plutôt que de rester à quai et au chômage.

Armelle Le Goff

vidéo : le coup de gueule du fils du Martyr colonel Amirouche

Aucun membre du gouvernement n’avait osé démentir les déclarations et les propos graves du député Ait Hamouda .

L’APN manque cruellement de députés représentatifs de la société Algérienne .

je voudrais dire au député Ait Hamouda qu’il est le fils digne d’un grand combattant de la révolution Algérienne, et son coup de gueule est juste et honore sa famille et tous ceux qui sont en quête d’un changement juste et dans l’intérêt du peuple .

Monsieur Ait Hamouda, je vous transmets mes respects pour votre courage et pour votre intégrité inébranlable .

Bravo et que dieu allonge et rallonge votre vie pour le bien être du peuple Algérien . citoyen Hoggar .

BOUGUERRA SOLTANI AU FORUM D’EL CHAAB «20 ans de pluralisme et 10 échecs politiques»

Venant d’un parti islamiste modéré, l’analyse est intéressante. Sources : l’expression DZ du 23 Février 2009
Bonne lecture .

A chacun sa vérité

Le président du MSP estime que le pluralisme en Algérie est né par césarienne et dans la rue, au prix du sang et des larmes. Il n’est pas né dans les institutions de l’Etat et ce n’est pas le résultat d’un débat d’élites.

Dix échecs politiques en vingt années de pluralisme. Telle est l’évaluation faite par Bouguerra Soltani, président du Mouvement de la société pour la paix, vingt ans après l’élaboration de la première Constitution pluraliste un certain 23 février 1989. «Outre les acquis et les perspectives, nous avons enregistré 10 échecs en vingt ans de pluralisme», a déclaré M.Soltani, lors d’une conférence animée au centre des études stratégiques, du journal d’El Chaab, portant sur le thème «20 ans de pluralisme: échecs, acquis et perspectives».

Le président du MSP énumère ces échecs. D’emblée, il annonce qu’il s’agit d’un pluralisme limité. Il s’explique: «Ce pluralisme concerne seulement les partis politiques, dit-il, il ne concerne pas d’autres secteurs tels le mouvement syndical ainsi que l’ouverture du champ médiatique.»

Ensuite, il le qualifie de pluralisme ambigu: «En Algérie, tous les partis sont au pouvoir et tous les partis sont dans l’opposition.»
Et de mettre en exergue le manque de professionnalisme politique: «Il y a un manque flagrant de professionnalisme politique. La société n’est pas encadrée politiquement. La politique est pratiquée, beaucoup plus par régionalisme et d’autres critères.»

Le quatrième échec est, selon le conférencier, le manque de relève politique.
«Les partis politiques souffrent de l’absence de relève politique», souligne-t-il.

Le cinquième point abordé par le successeur du défunt cheikh Nahnah est la question du leadership au niveau des formations politiques nationales: «Même au sein des partis politiques, il y a une certaine dictature. Il n’y a pas d’alternance démocratique au niveau de la présidence du parti.»

Et d’énumérer encore, le militantisme de bureau: «Les partis politiques préfèrent le militantisme des bureaux que le travail sur le terrain. Excepté quelques partis islamistes, aucune autre formation issue des autres courants politiques ne fait dans le travail de proximité.»

Le discours aristocratique est l’un des échecs du pluralisme: «Le fossé ne cesse de s’élargir entre les citoyens et les partis politiques. Cela est dû au manque de confiance entre les citoyens et les hommes politiques à cause des discours démagogiques et des promesses jamais tenues de ces derniers.»

Les deux derniers échecs du pluralisme sont liés, selon M.Soltani, à l’absence d’un homme politique qui serve de modèle pour un changement pacifique d’une part, et aux rêves occasionnels des islamistes, démocrates, nationalistes et d’autres composantes politiques, d’autre part. Objection! A peine vient-il de reprendre son souffle que le président du MSP reçoit aussitôt une mise au point sur son analyse, de la part de «son ami» le ministre d’Etat et «allié» dans la coalition présidentielle, à savoir Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du FLN. Ce dernier n’a pas apprécié la sortie de son allié. «Je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous M.Soltani», a répondu M.Belkhadem. Et d’enchaîner: «Sur les dix échecs, je peux dire que je suis d’accord avec vous sur un ou deux points. Le reste de votre analyse ne m’a pas convaincu.»
Il justifie: «A titre illustratif, nous avons des dizaines d’hommes politiques qui servent de modèle.

Je cite feu Mahfoud Nahnah au MSP, le zaïm Hocine Aït Ahmed au FFS et des dizaines d’autres au FLN.» Une mise au point mal appréciée par le patron du MSP. M.Belkhadem quitte la salle et M.Soltani continue sur sa lancée: «J’aurais aimé que M.Belkhadem soit avec nous pour lui répondre, mais je lui dirais quand même que sur le terrain, il s’agit bel est bien d’échecs concrets.» Revenant sur les circonstances de l’ouverture de l’Algérie au pluralisme, M.Soltani a estimé que: «le pluralisme est né par césarienne et pas normalement. Il est né dans la rue et non pas dans les institutions de l’Etat. Il est né par le sang et les larmes et il n’est pas issu d’un débat d’élites après la fin des événements de 1988». Pour M.Soltani le pluralisme est un acquis de la population, qui n’a pas été planifié.

Dans sa conclusion, le premier responsable du MSP énumère les priorités qu’il faut entreprendre en urgence: «Il y a cinq priorités. Je cite entre autres, la nécessité d’encadrer le peuple sur le plan politique et même culturel, d’avoir une classe politique qui présente des programmes, et de pousser le mouvement associatif à jouer son rôle», a-t-il conclu.

Tu votes, ou tu votes pas ….

J’avais 5 ou 6 ans quand mon grand père ( allah yerhmou ) m’avait emmené, au théâtre de la ville, voir pour la première fois un sketch de Boubagra ( allah yerhmou ) intitulé « Tigoules ou tigoules pas ! » .
Cette phrase résumait l’interrogatoire auquel était soumis le Moudjahid Algérien quand il était entre les mains des services de la torture coloniale . Si tu goules tu trahiras ton peuple, et si tu ne goules pas, alors la torture prendra le relais.

Cette image est forte et dramatique, et elle a le mérite de nous rappeler les sacrifices des hommes et des femmes qui ont donné de leur vie pour que l’Algérien puisse vivre et s’épanouir dans la liberté, le respect de sa culture, et vivre son présent et son future dignement.

Quelques décennies après, et après les douloureux événements qu’a connu le peuple Algérien, on se retrouve aujourd’hui face à une question qui ressemble dans le style à « tigoules ou tigoules pas », qui confronte le peuple Algérien à un pouvoir issu de ce même peuple .

Citoyen algérien, Tu votes ou tu votes pas ?

Si tu votes, tu cautionneras la mauvaise gouvernance de Bouteflika et son viol de la constitution algérienne, tu approuveras les innombrables graves bavures de la politique énergétique de Khelil, tu donneras raison au démantèlement industriel de Temmar, à la gestion anarchique des banques publics par Djoudi, à la passivité et le flottement de Djaaboub dans la gestion du commerce local, à la politique du tout import, au système des monopoles et des barons de conteneurs, aux grands chantiers cédés aux groupes chinois et occidentaux au détriment de l’économie locale, à la généralisation de la corruption, bref à tous les maux et gâchis divers et variés . 400 milliards de dollars n’ont pas suffit à redresser le pays . le Tuyau de la recette des hydrocarbures était gros, mais hélas les fuites étaient plus nombreuses .

Si tu ne votes pas, tu sauveras au moins ta conscience, tu feras acte de mécontentement, tu refusera alors que le système périmé actuel ne puisse continuer de faire régresser notre pays, tu diras alors calmement et pacifiquement, assez d’injustices, assez d’incompétences, assez de corruptions, assez de gâchis, et assez de faire du sur place .

Mais seras-tu entendu ???

Non, que tu votes ou tu votes pas, dans les deux cas, le pouvoir continuera d’être sourd, muet, voire même il fera celui qui n’aura jamais compris pourquoi tu t’es abstenu ?

que faire alors ?

Je suggère chers lecteurs un rassemblement national pacifique le 09 avril dans les 48 wilayas, dans les 541 dairas, et dans plus de 1541 communes . Ce rassemblement signifierait que le boycott est un acte citoyen par lequel le citoyen dit non au système actuel, et qu’il souhaite du changement . ce changement doit tenir compte des aspirations du peuple et pour qu’il le soit ainsi, la transition démocratique est notre seul projet .

Pour que ce boycott ait un vrai sens, le rassemblement national doit être porteur d’une plate-forme de revendications susceptible de préparer le terrain à un vrai projet de société viable et durable .
Je vous laisse cher lecteur la parole, et c’est à vous de donner à ce projet un contenu . pour stimuler votre réflexion, je vous demande de penser à vos enfants, et de réfléchir tout simplement à ce que vous souhaiterez pour eux !

Vidéo : Algérie(s), un peuple sans voix

Le Faux débat : La crise financière mondiale aura t-elle un impact sur l’économie Algérienne ?

La crise actuelle est avant tout une crise financière, c’est à dire une crise de manque de liquidités chez certaines banques nationales ( des pays développés ) et internationales, mais ce n’est pas la cas de toutes les banques , ni de tous les organismes de financement comme les fonds souverains qui débordent de liquidités .

Cette crise financière a crée surtout une certaine panique et un manque de confiance qui a fait que ceux qui en ont des liquidités ont peur de prêter à ceux qui n’en ont pas . ce problème donc de circulation des liquidités est plus ou moins solutionné par les pays Européens qui ont mis en place un système de refinancement des banques et une assurance contre les impayés des banques les plus fragiles .

Le lien entre la finance et l’économie c’est le crédit, c’est à dire que si les crédit ne sont pas consentis par les banques, les entreprises ne peuvent pas investir, donc ils ne pourraient pas créer de l’emploi, de la valeur ajoutée, du pouvoir d’achat, ni donc de la croissance .

Donc pour que la crise financière ait un impact sur l’économie, il faut que les investissements ralentissent, et le pouvoir d’achat baisse .

On dit qu’un pays est en récession lorsque sa croissance stagne ou recule au bout de trois trimestres consécutifs .

En ce qui concerne l’économie Algérienne, quand on fait une analyse systémique, la première étape consiste d’abord à définir ce qu’est l’économie Algérienne ?

Les éléments d’information pour répondre à cette question pourraient se trouver dans l’analyse des différents PIB et PNB de ces dernières années , qui nous renseignent sur les secteurs qui produisent de la valeur ajoutée et de la croissance, et les secteurs qui exportent .

Il est aussi important de se renseigner sur comment se font les financements des investissements  d’entreprises Algériennes , mais aussi quels sont les secteurs d’activités qui bénéficient d’investissements étrangers et qui attirent les investisseurs ?

Le recueil de ces informations nous permet de dessiner les contours d’une économie Algérienne plutôt faible en industrie et en services, soutenu par les projets du BTP , fortement dépendante des importations  concernant le commerce intérieur, et fortement dépendante des hydrocarbures en ce qui concerne l’export.

Les hydrocarbures restent le principal secteur qui approvisionne les finances de l’Etat Algérien .

A travers ses banques publiques , l’Etat Algérien est le premier et le plus grand financier .La crise financière synonyme de la crise des liquidités ne concerne pas l’Algérie et ne touche pas l’Algérie, pour une raison très simple est que les réserves théoriques en devise forte estimées à environs 143 milliards de dollars permettent à l’Algérie de financer ses importations sur une période de 5ans ( en réduisant certaines dépenses ), et même si les prix du pétrole dégringolent .

Quant à l’économie Algérienne, elle est en crise bien avant et indépendamment de cette crise financière .Ce n’est pas le fric qui manque à l’Algérie pour développer son économie, mais comment optimiser l’utilisation de ce fric ( ou de ces finances ) ?

Cette question ne semble pas intéresser le pouvoir exécutif actuel . la politique actuelle souffre d’abord d’un manque de vision claire , qui consiste à travers un schéma directeur de développement à définir d’abord les objectifs, et à générer les différents plans de développement par secteur et par région .

On sent également un manque de volonté politique qui se traduit par un laisser faire à tout va et au n’importe quoi . si vous lisez tous les articles pares dans la presse sur Temmar pendant ces dernières années, vous verrez que l’économie Algérienne a pris de différents caps selon l’humeur de Temmar ou de ses ordonnateurs et sans concrétiser aucun plan cohérent pour entendre à la fin, la conclusion du président Bouteflika qui avait déclaré lors de son discours devant les maires que son gouvernement s’était tout simplement planté dans sa politique économique .

L’économie Algérienne semble être otage de 4 choses : 1/ l’incompétence et le manque de réflexion 2/ la corruption et les passes droit 3/ la négligence et l’anarchie, 4/ la domination de l’informel qui a tué la production locale .

l’économie Algérienne est entre les mains de gens qui sont pire que des nuls, c’est quand même dingue de garder les mêmes ministres pour passer d’un système passoire de Belkhadem où tout était ouvertement bradé , à un système de tous verrous d’Ouyahia où le foncier qui reste toujours entre les mains de nouveaux riches et spéculateurs immobiliers qui n’apportent rien à l’économie locale, mais en plus il taxe le consommateur et le prive de son pouvoir d’achat, ce qui est complètement contradictoire avec la logique de la croissance économique.

Quand vous interrogez les investisseurs Étrangers, ils répondent qu’en fin de compte il n’ y a que des boites comme orascom qui peuvent réussir en Algérie ( sous entend spéculation, marché noir ou informel, et passes droit ).

En résumé, ce n’est pas la crise financière qui mettrait en péril l’économie Algérienne, mais c’est le manque de vision des politiques et les différents fléaux qui saignent à froid cette économie devenue de plus en plus fragile .

Celui qui veut faire appel aux Nobels économiques, il doit d’abord mettre son nez sur les factures des nombreux consultants qui sont passés chez Temmar et dont les études ont probablement fini dans les poubelles !!!

l’économie de l’Algérie est piloté par des décision politiques qui ne portent aucune logique de développement ni d’intérêts économiques . on freine une entreprise parce qu’elle est de telle nationalité même si elle peut apporter des choses positives à l’économie Algérienne, et on lance des de grosses commandes sans exiger qu’elles soient produites au moins partiellement en local .

Pendant ce temps là, on ouvre les portes à des boites ridicules et sans savoir technologiques de type Égyptienne ou tunisienne, peut être par relation avec tel copain ou tel autre .

Le jour ou on met de côté les intérêts personnels, et les décisions politiques stupides, à ce moment là on pourrait en effet peut-être commencer à réfléchir de ce qui pourrait être bénéfique au pays . Les Américains quand ils ont mis en oeuvre le plan de sauvegarde de leur finances, ils n’ont pas eu peur de s’endetter parce que selon eux les fondamentaux économiques sont costauds ( c’est à dire le pouvoir de produire et d’exporter ), alors qu’en Algérie, en dehors des hydrocarbures, les fondamentaux sont en péril, ou inexistants bien avant que cette crise financière .C’est pour cela que la polémique sur l’impact de la crise financière me parait un faux débat !!! on ne demande pas à quelqu’un qui ne sait pas nager son chrono sur un 100m, il faut d’abord lui apprendre à nager, puis s’intéresser après à ses éventuelles performances !!!

Faux Moudjahidines, Corruption et impunité

L’APN ne favorise pas le vrai débat

Lors de la dernière séance de l’APN consacrée aux débats sur le projet de loi de finances 2009 Nourredine Aït Hamouda, député du RCD, ouvre le bal en évoquant les faux Moudjahidines, les fausses promesses et les faux chiffres du gouvernement.

Il exhibe un document, signé, d’après lui, par le ministère de la Défense française selon lequel a été décerné la Légion d’honneur à une personnalité algérienne qui touche la pension des moudjahidine. «Si je révèle le nom, la salle va s’évanouir», a-t-il souligné.

Le député n’a pas révélé l’identité de ce «faux moudjahid» ni en public ni dans les coulisses, mais continue sur sa lancée pour dénoncer «le crime» commis contre Si Lehouas et Amirouche .

Par cette note historique, M.Aït Hamouda ( fils de l ‘emblématique Révolutionnaire Algérien de la Kabylie ) conclut que le véritable ennemi interne de l’Algérie est «la corruption, la falsification des chiffres» .

Silence total au sein de l’Etat

Selon Transparency International et pour la sixième année consécutive, l’Algérie, enregistre des scores qui témoignent du mauvais fonctionnement de l’Etat à tous les niveaux. L’administration est l’objet de toutes les critiques : la lenteur, l’incitation à la corruption sont autant d’éléments accablants qui freinent toute tentative d’avancée à l’heure où les autres pays se conforment de plus en plus aux exigences mouvantes du monde moderne.

Le niveau de corruption qui affecte les administrations publiques et la classe politique est au rouge depuis déjà plusieurs années. L’Algérie s’est classée, l’année passée, à la 99e place, alors qu’en 2006 elle occupait la 84ème place (sur 163 pays). Avec une note de 3,2 sur 10, l’Algérie reste à la traîne, même dans le monde arabe où elle occupe la 10ème position sur 18 pays .

Dans les entreprises Publiques, l’impunité est reine

( Extrait d’El Watan de Juillet 2008 )

Représentée par l’avocate, Mme Amari Habiba, en vertu d’une résolution de son directoire en date du 14 juillet dernier, la SGP mines porte, dans un document transmis à la rédaction du journal El watan, des accusations très graves contre le premier responsable de Ferphos. Une action en justice a été introduite par Somines à son encontre, est-il précisé dans le texte signé par l’avocate et portant l’entête de la SGP. Devant être relevé de ses fonctions, indiquent les gestionnaires de Somines, le PDG de Ferphos n’a pas été inquiété. La raison ? M. Mebarki qui, d’après la même source, « se targue d’avoir des introductions solides et (être) protégé en haut lieu » aurait été maintenu à son poste suite à l’intervention du secrétaire général du ministère de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement».

Pourtant La liste des griefs retenus contre M. Mebarki est très longue. La plainte a été déposée pour « mauvaise gestion caractérisée, négligence grave ayant entraîné des pertes considérables à l’Etat, corruption de passation de marchés, usage illicite des biens de l’Etat, violation des règles et procédures de passation de contrats, détournement des objets de la société, dilapidation, dénaturation des faits et abus de biens sociaux ». Selon le document en question, les faits remontent à la période où Somines avait décidé de créer une société mixte du nom de Ferbat pour la construction de logements pour ses travailleurs et la commercialisation d’appartements et de commerces en vue de rentabiliser le groupe. Somines souligne que M. Mebarki aurait géré cette société « à sa manière et au profit de ses amis et notables de Annaba pour bénéficier de quelques appuis ». Ainsi, duplex et villas, révèle la missive de Somines, auraient été octroyés « à des amis dirigeants de filiales en violation des lois et règlements » et à « des connaissances externes, au point de voir certains bénéficier au nom de leurs proches de plusieurs appartements et commerces, et ce à des prix évidemment dérisoires, le tiers de ceux en cours ».

M. Mebarki aurait « signé un contrat avec une société ukrainienne, pays d’origine de sa femme, dont le délai de réalisation était de 9 mois. A ce jour, le contrat n’est pas réalisé et la société ukrainienne a perçu non seulement l’avance prévue dans le contrat soit 1 800 930 euros, mais en plus, plusieurs autres millions d’euros. D’après Somines, le PDG de Ferphos aurait « signé des contrats de vente de phosphate avec des entreprises étrangères sous la formule du long terme privant le groupe d’éventuelles augmentations du prix sur le plan international ».

Selon les responsables de Somines, les prix pratiqués sont inférieurs à ceux du Maroc et de la Tunisie, soit une différence de 60 à 80 USD la tonne, alors que « le produit algérien est de meilleure qualité ».

Je pense que ces faux Moudjahidines sont probablement le véritable terreau de tous les maux que connaît l’Algérie . Ils verrouillent les vrais débats de société, ils créent l’impunité et ils sèment la corruption .

Il en résulte de ces fléaux L’Anarchie, les fraudes, le non droit, les pillages et les nombreux détournements , qui ne sont que des champignons mortels qui continuent de se proliférer et se diffuser de façon dangereuse pour couvrir l’ensemble du champs Algérien .

Situation de l’industrie Automobile Algérienne : Entre L’Amnésie du Ministre Temmar, et les faux calculs économiques du Ministre Djoudi

Tout d’abord, permettez moi de vous affirmer chers lecteurs qu’à ce jour je suis incapable de savoir qui est le Ministre de l’économie en Algérie, et qui pilote l’économie Algérienne ?

Tantôt on entendait le ministre des investissements M.Temmar qui, à chaque fois qu’il rencontrait la presse, il lançait un scoop, et comme d’habitude chaque scoop avait une durée de 24 heure le temps nécessaire pour que les journaux le mettaient sur papier et en faisant l’écho, et puis Après… rien !.

On peut énumérer par exemple le projet des entreprises champions, ou l’Usine Automobile en partenariat avec une marque étrangère, ou les zones intégrées….etc

Et ces derniers temps et surtout depuis Ouyahia, on entend surtout le Ministre des Finances Djoudi , et ses déclarations sur la taxe automobile, tout en précisant que cette mesure s’inscrit dans le cadre d’un plan économique .

A la bonheur, que Monsieur Djoudi nous explique alors ce plan économique qui pourrait peut être nous faire sortir de cette honteuse histoire de l’Usine automobile, que l’Algérie n’a toujours pas réussi à réaliser malgré son matelas de plusieurs milliards de dollars ?

La réponse est tombée de façon solennelle lors du débat sur la loi de finance 2009, en s’adressant aux représentants de la nation, payés à 300 000DA/mois ( SVP ! ) pour mieux écouter les Ministres peut être , dont en voici un extrait de ses déclarations :

« Les achats de véhicules et des pièces détachées représentent 10 % des importations globales du pays avec 2,8 milliards de dollars par an et nous considérons que cette taxe contribuera à faire baisser les importations tout en incitant les producteurs à réduire les prix ».

Donc, selon le ministre Djoudi , c’est le moment opportun pour que le consommateur achète son véhicule à moindre prix et contraindre les opérateurs étrangers à investir dans le secteur de l’automobile en Algérie.

« Ces mesures devraient jouer en faveur de la réduction des prix à l’importation d’autant qu’on se retrouve dans une crise financière internationale où les constructeurs automobiles ont du mal à écouler leurs produits, alors que l’Algérie qui importe environ 200 000 véhicules /an représente un important automobile » a t-il conclu devant les députés .

Je pense profondément que le Ministre Djoudi se trompe et ses mesures ne donnent aucune chance à l’Algérie d’atteindre le moindre  objectifs qu’il s’était fixé , et nous allons perdre encore du temps, pour les raisons suivantes :

  • La taxe va en effet rehausser les tarifs des véhicules, or quand on sait que la majorité des clients qui appartiennent essentiellement à la classe moyenne, vont se voir proposer par les concessionnaires des offres de financements sur les véhicules ou les loyers seraient exactement les mêmes comme avant les taxes, sauf que la durée des échéances sera prolongée de quelques mois ou plus pour amortir la hausse .

  • le risque réelle dans ces mesures est la durée de l’endettement du consommateur, et quand on sait aussi que les taux appliqués par les organismes de financement en Algérie sont variables, le risque pourrait aller jusqu’au sur endettement du consommateur .

  • Les ventes ne seront pas touchées ou très faiblement, et l’importation continuera de plus belle, sans faire changer la position des constructeurs envers l’Algérie , et en permettant aux banques Étrangères d’améliorer encore leur rentabilité qui était déjà très forte, environ 28%, alors que celle des banques Française en France ne dépassent une moyenne de 14% ( et avant la crise financière ! ).

La solution à mon avis est très simple et doit être avant tout une solution juste et accompagné d’une réflexion sur la réorganisation de notre industrie .

Le constructeur qui s’installe en Algérie pour vendre doit être plus imposé que le constructeur qui s’installe pour produire, autrement dit appliquer un système de bonus / Malus, qui est devenu d’ailleurs un système de régulation et de justice dans le domaine environnemental et du développement durable , qui encourage donc celui qui produit en local et qui rend moins facile la commercialisation des ventes de ceux qui produisent ailleurs .

Donc les taxes ne doivent pas être payés par des consommateurs qui ne sont pas responsable de tous les échecs de la politique Algérienne dans le domaine de l’industrie automobile, mais par les marques de véhicules qui ne font aucun effort pour l’économie locale de la production .

Oui en effet c’est une solution qui génère des mesures protectionnistes, mais qui me paraissent tout à fait légitime à titre de  réparation de l’état de l’industrie Algérienne qui a perdue 80% de ses potentialités depuis 1989 , à un point d’être un sujet de moquerie de la part du directeur de Renault Algérie qui avait déclaré très justement devant un parterre de journalistes : « mais une industrie automobile dépend du gouvernement pas des constructeurs », puis il a ajouté « « Il n’y a pas l’intégralité des équipementiers en Algérie , et ceux qui existent n’offrent pas la pièce détachée avec laquelle on peut créer une usine de montage ».

Ces déclarations ont au moins le mérite de signaler l’absence de stratégie industrielle en Algérie, et qu’aucune action de développement de zones industrielles pour les sous-traitants et équipementiers n’a été réfléchi, planifié, ou soutenu pour créer les bonnes conditions à l’implantation d’une Usine de montage d’Automobiles.

D’ailleurs Renault qui n’a pas choisi l’Algérie pour implanter son usine, en’a pas  hésité par contre d’investir dans un grand dépôt de stockage de pièces détachées fabriquées ailleurs pour être distribuées en Algérie .

Le Malus Bonus qui devrait pousser vers la production locale, doit reposer également sur Un système de quota, qui serait la seule solution pour freiner les constructeurs qui ne voient l’Algérie que comme un éternel comptoir où ils écouleront leurs produits .

Si les besoins Algériens en véhicules neufs sont de 200 000 véhicules par an, il faudrait donner d’abord la priorité du marché Algérien à la marque qui s’installe en Algérie, et ventiler le reste des besoins aux autres marques selon % qui tient compte de l’effort d’investissement des marques dans leurs chaîne de distribution et d’entretien .

Pour illustrer mon idée, je vous donne un exemple : supposons donc que les besoins annuels en véhicules neuf sont de 200 000 véhicules par an, et supposons par exemple que Ford décide de produire 80 000 véhicule par an en Algérie, et bien l’importation de véhicules consiste à ventiler les 120 000 véhicules restant ( 200 000 – 80 000 ) des besoins annuel sur l’ensemble des marques ( qui sont me semble t-il une cinquantaine ) .

Cette contrainte ôte d’abord aux marques toute logique de croissance des ventes en Algérie,qui seront plutôt réservés à ceux qui produisent en local,  mais les pousse surtout à s’installer en Algérie s’ils souhaitent vendre plus .

Et sur le plan fiscal, celui qui produit en local aura tous les avantages fiscaux que les autres marques qui fabriquent ailleurs n’en auront pas .

En résumé, l’Algérie doit proposer son marché en contre partie d’une exigence ferme de production locale , mais à condition de mener une réelle réflexion d’industrialisation du pays en investissant sur la création de zones industrielles, et en améliorant les logistiques portuaires .

Par son marché, la chine a obtenu l’installation d’air bus sur son territoire , et par son marché, la chine a réussi à développer sa production locale .

Si Monsieur Temmar avait passé ses mandats à nous conter ce qu’on devrait voir comme réalisation et qui ne s’était jamais réalisés, Monsieur Djoudi se diffère dans la méthode basée sur de faux calculs, mais ira inéluctablement au même résultat que M.Temmar, c’est à dire un comptoir de plus en plus long , une industrie de plus en plus faible , et la cerise sur le gâteau le surendettement qui guette le consommateur Algérien .

L’Algérie a trop d’importateurs et pas assez d’exportateurs selon le MOCI

Le MOCI, qui est un important Magazine professionnel du commerce International, a publié aujourd’hui une réaction basée sur un article de la nouvelle république que vous trouverez ci dessous .

Le Moci ajoute que Selon les derniers chiffres officiels, l’Algérie a connu un boum des sociétés d’importations installées sur son sol depuis janvier 2008. « En dix mois le nombre de sociétés importatrices pour la revente en l’état est passé de 22000 à 27000 », précise dans la presse algérienne le directeur général du Centre national du registre du commerce (CNRC), Mohamed Dif. Cette augmentation de 23% du nombre d’importateurs vient d’un assouplissement des conditions de création de ces sociétés sur le sol algérien. Quelque 1500 sociétés sont étrangères, soit 5,5% du total.

En revanche, c’est le calme plat à l’exportation : le nombre de sociétés exportatrices ne progressent pas et elles restent peu nombreuses : elles n’excèdent pas 400 sociétés, et ne génèrent que 2,45% seulement des ventes nationales à l’étranger, soit 1,20 milliards d’euros, contre les 48 milliards que rapportent les exportations d’hydrocarbures.

Parmi les raisons invoquées par les milieux d’affaires algériens pour expliquer ce déséquilibre, figurent les accords existants avec l’Union européenne, qu’ils estiment aujourd’hui déséquilibrés : ils favoriseraient, selon eux, les importations d’Europe en Algérie, et pas le mouvement inverse. Pour exemple, « l’Algérie importe 400000 tonnes de céréales et exporte seulement 200 tonnes de couscous et de pâtes.

voici l’article de la nouvelle république :

“Le Centre national du registre du commerce (Cnrc) a enregistré 27 000 entreprises spécialisées dans l’importation et la revente en l’état au mois d’octobre 2008, contre 22 000 à fin 2007, soit une hausse de près de 23%.
C’est le chiffre avancé hier par Mohamed Dhif, directeur général du Cnrc qui a souligné que sur les 27 000 entreprises importatrices enregistrées en 2008, pas moins de 1 500 sont étrangères, alors que ce centre a enregistré à fin 2007 entre 1 000 et 1 100 entreprises étrangères importatrices. Le nombre de ces entreprises est depuis le début de l’année en cours en constante évolution. Ceci est le résultat de la suppression, dans le cadre de la loi de finances 2008, de la mesure instaurée dans la loi de finances de 2005 instituant un plafond capital de 20 millions de dinars. La loi de finances 2008, dans l’objectif initial était de favoriser la concurrence afin de desserrer le monopole détenu par une poignée d’opérateurs qui s’exerçait sur le commerce extérieure, a fait tomber cette disposition en levant l’obligation du seuil de capital. Désormais, l’importation des produits destinés à la revente en l’état n’est soumise à aucune disposition particulière, sinon celle gérant la création de tous types de sociétés de droit algérien.
Ces données ont été avancées par le premier responsable du Cnrc et soutenues par les chefs d’entreprise, dont Réda Hamiani et Issaad Rabrab invités d’Algex, pour illustrer la flambée des importations algériennes par rapport aux exportations, enregistrant ainsi un déséquilibre dans la balance commerciale. A ce titre Mohamed Bénini, directeur général d’Algex a rappelé que le rapport publié en mars dernier par le Fonds monétaire international (FMI) sur les perspectives économiques de l’Algérie a donné une vision cauchemardesque sur le commerce extérieur de l’Algérie à l’horizon 2012. Ledit rapport, élaboré en dehors des effets de la crise actuelle, attirait l’attention des pouvoirs publics sur le danger du déséquilibre imminent qui se profile eu égard à la courbe ascendante des importations par rapport à nos exportations, dont le volume, même s’il reste dans les proportions actuelles, constitue forcément un déséquilibre, car il ne pourra pas couvrir les besoins de nos importations.
C’était lors d’un débat organisé, au sein d’Algex, par le Forum des chefs d’entreprise FCE et bon nombre d’opérateurs et responsables des principales administrations chargées  des questions économiques. Ce débat était axé sur les exportations algériennes hors hydrocarbures dont dira en substance Issad Rebrab, président directeur général du groupe privé Cevital et membre du FCE, que les entreprises algériennes ont des capacités d’exporter des produits hors hydrocarbures, «il faut seulement les encourager et enlever les entraves qui freinent leurs démarches».
Selon lui, il faut d’abord encourager ces entreprises à produire localement, et ensuite à dégager des excédents à l’exportation. Il a évoqué surtout une question relative à la parité du dinar en plaidant pour une prise en charge par l’Etat de la perte de change générée par l’inflation dans les marchés mondiaux sur les exportations algériennes.
Le président de Cévital a en outre été très critique par rapport aux accords avec l’Union européenne. Evoquant cet accord, M. Rebrab a signalé qu’il a été conclu au détriment de la balance commerciale de l’Algérie. A titre d’exemple, a-t-il étayé, l’Algérie importe, dans le cadre de cet accord, 45 000 tonnes de semences de pomme de terre et exporte, 5 000 tonnes de ce produit.  Ainsi, l’Algérie importe 400 000 tonnes de céréales et exporte seulement 200 tonnes de couscous et de pâtes.
Ces exemples illustrent bien «l’absence de réciprocité» en matière des échanges commerciaux dans le cadre de l’accord d’association entre l’Algérie et l’UE.
Les opérateurs intervenant dans l’exportation ont trouvé, à l’occasion, une tribune pour faire des propositions à même de trouver des mécanismes favorables à l’exportation. Pour certains, ces mécanismes se résument en la mise en place d’un conseil national du commerce extérieur, pour d’autres, c’est tout simplement repenser la politique nationale de promotion des exportations, et pour le reste, il s’agit de prendre des mesures fiscales attrayantes qui incitent à l’exportation. M. Benini, et après avoir passé en revue les différentes mesures que l’Etat consacre à la promotion des exportations hors hydrocarbures, a annoncé la tenue prochaine de la commission intergouvernementale chargée de faire le suivi et l’évaluation du commerce extérieur. Elle sera présidée par le chef du gouvernement.”

La tempête de la crise financière cause de nouveaux dégats financiers et économiques dans le Monde

Bonjour chers lecteurs et amis,

Pour la première fois depuis 2003 le cac 40 descend en dessous de 3000  points, le pétrole chute encore de 65 dollars à 61 dollars et même après l’annonce de l’Opep de réduire sa production de 1.5 millions de barils par jour, Renault qui ferme toutes ses usines pour quelques jours et renvoie  son personnel en chômage technique, et bien d’autres évènements douloureux . Le dollar et le yen s’en sortent plutôt mieux de cette crise, et l’euro plonge à 1.25 dollars alors qu’il avait atteint jusqu’à 1.60 dollars . L’Europe semble frappée très fortement par cette crise, et la récession s’installe jour après jour avec ses nouvelles de licenciements, de faillites d’entreprises, et de pertes de pouvoir d’achats des consommateurs . La situation parait ultra critique, et on comprend mieux pourquoi Sarkozy voulait anticiper la refonte du système financier, peut être parce qu’il sait les dégâts qui seront causés prochainement en terme de pertes économiques .

Les pays de l’Opep ne seront guère épargnés après que le marché leur a signifié son indifférence vis à vis des baisses de  production .

Je vous laisse cet article de l’AFP qui résume ce que la tempête de la crise financière a causé comme dégats. Bonne journée quand même .

PARIS (AFP) — Paniqués, les marchés financiers ont à nouveau dégringolé vendredi, craignant une récession profonde et durable, alors que l’Opep a réduit sa production de pétrole pour tenter d’enrayer la chute des cours.

Malgré tous les plans de soutien annoncés ces dernières semaines, les investisseurs sont affolés par les conséquences de la crise sur la rentabilité des entreprises.

Vers 09H15 GMT, les principaux marchés européens dégringolaient. Londres cédait 5,95%, Francfort 7,32% et Paris 6,92%, dans le sillage de Tokyo, qui a chuté de 9,6% en clôture, terminant au plus bas depuis plus de cinq ans.

Ailleurs en Asie, Séoul a dégringolé de 10,6%, Hong Kong de 8,3%, Shanghai de 1,92%. A 09H15 GMT, Bombay plongeait de 9,83%. Les principaux marchés européens et asiatiques ont perdu environ la moitié de leur valeur depuis le début de l’année.

“Les investisseurs paniquent”, a résumé un courtier à Séoul.

Des prévisions pessimistes, du côté des entreprises, et plusieurs indicateurs décevants ont justifié vendredi les pires scénarios. Même l’accalmie des dernières semaines sur le front du pétrole ne semble pas rassurer. Le brut, désormais installé sous les 65 dollars le baril, a pourtant chuté de plus de moitié depuis juillet.

Vers 09H00 GMT, le baril coté à Londres est tombé à 61,08 dollars, un plus bas depuis mars 2007 tandis qu’à New York, le light sweet crude est tombé à 63,05 dollars, un plus bas depuis mai 2007, après la décision de l’Opep de diminuer sa production de 1,5 million de barils/jour.

L’économie britannique s’est contractée au troisième trimestre pour la première fois depuis 1992. Les analystes ont été surpris par l’ampleur de la baisse, -0,5%, alors qu’ils tablaient en moyenne sur un recul de 0,2%.

Très inquiétant pour l’avenir, l’indice composite des directeurs d’achats (PMI) pour les secteurs manufacturier et des services de la zone euro a atteint en octobre son plus bas niveau depuis sa création il y a 10 ans.

Autre indice de la faiblesse du commerce international, le trafic aérien de marchandises a chuté de près de 8% en septembre, le plus fort recul depuis 2001.

Jeudi soir, le numéro un mondial des logiciels Microsoft a évoqué la probabilité d’un “ralentissement économique prolongé”. Une entreprise américaine sur quatre prévoit de supprimer des emplois dans les douze prochains mois, selon une étude.

Les mauvaises nouvelles se sont notamment accumulées dans le secteur automobile, dont les actions étaient massacrées vendredi en bourse.

En Europe occidentale, le constructeur français PSA Peugeot Citroën a prévu un “fort recul” du marché automobile “de l’ordre de 17% au quatrième trimestre” et “de 8% sur l’ensemble de l’année 2008″, annonçant en conséquence des “réductions massives de production” au quatrième trimestre.

La direction de Renault a décidé de fermer “la quasi totalité” de ses usines françaises “pour une à deux semaines”. Pour la deuxième journée consécutive, l’allemand Daimler a révisé ses prévisions de résultat à la baisse.

Le fabricant de poids-lourd suédois Volvo, en chute libre à la Bourse de Stockholm, a vu ses commandes s’effondrer de 55% au troisième trimestre. Il a d’ores et déjà annoncé la fermeture d’une usine au Canada.

Les plans sociaux se multiplient, avec 850 suppressions d’emplois chez Volvo, 1.800 chez Chrysler, alors que Volkswagen pourrait se séparer de 25.000 intérimaires.

Dans un autre secteur, le spécialiste américain des photocopieurs Xerox prévoit 3.000 suppressions d’emplois dans le monde.

Le Japon s’inquiète tout particulièrement pour ses grandes entreprises exportatrices, pénalisées par l’envolée du yen en plus de la baisse des marchés occidentaux.

La deuxième économie mondiale a subi sa pire contraction en sept ans entre avril et juin (-0,7% par rapport au trimestre précédent) et beaucoup d’économistes considèrent le pays d’ores et déjà en récession.

Vendredi, la monnaie japonaise s’échangeait à son plus haut niveau face au dollar depuis plus de 13 ans et depuis 6 ans face à l’euro.

Et la tendance à la baisse de l’euro pourrait encore s’accélérer, la Banque centrale européenne s’étant dite jeudi “en position de diminuer les taux sans ajouter de risques inflationnistes à moyen terme”.

La devise européenne a d’ailleurs poursuivi vendredi sa dégringolade par rapport au billet vert, tombant sous la barre des 1,26 dollar et touchant en séance un plus bas depuis trois ans.

Autre pays exportateur, la Corée du Sud a vu sa croissance ralentir à son plus bas niveau depuis 2004. Le pays est touché par un ralentissement plus rapide que prévu de ses ventes à l’étranger.

Le géant Samsung Electronics a ainsi annoncé une baisse de 44% sur un an de son bénéfice net au troisième trimestre 2008 et prévoit “une période encore plus difficile pour les prochains mois”.

L’ancien président de la banque centrale américaine, Alan Greenspan, n’a pas rassuré en déclarant jeudi soir que le marché du crédit vivait “un tsunami comme on en voit un par siècle”.

Ce tsunami sera évidemment au menu des discussions des 43 dirigeants européens et asiatiques réunis vendredi et samedi à Pékin pour le sommet de l’Asem, où l’Union européenne tentera de rallier les puissances émergentes à sa volonté de refondation du système financier mondial.

L’Asem, qui pèse 60% du PIB mondial, regroupe les 27 pays de l’UE, les dix membres du Sud-Est asiatique (Asean) et six autres pays d’Asie dont les poids lourds économiques Japon, Chine et Inde.

Juste avant l’ouverture de ce sommet, les nations est-asiatiques ont annoncé la création d’ici juin d’un fonds commun de réserves de 80 milliards de dollars (62 milliards d’euros) pour se défendre face à la crise financière, a annoncé le porte-parole du président sud-coréen Lee Myung-Bak.

Sans langue de bois : Fausse Polémique autours de Rebrab

Chers amis, chers lecteurs

Vous êtes nombreux à réagir et à vous interroger pourquoi et Comment M.Rebrab semble avoir réussi et pourquoi est-il le seul à avoir réussi là ou d’autres ont échoués ?

Hasard ou coïncidence, j’ai fait dernièrement la connaissance d’un Algérien qui vient de s’installer dans mon quartier et plus exactement dans le lotissement ou j’habite .

Cet Algérien est un importateur de Blida, qui semble avoir fait de sacrés bonnes affaires en Algérie ( dans les médicaments ), à un point qu’il vient d’acquérir une superbe grande villa, digne d’un palace, et il l’a payé cash .

Il est venu avec femme, enfants et bagages, et de l’hôtel il est allé s’installer directement dans sa nouvelle demeure .

En discutant avec lui, il m’a parlé de Rebrab qu’il semble connaître parfaitement et dit beaucoup de bien sur son intelligence, son flaire des affaires, sa personnalité discrète, sa modestie, mais aussi de sa cupidité, parce qu’il paraît que c’est quelqu’un qui compte son fric au centime près ( ce qui n’est pas un mauvais défaut ) .

Selon cette connaissance, Rebrab serait enrichi d’abord dans l’immobilier, où à une certaine époque il a collectionné les acquisitions, et surtout à une époque ou l’immobilier était très abordable, et puis il m’a parlé de sa première usine qui a été brûlé par des terroristes ou par des jaloux, et il semblerait donc que c’est à partir de l’immobilier qu’il s’est lancé progressivement dans l’industrie alimentaire .

Il semble aussi qu’il a été bien remboursé par son assurance , et en plus il a bénéficié de quelques cadeaux fiscaux sur la TVA qu’il n’a pas payé à l’état lors des moments difficiles.

La personnalité de Rebrab fait que le pouvoir semble point gêné par sa personnalité apolitique, et tout le discours de Rebrab est orienté vers le développement économique de l’Algérie .

Il n’est pas impossible que d’autres gens de divers milieux ont été séduits par Rebrab qui semble inspirer la confiance dans les milieux d’affaires, et qui lui ont confié leur fric pour le faire fructifier, et probablement en contre partie il a certainement bénéficié de facilités que d’autres hommes d’affaires n’auraient pu obtenir .

Il paraît Évident que la lenteur Administrative, et la corruption généralisée en Algérie, ne facilite pas les choses aux investisseurs, et si Rebrab a su user de ses relations pour surmonter ces contraintes, écourter certains délais, et obtenir plus rapidement certains visas, c’est parce que l’homme est devenu une référence de la fiabilité en terme d’investissements .

Je pense mes chers amis, que Rebrab est de loin, différent de ce voyou et incompétent Khalifa, et je pense profondément qu’il est dans la bonne voie pour tirer le privé vers la consécration et le triomphe.

Personnellement, j’ai eu des échos sur son management et ses recrutements à l’étranger, et Rebrab semble être le Manager qui a compris comment développer le business par l’investissement contrairement  aux autres médiocres qui ne jurent que par la spéculation et l’informel .

Souhaiter plusieurs Rebrab en Algérie, bien sur que nous le souhaitons tous, mais souhaitons lui surtout la réussite dans ses projets si ambitieux comme cap 2015et qu’il rêve pour notre Algérie à tous.

Je ne vois pas pourquoi on laisse des Égyptiens comme les Sawiris ou les Tunisiens  récolter la richesse Algérienne en investissant dans le vent et la spéculation, alors que Rebrab transforme, produit, et développe ses logistiques .

Rebrab avance et fait avancer l’économie Algérienne, en faisant travailler des Algériens, réduisant les importations de certains produits et il pourrait même faire écrire le nom de l’Algérie dans de nouveaux registres de l’Export.

devrait-on reprocher à Monsieur REBRAB d’avoir su tirer profit des situations difficiles pour rebondir et développer son business ???

Comme l’ont suggérés les amis de ce blog, je pense qu’il est important de comprendre le success story du business de Rebrab, afin de donner envie à d’autres et leur montrer comment un Algérien aussi tenace que Rebrab a réussi à surmonter les obstacle de la détestable administration Algérienne et a su cultiver l’ambition et la confiance .

Est-ce que c’est le puits qui est profond ou la corde qui est courte ?

Je pense que Rebrab a su surtout utiliser sa tête et usé de la réflexion qui semble complètement abandonnée en Algérie .

Personnalité séduisante et attachante, disait le nouveau voisin qui le connait, et si en plus il a une vision économique et il est doté du sens des affaires, je pense qu’il n’ y a pas grande chose à expliquer pour justifier ce futur empire privé de l’économie Algérienne, et probablement même Africaine!

Dans l’histoire du business, il ne peut pas y avoir des milliers de Rebrab en Algérie, parce qu’il appartient à une catégorie de managers qui ne peuvent pas être plus qu’une poignée dans un pays .

Regardez la Corée du sud, et les empires Samsung, Hyundai, Daewoo . Ils sont à peine une poignée de grands patrons qui ont fait de la Corée ce qu’elle est aujourd’hui .

je crois profondément, et objectivement, sans aucune arrière pensée,  que Rebrab est une réelle chance pour l’économie Algérienne .

Moi je dis à ce Monsieur , tout simplement Bravo !!! et bonne chance !!!

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Orascom joue à la victime et défend ses intérêts en Algérie

A la guerre comme à la guerre, les patrons de la société Égyptienne Orascom ( Télécoms et industries ) viennent de réaliser qu’il se trouvent coincés entre d’une part une opinion Algérienne plutôt hostile qui a probablement poussé le président Bouteflika à prononcer le discours sur les spéculateurs devant les maires, et une crise financière et économique qui s’annonce plutôt ravageuse .

Pour mieux défendre ses acquis, pour ne pas dire les mamelles des profits comme l’Algérie, Orascom s’est lancé dernièrement dans une action de communication envers la presse Algérienne .

C’est ainsi que plusieurs journalistes Algériens ont été conviés à une conférence de presse au caire pour écouter la toute dernière version d’un scénario de communication où apparaissent les frères sawiri comme victimes de leurs succès qu’on peut qualifier de controversé surtout lorsque l’on sait que Orascom l’investisseur censé apporter des capitaux en Algérie, a su surtout profiter de façon abusive des financements des banques publiques Algériennes, des facilités d’installation, et de nombreuses exonérations et gratifications fiscales .

Bien évidemment, il ne faut pas s’attendre au moindre regret ni à une quelconque reconnaissance, surtout que nos journalistes Algériens, toujours médiocres dans les sujets économiques, sont revenus très heureux du caire avec dans les valises les belles phrases des sawiris , dont voici un extrait :

« Nous considérons qu’Orascom est une partie intégrante de l’Algérie. Je dois vous dire que nous sommes très satisfaits de notre présence en Algérie. Malgré les mentalités ambiantes dans les pays arabes où les populations souffrent encore du complexe du colonisé, et Orascom a été victime de cette mentalité dans son propre pays qu’est l’Égypte. Notre réussite en Algérie a suscité des inquiétudes et des jalousies non seulement auprès des concurrents locaux mais aussi internationaux, dès lors qu’Orascom a opté elle aussi, les dernières années, pour l’investissement à l’étranger. Ce qui n’est pas fréquent dans les pays arabes où ce sont les Occidentaux qui viennent investir. Ils n’ont pas de solutions magiques. Orascom est parti à l’étranger pour conquérir d’autres marchés parce que le marché égyptien est devenu petit pour le groupe. Alors, nous sommes partis en Grèce et en Algérie. Aujourd’hui, nous avons quelque 20 millions d’abonnés avec ces deux pays. Les filiales du groupe Orascom emploient quelque 90 000 personnes en Égypte, où il est considéré comme le premier investisseur »

Pour que Monsieur Sawiri sèche ses larmes avec les milliards de dollars de profits, il aurait pu demander aussi les excuses du peuple Algérien de l’avoir enrichi, et de l’avoir laissé berner tout un peuple, après le coup des cimenteries financées par des banques publiques, et revendeus à Lafarge avec un large profit .

Et pour ceux qui croient qu’Orascom est timide, il va même jusqu’à narguer ses contradicteurs en déclarant :

« Mais, aujourd’hui, je dois le dire haut et fort, l’Algérie a fait entrer Orascom dans le cercle des grands puisque la réussite de ce groupe a été boostée par le succès de Djezzy en Algérie. On ne peut pas parler d’Orascom Tunisie ou au Pakistan. La réussite d’Orascom n’a jamais été égalée ailleurs. Elle l’a été en Algérie”, affirme le patron d’OTH.

Monsieur Sawiris nous a au moins permis de redécouvrir une autre Algérie, dont il est le seul à tirer par miracle toutes les satisfactions . Ainsi il a reconnu que les engagements signés ont été respectés par les autorités algériennes. “C’est l’un des rares pays où les choses se sont déroulées sans entraves.” A t-il déclaré .

Quant aux puces anonymes et les accusations dont il a fait objet, Monsieur Sawiri joue la carte de l’ homme de paix qui en avait marre que ses clients terroristes aient fait tant de victimes au sein du peuple Algérien, ou pardon, au sein du marché juteux Algérien .

“J’ai donné des instructions fermes au DG de Djezzy Tamer El-Mahdi pour accélérer l’opération, même si cela a coûté beaucoup d’argent. Je ne peux accepter que des abonnés nuisent à l’Algérie.” A t-il conclu sur le sujet des puces anonymes .

Et pour montrer qu’il prend sérieusement les dirigeants Algériens pour des incultes, il donne alors un autre son de cloche à sa vente des cimenteries à Lafarge en déclarant : « Il a été dit que mon frère a vendu la cimenterie à Lafarge. C’est faux, mon frère n’a jamais vendu la cimenterie à Lafarge mais il a transformé toutes les parts qu’il possède dans toutes les cimenteries au Pakistan, en Irak, au Nigeria, une vingtaine de cimenterie dans le monde, pour entrer en actionnaire à 20% dans un premier temps, une part qui sera réévaluée à la hausse dans trois ans. Mon frère n’a d’ailleurs pas touché de chèque ».

Manifestement les sawiris passe du Drama à la comédie et au rire, rien qu’en répondant aux journalistes .

Quant à l’ancien ministre Algérien des Télécom qui a détruit les Télécom Algériennes, bien évidemment, il ne peut qu’être remercié par les Sawiris, qui n’hesitent pas à carrément lui rendre hommage : « Monsieur Amar Tou nous a aidé avec ses conseils, surtout pendant la campagne pour la présidentielle de 2004 où Djezzy a été au centre d’attaques entre partisans du candidat Benflis et le président candidat Bouteflika. Il m’avait dit, ton seul avocat c’est ton travail, ne réponds pas aux critiques. Seul ton travail parlera. Et j’ai suivi ce conseil qui m’a été d’une extrême importance dans la conduite du développement de l’entreprise » cette déclaration pourrait être aussi décodé comme un appel phare au Président Bouteflika qui aurait refusé de le recevoir dernièrement ( selon une info de TSA ), c’est un peu comme la chanson «  souviens toi … ».

Et pour honorer la technologie Egyptienne ( plutôt virtuelle ) et remercier l’Algérie de ses nombreuses facilités, Orascom envisage donc de créer un institut technologique, comme l’a affirmé son patron : « “Nous allons créer l’institut Djezzy des technologies et Orascom entamera bientôt une campagne pour vendre l’image de marque de l’Algérie, un pays prometteur pour l’investissement et une destination pour le tourisme.”.

Quant au dossier très sensible, et combien ambitieux de l’usine d’Ammoniac d’Arzew ou Orascom avec seulement 15% d’apport obtient le pouvoir de gestion de la société d’exploitation de l’usine , ainsi que de la société offshore de commercialisation de l’ammoniac, dans un rapport des parts sociales 49% Sonatrach et 51% Orascom, et avec les compliments des banques du peuple Algérien qui finance le projet à hauteur de 70% du projet. M.Sawiri n’a rien trouvé à dire que de se féliciter et déclarer :  « Nous allons poursuivre nos investissements en Algérie et avec l’entrée en fonction de l’usine des engrais d’Arzew en partenariat avec Sonatrach, l’Algérie deviendra le premier pays producteur de cette matière dans le monde, ce qui lui servira également pour le développement de l’agriculture »

Que dire, et que penser de cette interview chers amis et lecteurs ? j’ai le sentiment qu’Orascom n’avait pas eu affaire à des gens qui ont défendu l’Algérie, mais plutôt à des inconscients qui sont entrains de brader et d’offrir des activités stratégiques à des gens qui ne sont propriétaire d’aucune technologie, et qui avancent selon le seul instinct celui de tirer le maximum de profit, et en caressants avec des compliments moqueurs des dirigeants qui ne sont manifestement pas à la bonne place qu’ils occupent .

En guise  de conclusion, je vous laisse la déclaration de Mohand Amokrane Cherifi (Expert aux Nations unies)  qu’il a accordé à un journal Algérien sur le rôle de l’Etat qui devrait préserver son pouvoir de décision économique , voici donc sa réponse :

« Invité ces dernières années à donner mon point de vue lors de l’examen du texte sur les privatisations, de la loi sur les hydrocarbures et de la stratégie industrielle, j’avais souligné les dangers qui menaçaient l’économie nationale, voire la souveraineté du pays : danger de libéraliser rapidement le commerce extérieur, danger de faire entrer les intérêts étrangers dans les secteurs stratégiques, notamment pétroliers et danger de réduire la place du secteur public dans l’économie. Face à la crise financière internationale, ces dangers sont réels. Gouverner c’est prévoir. Il est temps de faire une évaluation sérieuse des différents secteurs et de définir sur cette base une politique économique globale avec une stratégie industrielle qui exploite les avantages comparatifs nationaux et une stratégie agricole qui vise l’autosuffisance alimentaire, et ce, dans une perspective de développement indépendant qui nous préserve des aléas de la mondialisation et de ses quatre crises : alimentaire, énergétique, climatique et financière. Le développement indépendant ne signifie pas autarcie. Cela veut simplement dire que l’Etat doit préserver ses ressources naturelles, ses secteurs stratégiques et son pouvoir de décision économique. »

Des chercheurs algériens proposent la création d’une centrale de production de “l’hydrogène solaire” à Ghardaïa.

Des chercheurs algériens qui supervisent l’étude du “projet du Maghreb-Europe” sur la production et l’exportation de “l’hydrogène solaire” ont proposé le lancement de ce dernier par la création d’une centrale d’énergie solaire prés de la ville de Ghardaïa, au regard du potentiel solaire considérable de l’Algérie dans tout le bassin méditerranéen.
M. Bouziane Mehmeh, qui supervise l’étude en compagnie d’un groupe de chercheurs au centre de développement des énergies renouvelables de Bouzaréah à Alger, a indiqué à l’APS que “l’étude consiste à rechercher la possibilité d’introduire le gaz hydrogène dans le gaz naturel, précisant que les premiers résultats sont”convaincants et satisfaisants”.
L’étude, a-t-il ajouté, a obtenu un prix d’encouragement de la revue de l’OPEP “pétrole et coopération arabe”.
L’idée de ce projet est née, selon ses initiateurs, lors du “16éme congrès international sur l’énergie hydrogène, tenue dans la ville de “lyon” (France) en 2006 sur proposition du premier congrès international sur l’hydrogène en tant que source énergétique renouvelable” tenue à Alger en juin 2005.
La revue “pétrole et coopération arabe” a publié dernièrement l’étude qui considère que l’hydrogène solaire est “le carburant stratégique alternatif le plus attractif et le plus disponible pour répondre aux besoins énergétiques mondiaux dans les prochaines décennies” et résoudre les problèmes en relation avec la crise énergétique qui secoue le monde actuellement et son impact sur la hausse des prix du pétrole et les émissions de gaz nuisibles à l’environnement.
En 2005, des experts d’Algérie, de Tunisie, du Maroc, d’Egypte, de France, d’Italie, d’Allemagne et du Royaume-Uni ont recommandé “la création d’un grand projet Maghreb-Europe pour développer et exploiter l’hydrogène produit à partir de l’énergie solaire dans les pays du Maghreb”.
En 2006 le centre algérien de développement des énergies renouvelables a été chargé de coordonner les efforts des pays du Maghreb, la société européenne des technologies de l’hydrogène ayant, pour sa part, été chargée de coordonner les efforts des pays de la rive nord de la méditerranée.
L’équipe algérienne de recherche a conclu à la possibilité de lancer le projet par la création d’une centrale d’énergie solaire prés de la ville de Ghardaïa proche des champs pétrolifères de Hassi R’mel, le site offrant toutes les conditions requises.
Parmi ces conditions, l’on cite le potentiel solaire considérable du sud algérien, ses nappes phréatiques, en plus des gazoducs transméditerranéens qui pourront être utilisés pour la distribution de l’hydrogène ainsi que l’existence de techniques efficaces de production de l’hydrogène”.
Selon une étude réalisée par l’Agence spatiale allemande, “l’Algérie recèle le plus important potentiel solaire dans tout le bassin méditerranéen, avec un volume annuel estimé à 169.000 tétra Wh en énergie thermique solaire, 14 tétra Wh en énergie solaire photovoltaïque et 35 tétra Wh en énergie éolienne”.
Le volume du potentiel solaire de l’Algérie équivaut le décuple de celui de son potentiel en gaz naturel découvert jusqu’à l’heure à Hassi R’mel, indique la même étude.
Par ailleurs, la revue met en avant “des opportunités indéniables pour les pays du nord et du sud de la Méditerranée permettant de dégager les contours d’une coopération fructueuse et efficace dont la cheville ouvrière n’est autre que l’exploration d’un potentiel extraordinaire d’énergie solaire notamment dans le grand Sahara, en faisant de l’hydrogène généré par l’énergie solaire un vecteur d’une énergie propre et sure couvrant les besoins énergétiques au double plan régional et mondial”.
L’eau souterraine est un autre facteur essentiel à la production de l’hydrogène, d’autant plus que le nord du Sahara algérien renferme deux grandes nappes phréatiques. La première, l’une des plus importantes au monde, est située sur les frontières entre l’Algérie, la Tunisie et la Libye, et la seconde appelée “le grand erg oriental” est située au cúur du Sahara algérien.
Ces deux réservoirs hydriques sont à même de permettre une production à grande échelle de l’hydrogène, estime le document, rappelant que des études réalisées depuis 30 ans ont démontré que l’exploitation des couches hydriques du nord du Sahara algérien qui offrent l’avantage d’une relative profondeur de la croûte du réservoir, permettra d’alimenter les centrales d’hydrogène d’une manière efficiente et à moindre coût.
L’Algérie dispose également d’un autre facteur non moins important, à savoir le réseau de gazoducs la reliant à l’Europe pouvant être mis à contribution pour le transport de l’hydrogène vers l’Europe à des coûts raisonnables, ajoute l’étude.
Ce réseau peut servir, selon les chercheurs, pour le transport de “l’hydrogène combiné” (gaz et hydrogène) via un même gazoduc, en tenant compte de certains
aspects techniques.
La revue a également mis en évidence un autre projet de transport et de distribution d’un composé de gaz naturel et d’hydrogène en cours de réalisation par un groupe européen, précisant que ce procédé vise à “définir les conditions techniques et socioéconomiques à même d’injecter de l’hydrogène dans le gaz naturel en utilisant les infrastructures existantes”.
Parmi les pays concernés par le projet, la publication cite l’Algérie, la Libye, la France, l’Espagne, la Suisse, l’Italie, l’Allemagne, la Turquie et les Etats-Unis.

APS

Naguib Sawiri, un homme en chocolat doré

Bonjour chers amis et chers lecteurs,

je vous propose aujourd’hui un excellent article d’analyse d’El Watan qui revient sur cette conférence de presse des frères Sawiri au Caire .

Le journaliste auteur de cet article développe certains non dits par les Sawiris, et les confrontent aux chiffres faramineux qu’ils ont obtenus en Algérie, grâce à nos incultes et vendus dirigeants Algériens .

j’ai la rage contre ces charlots qui continuent de brader l’économie Algérienne, et qui offrent à des chiens spéculateurs et affamés la rente du pétrole Algérien, qui aurait du servir au développement de l’économie Algérienne .

De grave crimes économiques ont été commis en Algérie par des vendus de dirigeants Algériens, et le plus grave est que dans la période actuelle, d’autres crimes sont entrains de se dérouler au su et au vu de toute l’opinion nationale, comme cette usine d’ammoniac financée par les banques publiques et dont Orascom a eu très facilement le pouvoir de gestion dans les deux sociétés d’exploitation et de commercialisation avec seulement 15% d’apport de financement, comme si toutes les arnaques d’Orascom n’auraient servies à rien .

Qui sont derrières ces braderies criminelles ?????

Orascom et les sawiris méritent être déférés devant la justice du peuple Algérien pour expliquer leurs bénefs faramineux et douteux, et toutes les facilités et complicités qu’ils ont bénéficié au sein de l’Etat, au détriment du peuple Algérien .

Les sawiris devraient être déclarés des personnes non grata pour les futurs projets Algériens, et Orascom mérite d’être nationalisé et revendu à d’autres investisseurs Algériens pour récupérer le manque à gagner de l’économie Algérienne .

la situation financière actuelle, et les crash boursiers sont une réelle opportunité de prendre  le contrôle d’Orascom, et je conseille, et j’appelle tous les investisseurs Algériens patriotes d’acheter les actions orascom au plus bas prix pour dégager les sawiri, et Algérianiser cette société .

Monsieur Sawiri a taxé les Français de racistes, parce que les Français ne sont pas stupides pour laisser introduire au sein de l’économie Française un pur spéculateur qui n’apporterait que sa bouche et son ventre .

Oui le refus de la France est une belle leçon de protectionnisme légitime, dont l’Algérie aurait du s’inspirer, au lieu de brader son économie de façon anarchique .

C’est quand même trop facile et trop stupide de taxer ceux qui critiquent Orascom de l’intérieur comme étant des complexés du colonialisme, et ceux qui lui refusent l’expansion à l’extérieur de racistes !!!

Orascom même si elle pèse de l’or, elle est entrains de  fondre dans les places boursières comme le chocolat, et la morale de la vérité et de l’honnêteté sera le revers de ce que les sawiris ont semés de douteux et de sales en Algérie .

Voici l’article d’El watan :

Ce que ne dit pas Naguib Sawiris

« Un investisseur est venu investir 700 millions de dollars et au bout de trois ans a généré un bénéfice de 2 milliards de dollars et l’Algérie n’a rien gagné…

Des investisseurs pareils, on n’en veut pas ! » Pour tous les observateurs, cette violente salve tirée par le président de la République le 26 juillet dernier, lors de la conférence des maires, ciblait prioritairement le patron du groupe égyptien Orascom, Naguib Sawiris. Abdelaziz Bouteflika écumait de rage contre le fait que cette firme ait revendu sa filiale algérienne, la société Ciment blanc d’Algérie holding (Ciba) qui regroupe deux cimenteries (M’sila et Mascara) au géant français Lafarge en septembre 2007, quelques années seulement après son acquisition auprès de l’Etat algérien.

Pour les autorités, ce coup fourré de l’homme d’affaires égyptien s’apparente à une trahison en ce sens que l’Algérie est tenue à l’écart de la transaction. Ceci, bien que légalement rien n’oblige Orascom à tenir informé le gouvernement algérien quant à son intention de céder sa filiale algérienne. Mais le fait est que le milliardaire égyptien a engrangé une plus-value exceptionnelle de l’ordre de 1,5 milliard de dollars sur le dos de l’Algérie, alors qu’il était venu soi-disant investir. Pis, son investissement, si tant est qu’il en fut un, a bénéficié d’un montage financier des banques publiques et privées algériennes comme ce fut le cas d’ailleurs pour sa filiale de téléphonie mobile Djezzy dont les bénéfices sont tout simplement énormes. Faut-il rappeler également que son projet de réalisation de deux lignes de production de ciment blanc et de ciment gris basées dans la région d’Oggaz près de Mascara a été financé à hauteur de 61% par les banques publiques et privées algériennes ? Le coût total de cette opération est évalué à 538 millions de dollars (38,74 milliards de dinars). L’histoire retiendra que jamais une entreprise algérienne ou étrangère n’a mobilisé autant de banques de renom pour concéder un montant aussi important. Orascom l’a fait. Et le président de sa filiale algérienne n’a pas caché sa joie ce jour-là : « C’est un rêve qui se réalise ! », avait déclaré alors le responsable de Ciba. Au bout du compte, ce financement algérien des « investissements » de Sawiris lui a juste permis de mieux vendre à Lafarge. Le vrai rêve c’est donc la cagnotte qu’il a engrangée, mais surtout le pied qu’il a mis dans le capital du groupe français à hauteur de 11,4%.

Le gouvernement algérien n’eut qu’à constater les dégâts d’une politique de privatisation défectueuse et cahoteuse. Et c’est dans ce contexte qu’il faut placer le coup de sang de Bouteflika. Que Naguib Sawiris invite les journalistes algériens au Caire pour raconter sa success story en Algérie ou encore gloser sur l’argent frais qu’il aurait apporté au pays laisse, tout compte fait, les observateurs songeurs. En réalité, cet homme qui flaire les bonnes affaires voudrait transmettre des messages sibyllins à qui de droit. Contre toute attente, il soutient même, avec une assurance déconcertante, que la diatribe de Bouteflika ne cible ni lui ni son groupe… Pourtant, trois mois seulement après le discours présidentiel, le gouvernement annonça un train de mesures destinées à consacrer le « droit à la récupération des entreprises cédées par les opérateurs étrangers et nationaux ». Il y est stipulé que l’Etat est prioritaire « quand le CPE traite avec un opérateur étranger donné, ce dernier n’aura pas, désormais, le droit de vendre son entreprise réalisée en Algérie à un autre opérateur sans avoir l’aval du gouvernement ». Le parallèle est pourtant limpide et la précision tranche avec la belle assurance de Sawiris. Le porte- parole du gouvernement avait même justifié ces mesures par le souci de l’Etat de « préserver l’intérêt national dans le cadre du respect de l’économie de marché ». Il est cependant loisible de deviner le souhait du patron égyptien de faire amende honorable et pourquoi pas redevenir fréquentable dans les salons feutrés du sérail algérois. Il se murmure en effet qu’il a demandé vainement à être reçu par le président de la République pour parler de ses projets. La conférence du Caire était, peut-être, destinée à mettre la puce à l’oreille. Et à bon entendeur…

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Bientôt un espace Hoggar infos au sein du site culturel Bahdja.com

Suite à une proposition du site http://www.bahdja.com pour occuper  un espace de réaction de votre blog Hoggar infos au sein de ce portail de la culture Algérienne sur le net, j’ai répondu favorablement, surtout que j’aime beaucoup ce site, où je me réfugie parfois pour écouter de la musique de chez nous .

Merci à Bahdja.com pour ce bouquet de culture qu’il nous offre à travers le net, et qui nous rapproche davantage de notre Algérie au bout d’un clic.

Après la chronique hebdomadaire dans TSA, Hoggar Infos aura une nouvelle fenêtre à partir de Bahdja.com et qui pointera sur notre blog.

je conseille à tous les lecteurs de Hoggar infos, surtout ceux qui sont à l’étranger, de visiter bahdja.com qui est un réel bonheur et un doux remède de nos maux nostalgiques.

Les dirigeants Algériens imposent l’embargo aux entreprises Algériennes dans les projets Algériens

Après les innombrables commandes juteuses et faramineuses de l’importation, et sans que le pouvoir Algérien exige  la moindre production en local même pas partiellement, la logique de l’embargo contre sa propre économie continue de régner en Algérie grâce à des dirigeants scrupuleux, médiocres,  incompétents et corrompus .

Vous trouverez chers amis et lecteurs, la dépêche de normandie.com concernant l’appel d’offre pour la réalisation de la nouvelle ville pétrolière de Hassi Messaoud, où vous verrez que dans la liste des candidats, il n’ y a pas l’ombre d’une seule société Algérienne .

Que ces imposteurs et saboteurs de l’économie Algérienne m’expliquent comment lutter contre le chômage et comment développer des entreprises Algériennes championnes ?

Est-ce en écartant les entriprises Algériennes des compétitions qui se déroulent dans leur propre pays, que l’économie va se développer ?

est-ce en  transformant  les entreprises Algériennes en sous-traitant payés en dinars alors que l’entreprise étrangère empochera 6 milliards de dollars ?

Je n’arrive pas à comprendre la logique de fonctionnement de ce pays, et je n’arrive pas à comprendre tout cet acharnement pour détruire l’économie Algérienne, alors qu’ils veulent s’éterniser dans le pouvoir .

Comment pourrait-on faire semblant que tout va bien alors que la médiocrité et le sabotage s’accentuent de jour en jour, et alors que les discours menteurs aussitôt finis, la règle du tout import et les marchés à la com revienent au galop .

Mais bon sang, pourquoi tant de gâchis et d’opportunités de développement offertes aux étrangesr au détriment du développement de l’économie Algérienne .

Lisez bon sang les livres du grand économiste Keynes qui en pleine crise en grande Bretagne avait suggéré à l’état de relancer la reconstruction de la grande Bretagne pour développer les entreprises Britanniques et créer de l’emploi .

Il n’ y a pas que les flingueurs à pistolet ou à la mitrailleuse qui tuent, il y a aussi et surtout ces corrompus qui pensent qu’à leur poches en favorisant les transactions avec l’étranger pour collecter leur commissions, et qui tuent l’emploi et les Algériens avec .

Trop c’est trop !!!

Sources normandie.com

Algérie: 4 bureaux d’études pour la réalisation d’une nouvelle ville pétrolière ( AFP )

ALGER – Quatre groupements de bureaux d’études sont en lice pour le contrat de maîtrise d’oeuvre (étude et contrôle) du projet de construction d’une nouvelle ville sur le bassin pétrolier de Hassi Messaoud (Sahara), a indiqué l’agence de presse APS.

Le projet porte sur le transfert pour des raisons de sécurité de la ville de Hassi Messaoud vers un site distant d’une centaine de kilomètres.

Les quatre soumissionnaires constitués en groupement de bureaux sont les suivants:

- AECOM (chef de file, américain), The Louis Berger Group (américain), Dar Al Handasah consultants (Liban)

- SNC Lavalin International (chef de file canadien), SNC Lavalin Maghreb

- IOSIS International (chef de file français), EGIS (France),

- Korea Land Corporate (KLC, chef de file sud-coréen), Saman-KT-Kunwon Heerim (Corée du Sud)-Sogreah (France).

Le nom du groupement retenu sera connu dans 15 jours à l’issue de l’examen des offres financières, a précise l’agence algérienne.

Le projet, d’un coût global de 6 milliards de dollars, sera réalisé dans un délai de 96 mois (8 années) dont 16 mois pour les travaux d’ingénierie.

Couvrant une superficie de 4.483 hectares, le “Nouveau Hassi Messaoud”, destiné à l’hébergemement d’une population de 80.000 habitants, comprend un “îlot énergie” qui constituera le quartier général des compagnies pétrolières opérant sur les champs pétroliers avoisinants.

Le projet prévoit des bâtiments administratifs, des instituts universitaires, des centres de formation, de recherche et de développement, des lieux et centres de culte, des infrastructures, équipements et établissements sportifs.

Le bureau, qui sera sélectionné, sera chargé notamment du suivi et du contrôle du projet de la ville nouvelle de Hassi Messaoud, qui abrite le plus important champ pétrolier du pays.

(©AFP / 27 octobre 2008 17h24)

L’OPEP refuse de payer pour sauver les autres pays de la tourmente financière

L’Opep n’est pas prête à payer pour sauver les autres pays de la tourmente financière, comme l’a suggéré le Premier ministre britannique Gordon Brown, et le cartel pourrait même encore baisser sa production pour endiguer la chute des prix du pétrole, a affirmé son secrétaire général mardi.

“S’il vous plaît, ne comptez pas sur nous pour vous renflouer parce que nous sommes pour la plupart des pays pauvres”, a prévenu mardi Abdallah el-Badri, secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) au cours de la conférence “Oil and Money” organisée dans la capitale britannique.

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a en effet suggéré que la Chine et les pays producteurs de pétrole du Golfe contribuent à augmenter les ressources financières du Fonds monétaire international (FMI) afin d’aider les pays en difficulté à sortir de la crise financière.

“Ce qui est surprenant, c’est que tout le monde se tourne vers l’Opep pour se sortir de cette crise. A l’Opep nous sommes pour la plupart des pays pauvres, nous ne pouvons pas sortir (les autres pays) de la crise”, a souligné le secrétaire général. Il a rappelé que l’organisation comptait parmi ses membres l’Angola et l’Indonésie. “Cette crise a son origine aux Etats-Unis et doit être résolue aux Etats-Unis, ils en sont capables”, a-t-il insisté.

L’Opep a décidé de réduire son offre de 1,5 million de barils par jour, pour tenter d’enrayer la chute des prix du pétrole en pleine crise financière internationale, à l’issue d’une brève réunion d’urgence vendredi à Vienne. La Maison Blanche a dénoncé cette décision tandis que le Premier ministre britannique Gordon Brown s’est dit “déçu”.

Le ministre qatari de l’Energie Abdallah Ben Hamad Al-Attiyah a rejeté les critiques occidentales mardi au cours de la même conférence à Londres. “Aujourd’hui, nous produisons beaucoup de pétrole mais personne ne veut l’acheter. Les producteurs de pétrole ont beaucoup de mal à vendre le pétrole existant même après la baisse de production” décidée vendredi, a-t-il expliqué.

Les prix du pétrole sont tombés lundi sous la barre psychologique des 60 dollars à Londres pour la première fois depuis le 16 mars 2007, dégringolant jusqu’à 59,02 dollars.

Sources AFP

L’Algérie ne doit pas délaisser ses secteurs stratégiques aux étrangers

Sonatrach en partenariat ave le consortium émirati Dubal et Moubadala envisagent la construction d’une aluminerie de 700.000 tonnes par an à Beni Saf, près d’Oran .

Ce projet estimé à 5 milliards de dollars pourrait être définitivement lancé ou abandonné à partir de la fin 2008, selon des informations obtenues par Tout sur l’Algérie, de source proche du dossier.

Les Emiratis, qui gardent le silence sur l’avenir de cette aluminerie, n’auraient pas apprécié la décision non encore officielle de Sonatrach de modifier l’actionnariat du projet, en réduisant la part de Dubal et Moubadala à 49% au lieu des 70 prévus initialement.

«Les Algériens ont informé les Emiratis de leur décision d’augmenter leur part dans le capital de cette aluminerie, ce qui n’a pas plu aux Emiratis», affirme une source bancaire algérienne. L’aluminerie de Beni Saf devrait être financée en grande partie par un consortium de banques publiques algériennes.

L’usine d’aluminium est un projet qu’on pourrait très facilement classé dans la catégorie des futures réalisations stratégiques de l’industrie Algérienne .

Je pense que nous n’avons rien à foutre des Emiratis qui sont entrains d’emprunter la même voie qu’Orascom, c’est à dire créer une société d’exploitation avec un capital minable, détenir une majorité de parts sociales pour obtenir le pouvoir de gestion, puis faire financer la majorité du projet ( le financement n’a rien à voir avec le capital et les parts sociales ) par les banques publiques Algériennes .

Une belle arnaque en perspective, comme celle de l’usine d’ammoniac ou Orascom en apportant seulement 15% du financement s’est retrouvé avec 51% des parts pour 49% à Sonatrach, et pourtant les banques publiques Algériennes financent les 70% du projet .

Ce qu’il faut savoir est qu’il existe deux types de production d’aluminium, le brut, et le transformé, et la différence est que le brut revient en production à 1500 dollars la tonne et revendu à 3000dollars la tonne, alors que le transformé est vendu à 6000 dollars la tonne à partir du brut, d’ou une immense plus value .

Les émiratis ne doivent pas être à la commande de cette usine, parce que le scénario qui risque de voir le jour est de produire en Algérie de l’aluminium brut pas cher grâce à la M.O Algérienne, et au gaz Algérien (qui revient jusqu’à 20 fois moins cher que la Turquie par exemple ), puis revendre ce brut en europe pour le faire transformer par des partenaires des émiratis qui se sucreront et en Algérie et en Europe .

Ce projet doit être piloté au moins à 70% si ce n’est plus par des entreprises Algériennes, et assistées par des Expertises étrangères . Les Emiratis, n’ont ni les Technologies nécessaires, et même leur financement était dès le départ moins important que celui des banques Algériennes, alors ou est l’intérêt de donner le pouvoir de gestion aux émiratis ???

je pense que ce projet est une opportunité pour créer une entreprise industrielle Algérienne qui devrait être le noyau d’une industrie de transformation de l’aluminium, et donc mérite tout une stratégie de développement dans ce secteur .

Un petit bémol à signaler quand même, est que la période actuelle n’est pas très favorable, parce que les prix des matières premières sont entrains de dégringoler, et il est vrai qu’une étude de marché, et un calcul de rentabilité économique, doivent tenir compte de cette période ou la demande est en nette ralentissement, même si la réalisation du projet doit normalement coïncider avec une période plus favorable, puisque cette crise ne va pas durer une éternité .

Je pense aussi que les coûts de réalisation de cette usine pourraient être aussi révisés à la baisse ( puisque à un certain moment les 5 milliards de dollars annoncés avaient été corrigés à la hausse jusqu’à 7 milliards de dollars ). Si l’usine sera en fonction en 2013, je pense que d’ici cette date , la crise aura fait du nettoyage, et seuls les costauds reprendront le marché et ses profits .

En conclusion, selon mon humble avis, c’est un très bon projet à na pas louper, mais doit être sous la maîtrise Algérienne ( c’est à dire les Algériens doivent garder le pouvoir de gestion, et détenir la majorité des parts sociales de la société d’exploitation !!!

Espérant également que le projet de l’Usine d’ammoniac soit également corrigé et qu’Orascom retrouve des parts plus modestes, correspondant à son apport de 15% .

Bien que je suis pour le libre marché, et la concurrence loyale, je pense qu’en aucun cas L’Avenir de l’Algérie dans les secteurs stratégiques ne doit être laissé à des étrangers et surtout quand ces étrangers n’ont que la bouche et le ventre à apporter, et sans un quelconque apport technologique .

Pourquoi la création d’entreprises ne contribue pas au développement de l’économie Algérienne ?

Selon les statistiques officielles du ministère de la PME et de l’Artisanat , l’Algérie dispose d’un tissu de 309 578 PME privées actives à l’échelle national dont 34.52% relèvent du secteur du BTP, un secteur très dynamique entaché par des retards , des arrêts de chantiers estimés actuellement à 10 000 chantiers à travers le territoire, voire même des abandons, et pourtant le nombre de ces entreprises a doublé entre 1999 et 2008, passant de 30 000 entreprises à 60 000 entreprises, sauf que selon certaines enquêtes journalistiques il s’avère que de nombreux chefs d’entreprises disposent de plusieurs registres de commerces par l’intermédiaire de prêtes noms, alors que théoriquement un certificat de capacité est exigé pour créer une entreprise de bâtiment !

Empocher l’avance d’un marché puis l’abandonner et passer un autre et re empocher une autre avance , et ainsi de suite, tels est le scénario de la régression que ces nombreux fraudeurs adoptent quotidiennement au su et au vu des autorités de l’Etat .

Par conséquent, bien que ces fraudeurs contribuent à gonfler les chiffres de créations, leur capacité de réalisation n’a guère évolué, tout comme l’emploi qui n’attire pas les chômeurs Algériens , et pourtant ce secteur accuse un réel déficit de M.O dans toutes les branches du bâtiment.

Malgré que la constitution d’un dossier de création d’entreprises relève du parcours du combattant . Rien ne pourrait dissuader les entreprises d’importation . Pas moins les 28 différentes pièces que le créateur doit collecter auprès des différents services de l’état, et en dépit de ces contraintes qui dissuadent souvent les porteurs de projets utiles pour l’économie Algérienne, le secteur de l’import ne se décourage guère et enregistré ces derniers mois une progression remarquable, passant de 22 000 entreprises ( dont 1100 étrangères ) à la fin de 2007 à 27000 entreprises en septembre 2008 .

Grâce aux accords d’association signé en 2002 avec l’Union européenne et appliqué en 2005 , les importations ont enregistré un taux d’augmentation de 30% en 2007 avec une valeur de plus de 27 milliards de dollars, elles risquent d’atteindre la barre de 50% de hausse en 2009 selon le FMI .

Sur les 2 milliards de dollars des exportations Algériennes hors hydrocarbures prévues cette année, ce sont principalement 300 millions de dollars d’exportations réelles hors hydrocarbures, et le reste ce sont des dérivés pétroliers .

Ainsi par exemple, , l’Algérie importe 400 000 tonnes de céréales et exporte seulement 200 tonnes de couscous et de pâtes .

5000 nouvelles entreprises d’importations en 9mois, qui ne produisent absolument rien, et qui concourent pour importer tout et n’importe quoi, à un point d’offrir à l’informel la plus importante part du marché local Algérien et dans l’absence totale des services de l’Etat de contrôle et de régulation des marchés .

l’informel est en passe de dominer aussi le marché de la téléphonie mobile selon des sources proches de la douane nationale « les importations des téléphones portables ainsi que les équipements mobiles (chargeurs, carcasses, etc.) enregistrent une croissance vertigineuse». Les importations de l’Algérie en matière de téléphonie ont dépassé, pendant la période allant de janvier à septembre 2008, 159.9 millions de dollars. Alors que durant la même période l’année dernière, l’importation des équipements de téléphonie mobile a atteint 109.41 millions de dollars. La plupart des produits liés à la télécommunication, souligne-t-on, proviennent de Chine, de Corée du Sud et aussi de l’Inde.

Des marques ont même vus des produits qu’ils devaient commercialiser en exclusivité se vendent dans des marchés parallèles et suivre des circuits non officiels, au détriment de la qualité, de la garantie et de la durée de vie des appareils ( selon la presse Algérienne ).

Rien que pour le cas de la wilaya d’Alger, et selon les statistiques de la direction du commerce de la wilaya d’Alger, plus de 7 000 commerçants informels exercent dans des espaces de négoce.

La création d’entreprises inutiles à l’économie ou qui ne contribuent en rien au développement de l’économie Algérienne, touche d’autres secteurs d’activités comme l’Agriculture qui a absorbé des milliards de dollars sans pour autant permettre à l’Algérie de s’approcher de l’autosuffisance, bien au contraire, la facture de l’alimentation générale importée a pratiquement explosé par rapport aux années précédentes .

Il n y a qu’un seul mot qui peut résumer cette situation , c’est l’ANARCHIE .

Cette anarchie a fait que le chiffre d’affaires du secteur de l’industrie en Algérie ne représente guère que 5% du PIB du pays, alors qu’en Tunisie et au Maroc il dépasse respectivement, 15% et 18% .

Appel au peuple algérien : Texte intégral du premier appel adressé par le Secrétariat général du Front de libération nationale au peuple algérien le 1er Novembre 1954

Chers amis et lecteurs Bonsoir,

A la veille de la commémoration de la fête du déclenchement de la révolution Algérienne de 1954, et sur une excellente idée et proposition de notre ami Tlemçani, je vous laisse le texte de la déclaration de la révolution Algérienne, que je vous invite de lire et de faire lire surtout aux autres clowns de faux Moudjahidines !


PEUPLE ALGÉRIEN,

MILITANTS DE LA CAUSE NATIONALE,


A vous qui êtes appelés à nous juger (le premier d’une façon générale, les seconds tout particulièrement), notre souci en diffusant la présente proclamation est de vous éclairer sur les raisons profondes qui nous ont poussés à agir en vous exposant notre programme, le sens de notre action, le bien-fondé de nos vues dont le but demeure l’indépendance nationale dans le cadre nord-africain. Notre désir aussi est de vous éviter la confusion que pourraient entretenir l’impérialisme et ses agents administratifs et autres politicailleurs véreux.


Nous considérons avant tout qu’après des décades de lutte, le mouvement nationale a atteint sa phase de réalisation. En effet, le but d’un mouvement révolutionnaire étant de créer toutes les conditions d’une action libératrice, nous estimons que, sous ses aspects internes, le peuple est uni derrière le mot d’ordre d’indépendance et d’action et, sous les aspects extérieurs, le climat de détente est favorable pour le règlement  des problèmes mineurs, dont le nôtre, avec surtout l’appui diplomatique de nos frères arabo-musulmans. Les événements du Maroc et de Tunisie sont à ce sujet significatifs et marquent profondément le processus de la lutte de libération de l’Afrique du Nord. A noter dans ce domaine que nous avons depuis fort longtemps été les précurseurs de l’unité dans l’action, malheureusement jamais réalisée entre les trois pays.


Aujourd’hui, les uns et les autres sont engagés résolument dans cette voie, et nous, relégués à l’arrière, nous subissons le sort de ceux qui sont dépassés. C’est ainsi que notre mouvement national, terrassé par des années d’immobilisme et de routine, mal orienté, privé du soutien indispensable de l’opinion populaire, dépassé par les événements, se désagrège progressivement à la grande satisfaction du colonialisme qui croit avoir remporté la plus grande victoire de sa lutte contre l’avant-garde algérienne.


L’HEURE EST GRAVE !


Devant cette situation qui risque de devenir irréparable, une équipe de jeunes responsables et militants conscients, ralliant autour d’elle la majorités des éléments encore sains et décidés, a jugé le moment venu de sortir le mouvement national de l’impasse où l’ont acculé les luttes de personnes et d’influence, pour le lancer aux côtés des frères marocains et tunisiens dans la véritable lutte révolutionnaire.


Nous tenons à cet effet à préciser que nous sommes indépendants des deux clans qui se disputent le pouvoir. Plaçant l’intérêt national au-dessus de toutes les considérations mesquines et erronées de personnes et prestige, conformément aux principes révolutionnaires, notre action est dirigée uniquement contre le colonialisme, seul ennemi et aveugle, qui s’est toujours refusé à accorder la moindre liberté par des moyens de lutte pacifique.


Ce sont la, nous pensons, des raisons suffisantes qui font que notre mouvement de rénovation se présente sous l’étiquette de FRONT DE LIBÉRATION NATIONALE, se dégageant ainsi de toutes les compromissions possibles et offrant la possibilité à tous les patriotes algériens de toutes les couches sociales, de tous les partis et mouvements purement algériens,  de s’intégrer dans la lutte de libération sans aucune autre considération.


Pour préciser,   nous retraçons ci-après, les grandes lignes de notre programme politique :

BUT : L’Indépendance nationale par :

1) La restauration de l’Etat algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques.

2) Le respect de toutes les libertés fondamentales sans distinction de races et de confessions.

OBJECTIFS INTÉRIEURS:

1) Assainissement politique par la remise du mouvement national révolutionnaire dans sa véritable voie et par l’anéantissement de tous les vestiges de corruption et de réformisme, cause de notre régression actuelle.

2) Rassemblement et organisation de toutes les énergies saines du peuple algérien pour la liquidation du système colonial.

OBJECTIFS EXTÉRIEURS:

- Internationalisation du problème algérien.

- Réalisation de l’Unité nord-africaine dans le cadre naturel arabo-musulman.

- Dans le cadre de la charte des Nations Unies, affirmation de notre sympathie à l’égard de toutes nations qui appuieraient notre action libératrice.

MOYENS DE LUTTE :

Conformément aux principes révolutionnaires et comptes tenu des situations intérieure et extérieure, la continuation de la lutte par tous les moyens jusqu’à la réalisation de notre but.


Pour parvenir à ces fins, le Front de libération  nationale aura deux tâches essentielles à mener de front et simultanément : une action intérieure tant sur le plan politique que sur le plan de l’action propre, et une action extérieure en vue de faire du problème algérien une réalité pour le monde entier avec l’appui de tous nos alliés naturels.


C’est là une tâche écrasante qui nécessite la mobilisation de toutes les énergies et toutes les ressources nationales. Il est vrai, la lutte sera longue mais l’issue est certaine.

En dernier lieu, afin d’éviter les fausses interprétations et les faux-fuyants, pour prouver notre désir de paix, limiter les pertes en vies humains et les effusions de sang, nous avançons une plate-forme honorable de discussion aux autorités françaises si ces dernières sont animées de bonne foi et reconnaissent une fois pour toutes aux peuples qu’elles subjuguent le droit de disposer d’eux-mêmes.


1) La reconnaissance de la nationalité algérienne par une déclaration officielle abrogeant les édits, décrets et lois faisant de l’Algérie une terre française en déni de l’histoire, de la géographie, de la longue, de la religion et des mœurs du peuple algérien.


2) l’ouverture des négociations avec les porte-parole autorisés du peuple algérien sur les bases de la reconnaissance de la souveraineté algérienne, une et indivisible.


3) La création d’un climat de confiance par la libération de tous les détenus politiques, la levée de toutes les mesures d’exception et l’arrêt de toute poursuite contre les forces combattantes.


EN CONTREPARTIE :

1) Les intérêts français, culturels et économiques, honnêtement acquis, seront respectés ainsi que les personnes et les familles.

2) Tous les français désirant rester en Algérie auront le choix entre leur nationalité et seront de ce fait considérés comme étrangers vis-à-vis des lois en vigueur ou opteront pour la nationalité algérienne et, dans ce cas, seront considérés comme tels en droits et en devoirs.

3) Les liens entre la France et l’Algérie seront définis et feront l’objet d’un accord entre les deux puissances sur la base de l’égalité et du respect de chacun.

Algérien ! nous t’invitons à méditer notre charte ci-dessus. Ton devoir est de t’y associer pour sauver notre pays et lui rendre sa liberté ; le Front de libération nationale est ton front, sa victoire est la tienne.

Quant à nous, résolus à poursuivre la lutte, sûrs de tes sentiments anti-impérialistes, nous donnons le meilleur de nous-mêmes à la patrie.


1er Novembre 1954


Le Secrétariat national

Source : http://www.elmouradia.dz/francais/symbole/textes/1nov54.htm

54 ans après, l’appel du 1er Novembre 1954 reste d’actualité !

Grâce à un ami forumist qui me l’a envoyé, j’ai lu pour la première fois le texte intégral de l’appel du premier novembre 1954, qui se trouve d’ailleurs sur le site de la présidence Algérienne, et je dois vous avouer chers amis et lecteurs, que j’étais très fortement ému et surpris de constater que le contenu de cet appel si juste, si légitime, et si mobilisateur traite, et dénonce presque tous les fléaux et les maux qui touchent notre Algérie d’aujourd’hui, à un point de m’interroger si cet appel a été réellement bien entendu, bien saisi, et pourquoi n’a t-il pas été le fil conducteur de l’Algérie Post coloniale ?

Lors de cette présente contribution, je vous suggère donc de redécouvrir quelques extraits de cette appel, et je vous laisse juger et apprécier le poids des mots, la pertinence des idées, et l’antagonisme avec la gestion actuelle de notre Algérie .

« Notre désir aussi est de vous éviter la confusion que pourraient entretenir l’impérialisme et ses agents administratifs et autres politicailleurs véreux.Nous considérons avant tout qu’après des décades de lutte, le mouvement nationale a atteint sa phase de réalisation. En effet, le but d’un mouvement révolutionnaire étant de créer toutes les conditions d’une action libératrice, nous estimons que, sous ses aspects internes, le peuple est uni derrière le mot d’ordre d’indépendance et d’action et, sous les aspects extérieurs, le climat de détente est favorable pour le règlement  des problèmes mineurs, dont le nôtre, avec surtout l’appui diplomatique de nos frères arabo-musulmans. »

L’appel ne s’adresse pas à une caste ou à une frange de l’Algérie, mais à tout le peuple Algérien. L’appel ne distingue pas un Algérien d’un autre, mais appelle l’ensemble des Algériens, chacun selon ses moyens , à l’intérieur de l’Algérie comme à l’extérieur, à œuvrer pour faire triompher l’indépendance . Alors pourquoi un ministère des Moudjahidine ??? et pourquoi favoriser une catégorie d’Algériens par rapport à d’autres, alors que l’ensemble des Algériens qui ont subit et souffert du colonialisme, ont tous été des défenseurs de la liberté Algérienne ?

Tous les Algériens qui ont besoins d’aide et de soutiens méritent d’être aidés et soutenus, sans aucune mesure de ségrégation, ni d’étiquettes farfelues qui feraient de certains plus Moudjahidine que d’autres .

A qui profite cette idée vicieuse d’hiérarchiser la citoyenneté et la combativité des Algériens pour leur indépendance ???

Le peuple Algérien entier est Moudjahid ( à l’exception d’une minorité de traîtres ), et le peuple entier doit être aidé, soutenu, écouté, et respecté .

Le peuple doit être respecté dans sa volonté, et dans sa souveraineté . l’Algérie n’est la propriété d’aucune caste privilégiée, l’Algérie est la propriété de tout le peuple Algérien, n’en déplaise aux traîtres de la révolution Algérienne qui veulent s’imposer comme des tuteurs d’un peuple souverain .

« L’heure est grave, Devant cette situation qui risque de devenir irréparable, une équipe de jeunes responsables et militants conscients, ralliant autour d’elle la majorités des éléments encore sains et décidés, a jugé le moment venu de sortir le mouvement national de l’impasse où l’ont acculé les luttes de personnes et d’influence……. Nous tenons à cet effet à préciser que nous sommes indépendants des deux clans qui se disputent le pouvoir. Plaçant l’intérêt national au-dessus de toutes les considérations mesquines et erronées de personnes et prestige, conformément aux principes révolutionnaires, notre action est dirigée uniquement contre le colonialisme, seul ennemi et aveugle, qui s’est toujours refusé à accorder la moindre liberté par des moyens de lutte pacifique. »

Oh la guerre des clans pour le pouvoir ! aujourd’hui le peuple Algérien est entrains de la vivre à travers les tentatives de remodelage de la constitution Algérienne , et à coup de budgets octroyés aux uns et aux autres quitte même à mettre en danger financièrement de tout le pays, et à l’aube d’une crise financière et économique qui s’annonce ravageuse .

Pourquoi 151 milliards de dinars de fonctionnement aux Moudjahidine, et pas pour le reste des Algériens ?

Pourquoi 300 000DA/ mois de salaire aux députés, soit 30 fois le SMIC Algérien, et sans augmenter ce dernier, alors qu’il pourrait encourager les jeunes à travailler plus et contribuer au développement de leur pays, tout en les aidant à retrouver une dignité humaine, de pouvoir gagner leu vie, et croire dans leur avenir ?

le problème du pouvoir en Algérie reste toujours otage de gens qui manifestement n’ont pas entendu cet appel, et qui continuent tous les jours à l’ignorer .

« BUT : L’Indépendance nationale par :

1) La restauration de l’Etat algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques.

2) Le respect de toutes les libertés fondamentales sans distinction de races et de confessions.

OBJECTIFS INTÉRIEURS:

1) Assainissement politique par la remise du mouvement national révolutionnaire dans sa véritable voie et par l’anéantissement de tous les vestiges de corruption et de réformisme, cause de notre régression actuelle.

2) Rassemblement et organisation de toutes les énergies saines du peuple algérien pour la liquidation du système colonial. »

En 1954, nos valeureux pères de la révolution avaient déjà compris les conséquences néfastes de la corruption, et pourtant aujourd’hui en Algérie, s’il y a une chose qui s’est réellement développé et qui a été généralisé partout, c’est bien hélas la corruption et le régionalisme aveugle .

« EN CONTREPARTIE :

1) Les intérêts français, culturels et économiques, honnêtement acquis, seront respectés ainsi que les personnes et les familles.

2) Tous les français désirant rester en Algérie auront le choix entre leur nationalité et seront de ce fait considérés comme étrangers vis-à-vis des lois en vigueur ou opteront pour la nationalité algérienne et, dans ce cas, seront considérés comme tels en droits et en devoirs.

3) Les liens entre la France et l’Algérie seront définis et feront l’objet d’un accord entre les deux puissances sur la base de l’égalité et du respect de chacun.

Algérien ! nous t’invitons à méditer notre charte ci-dessus. Ton devoir est de t’y associer pour sauver notre pays et lui rendre sa liberté ; le Front de libération nationale est ton front, sa victoire est la tienne.

Quant à nous, résolus à poursuivre la lutte, sûrs de tes sentiments anti-impérialistes, nous donnons le meilleur de nous-mêmes à la patrie. »

1954 – 2008 : cet appel, qui mérite d’être aujourd’hui ressuscité et même enseigné dans les écoles, est pratiquement valable à toute l’actualité politique, sociale, et économique de l’Algérie d’aujourd’hui .

46 ans Après, la corruption est toujours d’actualité, la guerre au pouvoir est toujours d’actualité, et la ségrégation entre les Algériens est toujours d’actualité .

l’appel de 1954, est un appel de la justice et de la raison, c’est un appel de la foi et de la bonne volonté de servir l’Algérie, c’est l’appel du partage et de la solidarité, c’est l’appel de l’ambition et pour le rayonnement de l’Algérie sur le monde, comme le signifie clairement ce passage , « Les liens entre la France et l’Algérie seront définis et feront l’objet d’un accord entre les deux puissances… ».

Le peuple Algérien trouvera dans cet appel sa voie, et un sens à son avenir .

L’Algérie d’abord, sans la corruption, sans les pillages et les détournements, sans les médiocrités de responsables collés à leur fauteuils et qui sont obsolètes, inutiles, incompétents, et dépassés par les enjeux du Monde libre et Moderne.

Gloire à nos martyrs, gloire à l’ensemble du Peuple Algérien Moudjahid, sans distinction de race, de sexe, ni de religion !!!

PS : L’appel a été signe le1er Novembre 1954 par Le Secrétariat national

Source : http://www.elmouradia.dz/francais/symbole/textes/1nov54.htm

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La braderie du Gaz Algérien au service des investisseurs étrangers dans l’ammoniac

Algérie: contrat entre Sonatrach et Fertiberia dans l’ammoniac

ALGER – Le groupe pétrolier public algérien Sonatrach et la société espagnole Fertiberia ont créé en Algérie une société commune pour la production et la commercialisation d’ammoniac, selon un communiqué publié dimanche dans la presse.

La nouvelle société dénommée El Bahia Fertlizer est détenue à 49% par Sonatrach et à 51% par Fertiberia, filiale du groupe espagnol Villar Mir, selon le communiqué. Le montant de ce contrat n’a pas été rendu public.

El Bahia Fertiberia construira un complexe de production d’ammoniac à Arzew près d’Oran (430 km à l’ouest d’Alger) d’une capacité de 1,1 million de tonnes d’ammoniac par an, selon la même source.

La Sonatrach avait signé le 14 avril à Alger avec des partenaires étrangers deux contrats d’un montant global de 4,56 milliards de dolllars pour la réalisation de deux complexes de production d’ammoniac et d’urée dans la zone industrielle d’Arzew.

Le premier contrat portait sur la construction d’un complexe avec la société Al Aldjazairia Al Omania Lil Asmida, détenu à 49% par le groupe Sonatrach et 51% par le groupe Omanais Suhail Bahuan avec le consortium japonais Mitsubishi heavy industries (Mhi).

Le coût global de ce projet est estimé à 2,4 milliards de dollars. La capacité de production de cette usine est de 7.000 tonnes par jour d’urée et 4.000 tonnes par jour d’ammoniac, selon la Sonatrach.

Le second contrat d’un montant de 2,16 milliards de dollars avait été signé entre la Sonatrach et le groupe égyptien Orascom. Il concerne la construction d’une autre usine de production d’ammoniac et d’urée à Arzew d’une capacité de 4.400 tonnes/jour d’ammoniac et 3.450 tonnes/jour d’urée, destinés à l’exportation, selon la même source.

MITSUBISHI CORPORATION

(©AFP / 02 novembre 2008 17h49)

…………… Ce que l’article ne dit pas ( par hoggar ) : …………………………

A quel prix le gaz Algérien est proposés aux investisseurs étrangers pour approvisionner ces 3 usines ?

Quel est le gain réel de l’Algérie dans ces usines d’ammoniac ?

Le gaz fourni pour l’ammoniac est-il plus rentable que son exportation vers l’étranger ?

Pourquoi commercialiser l’ammoniac par Orascom et dans une société offschore ?

Pourquoi se contenter des 49% de parts, alors que les investissements sont financés par des banques publiques Algériennes, notamment dans le cas de celui avec Orascom ?

Pourquoi cette concentration de trois usines consommatrices très fortement de gaz ? l’Algérie aura t-elle plus tard  les moyens d’exporter et de respecter ses futurs contrats gaziers ???

sur le plan environnemental et sanitaires, est-il aussi pertinent pour l’industrie Algérienne d’autoriser 3 usines d’ammoniac, connus et reconnus pour leur pollution ???

Et enfin, l’industrie de l’ammoniac est un objectif de développement ou un moyen d’atteindre le développement ? autrement dit, cet ammoniac permet-il de gagner du fric ou c’est seulement pour avoir sur son sol 3 usines de pollution ???

Il m’est toujours difficile de comprendre la logique du développement de l’Algérie, tant que des gens médiocres n’usent d’aucune réflexion rationnelle  pour construire une vision économique claire et profitable au pays !!!

Attendons donc dans les prochaines années à une importante croissance de cas d’asthmes dans l’ouest Algérien, et à un enrichissement de tout ceux qui n’ont pas réussi à entreprendre ailleurs et qui trouvent dans l’Algérie toutes les conditions de braderie et de corruption permettant aux borgnes d’être des rois .

Oui en effet de véritables crimes économiques sont entrains de se projeter grâce à des vendus et des traitres de l’appel du 1er novembre 1954 !!!!

L’Algérie doit se contenter d’une usine de montage de Motos chinoises en 2009

Temmar avait annoncé avec une fausse assurance qui caractérise sa personne, que l’Algérie aura son usine de montage d’automobile en 2009 . Les chinois viennent de lui proposer une usine de montage de Motos chinoises, qui ne sont que des copies conformes des motos japonaises des années 70 .

Oui en effet, avec un ministre aussi médiocre que Temmar, et une Algérie complètement perdue et incapable de dégager une vision économique claire, je pense qu’il est légitime de ne plus s’attendre à rien de ces gens qui brillent chaque jour par leur médiocrité .

Je vous laisse un extrait de l’article de Maghreb économie, annonçant cette usine chinoise en Algérie pour 2009 . sait-on jamais peut être que d’ici la fin 2008 on aura une autre annonce pour le montage des vélos, et des brouettes !!!

Maghreb :

La marque chinoise Giant Motor Company  n’arrête pas d’étonner les amateurs, non seulement  de l’automobile, mais également ceux de la moto. En effet, les responsables de GMC ont indiqué, hier, au cours d’une conférence de presse, tenue à l’hôtel Sofitel à Alger, qu’une usine de montage de la moto Zongshen est prévue en Algérie pour l’année prochaine. Le site a déjà été choisi, mais sans porter de plus de précision. GMC a préféré garder le nom pour une autre occasion. Cependant, et pour clôturer l’année en beauté et faire plaisir à sa clientèle, le Giant Motor Company Algérie a lancé, depuis hier et jusqu’au 31 décembre, une tombola ainsi que la remise de prix sur la gamme de voitures commercialisées en Algérie. Cette tombola consistera à l’octroi d’un appartement d’une valeur d’un milliard de centimes pour ceux qui ont jeté leur dévolu sur un des véhicules distribués par GMC, notamment la Haima, Haima Family et la Nomade. Le tirage au sort aura lieu à l’épuisement du stock, évalué à 1 200 véhicules. A noter que cette tombola est suivie et contrôlée par un huissier de justice. Autre promotion lancée à la même occasion concernera une remise de prix pour la Nomade qui, dorénavant, son prix sera de 849 000 DA/ TTC, la Haima Family à 879 000 DA, la Haima3 à 1 180 000 DA, alors que la Haima Frema est à partir de 1 250 000 DA. La marque chinoise GMC n’arrête seulement pas au seuil de l’automobile, étant donné qu’elle vient de lancer la distribution en exclusivité de la moto Zongshen en Algérie. Selon les responsables de GMC, de plus en plus de personnes commencent à penser à un autre moyen de se déplacer sans passer des heures entières coincées dans les embouteillages et c’est pour cette raison que GMC a opté pour la commercialisation et la distribution de la moto chinoise Zongshen. Pour l’Algérie, le choix est porté sur une gamme très variée composée de 11 modèles qui va du scooter de la ville à la moyenne cylindrée, tels que le scooter Eclair, Hapines, Spy, Poursuite, Shunv et City Fly. Toutefois, il est important de rappeler que la marque Haima est née d’une joint-venture entre le constructeur chinois Hainan Auto Works et Mazda, avant que le groupe Faw ne reprenne les parts du Japonais et d’en faire une société 100% chinoise qui s’appelle, désormais, FAW Haima Automobile Co. Ltd.
Z. M.

Pourquoi les chercheurs Musulmans fuient leurs pays ?

Les pays musulmans gardent peu leurs scientifiques

(Article de la croix du 03/10/2008 )

Si les pays de tradition islamique ne parviennent pas encore à retenir leurs meilleurs chercheurs, c’est surtout à cause des conditions de travail et parfois en raison de problèmes politiques

«Qu’est-ce qui ne va pas dans la science musulmane ? », s’interrogeait Francis Gilles dans la revue Nature en 1983. Réponse : « À son apogée, il y a environ mille ans, le monde musulman contribua d’une façon remarquable à la science, notamment à la mathématique et à la médecine. Bagdad, au faîte de sa gloire, et l’Andalousie construisirent des universités où af fluèrent les étudiants par milliers : les gouvernants s’entourèrent de scientifiques et d’artistes. Un esprit de liberté permit aux juifs, chrétiens et musulmans de travailler côte à côte. Tout cela n’est plus qu’un souvenir aujourd’hui. Même la richesse récente apportée par les exploitations pétrolières n’a pas changé grand-chose… »

« Critique sévère, mais en grande partie réaliste et méritée », confirmait en 1988 Abdus Salam, dans son livre Idéal et réalité. Ce commentaire est loin d’être anodin, car ce physicien pakistanais n’est pas n’importe qui : musulman pratiquant, spécialiste de la structure intime de la matière, prix Nobel en 1979, il fut un artisan inlassable de la formation de jeunes scientifiques dans les pays musulmans.

Après des études en Grande-Bretagne, il rentre enseigner les mathématiques à l’université de Lahore et tente de faire de la recherche au pays. Mais, se sentant très isolé dans la région « la plus sous-développée d’un pays sous-développé », il revient en Occident enseigner à Londres et Princeton. Cette expérience personnelle jouera un rôle important dans son engagement en faveur des jeunes scientifiques musulmans. Il n’aura de cesse de harceler les agences de l’ONU, l’Organisation de la Conférence islamique et les pays occidentaux pour obtenir de l’aide.

Le centre de Trieste est un peu l’arbre qui cache le désert

Ces efforts ont été récompensés par la création en 1964 du Centre international de physique de Trieste (ICTP), qu’Abdus Salam dirigera pendant trente ans, grâce à l’aide de l’Unesco, de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA) et du gouvernement italien.

La vocation de ce centre est d’accueillir de jeunes scientifiques des pays en voie de développement, notamment de la cinquantaine de pays islamiques, du Maghreb à l’Indonésie en passant par le Golfe et l’Afrique noire. Plus de 2 000 y sont accueillis chaque année, généralement pour des séjours d’un an ou de quelques mois.

Mais le centre de Trieste est un peu l’arbre qui cache le désert. Dans les années 1980, on estime qu’il y a environ 45 000 chercheurs et ingénieurs engagés dans la recherche et le développement dans les pays islamiques, contre 1,5 million en URSS, 400 000 au Japon et 35 000 en Israël. Abdus Salam se battra également pour obtenir la création d’une Fondation scientifique musulmane, semblable à la Fondation Ford. Toute sa vie durant, le physicien déplorera que les pays islamiques n’investissent pas davantage dans la jeunesse scientifique.

De fait, malgré l’action et le charisme du prix Nobel pakistanais, de nombreux jeunes d’origine musulmane devinrent de brillants scientifiques… hors de leur pays natal. Chacun à sa manière, trois exemples en témoignent. Ahmed H. Zewail, né en 1946 en Égypte, obtient son master de chimie à Alexandrie avant de rejoindre les États-Unis.

Doctorat à l’université de Pennsylvanie, post-doctorat à Berkeley, embauche au Caltech University et, en 1999, consécration suprême : il reçoit le prix Nobel de chimie pour ses travaux sur le mécanisme des réactions chimiques par spectroscopie laser ultrarapide, travaux qui ont permis d’ouvrir de nouvelles perspectives en chimie, en biologie et en pharmacologie pour la mise au point de réactions plus performantes et plus sélectives.

Autre exemple : Elias Zerhouni, né en Algérie en 1951, arrive jeune marié, à 24 ans, aux États-Unis, à l’université biomédicale Johns-Hopkins de Baltimore, muni d’une bourse de 369 dollars. Diplômé en radiologie, il dépose entre 1985 et 1998 huit brevets d’invention dans le domaine de la radiologie et de l’IRM. En 2002, il est nommé par le président Bush directeur des National Institutes of Health (NIH, équivalent de l’Inserm en France).

« La science n’est pas du tout antinomique avec l’islam »

Cheick Modibo Diarra enfin. Malien né en 1952, diplômé d’ingénierie à l’université Pierre-et-Marie-Curie de Paris, il part se spécialiser en aérospatiale aux États-Unis et est engagé comme ingénieur à la Nasa, où il participe aux programmes d’exploration de Vénus, Jupiter et Mars.

Puis, travaillant à mi-temps à la Nasa, il crée une fondation pour l’éducation et le développement en Afrique. Prenant un congé sabbatique, il monte en 2002 un laboratoire de recherche sur l’énergie solaire à Bamako. En 2005, il est un des fondateurs de l’Université numérique francophone mondiale et, en 2006, devient président de Microsoft Afrique.

« Ces exemples montrent simplement que les sociétés musulmanes produisent des compétences scientifiques qui atteignent un niveau international au bout de trois à cinq ans et sont ensuite happées par l’Occident », commente Ahmed Djebbar, professeur de mathématiques et historien des sciences à l’université de Lille.

« La science n’est pas du tout antinomique avec l’islam », ajoute le neurobiologiste Jean-Didier Vincent, membre de l’Université numérique francophone. Mais les « sciences dures » (physique, chimie, biologie) sont moins courues : « Sauf quelques exceptions comme Ogabara Doumbo, directeur du Centre de recherche et de formation sur le paludisme à Bamako, les jeunes musulmans africains sont plutôt attirés par les “sciences molles” parce que c’est la porte de la politique », poursuit-il.

Des éléments de changement s’annoncent à l’horizon

Quand bien même un pays en développement décide de soutenir la formation scientifique, il favorise le plus souvent les sciences ou les technologies ayant un lien direct avec les priorités économiques. « En Algérie, par exemple, priorité a été donnée aux écoles d’ingénieurs et de techniciens orientées vers le pétrole et la pétrochimie », explique Ahmed Djebbar. En Irak et au Pakistan, c’est la physique nucléaire, y compris avec son volet militaire, qui a fait l’objet des soins attentionnés des gouvernants.

Toutefois, des éléments de changement s’annoncent à l’horizon. Ainsi, depuis quelques années, près d’un tiers des étudiants en doctorat d’informatique et de mathématiques que forme l’Institut national de la recherche informatique et en automatique (Inria) sont des ressortissants des trois pays maghrébins.

Finalement, conclut Ahmed Djebbar, « ce qui pèche, ce n’est pas tellement la formation théorique en sciences, généralement acquise dans les pays occidentaux, mais surtout la mise en pratique de ce savoir scientifique, la poursuite de recherches une fois revenu au pays, ainsi que les conditions de vie et parfois le contexte politique, comme l’apparition du terrorisme en Algérie dans les années 90 ».

Du coup, insiste cet universitaire algérien installé depuis quarante ans en France, « il faut franchir un seuil critique en hommes, équipements, moyens financiers et surtout continuité politique, pour gérer ces intelligences et éviter la fuite des cerveaux ».

Denis SERGENT

Union pour la Méditerrannée: accord global sur Barcelone, le rôle de la Ligue arabe et d’Israël

MARSEILLE (AFP) — Un consensus global s’est dégagé mardi à Marseille, au cours d’une réunion ministérielle, pour que l’Union pour la Méditerranée siège à Barcelone et que la Ligue arabe en soit membre à part entière en contrepartie d’un secrétariat général adjoint pour Israël.Les pays de la rive sud ont finalement accepté que la siège de l’UPM aille à un pays du nord, obtenant en échange que le secrétariat général revienne à un pays du sud, selon des sources diplomatiques concordantes.

Au sein du secrétariat général, il a fallu créer cinq postes d’adjoints, dont un pour Israël, pour que la Ligue arabe soit acceptée comme membre à part entière de l’organisation.

“Il y a un accord sur tous les points”, a déclaré à la presse un diplomate proche de la présidence française de l’Union européenne, ajoutant: “L’annonce va être faite tout à l’heure”.

Selon une source diplomatique israélienne, “il y a un accord pour que le secrétariat général de l’Union pour la Méditerranée ait cinq adjoints : trois Européens et deux du sud, dont Israël”.

En contrepartie, Israël accepte que la Ligue arabe puisse participer à l’UPM en tant que membre à part entière, une demande des pays arabes.

“C’est un compromis”, a-t-on dit de même source, en estimant toutefois que “le processus de Barcelone ne peut jamais remplacer des négociations bilatérales directes” pour résoudre le conflit israélo-palestinien.

Israël devrait ainsi se retrouver au coeur du dispositif pour une période initiale de “deux ou trois ans”, éventuellement renouvelable, selon un autre diplomate israélien.

Le diplomate en chef de l’Union européenne Javier Solana s’était déclaré auparavant “heureux” de voir qu’un consensus s’était dégagé pour que Barcelone héberge le siège de l’UPM.

Les Espagnols ont insisté sur l’importance d’avoir le siège à Barcelone pour “garder un maillon” entre le Processus de Barcelone et l’Union pour la Méditerranée, selon une diplomate marocaine.

Ayant obtenu satisfaction, ils ont proposé que le titre officiel de l’organisation : “Processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée” devienne désormais “Union pour la Méditerranée” tout court, selon la même source.

Le chef de la diplomatie espagnole Miguel Angel Moratinos avait présenté début octobre la candidature de Barcelone, où a été lancé en 1995 le processus du même nom.

Tunis, pourtant soutenu par la présidence française, avait renoncé vendredi à sa candidature.

Les chefs de la diplomatie de l’Union européenne et du pourtour de la Méditerranée sont tombés assez rapidement d’accord sur le siège à Barcelone, mais ont eu davantage de mal sur le statut de la Ligue arabe.

“Tous les pays arabes ont dit qu’il fallait une participation pleine et entière de la Ligue arabe”, a dit la diplomate marocaine.

Traditionnellement, la Ligue arabe participait aux réunions des ministres des Affaires étrangères euro-méditerranéens, mais elle et les pays arabes n’en voulaient plus, au grand dam des Israéliens.

Le résultat de la réunion de Marseille peut être considéré comme positif, après des longs mois de blocage qui renvoyaient aux clivages ayant asphyxié le précédent partenariat euro-méditerranéen.

Le sommet de Paris du 13 juillet, qui avait donné naissance à l’UPM, avait déjà dû renvoyer à cette réunion toutes les questions de “gouvernance” sur lesquelles un compromis semblait difficile.

Mais au final, c’est la question de la “politisation” du processus de Barcelone et des risques de retomber dans les pièges du passé qui est de nouveau posée.

Un secrétariat général flanqué de cinq adjoints semble en effet à l’opposé de la structure légère et technique qui avait été souhaitée pour qu’elle puisse s’occuper des projets sans être gênée par le conflit israélo-palestinien.

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Premier forum sur la finance islamique à Alger

(Extrait de saphir news )


Entretien avec Zoubeir Ben Terdeyet, fondateur d’Isla-Invest et organisateur du forum

Encore peu développée en Algérie, la finance islamique tient pourtant son premier forum à Alger le mardi 4 novembre. Organisé par la société française Isla-Invest, il réunira notamment banquiers, financiers et juristes pour débattre des perspectives de la finance islamique sur les sols africain et européen. Son organisateur Zoubeir Ben Terdeyet présente à Saphirnews la situation algérienne dans ce domaine.

Saphirnews.: Il n’existe actuellement que deux banques islamiques en Algérie, pourquoi ?

Zoubeir Ben Terdeyet : La banque Al Baraka d’Algérie a été la première banque privée dans le pays en 1991 mais les événements qui ont touché l’Algérie, ont freiné durant plusieurs années le développement du secteur bancaire Algérien dans son ensemble.
Ce n’est que très récemment que de nouvelles banques ont commencé à s’implanter dans le pays car il suscite de grands intérêts pour les banques étrangères, du coup les demandes sont aujourd’hui trop nombreuses et il existe un syndrome « Khalifa » qui pousse la banque d’Algérie à être très prudente dans ces attributions d’agréments. D’autres banques islamiques ont fait des demandes d’agrément (Abou Dhabi Islamic Bank et Koweït Finance House, ndlr) , il faut attendre tout simplement les réponses mais nous pensons que ce marché se développera rapidement. La question est de savoir si des acteurs locaux lanceront un jour une banque islamique avec des capitaux à 100 % algériens.

Quels sont les freins internes au développement de la finance islamique ?

Z.B.T. : Les freins sont d’ordres psychologiques car il n’est pas évident d’accepter un nouveau système quand vous pensez que l’existant est unique et parfait. Aujourd’hui, la crise financière a remis en cause la suprématie du système conventionnelle.
Il faut ensuite que l’environnement réglementaire et fiscal soient adaptés. Il faut envoyer des signaux positifs aux investisseurs étrangers en essayant de mettre en place un système bancaire aux normes internationales. Car la finance islamique c’est avant tout de la finance classique mais avec le respect des critères de la charia et l’Algérie accuse un certain retard sur ses voisins Maghrébins. La bourse est quasi inexistante, le private equity* et l’asset management** sont peu pratiqués, enfin la non convertibilité de la monnaie est un frein.

Comment se développe la finance islamique dans le Maghreb ?

Z.B.T: Doucement mais sûrement. Au Maroc, on a pour l’instant proposé des produits alternatifs mais rien de plus. En Tunisie, Best Bank existe depuis 1983, Best Ré depuis plusieurs années, Noor vient d’y installer un bureau de représentation et une demande d’agrément vient d’être faite pour une banque universelle.
Des fonds d’investissement tel que GFH (Gulf Finance House, banque d’investissement islamique basée à Bahrein, ndlr) ont également de très grands projets au Maghreb tel que le projet de centre d’affaires pour 3 milliards de dollars à Tunis.

Si l’Algérie est en retard, pourquoi et comment faire d’Alger, le « hub de la finance islamique » ?

Z.B.T. : Le Maroc est le pays le plus en retard et non l’Algérie. La Tunisie est certes en avance mais son secteur bancaire conventionnel est très développé, la finance islamique ne sera pas stratégique au développement du secteur bancaire national.
Alors que l’Algérie avec ses deux banques et éventuellement deux autres, à une longueur d’avance en terme de banques 100% islamiques et pourrait créer de toute pièce un marché inter bancaire islamique.
Le pays doit construire un système financier de toute pièce, il serait beaucoup plus facile de construire deux systèmes en parallèle.
Si elle le décide, l’Algérie à les moyens financiers de construire un ” hub ” (centre, ndlr) financier à l’image de Bahrein car il s’agit de créer de tout pièce une zone financière, ce qui nécessite de lourds investissements financiers or seul elle au Maghreb aurait les moyens financiers de ses ambitions.

A qui profitent actuellement les deux banques islamiques présentes sur le territoire algérien, El Barak Bank et Al Salam Bank Algeria, et à qui vont-elles profiter ?

Z.B.T. : La banque Al salam n’a pas encore commencé son activité mais le modèle choisi est celui d’une banque universelle qui est tournée vers les particuliers et les entreprises. Al Baraka s’adresse également aux deux types de clientèles. Petite info qui a son importance, Al Baraka va se lancer avec FIDES dans le micro financement afin de stimuler l’entreprenariat.

* Private equity :participations dans le capital de petites et moyennes entreprises généralement non cotées.
** Asset management : gestion d’actifs.

Propos recueillis par Anissa Ammoura

Les fausses promesses de Sarkozy diluées à la conférence de l’UPM de Marseille

Après avoir été très imprudemment promis par le président français à l’Egypte de Hosni Moubarak et à la Tunisie de Zine el-Abidine Ben Ali, c’est finalement à un pays européen, l’Espagne de José Luis Zapatero, que revient le siège de l’Union Pour la Méditerranée. Selon Javier Solana, diplomate en chef de l’Union Européenne, le siège de l’UPM sera hébergé dans une ancienne résidence royale de Barcelone (histoire sans doute de revenir à son point de départ, Barcelone étant la ville où fut initié en 1995 le lamentable processus du même nom). Du coup, les heureux élus ont proposé que le titre officiel de l’alliance: “Processus de Barcelone / Union Pour la Méditerranée” soit transformé en un plus court “Union Pour la Méditerranée”.
Point sensible resté jusqu’alors en supens et inquiétant beaucoup les pays de la rive Sud, un mode de financement de l’UPM a également été trouvé. Une partie des fonds sera prélevé sur le budget communautaire auxquel seront ajoutés des contributions volontaires des Etats. Reste toutefois à en définir exactement les montants.
Mais c’est surtout entre Israël et la Ligue arabe que le point de tension diplomatique était le plus vif, avec au centre des discussions l’incontournable conflit israélo-palestinien. La Ligue arabe n’apprécie en effet guère la tentative française de normaliser comme si de rien n’était, via l’UPM, les relations israélo-arabes en dehors des résolutions de l’ONU et du Plan de paix qui a été adopté en 2002 à Beyrouth. Celui-ci comporte une résolution essentielle — confirmée encore lors du dernier sommet arabe de Ryad (Arabe Saoudite) — qui réclame l’évacuation des territoires palestiniens occupés illégalement par Israël depuis 1967 contre la normalisation des relations israélo-arabes. On en est encore loin. Par ailleurs, du côté israélien, on refusait que la Ligue arabe — 9 pays arabes plus les Palestiniens sont pourtant concernés — intègre l’UPM, arguant que ce membre entraverait à coup sûr les projets de coopération avec l’Etat juif. Finalement, un compromis a été obtenu, la Ligue arabe devenant membre à part entière de l’Union Pour la Méditerranée. En contrepartie de la présence de la Ligue arabe “à tous les niveaux d’activité” de l’UPM, Israël reçoit un siège permanent au Secrétariat général. Enfin, pour contenter tout le monde sur les questions de gouvernance, cinq secrétaires généraux ajoints — israélien, palestinien, italien, maltais et grec — sont en outre désignés pour trois ans, et deux pays — la France et l’Egypte — co-présideront l’ensemble pendant encore deux ans avant de transmettre le relais à d’autres Etats.

(Extrait de la république des lettres : Empoignades et compromis, conférence de l’UPM )


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Le Ministre Algérien des Transports espère encore une unité de montage des tramways en Algérie !

tramway-algerDans un article paru aujourd’hui dans le journal pro gouvernemental « El Moudjahid » le Ministre Amar Tou a évoqué un projet d’implantation d’une unité de montage des tramways  en Algérie,

le ministre a donc déclaré “qu’une réponse est toujours attendue de la part d’Alstom-Transport”, tout en considérant le projet comme “un facteur  appréciable d’intégration dans la dynamique globale du développement du pays  compte tenu de son impact prévisible dans la région du Maghreb et au niveau  africain”, souligne le ministère.

Voici chers amis et lecteurs un exemple qui montre encore une fois, comment les médiocres ministres Algériens gèrent les projets Algériens qui continuent de faire profiter  toutes les économies du Monde sauf celle du peuple Algérien .

Toujours donc en déphasage sur le plan décisionnel, et tout en inversant comme d’habitude l’ordre des choses .

Je rappelle donc qu’il s’agit de projets de Tramway confiés à ALSTOM pour plusieurs villes Algériennes, et qui sont déjà entamés, et maintenant le pauvre charlot de ministre s’attend à une réponse d’Alcatel .

Évidemment les choses n’auraient pas du se présenter de cette façon, au lieu de donner des projets, puis espérer une usine de montage des tramways après, il fallait tout simplement faire le contraire c’est à dire,  il fallait dire à ALSTOM, j’ai une douzaine de villes à équiper en Tramway, et si ces projets vous intéressent, vous devez vous engager à monter une usine de montage de Tramway en Algérie , sinon rien .

Avec une telle proposition, qui résume une vieille règle du donnant-donnant, ou en termes plus moderne de gagnant-gagnant, il paraît très évident qu’ALSTOM ne pourrait pas dire non, sinon il y aura d’autres constructeurs qui seraient prêts à prendre sa place, comme le canadien bombardier, ou les japonais .

ALSTOM a eu ses marchés sans condition préalable, et c’est foutu pour l’Algérie, et sauf miracle ou une décision politique Française, il n y aura pas d’usine de montage de tramways en Algérie, et ces tramways seront bien montés dans l’usine Espagnole d’ALSTOM comme prévu!!!

Manifestement, le premier critère pour être Ministre en Algérie, est d’être stupide, comme celui qui a décidé ces projets sans faire bénéficier l’industrie Algérienne d’une opportunité en Or pour exiger une implantation d’une usine de fabrication et montage de Tramways en Algérie!!!


PS: suite à une érreur de ma part, je vous prie de lire que le constructeur des Tramway est ALSTOM et non pas ALCATEL . Toutes mes excuses !

Yes, we can change : Obama relance l’espoir dans le Monde !

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« Extrait de cdurable.info »

Les Etats-Unis n’ont pas manqué leur rendez-vous avec l’histoire. Cette nuit, au terme d’une campagne interminable, Barack Obama est devenu le premier président noir du pays en remportant 349 grands électeurs (163 pour McCain). « Le changement arrive en Amérique », a-t-il lancé aux dizaines de milliers de personnes en liesse rassemblées à à Chicago. Et les a appelés à faire preuve d’esprit d’unité pour faire face aux défis qui attendent le pays : “La route qui nous attend est longue. Le chemin sera escarpé. Nous ne toucherons peut-être pas à notre but en un an, ou même en un mandat. Mais, Amérique, je n’ai jamais eu autant d’espoir que nous y arriverons.”

« Il a fallu longtemps. Mais ce soir, grâce à ce que nous avons accompli aujourd’hui et pendant cette élection, en ce moment historique, le changement est arrivé en Amérique », a-t-il lancé, depuis une tribune installée dans l’immense jardin public Grant Park, cerné de gratte-ciels illuminés au bord du lac Michigan.

« Si jamais quelqu’un doute encore que l’Amérique est un endroit où tout est possible, qui se demande si le rêve de nos pères fondateurs est toujours vivant, qui doute encore du pouvoir de notre démocratie, la réponse lui est donnée ce soir », a-t-il fait valoir, face à une foule électrisée, parsemée de pancartes « Yes we can » et de drapeaux américains.

« C’est votre victoire », a-t-il ajouté, avant d’être rejoint sur scène par la nouvelle First Lady, Michelle Obama, le futur vice-président des Etats-Unis, Joe Biden et leurs familles.

« Extrait de le Parisien »

Une victoire écrasante

Historique, la victoire de Barack Obama est aussi écrasante. Le candidat démocrate l’emporte avec 52% des suffrages, contre 47% pour son adversaire John McCain. Il obtient surtout 338 grands électeurs, ce qui est largement au-delà des 270 qui étaient suffisants pour lui ouvrir les portes de la Maison-Blanche. Au passage, les démocrates se sont assurés une confortable majorité lors des élections au Congrès américain.

Dans le même temps, la majorité démocrate du Sénat et de la Chambre des représentants a été renforcée de façon significative par rapport à celle qu’ils avaient acquise aux dernières élections de mi-mandat en 2006. Pour la première fois depuis 1992, les démocrates contrôlent ainsi la Maison-Blanche et les deux chambres du Congrès.

Les larmes de la fille de Martin Luther King

«C’est une élection historique», a clamé Barack Obama lors de son discours de cette nuit, à Chicago. «Je reconnais la signification particulière qu’elle a pour les Noirs américains, la fierté qui doit être la leur ce soir.»

Cette fierté est bien entendu partagée par les grandes voix de cette communauté. Premier président noir d’Afrique du Sud, Nelson Mandela a félicité Barack Obama. La preuve, selon lui, que tout le monde peut «rêver» de changer le monde. Un peu plus tôt, c’est la fille de Martin Luther King, Bernice King, qui avait salué l’élection du candidat démocrate. «Je sais que mon père aurait été fier de l’Amérique pour cela. Cela veut dire que le travail pour lequel mon père et ma mère se sont sacrifiés n’a pas été vain. J’étais très émue et j’ai pleuré.»

McCaine reconnait sa défaite et salue celle d’Obama

John McCain a reconnu sa défaite devant ses partisans rassemblés à Phoenix (Arizona, sud-ouest). “Cet échec est le mien, pas le vôtre”, a dit le sénateur de l’Arizona, accompagné de sa femme Cindy et de sa colistière Sarah Palin. “C’est une élection historique”, a-t-il poursuivi. “Je reconnais la signification particulière qu’elle a pour les Noirs américains, la fierté qui doit être la leur ce soir”.




Cette victoire a été saluée à travers le monde comme un signe de “changement et d’espérance” par les alliés traditionnels de Washington mais aussi dans le camp le plus hostile à l’hégémonie américaine. Les géants asiatiques, la Chine et l’Inde, ont exprimé l’espoir que leurs relations avec la première puissance mondiale s’élèvent à “un nouveau niveau” tandis que l’Europe était unanime à se réjouir, Russie exceptée. Le président français Nicolas Sarkozy a ainsi déclaré que la victoire de M. Obama soulevait “un immense espoir”. Au Kenya, le président Mwai Kibaki a décrété jeudi jour férié afin de célébrer “l’exploit historique” de Barack Obama, dont le père était kényan.

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Discours de Barack Hussein OBAMA président des USA

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Discours de Barack Obama, président élu des Etats Unis ( juste après sa victoire) .

Traduction parue dans le site ouestaf.com

“Si jamais quelqu’un doute encore que l’Amérique est un endroit où tout est possible, qui se demande si le rêve de nos pères fondateurs est encore vivant, qui doute encore du pouvoir de notre démocratie, la réponse lui est donnée ce soir.
C’est la réponse dictée par les files d’attente devant les écoles et les églises, d’une ampleur que le pays n’a jamais connue, par les personnes qui ont attendu trois à quatre heures, la plupart pour la première fois de leur vie, parce qu’elles croyaient que ce moment devait être différent, et que leur voix pouvait être cette différence.
C’est la réponse que donnent jeunes et vieux, riches et pauvres, démocrates et républicains, Noirs, Blancs, Latinos, Asiatiques, Indiens, gays, hétéros, handicapés et non handicapés– des Américains qui ont signifié au monde que nous n’avons jamais été un assemblage d’Etats rouges et bleus, mais que nous serons toujours les Etats-Unis d’Amérique.
Cette réponse conduit ceux qui ont été décrits comme des personnes pétries de cynisme, qui craignaient et qui doutaient de ce que nous pouvions faire, à diriger le cours de l’histoire vers l’espoir de jours meilleurs.
Il a fallu longtemps. Mais ce soir, grâce à ce que nous avons accompli aujourd’hui et pendant cette élection, en ce moment historique, le changement est arrivé en Amérique.
Je viens juste de recevoir un appel courtois du Sénateur McCain. Il a mené une dure et longue bataille, d’autant plus dure et longue qu’il adore ce pays. Il a enduré des sacrifices pour l’Amérique que la plupart d’entre nous ne peut même pas imaginer. Nos vies ont été améliorées grâce aux services rendus par ce dirigeant courageux et désintéressé . Je le félicite lui et le Gouverneur Palin pour ce qu’ils ont accompli, et je suis impatient de travailler avec eux pour renouveler ce pays dans les mois à venir.
Je voudrais remercier mon partenaire dans ce voyage, un homme qui a fait campagne avec son coeur et qui a parlé pour les hommes et les femmes avec qui il a grandi dans les rues de Scranton, et avec qui il a pris le train pour rentrer dans le Delaware, le Vice-président des Etats-Unis, Joe Biden.
Je ne serais jamais là ce soir sans le soutien indéfectible de celle qui est ma meilleure amie depuis les seize dernières années, le pilier de notre famille et l’amour de ma vie, la prochaine Première dame de notre nation : Michelle Obama. Sasha et Malia, je vous aime et vous avez gagné un nouveau chiot qui viendra avec nous à la Maison Blanche. Et même si elle n’est plus avec nous, je sais que ma grand-mère est présente, tout comme la famille qui a fait de moi ce que je suis. Ils me manquent ce soir et je sais que ma dette envers eux est incommensurable.
A mon directeur de campagne David Plouffe, à mon conseiller en stratégie David Axelrod, et à la meilleure équipe jamais réunie dans l’histoire de la politique – vous avez fait en sorte que cela arrive et je vous suis redevable pour toujours des sacrifices que vous avez concédés pour y arriver.
Mais avant tout, je n’oublierai jamais que cette victoire vous appartient. Je n’étais pas le candidat le plus évident pour ce poste. Nous n’avons pas commencé avec beaucoup d’argent ni avec beaucoup d’appuis. Notre campagne n’a pas éclos dans les halls de Washington – elle a commencé dans les arrière-cours de DesMoines, dans les salons de Concorde et sur les porches de Charleston.
Cette campagne a été menée par des travailleurs et des travailleuses qui ont pioché dans le peu d’économies qu’ils avaient pour donner cinq, dix, vingt dollars pour cette cause. Elle a gagné en force grâce aux jeunes qui ont rejeté le mythe de l’apathie de leur génération, qui ont quitté leurs maisons et leurs familles pour des emplois qui leur offraient peu d’argent et peu de sommeil, grâce aux personnes pas si jeunes qui ont défié le froid et la chaleur pour frapper aux portes de parfaits inconnus, grâce aux millions d’Américains volontaires qui se sont organisés et qui ont prouvé que plus de deux siècles plus tard , le gouvernement pour le peuple et par le peuple n’a pas péri. C’est votre victoire.
Je sais que vous ne l’avez pas fait juste pour gagner une élection.
Vous l’avez fait car vous comprenez l’immensité de la tâche qui nous attend. Parce qu’à l’heure où nous célébrons la victoire ce soir, nous savons que les défis de demain sont les plus importants de notre existence – deux guerres, une planète en péril, la plus grave crise financière depuis un siècle. En ce moment même, nous savons qu’il y a de courageux Américains qui se réveillent dans les déserts d’ Irak et dans les montagnes d’Afghanistan pour risquer leurs vies pour nous. Il y a des pères et des mères qui passent des nuits blanches après avoir couché leurs enfants et qui se demandent comment ils pourront payer leur emprunt, les honoraires du médecin, ou comment ils pourront économiser assez pour les études. Il y a une nouvelle énergie à exploiter et de nouveaux emplois à créer, de nouvelles écoles à construire, de nouvelles menaces auxquelles il faudra faire face et des alliances à reconstruire.
La route sera longue. Le chemin sera escarpé. Nous n’atteindrons peut-être pas notre but en un an ou même en un mandat, mais il n’y a jamais eu autant d’espoir que ce soir, et le peuple américain y arrivera.
Il y aura des revers et des faux départs. Nombreux sont ceux qui ne seront pas d’accord avec chaque décision que je prendrai en tant que président et nous savons que le gouvernement ne peut résoudre tous les problèmes. Mais je serai toujours honnête avec vous quant aux défis auxquels nous sommes confrontés. Je vous écouterai, particulièrement lorsque nous serons en désaccord. Et par-dessus tout, je vous demanderai de me rejoindre pour reconstruire cette nation de la seule manière possible en Amérique depuis 221 ans : bloc par bloc, brique par brique, avec nos mains calleuses.
Ce qui a commencé il y a 21 mois dans les profondeurs de l’hiver ne doit pas s’achever durant cette nuit d’automne. Cette seule victoire n’est pas ce que nous cherchons – c’est notre seule opportunité pour créer ce changement. Et cela ne peut pas arriver si nous retournons en arrière. Cela ne pourra pas arriver sans vous.
Alors faisons appel à un nouvel esprit de patriotisme, de service et de responsabilité où chacun d’entre nous s’attèlera à travailler dur et à s’occuper non seulement de sa personne, mais aussi des autres. Rappelons nous que si cette crise financière nous a bien appris une chose, c’est que Wall Street ne peux pas s’enrichir pendant que d’autres souffrent – dans ce pays, nous nous élevons et nous tombons comme une seule nation, comme un seul peuple.
Résistons à la tentation de retomber dans le même esprit partisan, mesquin et immature qui a empoisonné notre vie politique pendant si longtemps. Rappelons-nous qu’il y avait un homme de cet Etat qui a d’abord porté les couleurs du Parti républicain à la Maison Blanche – un parti fondé sur les valeurs d’indépendance, de liberté individuelle, et d’unité nationale. Ce sont des valeurs que nous partageons et tandis que le Parti démocrate a remporté une grande victoire ce soir, nous y sommes parvenus grâce à une bonne dose d’humilité et de détermination pour mettre fin aux divisions qui ont retardé notre progrès. Comme Lincoln le disait à une nation bien plus divisée que la nôtre : “Nous ne sommes pas ennemis, mais amis… La colère a affaibli nos liens d’affection, mais elle ne doit pas les rompre”. A tous ces Américains dont je n’ai pas encore le soutien, je n’ai peut-être pas remporté votre vote, mais je vous entends, j’ai besoin de votre aide, et je serai également votre président.
Et à tous ceux qui nous regardent par delà nos côtes, depuis des parlements et des palaces, à ceux qui sont rassemblés autour de radios dans les coins perdus de notre monde – nos histoires sont particulières, mais notre destin est partagé et l’aube d’une nouvelle direction américaine est à portée de main. A ceux qui veulent démolir ce monde : nous vous vaincrons. Et à ceux qui se demandent si le phare de l’Amérique brille toujours, ce soir nous vous prouvons une fois encore que la force de notre nation ne vient pas de la puissance de nos
armes ou de l’étendue de notre richesse, mais du pouvoirs de nos idées: la démocratie, la liberté, l’opportunité et l’ espoir inflexible. C’est là qu’est le vraie génie de l’Amérique et c’est pour cela que le pays peut changer. Notre Union peut être parfaite. Et ce que nous avons déjà accompli nous donne l’espoir nécessaire pour ce que nous avons à accomplir demain.
Cette élection est faite de plusieurs histoires qui seront racontées durant des générations. Ce soir, je pense à cette femme qui a voté à Atlanta. Elle ressemble beaucoup aux millions d’autres qui ont fait la queue pour faire entendre leur voix dans cette élection à un point près – Ann Nixon Cooper a 106 ans. Elle est d’une génération née juste après l’esclavage. A une époque où quelqu’un comme elle ne pouvait pas voter pour deux raisons : parce que c’était une femme et à cause de la couleur de sa peau. Et ce soir je pense à tout ce qu’elle a vu à travers le siècle aux Etats-Unis – la douleur et l’espoir, la lutte et le progrès, les moments où on nous disait que nous n’y pouvions rien, et les personnes qui ont persévéré avec ce crédo : Oui nous le pouvons.
Un homme a touché la lune, un mur est tombé à Berlin, il y a eu un lien entre la science et l’imagination. Et cette année, lors de cette élection, elle a touché du doigt un écran et a voté, parce qu’après 106 ans en Amérique, après les meilleurs moments et les heures les plus noires, elle sait que l’Amérique peut changer. Oui nous pouvons.
Amérique, nous sommes allés si loin. Nous avons vu tant de choses. Mais il y a encore tant à faire. Alors ce soir demandons-nous – si nos enfants devaient vivre le siècle prochain, si mes filles étaient assez chanceuses pour vivre aussi longtemps qu’Ann Nixon Cooper, quels changements verraient-elles ? Quels progrès aurons nous accompli ?
Nous avons l’opportunité de répondre à cette question. C’est notre moment. Le temps est venu de remettre les personnes au travail et d’ouvrir les portes de l’opportunité pour nos enfants, de rétablir la prospérité et d’encourager la paix, de se réapproprier le rêve américain et de réaffirmer la vérité fondamentale : nous ne sommes qu’un, tandis que nous respirons, nous espérons et quand nous ferons face au cynisme, au doute et à ceux qui nous disent que nous ne pouvons pas, nous répondrons avec ce crédo intemporel qui résume l’esprit du peuple : Oui nous pouvons.
Merci, Dieu vous bénisse, Dieu bénisse les Etats-Unis d’Amérique.” //Fin//

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Oui, nous (citoyens) pouvons faire changer les choses !

dz_dpChers amis et lecteurs Bonjour ou Bonsoir, selon le lieu où vous êtes . Que dire de cet événement concernant l’élection de Barack Obama ? je pense que toute personne censée ne peut que s’arrêter un moment pour se rappeler que ce brave Monsieur qui est né un jour de 1961 d’un père Musulman Kenyan et d’une maman Blanche Américaine vient d’accomplir un parcours atypique et de quelle façon ? en réussissant tout simplement l’impensable, de devenir le quarante quatrième président Américain .

Qui aurait cru qu’un jour ce fils d’émigré puisse chambouler l’histoire des Etats unis d’Amérique en réussissant à mobiliser autours de son idée de changement le peuple qui a accueilli autre fois son père ?

Le peuple Américain dans sa grande majorité vient de dire oui à cette idée de changement d’Obama !

Chers amis et lecteurs et surtout les Algériens, je voudrais vous dire qu’Obama est avant tout quelqu’un de notre génération de l’après indépendance Algérienne . A un an près, il donne un grand espoir à nous tous qui sommes nés après 1962, et qui vient de nous démontrer que l’avenir nous appartient, et que le changement en Algérie que nous appelons de tous nos vœux est un combat long, difficile, légitime , mais réalisable .

“ yes, we can change “ ( oui nous pouvons faire changer les choses ) disait le message d’OBAMA, et aujourd’hui son message vient d’être entendu par tous les Américains, et demain il sera entendu par le peuple Algérien .

  • La médiocrité dans la gestion des affaires ne pourrait jamais assurer l’avenir des Algériens,
  • la corruption pour contourner les lois et faire gagner plus facilement ne pourrait jamais assurer l’avenir des Algériens,
  • Les marchés en gré à gré, et les braderies des fondamentaux économiques stratégiques de l’Algérie ne pourront jamais assurer l’avenir des Algériens,
  • L’entretien privilégié d’une catégorie d’Algériens, et les élever comme des tuteurs du peuple Algérien, n’est ni juste, ni acceptable, et ne pourrait jamais assurer l’avenir des Algériens,
  • …..

Oui l’Algérie a besoin de changement, oui l’Algérie a besoin d’être assaini de ses fléaux dévastateurs qui gangrènent sa société et son économie,

Oui l’Algérie a besoins de nouveaux hommes et de nouvelles femmes, compétents, dévoués, intègres, et capables de mener le peuple Algérien vers les victoires du Monde libre et Moderne .

Ces victoires sont d’abord notre développement économique qui doit améliorer nettement la vie sociale des Algériens par le travail qualifié, bien payé, et qui donne le pouvoir à chaque citoyen de consommer et accroître son économie locale .

Ce ne sont pas les monuments religieux, ni les grandes commandes d’importations au détriment de la production locale, ni les chantiers d’aménagement confiées en clef en mains aux étrangers qui pourraient assurer un quelconque développement à l’Algérie, mais c’est d’abord la réflexion savante et claire , et le projet ambitieux qui explique aux citoyens ce qu’ils sont actuellement , et comment vont-ils évoluer dans le futur, et par l’investissement dans le potentiel humain pour créer une synergie économique autours du citoyen, et en tissant des passerelles avec tout le reste des Algériens dans le Monde .

Oui l’Algérie manque cruellement de projet mobilisateur, qui économise les richesses Algériennes, et qui débloque les énergies du travail, de la recherche, et du développement .

L’avenir des Algérien dépend des Algériens, et je suis profondément convaincu que l’espoir de l’Algérie viendra des Algériens de l’étranger qui sont arrivés aux summums de la recherche, de la production, des finances, de l’industrie…. Et qui pourraient être demain la locomotive du développement Algérien, mais pour cela l’Algérie a besoin d’un dirigeant qui leur fait confiance et qui fait appel à leur compétences .

Oui nous avons besoin de changement, de nos dirigeants, de nos mentalités, de nos méthodes de travail,

Oui nous avons besoin de la richesse et du savoir de tous les Algériens, et nous avons besoin d’une justice pour tous, et surtout d’avoir confiance dans son propre pays, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui .

L’Algérie d’abord, c’est le début de notre changement , et c’est en Avril 2009 qu’il faut revendiquer et qu’il faut concrétiser, et c’est pour cela qu’il faudrait oublier l’abstention et voter massivement pour le changement en Algérie, tout en surveillant les urnes !

Emir Abd el-Kader, le premier Algérien à Lyon

Le Lyonnais Christian Delorme vient de publier un livre sur l’émir Abd el-Kader, fondateur de l’Etat algérien qui est passé à Lyon au cours de la première fête des Lumières en 1852.

Pourquoi ce livre sur Abd el-Kader ?
Christian Delorme : Parce que c’est un personnage qui me touche depuis longtemps. Pour la plupart des gens, aussi bien en France qu’en Algérie, l’émir Abd el-Kader est d’abord l’homme qui a dirigé la résistance algérienne au cours de l’invasion française dans les années 1830. Mais pour les Algériens, l’émir est aussi le fondateur de l’Etat algérien moderne. Car pendant cette résistance, il va créer une armée, une administration, une monnaie… C’est donc le père de la nation algérienne.
Mais c’était d’abord un chef de guerre ?
Le terme est un peu fort. Comme Jean Moulin ou de Gaulle, l’émir est plutôt une figure de la résistance. Mais il va être obligé de se rendre car l’armée française est beaucoup trop puissante. En plus, Abd el-Kader va être trahi par la plupart des tribus qu’il pensait fédérer. Il ne pouvait donc pas gagner… Il va alors entamer la deuxième partie de sa vie, la plus importante pour moi : celle d’un homme d’études et de prières.
Un résistant qui devient religieux, c’est contradictoire !
Non, car il est issu de la noblesse religieuse. Sa famille descend même du prophète Mahomet par sa fille Fatima. Mais il va devoir, malgré lui, jouer un rôle militaire face à l’absence d’une noblesse d’épée en Algérie. Du coup, après s’être rendu, il va reprendre ses études et devenir un grand savant religieux et un mystique.
Pourquoi ce passage à Lyon ?
En fait, lorsque Abd el-Kader se rend, les Français l’autorisent à s’exiler au Proche-Orient. Mais la monarchie de Juillet est alors renversée et la 2e République proclamée. Du coup, l’émir est emprisonné en France. Ce n’est qu’en octobre 1852, cinq ans plus tard, qu’il est libéré par le premier président de la République française : Louis Napoléon Bonaparte qui deviendra l’empereur Napoléon III le 2 décembre au cours d’une cérémonie à laquelle assiste Abd el-Kader. Et c’est sur le chemin de son exil en passant par Marseille qu’il va traverser Lyon. Une ville où il n’avait pas l’intention de s’arrêter.
Alors pourquoi il s’arrête à Lyon ?
C’est le maréchal de Castellane, le gouverneur de Lyon à cette époque, qui l’invite à assister à une parade militaire. Un haut gradé qui admire Abd el-Kader qu’il considère comme un chef de guerre loyal. Du coup, l’émir va passer une journée à Lyon. Et, par hasard, c’est ce jour-là, le dimanche 12 décembre 1852, qu’ont lieu les festivités officielles pour inaugurer la statue de la Vierge dorée qui vient d’être installée au sommet de la basilique de Fourvière.
Comment réagit l’émir ?
Les journaux de l’époque expliquent qu’il s’est promené en calèche dans les quartiers de Lyon et qu’il a été émerveillé par cette ville illuminée en l’honneur de Marie. Une fête religieuse qui l’aurait marqué puisqu’il aurait lancé au moment de son départ : “C’est aux prières de son clergé que la France devra son salut.”
24 heures à Lyon, c’est court pour en faire un livre !
Jean-Paul II a passé encore moins de temps à Lyon et on a bien écrit des livres sur cette visite ! Mais surtout, j’avais envie d’écrire sur la figure d’Abd el-Kader qui me touche depuis longtemps. Car il a combattu la France avant d’en devenir un grand ami. Mais surtout Abd el-Kader est le précurseur musulman du dialogue interreligieux. Il considérait en effet que les chrétiens et les juifs devaient être respectés. En Algérie comme en France il était d’ailleurs en contact avec des évêques. Il a ensuite accueilli chez lui et protégé de nombreux chrétiens maronites qui allaient se faire massacrer à Damas en 1860. Ce qui lui vaudra une reconnaissance internationale.
L’héritage d’Abd el-Kader aujourd’hui ?
C’est une figure de référence dont nous avons besoin aujourd’hui, surtout entre la France et l’Algérie. Deux pays marqués par une histoire et un destin communs mais dont les relations sont faites d’amour et de haine. C’est d’ailleurs aussi pour ça qu’il était important qu’une place Emir Abd el-Kader soit inaugurée à Lyon. Ce qui vient d’être fait dans le quartier de la Guillotière. En effet, il faut rappeler que près de 10 % de la population de l’agglomération a des racines algériennes.
Une immigration qui a été lancée par ce passage d’Abd el-Kader ?
Non, mais Abd el-Kader a été le premier Algérien à laisser une trace à Lyon. Avant lui, des colporteurs kabyles sont sans doute venus vendre des bijoux, des tapis, à partir des années 1830. Et après lui, des soldats algériens sont passés, dont certains ont été convertis au christianisme. L’un d’eux est même devenu le filleul de l’industriel François Gillet ! Mais c’est surtout au début du XXe siècle que l’immigration algérienne va débuter à Lyon.
Il y a des héritiers d’Abd el-Kader ?
Je n’en suis pas sûr. Depuis le début du XXe siècle, le monde arabe a du mal à laisser émerger des grandes figures spirituelles et humanistes. Mais, heureusement, aujourd’hui en Algérie et en France, on s’intéresse à Abd el-Kader et à ses écrits. C’est donc un personnage d’avenir.

Extrait de Lyon Mag

Propos recueillis par Laurent Sévenier

“L’émir Abd el-Kader à Lyon” de Christian Delorme. 94 pages, Ed. Mémoire active. 20 euros.

l’écrivain Yasmina Khadra dénonce et fustige l’opposition et le pouvoir Algérien

khadra« Ma probité intellectuelle n’est pas négociable ». Ainsi s’exprimait, au soir de décembre 2007, dans les colonnes du Quotidien d’Oran, l’écrivain Yasmina Khadra. Nommé quelques semaines plus tôt à la tête du Centre culturel algérien – institution officielle s’il en est -, l’ancien officier de l’armée pestait, à l’époque, contre ceux qui l’accusaient d’avoir troqué son statut de contestataire contre un costume de « diplomate assimilé ».

Dans une interview accordée de fraîche date à l’Humanité, l’auteur de « Ce que le jour doit à la nuit » (Julliard) se livre à une critique au mortier. Recueillis à la veille du 54e anniversaire du 1er Novembre 1954, ses propos sont du genre à lui valoir une réplique enflammée de la « famille révolutionnaire ».

Sur le ton de « L’indépendance confisquée », le témoignage écrit par Ferhat Abbas au soir de sa vie, l’écrivain n’y va pas de main morte. « L’indépendance n’a pas tenu sa promesse de partage », tonne-t-il. A l’origine de son feu nourri contre le bilan de l’Algérie post-indépendance une question du journal communiste.

Quel lien fait Yasmina Khadra entre la page coloniale et la tragédie des années 1990 ? « Je ne peux pas dire que le colonialisme est responsable des dérives que connaît l’Algérie d’aujourd’hui. C’est surtout la désillusion, l’immense déception qui a conduit ce pays dans le cauchemar. Le seul trait commun entre l’Algérie coloniale et l’Algérie contemporaine est peut-être l’inégalité ».

Propos rarement sinon jamais entendus dans la bouche d’un responsable nommé par un acte officiel (décret ou arrêté), les mots du directeur du CCA vont en s’embrasant. « La nomenklatura, les apparatchiks, le népotisme ont permis le brutal enrichissement d’une minorité, tandis que la majorité est restée à croupir dans la misère ».

« Du coup, poursuit le directeur-écrivain sur sa lancée, les Algériens n’ont pas eu le sentiment d’appartenir à une nation. A leurs yeux, le colonialisme n’a fait que changer de tête. A la place de monsieur Pierre est venu monsieur Mustapha ».

Cette évolution a « fragilisé la nation » au risque de l’exposer « à n’importe quel vent de colère ». L’islamisme, qui a soufflé violemment sur le pays dans les années 1980 et 1990, « n’est rien d’autre qu’un immense vent de colère qui s’est engouffré dans les esprits, emportant des jeunes, parfois admirables, sur les sentiers de la perdition ».

« Aujourd’hui encore, les jeunes ne comprennent pas qu’un pays aussi riche que l’Algérie puisse produire des pénuries, des carences, des exclusions, une bureaucratie paralysante, une corruption tentaculaire. Et c’est incompréhensible », dit l’auteur de « Ce que le jour doit à la nuit ».

Saluant l’ »opposition authentique » et les « engagements véritables » qui s’étaient érigés contre l’intégrisme au début des années 1990, Yasmina Khadra déplore l’essoufflement actuel.

« Avec le temps, cette ferveur, cette volonté, cette résistance se sont effilochées ».

La raison tient au fait que les forces qui portaient le combat anti-islamiste « se sont diluées à leur tour dans la prédation ».

Autant que le pouvoir, l’écrivain assène un violent coup contre « ce qu’on appelle aujourd’hui « opposition en Algérie » ». Celle-ci, accuse-t-il, est « constituée de prédateurs, qui pensent que les partis ne servent pas à défendre des idées, mais à assurer une rente aux membres de leurs bureaux politiques. D’un seul coup, toutes les voix se sont tues. C’est qu’on ne parle pas la bouche pleine ».

S. Raouf du Quotidien d’Oran

L’INTERVIEW

Après une trilogie consacrée à la Palestine, à l’Irak puis à l’Afghanistan contemporains, Ce que le jour doit à la nuit plonge le lecteur dans l’Algérie coloniale. Pourquoi ce retour en Algérie et cette remontée dans le temps ?

Yasmina Khadra. C’est un retour naturel. Je suis algérien, j’aime ce pays et j’ai toujours voulu le chanter, dans la douleur comme dans la joie, dans l’espérance comme dans le désarroi. Ce pays qui m’est cher est la patrie de toutes mes inspirations.Si je suis allé du côté du monde arabo-musulman, c’était pour lutter contre la désinformation et la manipulation politiques qui nous font passer pour des êtres barbares. Cette vision, aujourd’hui dominante, occulte tout ce que les Arabes et les musulmans ont apporté à la civilisation d’aujourd’hui. Il fallait absolument réagir. D’autant qu’aucun écrivain, aucun intellectuel n’avait jusqu’ici jugé utile de calmer les esprits en apportant un éclairage raisonnable sur cette nébuleuse que l’on appelle « intégrisme ».

Ce livre a un parfum implicite de dialogue avec Albert Camus. Quel est votre rapport à cet écrivain ?

Yasmina Khadra. C’est d’abord un rapport affectif. Même si Camus est très controversé chez nous, j’ai, pour ma part, toujours recherché où était son génie, et non sa faiblesse. Ce que j’aime, chez lui, c’est la sincérité. Son regard ne fut pas toujours lucide, mais jamais il ne manqua de sincérité. Camus, c’était cet amour inconditionnel, pas toujours partagé, mais sincère et profond, pour l’Algérie. Ce que je regrette, c’est ce regard fantasmatique qu’il a parfois porté sur ce pays. Il a décrit l’Algérie telle qu’il la voyait, et non telle qu’elle était véritablement. C’est un peu cela qui, depuis des années, m’a fait porter l’histoire que je raconte dans Ce que le jour doit à la nuit. Je voulais répondre à Camus, mais c’était mon maître. Il m’a donc fallu attendre d’être plus âgé que lui pour acquérir une certaine assurance. Ma notoriété m’a encouragé à assumer cette prétention, celle de répondre à mon maître. Je me suis dès lors senti capable de raconter « notre » Algérie. L’Algérie telle qu’elle fut, avec ses splendeurs et ses laideurs, ses moments de joie et ses tragédies.

Vous nous parlez dans ce livre de déchirement identitaire, individuel et collectif. Pourquoi l’Algérie n’a-t-elle jamais su assumer les multiples facettes de son identité ?

Yasmina Khadra. Parce qu’elle n’a jamais su partager. Des colons avides, boulimiques, se sont enrichis, incapables d’empathie et de compassion à l’endroit de ceux qui les servaient. Paradoxalement, les autochtones, ceux qui auraient dû être les premiers bénéficiaires des richesses de ce pays, ont été complètement dépossédés. Cette cupidité et cette morgue coloniales ont conduit à une guerre épouvantable qui a chamboulé les rapports humains et poussé à l’exil d’authentiques Algériens.

Vous décrivez une fracture entre les communautés qui ne se réduit pourtant pas, dans le contexte colonial, à une fracture sociale…

Yasmina Khadra. Les rapports humains étaient fondés sur des rapports de forces, sur l’exercice de la domination. Cette domination a conduit à la spoliation, à l’exploitation, à l’expropriation, à l’exclusion. La néantisation d’une partie de la population a conduit les êtres néantisés à s’affirmer. Ils étaient bel et bien là, avec leurs souffrances, leurs attentes, leur colère en gestation. Un jour, cette colère a trouvé un exutoire : la guerre d’indépendance. Les cohabitations, l’entente entre personnes issues de différentes communautés, les mariages mixtes ont existé, mais c’était marginal. Au cinéma, lors des actualités, il y avait cette propagande, cette démagogie, qui présentait l’Algérien autochtone comme une espèce de faire-valoir. Qu’il passe dans la rue,ou qu’il soit attablé à une terrasse d’un café face à un colon, c’était présenté comme une immense faveur qu’on lui accordait. Il y avait trop de condescendance, trop d’hypocrisie démagogique. Cela ne pouvait pas durer.

Cette condition du colonisé renvoie donc à l’humiliation, sujet majeur, obsessionnel de vos romans…

Yasmina Khadra. Je parle moins d’humiliation, ici, que de spoliation, d’exploitation forcenée de l’homme par l’homme, de déchéance et de misère. Mon personnage n’est pas humilié. Au contraire, il souffre d’un déchirement entre deux univers. Celui du confort dans lequel il baigne et celui de la misère dans laquelle se dilue son propre peuple. Ce livre raconte surtout l’histoire d’un gâchis. Cette terre était prête à accueillir toutes les joies du monde. C’était une patrie merveilleuse, fascinante et généreuse. Mais des hommes ne mesuraient pas le privilège qu’ils avaient de vivre sur cette terre. Repliés sur leurs communautés, par une sorte d’instinct grégaire, ils ont cru pouvoir réduire un pays à leur propre univers clos sur lui-même. Ils ont dressé des remparts autour d’eux. Ils sont devenus otages de leur cage dorée. Cette cage les empêchait d’aller vers les autres et de s’enrichir d’eux.

Quels liens faites-vous entre cette histoire et la tragédie dans laquelle l’Algérie contemporaine n’en finit plus de se débattre ?

Yasmina Khadra. Je ne peux pas dire que le colonialisme est responsable des dérives que connaît l’Algérie d’aujourd’hui. C’est surtout la désillusion, l’immense déception qui a conduit ce pays dans le cauchemar. Le seul trait commun entre l’Algérie coloniale et l’Algérie contemporaine est peut-être l’inégalité. L’indépendance n’a pas tenu sa promesse de partage. La nomenklatura, les apparatchiks, le népotisme ont permis le brutal enrichissement d’une minorité, tandis que la majorité est restée à croupir dans la misère. Du coup, les Algériens n’ont pas eu le sentiment d’appartenir à une nation. À leurs yeux, le colonialisme n’a fait que changer de tête. À la place de monsieur Pierre est venu monsieur Mustapha.C’est cela qui a fragilisé la nation. Et lorsqu’une nation est fragile, elle est à la merci de n’importe quel vent de colère. L’islamisme n’est rien d’autre qu’un immense vent de colère qui s’est engouffré dans les esprits, emportant des jeunes, parfois admirables, sur les sentiers de la perdition. Aujourd’hui encore, les jeunes ne comprennent pas qu’un pays aussi riche que l’Algérie puisse produire des pénuries, des carences, des exclusions, une bureaucratie paralysante, une corruption tentaculaire. Et c’est incompréhensible. Nous avons tout pour être heureux et nous nous rackettons mutuellement. Nous nous interdisons l’accès à la fête, à l’ambition, au travail.

Dans les années quatre-vingt-dix, la société civile algérienne s’est élevée contre l’islamisme. Que reste-t-il, aujourd’hui, de cette résistance ?

Yasmina Khadra. Je ne suis pas d’accord avec cette vision. Au contraire, la société civile, au départ, a adhéré tout entière à ce vent de colère. Cela répondait à une profonde aspiration au changement, contre les satrapes qui dominaient ce pays. Par la suite, la société algérienne a compris que ce vent de colère était beaucoup plus nuisible, beaucoup plus injuste que les dictateurs et les voleurs. Les Algériens se sont alors demandé s’il n’était pas préférable d’avoir à faire à des voleurs plutôt qu’à des criminels. Ccela qui a poussé certains, d’un seul coup, à se reprendre en main et à s’opposer à l’islamisme. Mais cette résistance de la société civile, c’est vrai, a existé dans les années quatre-vingt-dix. Il y avait une opposition authentique, des engagements véritables. Il y avait une crédibilité du combat engagé contre l’extrémisme. Et puis je ne sais pas ce qui s’est passé. Avec le temps, cette ferveur, cette volonté, cette résistance se sont effilochées. Les forces qui les portaient se sont diluées à leur tour dans la prédation. Ce que l’on appelle aujourd’hui « opposition » en Algérie est constitué de prédateurs, qui pensent que les partis ne servent pas à défendre des idées, mais à assurer une rente aux membres de leurs bureaux politiques. D’un seul coup, toutes les voix se sont tues. C’est qu’on ne parle pas la bouche pleine.

Il existe, chez certains, une tentation de rapprochement, voire d’alliance avec l’islamisme, au nom du combat contre l’impérialisme américain. Qu’en pensez-vous ?

Yasmina Khadra. Cela n’a pas de sens. Le combat contre l’impérialisme, ce n’est surtout pas l’islamisme. L’islamisme, lui, combat la quiétude humaine. C’est la rage qu’inspire le bonheur apparent à des gens hostiles au bonheur des autres. Le problème des progressistes d’aujourd’hui, c’est qu’ils sont englués dans la gesticulation politicienne. Nous protestons, mais nous n’apportons rien. Que proposons-nous comme alternative ? Rien. L’absence outrageuse de projets ridiculise les oppositions. Pourtant toutes les colères devraient s’inscrire dans un programme. Faute de quoi elles deviennent des colères nuisibles. Les colères rédemptrices s’articulent autour de trois éléments constitutifs de l’espoir : un but, les moyens d’atteindre ce but et la motivation. Si un seul élément vient à manquer, on est dans le ridicule.

Dans vos premiers romans, vous décriviez très nettement cette fureur islamiste comme étant complice d’une transition de l’Algérie vers le libéralisme sauvage. Aujourd’hui que le capitalisme et la société de consommation ont complètement conquis ce pays, quel regard portez-vous sur cette évolution ?

Yasmina Khadra. Je m’interdis d’être défaitiste. Je crois que l’Algérie a encore les moyens de rebondir et de se reconstruire. Dire qu’il ne se passe rien dans ce pays serait injuste. Un grand chantier s’y déploie aujourd’hui. Des villes poussent. Des autoroutes, des hôpitaux, des universités sortent de terre. Dans cette frénésie, dans cette fébrilité, il n’y a pas de contrôle rigoureux. Un certain laxisme rend possibles tous les trafics d’influence. C’est le règne du blanchiment d’argent, de la corruption, du racket. Peut-on contrôler tout cela ? Dans le futur, lorsqu’apparaîtra de manière évidente la configuration de ce pays, j’espère que nous pourrons nous occuper de tous ces prédateurs qui gravitent autour de notre salut.

La question de la place des femmes dans les sociétés, singulièrement dans les pays arabes ou musulmans, imprègne toute votre oeuvre. Que dit d’un collectif humain la place que les femmes y occupent ?

Yasmina Khadra. Si nous sommes à la traîne, c’est que les femmes, dans nos sociétés, n’ont jamais été libérées.

Vous êtes féministe ?

Yasmina Khadra. Je suis absolument féministe. Je suis même la drag-queen de la littérature ! Il faut que les femmes se libèrent. Pas seulement des préjugés, mais de l’homme lui-même. Il faut que l’homme recule un peu, pour laisser s’épanouir cette générosité, cette intelligence, cette inspiration. Une société ne peut avancer simplement avec de l’orgueil masculin et des richesses souterraines. C’est le problème du monde arabe. Ce problème ne pourra jamais être surmonté sans libération des femmes.

Vous êtes aujourd’hui l’un des auteurs francophones les plus lus dans le monde. Pour Kateb Yacine, la langue française était un « butin de guerre ». Pour vous, que représente cette langue ?

Yasmina Khadra. Une très belle rencontre. Elle m’a ouvert le chemin d’un voyage extraordinaire à travers mes propres rêves. C’est une compagne extraordinaire, une alliée inflexible. D’une certaine manière, cette langue a été mon salut. Elle m’a permis d’être autre chose qu’un militaire. Elle me permet aujourd’hui de tisser des amitiés dans le monde entier.

Pourquoi votre écriture est-elle si tendue, rageuse et colérique ?

Yasmina Khadra. J’exprime en effet de la colère, mais surtout beaucoup de déception. Les êtres humains me déçoivent. Je trouve qu’ils n’ont jamais su vivre pleinement leur vie. Ils ne sont pourtant que des mortels, donc des fantômes en sursis. Au lieu de faire de ce sursis un élan vers des vies pleines et riches, ils en font des arènes, des champs de bataille, des dépotoirs sentimentaux où la haine prime l’essentiel. L’être humain est un être paradoxal. Il est l’intelligence et la bêtise, la générosité et l’infamie, let la déchéance… Question d’optique, finalement.

Difficile de savoir si vous êtes misanthrope ou humaniste…

Yasmina Khadra. Je ne suis pas misanthrope. Je ne l’ai jamais été. Mais je ne suis pas humaniste non plus. Je ne milite pour aucune cause. Simplement, je suis du côté de tous ceux qui souffrent et viscéralement opposé à tous ceux qui les font souffrir.

Une partie de la presse arabophone algérienne voit en vous « un mensonge littéraire inventé par la France ». Pourquoi cette hargne ?

Yasmina Khadra. J’appartiens à une nation qui n’est pas tellement fière de ceux qui l’honorent. Lorsqu’une tête dépasse, on cherche à la décapiter. Dans mon pays, nous sommes hostiles aux gens qui peuvent incarner en même temps le talent et la dignité. Cela ne date pas d’hier. La clé, la vraie solution, réside dans cette mentalité qu’il faut changer pour changer le cours de notre destin.

Pourquoi avez-vous accepté de prendre la tête du Centre culturel algérien à Paris ?Yasmina Khadra. D’abord parce que le président de la République me l’a demandé. Je suis un Bédouin. Je ne sais pas dire non à mon aîné. Même lorsque je m’oppose à un pouvoir, je n’y vois pas un ennemi. Je considère ceux qui sont aujourd’hui au pouvoir en Algérie comme des aînés qui se sont dévoyés. J’essaie de les interpeller, c’est tout. Ensuite, j’ai toujours essayé d’interpeller ce pouvoir sur la nécessité de s’appuyer sur les intelligences qui existent dans ce pays. Me proposer la direction de ce centre témoignait d’un pas, même timide, dans la volonté de mobiliser ces forces vives. Je me rends compte, malheureusement, que notre intelligentsia n’est pas toujours aussi sincère qu’elle le prétend.

Mais vous, quel est votre projet pour ce centre ?

Yasmina Khadra. Lui donner comme une ambition de rassembler les talents algériens autour d’un vaste programme. D’abord pour nous faire connaître et sensibiliser notre population, l’amener à être le réceptacle de cette culture. À quoi servent les peintres, les écrivains, les musiciens, les cinéastes, s’il n’y a pas d’écoute et d’intérêt du peuple ? J’essaie simplement de dire que la culture peut nous sauver de nous-mêmes, de notre médiocrité. Elle est capable de nous instruire, de nous élever. Je suis absolument confiant dans le talent de cette jeune génération d’écrivains, que je trouve splendide, intègre, inventive, ambitieuse. Ses colères sont authentiques. Il y a, en Afrique comme ailleurs dans le monde, des Camus, des Gide en puissance. Certains pays les prennent en charge, les portent, d’autres les laissent tomber. J’essaie, en dépit des difficultés que je rencontre à la place où je suis aujourd’hui, d’épauler cette jeune génération, de la soustraire aux pires ennemis de l’art que sont la complaisance et l’indifférence. La complaisance tue. L’indifférence massacre.

Entretien réalisé par Mina Kaci et Rosa Moussaoui – L’HUMANITE

Yasmina Khadra remporte le Prix Roman France Télévisions 2008

Le Prix Roman France Télévisions 2008 a été décerné, vendredi 7 novembre, à Yasmina Khadra pour son roman Ce que le jour doit à la nuit, paru en août chez Julliard. L’auteur de L’Attentat a remporté cette récompense au 4ème tour de scrutin à 13 voix contre 12 pour Jean-Marie Blas de Roblès pour Là où les tigres sont chez eux (Z ulma).

Les six livres sélectionnés par un premier jury présidé par Olivier Barrot, et composé des animateurs et journalistes culturels de France 2, France 3, France 5 et RFO, ont été départagés par un jury de 25 téléspectateurs.

Après le succès des Hirondelles de Kaboul (2002), de L’Attentat (2005) et des Sirènes de Bagdad (2006), l’écrivain algérien revient à ses racines avec Ce que le jour doit à la nuit. Il quitte le Moyen-Orient pour l’Algérie et retrace la période de révolte fratricide dans une fresque romanesque de 1930 à nos jours. Dans ce roman, Khadra analyse la nature de la double culture franco-algérienne avec son talent de conteur.

Internationalement reconnue, l’œuvre de Yasmina Khadra est aujourd’hui traduite dans 34 pays. L’auteur a obtenu le Prix des Libraires 2006 avec L’Attentat. Son roman Les hirondelles de Kaboul a été consacré Meilleur roman de l’année aux États-Unis. Ses ouvrages intéressent également le cinéma. L’Attentat est en effet en cours d’adaptation à Hollywood tandis que Les Hirondelles de Kaboul devrait être réalisé en France.

Sources : Extrait de C tendance

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Barack Hussein OBAMA, le Président de la sale besogne

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L’élection de Barack Hussein Obama est un évènement politique unique dans l’histoire des Etats Unis d’Amérique . En effet, Qui aurait cru qu’un jour un fils d’émigré Kenyan Musulman et Noir, puisse devenir le président du plus puissant pays au Monde ?

L’évènement est bien consommé, et tout ce qui a été dit et salué dans cette élection est petit à petit entrains de céder la place à des interrogations sur la dure tache qui attend OBAMA .

Malgré ses fondamentaux économiques, comme disait Mc Cain, les USA sont économiquement en faillite . Les places financières dégringolent, les entreprises licencient, les déficits augmentent, sans oublier les bourbiers Irakien et Afghan dans lesquels se trouve l’Armée Américaine .

Le Peuple qui depuis longtemps se croit le plus fort du Monde découvre subitement que des milliers d’Américains ont perdu leur logements et d’autres milliers risquent le même sort, que le chômage a atteint 6.5% pour la première fois depuis 14ans, que durant le mois d’Octobre 240 000 Américains avaient perdus leur emplois, que le déficit de cette année 2008 va avoisiner les 1000 milliards de dollars qui vont s’ajouter aux autres milliers de milliards de dollars des années passées, et que le rêve Américain est construit sur une économie paresseuse très fortement endettée.

Certes le Peuple Américain a crée la surprise en votant pour un président jeune, dynamique, compétent et noir ; mais n’oublions pas que ce même peuple a voté à deux reprises pour un président comique, intégriste, inculte et cruellement incompétent, à un point qu’il est légitime de nous interroger qu’au delà de la démocratie visible aux USA  si Obama ne serait pas un produit des faiseurs de présidents .

Le rêve si inaccessible d’un président noir à la tête de l’Amérique devient par coup de baguette magique une réalité, comme si les Américains sont devenus si humbles, si raisonnables, et si réalistes, en refusant la ségrégation par la couleur de la peau, car en effet pourquoi un blanc qui leur fait perdre leur toits serait-il meilleur qu’un noir qui leur promet la sécurité sociale ?

Les caisses Américaines sont vides, et les planches à billets sont usés à force d’imprimer et de réimprimer les billets de l’oncle Sam .

Malgré sa puissance actuelle et désormais précaire, L’Amérique est dans une situation qui n’est guère enviable, et après l’intégriste Bush, Obama risque d’être le président de la sale besogne, et sans aucune arrière pensée de ma part, j’ai presque envie de dire, comme ce qu’était le noir d’autre fois dans cette Amérique Raciste ou l’homme noir accomplissait la sale besogne du Blanc .

Barack Hussein Obama a besoin de tout son courage et de toute son énergie pour redresser une Amérique qui risque de suivre le destin du Titanic .

Oui en effet Obama avait raison de dire que  la route est longue, que le chemin est escarpé, et que même un mandat ne risque pas de suffire .

Que nos meilleurs vœux accompagnent Barack Hussein Obama pour réparer, guérir, et mettre sur le juste chemin cette Amérique où le rêve construit sur le surendettement a fait souffler la tempête sur le monde, dont l’avenir est désormais exposé aux vents des crises !

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Scoop : ORASCOM aurait menacé TSA

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Chers amis et lecteurs,

Un journaliste proche de TSA vient de m’apprendre qu’ORASCOM aurait menacé TSA de l’attaquer en justice .

Manifestement, Ce groupe Egyptien dont le président avait déclaré récemment qu’il doit son ascension à l’Algérie, a très mal pris les dernières révélations de TSA sur les projets d’Orascom au Maroc, ainsi que sur les ventes des cimenteries Algériennes à Lafarge .

Orascom est habitué à une presse Egyptienne complaisante ou muselée , et le classement de l’Egypte par RSF au bas du tableau est la meilleure illustration de cette culture du silence imposé.

Je soutien totalement TSA, notre journal Algérien en ligne, contre cette société dont la gestion spéculative de ses investissements est inacceptable et ne représente aucun avenir pour le pays.

Je saisis cette opportunité pour dénoncer avec fermeté et de façon inébranlable le projet de partenariat dans l’usine d’ammoniac entre Orascom et Sonatrach, financé à 70% par les banques publiques Algériennes et qui donne le pouvoir de gestion à Orascom dans deux sociétés, dont une est carrément en offshore pour défiscaliser les gains de vente de l’ammoniac Algérien .

Je vous demande à vous tous chers lecteurs, d’apporter sans réserve votre soutien à TSA , afin qu’Orascom puisse comprendre, qu’on ne laissera jamais des étrangers orientaux pervertir l’économie stratégique du peuple Algérien par les spéculations immorales .

Cette position de solidarité est avant tout une position d’honneur . L’Algérie et les Algériens d’abord n’en déplaise aux Sawiris et leurs acolytes .

Cette menace est tout simplement lâche . Que les Sawiris sachent qu’on n’acceptera jamais que l’économie du peuple Algérien soit altéré et menacé, par des entreprises sans Technologies, et sans morale économique .

Ceux qui n’ont que la bouche et le ventre à apporter à l’Algérie, doivent rester chez eux !!!

Unissons nos compétences, et Imaginons le meilleur programme politique pour l’Algérie !

dz

Chers Amis et chers lecteurs,

Je sais que de très nombreuses personnes parmi vous sont de hauts diplômés, et ou ayant de longues expériences , et à partir de ce soir et jusqu’au 31 Décembre 2008, je vous demande donc d’apporter votre idée pour développer un programme politique que nous pourrions soumettre plus tard aux candidats des présidentiels.

Vos idées doivent se baser sur des expériences réussies ailleurs, mais vous pouvez aussi faire appel à votre imagination pour innover et proposer des axes de développement .

Je vous rappelle qu’un programme politique est un ensemble d’idées qui doivent répondre aux critères suivants : il doit être mobilisateur et fédérateur de toutes les potentialités Algériennes de l’intérieur comme de l’extérieur, il doit respecter et économiser les richesses minières, et  il doit véhiculer une certaine vision claire sur les différents plans, social, politique et économique; et il doit se répercuter sur la société Algérienne par le plein emploi, le développement économique, la paix et la prospérité, et le vivre mieux .

Vos idées doivent correspondre aux domaines suivants :

  • Énergies – Mines – Nucléaire – Développement durable
  • Budget et Finances,
  • L’économie – Nouvelles Technologies – Industries – Planification
  • Commerces – Régulation – gestion des imports/Exports
  • Télécoms et Technologies Spatiales
  • Transports ( Routes, Chemin de Fer, mer , Air )
  • Défense – Industrie Militaire – Formation aux nouvelles technologies
  • Agriculture – Forets – Agro-Alimentaire
  • Tourisme et industrie Touristique
  • Enseignement supérieur et recherche
  • Éducation nationale – Enfance
  • Jeunesse et Sports
  • La santé – laboratoires de recherches – industrie pharmaceutique
  • PME – artisanat – Formation professionnelle
  • Intérieur – Police nationale – Gestion des collectivités locales- Cultes-Anciens combattants
  • Les Affaires étrangères
  • Emploi et affaires sociales
  • Hydraulique et TP
  • Urbanisme – logements – et Aménagement du territoire
  • Droits – libertés – Justice – relations avec les parlements
  • Culture – Informations – Audiovisuel – Cinéma et Théâtre

A vos plumes les amis !!!

La Politique de santé de L’Algérie : Après la Jordanie, peut être le Soudan !


Trente enfants atteints de cardiopathie congénitale transférés en Jordanie

Chers amis et lecteurs,

Je vous propose cette dépêche de l’APS concernant des enfants malades Algériens transférés en Jordanie, alors que des dizaines de Cardiologues Algériens de renommé internationale exercent dans les plus grands hôpitaux du Monde, et ignorés par ce gouvernement qui se ridiculise par ses actes irréfléchies et irresponsables .

Il ya quelque mois, la même agence annonçait que des enfants Irakiens ont été transférés pour être opérés en Algérie, et voila que maintenant ce sont les enfants Algériens qui sont transférés en Jordanie.

Je suis en colère et révolté par ces salauds qui jettent le fric du peuple Algérien aux chiens et qui bradent la santé des malades Algériens en les transférant vers des pays aussi sous-développé que la Jordanie.

Même la Jordanie est mieux que l’Algérie, C’est une honte !!! qui sera le prochain pays qui recevra les malades Algériens ? le yemen ou le soudan ?

Il n’est pas étonnant que des lumières comme Elyes Zerhouni et plein d’autres chirurgiens Algériens  soient ignorés par ces incultes et irresponsables dirigeants de la connivence  !

C’est franchement dingue !!! des milliards de dollars sont partis inutilement dans des conneries, et le gouvernement fait des économie sur la santé d’enfants Algériens .

Pourquoi Larbi Belkeir a t-il droit à des soins onéreux en France, et brader la santé des enfants Algériens !

C’est lamentable, honteux,  et consternant !

[Aps 9/11/08]  ALGER -Une trentaine d’enfants dont l’âge varie entre 2 mois et 9 ans, atteints de cardiopathie congénitale ont été transférés samedi à Amman (Jordanie) pour subir une intervention chirurgicale spécialisée d’urgence. Cette mesure, initiée par le président de la République et encadrée par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière ainsi que par le ministère de la Solidarité nationale, concerne des enfants issus de familles démunies des zones enclavées des wilayas du Sud et des grands plateaux ainsi que certaines zones du Nord du pays. Une équipe médicale pluridisciplinaire a été mobilisée par le ministère de la Santé pour assurer une couverture sanitaire préventive avant le départ de ces enfants atteints de cardiopathie dont le traitement nécessite un cadre médical technique de haut niveau


Ces enfants qui seront accompagnés de leurs parents pendant le voyage et toute la durée de leur hospitalisation, ont été salués à leur départ à l’aéroport international Houari Boumediene par le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Saïd Barkat et le ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale à l’étranger, M. Djamel Ould Abbés.

A cette occasion, le ministre de la santé a indiqué que ce groupe a été sélectionné par la commission nationale de transfert à l’étranger, affirmant que toutes les mesures nécessaires ont été prises à l’hôpital de Amman, pour une prise en charge immédiate et efficace.

Au total quelque 50 enfant ont été retenus dans le cadre de cette opération de transfert d’urgence.

Le petit Tayeb: lorsque maladie rime avec courage et endurance

ALGER – Atteint d’une cardiopathie congénitale qui mine son petit corps frêle depuis cinq ans, le jeune Tayeb est un modèle de courage et d’endurance en témoigne le sourire qui ne quitte pas son visage angélique. Ce petit garçon a été choisi parmi 30 enfants malades par la commission nationale spécialisée en charge de la sélection des malades bénéficiaires d’un transfert pour des soins à l’étranger. A la faveur d’une décision du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, Tayeb a quitté samedi le pays, accompagné de plusieurs enfants de son âge souffrant de la même maladie, à destination de la capitale jordanienne Amman où il subira une intervention chirurgicale au coeur.

Sillonnant le salon d’honneur avec vivacité, Tayeb a exprimé avec beaucoup d’enthousiasme sa joie de partir en voyage pour se soigner promettant qu’à son retour, il ramènera une chéchia à son père et un foulard pour sa mère”.

Aucun signe d’inquéitude n’était perceptible sur son visage, juste quelque appréhension à l’idée de laisser les siens. “Je veux revenir vite pour rejoindre mon frère Nacereddine et ma soeur Madiha”, laisse -t-il entendre.

Toujours aussi déterminé, Tayeb, originaire de Sétif, s’engouffrant dans le bus qui transporte les voyageurs vers l’avion, a lancé avec assurance et confiance “je reviendrai en pleine forme”.

Le visage en larme, le père de Tayeb s’est rappelé les souffrances endurées par son rejeton, habitué aux hôpitaux depuis la naissance tout en priant le

Tout puissant que ce voyage délivre enfin son fils de sa maladie afin qu’il puisse jouer normalement avec ses congénères.

Aussi, n’a-t-il pas manqué d’exprimer sa reconnaissance au président Bouteflika qui a rendu le sourire aux parents et donné l’occasion à leurs enfants de bénéficier d’une prise en charge médicale.

La maman de Tayeb, pleine d’espoir mais qui avait du mal à cacher son inquiétude, a indiqué que c’est le plus intelligent de ses trois enfants. Il

est très éveillé, a-t-elle ajouté, il apprend le Coran avec une extraordinaire rapidité en dépit de son jeune âge.

Le Général à la retraite Rachid BENYELLES aux journaux EL Watan & le Monde : Non à la Présidence à vie !

Dans les semaines qui avaient suivi sa désignation à la tête de l’Etat, M. Bouteflika menaçait à tout propos de “rentrer chez lui en laissant les Algériens à leur médiocrité”. Cela, jusqu’au jour où des voix, excédées par tant d’impudence, se sont élevées pour lui dire “chiche !” Depuis, il n’est plus jamais revenu sur ce sujet.

Après avoir passé un premier quinquennat à sillonner la planète et une grande partie du second à lutter contre une maladie qui l’a contraint à suspendre toute activité des mois durant, le voilà maintenant, malgré ce lourd handicap, qui se prépare à un troisième quinquennat. A l’instar de beaucoup d’autres potentats, ailleurs dans le monde, M. Bouteflika a toujours voulu être un président à vie. La seule question pour lui était celle de choisir le moment opportun pour annoncer le changement d’une Constitution qui limite le nombre de mandats à deux.

Hélas !, la démocratie et l’alternance ne font pas partie du lexique de l’Algérie de M. Bouteflika, ni d’ailleurs de celui de toutes les contrées arabes qui, sans exception aucune, demeurent dirigées par des régimes autocratiques. Encore que, à la différence de l’Algérie de M. Bouteflika, ces pays puissent néanmoins se prévaloir de réalisations qui font pâlir d’envie nos concitoyens. Ceci est particulièrement vrai pour les pétromonarchies du Golfe. Plus proches de nous, le Maroc et la Tunisie sont parvenus à de bien meilleurs résultats, sans pour autant disposer de nos ressources naturelles et de notre formidable manne pétrolière.

En fait, l’Algérie de M. Bouteflika a connu une régression accélérée, pour ne pas dire une dégénérescence. Cela tient, pour l’essentiel, à la qualité du chef et à ce qu’on appelle aujourd’hui la “gouvernance”. Or l’Algérie de M. Bouteflika se distingue précisément par la non-gouvernance. Le pays est abandonné à lui-même, dérivant sans cap et sans destination, frémissant aux seules pulsions du prince et à son bon vouloir.

Le bilan de M. Bouteflika au cours de ces dix années passées à la tête de l’Etat est malheureusement catastrophique, n’en déplaise à ses courtisans. S’il fut un temps où l’Algérie jouait un rôle moteur dans le monde arabe, force est aujourd’hui de constater qu’elle ne pèse plus rien ! Traités comme des pestiférés, nos concitoyens n’ont jamais été autant humiliés pour obtenir un visa et aussi mal accueillis à l’étranger, particulièrement dans certains pays dits “frères” où ils sont malmenés, et parfois agressés, sans que cela ne provoque la moindre réaction officielle. Classée par Transparency international parmi les pays les plus corrompus de la planète, loin devant les pays voisins du Maghreb, l’Algérie affiche aussi les plus mauvais résultats en matière de développement humain et de liberté d’expression.

De quel succès M. Bouteflika et ses encenseurs peuvent-ils se prévaloir lorsque les gouvernements des grandes puissances recommandent à leurs ressortissants d’éviter notre pays et à ceux, très peu nombreux, qui y résident encore, de le quitter ? De quel résultat peuvent-ils se prévaloir lorsque le peu d’entreprises étrangères présentes en Algérie ne prennent aucun risque et se limitent à l’ouverture de simples comptoirs commerciaux ?

Quelle image de l’Algérie peuvent-ils donner à l’extérieur lorsque des milliers de jeunes et moins jeunes Algériens (les harragas), poussés par le désespoir, tentent, au péril de leur vie, de traverser la Méditerranée à bord d’embarcations de fortune pour rompre avec un pays qui ne leur offre plus aucune perspective ?

M. Bouteflika aurait été bien mieux inspiré s’il avait consacré un peu de son temps à restaurer l’image de l’Algérie auprès des Algériens tout d’abord, en les retenant chez eux, en leur donnant confiance en leur pays et en leurs dirigeants. Pour ce qui est du rétablissement de la paix et de la sécurité, l’autre chantier prioritaire de M. Bouteflika, cet objectif n’a pas été atteint. Malgré le décuplement des effectifs des forces de sécurité, tous corps confondus, et l’allocation de budgets exorbitants, le terrorisme n’a pas été vaincu. La situation n’est certes plus celle du début des années 1990, mais la paix et la sécurité sont loin d’être rétablies. Par contre, sous le règne de M. Bouteflika, un phénomène nouveau, inconnu jusqu’alors dans la région, est apparu – celui des attentats kamikazes.

Au plan politique, tous les acquis démocratiques d’octobre 1988 ont été balayés au cours de la dernière décennie. L’état d’urgence a été maintenu et ses dispositions les plus restrictives ont été renforcées, à seule fin d’interdire les manifestations et réunions publiques. La vie politique a été réduite à néant, et les institutions du pays, ou ce qui en tient lieu, ont été marginalisées et traitées avec mépris comme cela ne s’était jamais produit auparavant. Les quelques partis politiques autorisés à fonctionner ne sont que des coquilles vides. Aucune organisation politique, même lorsqu’elle a rigoureusement rempli les exigences fixées par la loi, n’a été agréée. Toujours par le même fait du prince. Les syndicats libres ne sont pas reconnus, et leurs dirigeants font l’objet de mesures coercitives scandaleuses.

La liberté d’expression a été muselée ; les journalistes qui osent porter un jugement critique sur les pratiques du régime sont jetés en prison sous divers prétextes. Les innombrables émeutes qui éclatent régulièrement dans l’ensemble du pays sont réprimées avec la plus grande brutalité. Le régime de M. Bouteflika ne se montre performant que lorsqu’il s’agit de briser des manifestations, renier les droits de l’homme et les libertés fondamentales ou susciter la zizanie et la discorde dans les rangs des organisations et partis politiques qui refusent de jouer le rôle de satellites du système.

Dans les autres secteurs, le bilan de M. Bouteflika n’est, hélas, pas plus brillant. Aucun des pays de la région n’affiche une dépendance alimentaire aussi prononcée, et la situation ne fait qu’empirer. Au cours de la décennie écoulée, l’Algérie a enflé de manière anarchique, au mépris des règles d’urbanisme les plus élémentaires. D’une densité urbaine démentielle, des cités-dortoirs émergent aux quatre coins du pays. Elles sont construites à grands frais et dans la précipitation par des entreprises étrangères venues de tous horizons.

En matière de santé, il fut un temps où l’Algérie était à l’avant-garde des pays maghrébins. Des étudiants de tout le continent étaient formés dans nos universités, et des patients de toutes les nationalités étaient soignés dans nos établissements hospitaliers. Aujourd’hui, la situation s’est inversée. Lorsqu’ils veulent des soins de qualité, les agents du pouvoir en place, et ceux de nos concitoyens qui en ont les moyens, sont obligés d’aller dans les pays voisins. Alors que, dans ces mêmes pays, les besoins en médicaments sont couverts à plus de 80 % par la production locale, l’Algérie de M. Bouteflika importe pour près d’un milliard de dollars de produits pharmaceutiques. Une poignée de gros importateurs se partagent ce marché juteux en bénéficiant de facilités surprenantes.

L’Algérie ne produit presque plus rien et importe presque tout, aussi bien les produits manufacturés que les produits alimentaires. Au cours de la décennie écoulée, le secteur productif national public ou privé a été démantelé pour laisser le champ libre aux importateurs. Il n’y a pas de place pour un secteur productif créateur de richesses et d’emplois durables. Les entreprises publiques, grabataires pour la plupart d’entre elles, ont été maintenues en l’état, ni privatisées ni assainies, à la grande satisfaction des importateurs.

L’Algérie de M. Bouteflika est celle des scandales financiers, de l’affaire dite Khalifa et des banques publiques, des détournements massifs entraînant des milliards de dollars de préjudice pour le pays, de l’économie informelle dominante. Malgré ce bilan désastreux et les aléas liés à son état de santé, M. Bouteflika projette de se maintenir au pouvoir. A 72 ans, il veut un troisième quinquennat qu’il terminera à 77 ans, c’est-à-dire en vieillard, dans l’acception universelle du terme. C’est le pire fléau qui puisse frapper le pays !

Pour empêcher le viol qui se prépare, on ne peut malheureusement compter ni sur les dirigeants des démocraties occidentales, qui soutiennent à bras-le-corps un régime qui préserve leurs intérêts, ni sur des manifestations, même pacifiques, interdites au titre de l’état d’urgence. Peut-on pour autant accepter le fait accompli, abdiquer et se taire ?


Rachid Benyellès, général à la retraite. Ancien chef d’état-major de la marine algérienne

Extrait de Le Monde du 10/11/2008

Lettre ouverte au Général Benyelles

drapeau2-dzMon général,

J’étais très ému de lire votre article paru dans le Monde, et j’approuve chaque phrase et chaque mot de votre analyse .

J’ai toujours pensé que l’Algérie a besoin d’un grand homme qui a le charisme du général de Gaulle ou du général Franco, pour la faire délivrer de ses fléaux nauséabonds qui pervertissent les Algériens, et de ce sous développement détestable fruit d’une non gouvernance évidente et flagrante .

Votre critique est un discours de la raison, de l’amour de la patrie, et de la Justice, et sans aucun doute vous êtes l’homme providentiel que dieu nous envoie pour mettre l’Algérie sur le chemin du progrès, du développement, et de la démocratie .

Durant ces dix dernières années, l’Algérie a bénéficié de finances records, presque 500 milliards de dollars, et pourtant l’Algérie n’a jamais été aussi moins industrialisée au point de perdre 80 % de ses capacités industrielles, pour exporter hors hydrocarbure trois cents minables millions de dollars .

40 à 60 % de l’économie Algérienne est dominé par de l’informel et par une armée d’importateurs sans scrupule, qui ont vendu l’honneur de l’Algérie pourvu qu’ils se remplissent les poches .

Plusieurs unités de développements stratégiques en pétrochimie, en sidérurgie, en Matériaux de construction, et dans d’autres domaines de l’industrie ont été bradés dans des associations avec des Egyptiens, Tunisiens, Emiratis …, bref que des gens qui ne disposent d’aucune technologie, et dont les pays d’origine, comme vous le dites si bien, maltraitent et emprisonnent des citoyens Algériens, et sans que le pouvoir actuel ne daigne lever le moindre doigt .

Mon général,

Il me semble que l’heure de l’appel de la patrie a sonné, et moi qui vis en France, et qui suis Expert en gestion industrielle avec vingt ans d’expériences, je me mets à votre disposition pour vous aider à construire un projet économique qui redonnerait à l’Algérie et aux Algériens leur fierté, leur honneur, et leur chances de se développer et de rayonner dans le Monde .

Je demande à tous les lecteurs Algériens de transmettre mon Message au général Benyelles, et je demande à tous les Algériens qui refusent les injustices et le sous-développement de nos médiocres dirigeants actuels de soutenir le Général Benyelles et de l’appeler à être candidat aux élections présidentielles.

Après 10 ans de régression, Monsieur Bouteflika fait semblant de se réveiller en disant qu’il s’était planté dans le développement économique, après avoir dépensé inutilement des milliards de dollars pour enrichir les importateurs et les économies étrangères .

Stop aux gâchis et médiocrités causés par Bouteflika et ses courtisans.

Vive l’Algérie indépendante et débarrassée de tous les pilleurs de l’économie Algérienne et de toutes les parasites étrangères de la spéculation et des profits au détriment du peuple Algérien .

Vive Benyelles Président de la république Algérienne !!!

L’économie Américaine dans le Rouge, et le pire est à venir !

Après les banques et les assureurs, voilà que les secteur automobile et de la distribution se trouvent à leur tour en grande difficulté.

AIG qui a bénéficié d’un plan de sauvegarde de 85 millions de dollars semble ne pas suffire, et l’Etat fédéral doit mettre à nouveau 150 milliards de dollars sur la table pour sauver le premier assureur du pays AIG de la faillite.

Vendredi, Rick Wagoner, PDG de General Motors (GM), prononçait pour la première fois les mots impensables : “risque de faillite”.

Lors des trois mois achevés fin septembre, GM a enregistré une perte nette de 2,5 milliards de dollars . Depuis 2005, GM cumule plus de 70 milliards de dollars de pertes nettes.

Lundi 10 novembre, GM a annoncé 5 500 réductions de postes, au lieu des 3 600 indiqués vendredi. Surtout, son cours plongeait de 22,9 %, au plus bas depuis soixante ans. Motif : selon la Deutsche Bank, l’entreprise pourrait se retrouver à court de liquidités dès janvier 2009. GM est tout simplement au bord de la faillite .

Ford (potentiellement insolvable d’ici huit à douze mois), serait un “cataclysme” entraînant la destruction de 2,5 millions d’emplois aux Etats-Unis, selon une étude publiée lundi par le Centre de recherche automobile (CAR) d’Ann Arbor, dans le Michigan. Hormis la sous-traitance, les services financiers, les réseaux de vente, on compterait 1,4 million de “victimes collatérales” dans l’immobilier, la restauration, la santé ou l’éducation.

un autre secteur en grande difficulté pourrait bientôt appeler à l’aide : la plupart des compagnies aériennes américaines sont au bord du gouffre. Et avec la chute de la consommation, des sociétés de services commencent aussi à souffrir.

Numéro deux de la vente de matériel informatique et électronique grand public aux Etats-Unis, Circuit City (43 000 salariés dans le pays, entre ses employés et ceux des 700 franchisés) a déposé, lundi, son bilan.

Le même jour, le service de courrier express DHL, propriété de Deutsche Post, a indiqué qu’il cessera dès fin janvier ses activités américaines : 9 500 emplois s’ajouteront aux 5 400 déjà supprimés récemment.

Au rythme de croissance moyen de 0,3 point supplémentaire par mois, le taux de chômage atteindra rapidement les 9 %, estime M. Baker. Initialement, un tel plan ne pourrait que réduire son rythme de progression. Mais “sans lui, la barre des 10 % sera rapidement dépassée”.

Le géant de l’aluminium Alcoa a encore revu à la baisse sa capacité de production, pour la réduire de 350 000 tonnes à travers le monde, face à la dégradation des marchés.

La dépression est bien en place.

Le gouvernement chinois a annoncé dimanche un plan de relance de l’économie de 4.000 milliards de yuans (455 milliards d’euros) jusqu’à la fin 2010, pour faire face au ralentissement de son économie.

Le plan chinois offre un bref répit aux marchés, la descente aux enfers est attendu lors des prochains jours .

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a de son côté appelé le président élu américain Barack Obama à collaborer avec l’Europe pour faire naître un nouvel ordre mondial sur les cendres de la crise économique.

Sources : Le Monde – AFP - Journal des finances

Le grand retour des protectionnismes

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Certains Algériens qui ont découvert un semblant d’économie de marché en Algérie, s’offusque à lire les critiques sur le manque d’interventionnisme de l’Etat Algérien dans l’économie, comme c’était le cas dans la vente des cimenteries d’Orascom à Lafarge, alors que les pays développés réputés pour leur économie du marché sont les premiers à protéger leurs entreprises, et surtout contre des rachat hostiles .

Évidemment dans le cas des cimenteries il n’ y avait pas de rachat hostile, mais plutôt une sorte d’arnaque sur le dos de l’Etat Algérien qui a autorisé les financements publiques et les avantages fiscaux à Orascom, qui en a profité pour conclure une opération spéculative avec d’importantes marges .

Pour mieux illustrer le protectionnisme des pays développés, prenons l’exemple de l’Allemagne .En Mai 2008, Le gouvernement Allemand a approuvé la nouvelle « loi Wolkswagen » ( source Agefice ) .

La Cour de justice des communautés européennes avait jugé l’an dernier la “loi Volkswagen”, qui protège depuis 48 ans le groupe de toute tentative éventuelle de rachat hostile, incompatible avec les règles de l’UE. Le nouveau projet de loi cependant garantit à la Basse-Saxe le maintien de son droit de veto sur toute tentative de prise de contrôle, alors que le Land ne détient qu’un peu plus de 20% du capital.

Les crises financière et économiques qui touchent le monde vont certainement exacerber encore plus le protectionnisme, au point que même l’ONU s’est inquiété récemment .

Lors de la conférence Google Zeitgeist du 20 mai, le Premier ministre britannique Gordon Brown a consacré son intervention à étriller « un climat croissant de protectionnisme », tout particulièrement en Amérique du Nord.

« Nous ne pouvons pas tolérer que le protectionnisme devienne l’esprit dominant…, a-t-il déclaré. Si vous allez aux Etats-Unis, le débat porte sur les restrictions aux importations de Chine et d’autres pays.Ailleurs en Europe, le débat porte sur une régulation draconienne des hedge funds, des fonds souverains et d’autres instruments financiers. Il ne fait aucun doute que le sentiment protectionniste gagne du terrain en Europe et en Amérique. »

La tentation protectionniste n’est pas l’apanage des pays riches. La flambée des prix alimentaires a donné lieu à un vent de panique dans les pays émergents où plusieurs gouvernements sont passés de la tentation aux actes.

Depuis le début de l’année, tout l’arsenal des mesures pouvant entraver le libre échange a été utilisé par exemple en Asie pour tenir les prix du riz, constituer des stocks et éviter l’affolement des consommateurs : quotas ou interdictions totales des exportations de céréales, taxes à l’exportation, suppression des mêmes taxes à l’importation, subventions publiques multiples. Kazakhstan, Egypte, Vietnam, Inde, Indonésie, Argentine, Chine, peu de pays ont su y échapper.

Le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, a déclaré que Les pays « doivent reconnaître les dangers du protectionnisme, qui pourraient accentuer la baisse des marchés financiers » . Ces propos ont été tenus lors d’une conférence de presse préliminaire aux réunions de l’automne entre le FMI et la Banque mondiale.

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Changements en Algérie : l’APN a cédé la place à l’ATN

les-traitresPhoto de la minorité votante du Non à double mains levées-  Ouest france

Depuis ce matin l’Algérie n’a plus d’assemblée nationale, connue sous le sigle APN, une nouvelle assemblée lui succède sous le nom d’ATN ( assemblée des Traîtres de la nation ) .

Après l’échec cuisant de Bouteflika et son minable bilan, il ne lui restait en effet que corrompre les députés et les sénateurs, en leur octroyant un salaire équivalent de 30 SMIC Algériens .

Ce matin l’ATN a violé la constitution Algérienne, en supprimant l’article qui limite les mandants du président à 2 .

Par cet acte provocateur contre le peuple Algérien, l’Algérie vient de basculer depuis ce matin dans un nouvel ère qui exige notre résistance et notre combat pour la démocratie .

Le colonisateur a changé de nom, et a fait des faux Moudjahidine des citoyens privilégiés .

151 milliards de DA ont été alloués à des gens courtisans, incultes et propagandistes, qui ne savent que manger et chier .

L’heure est désormais à la résistance, et pour l’honneur de l’Algérie et pour le respect de la constitution de son peuple, j’appelle tous les citoyens Algériens à faire barrage à Bouteflika .

L’heure est grave, et l’Algérie est en danger . Il est de notre devoir de libérer l’Algérie de cette bande d’incapables, de médiocres, de corrompus, et de pilleurs qui ont pris en otage l’avenir du pays .

Cette lutte ne s’arrêtera que lorsque les traîtres de l’appel du 1er novembre 1954 seront écartés, et l’article de la limitation des mandat justement rétabli .

En aucune façon Bouteflika ne doit avoir le moindre répit jusqu’à qu’il soit chassé avec ses traîtres de la nation .

Vive l’Algérie, et Mort aux traîtres !!!

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Pétition pour le respect de la constitution Algérienne

Chers amis et lecteurs,

J’ai ajouté à mon blog un nouvel onglet, en haut à droite de hoggar-club, où vous trouverez le contenu du texte de la pétition que je vous propose pour le respect de la constitution Algérienne .

Si vous êtes d’accord, je vous remercie de la signer en remplissant le formulaire du commentaire et en écrivant la mention suivante ” j’approuve et je signe ” suivi des initiales de votre identité et votre lieu de résidence, exemple ” Amine. C ( Belgique ) ” .

Si vous n’avez pas su trouver l’onglet, voici le lien : http://hoggarinfos.com/petition-pour-le-respect-de-la-constitution-algerienne/

Bonne journée à toutes et à tous .

L’Américain William Maclean conseille à Bouteflika de se retirer en Sage

par William Maclean

ALGER (Reuters) – L’ambition prêtée au chef de l’Etat algérien Abdelaziz Bouteflika de parachever à la faveur d’un troisième quinquennat la reconstruction du pays après des années de violences pourrait être déçue s’il ne parvient pas à redonner espoir à une population aspirant à une vie meilleure.

La reconduction à la présidence l’an prochain de l’ancien combattant de la guerre d’indépendance aujourd’hui âgé de 71 ans est rendue possible, voire probable, depuis l’adoption mercredi au parlement d’une réforme constitutionnelle abolissant la limitation à deux du nombre des mandats présidentiels.

Proroger purement et simplement de cinq ans un système peu perméable à la critique politique et au libéralisme économique ne sera pas de nature à favoriser l’émergence de nouvelles idées et d’une nouvelle génération de dirigeants politiques, estiment nombre d’analystes.

Pourtant, “il y a une aspiration profonde à un changement de génération. Ce sont les mêmes vieux types qui gouvernent le pays depuis longtemps”, note le professeur de science politique William Quandt, spécialiste de l’Algérie à l’université de Virginie, aux Etats-Unis.

“La nomenklatura, les apparatchiks, le népotisme ont permis le brutal enrichissement d’une minorité, tandis que la majorité est restée à croupir dans la misère”, estime pour sa part l’écrivain Yasmina Khadra, ex-officier de l’armée, résumant ainsi le fossé croissant entre gouvernants et gouvernés.

“ODEUR DE POURRISSEMENT”

Les partisans de Bouteflika assurent qu’un troisième quinquennat lui permettrait de consolider les efforts de reconstruction du pays qu’il a entrepris en faisant bâtir des logements, des hôpitaux, des écoles, des autoroutes et des aéroports.

La flambée des prix du pétrole entre 2002 et 2008 a fourni à Bouteflika les moyens d’investir massivement dans ces grands chantiers et de mettre fin à la dépendance du pays en matière de crédit étranger.

Même les opposants concèdent que l’Algérie est en meilleur état aujourd’hui qu’au milieu des années 1990, au plus fort des affrontements entre forces de sécurité et islamistes armés, qui ont fait 150.000 morts.

“Nous avons franchi une nouvelle étape, celle de la sécurité et du développement qui promettent des lendemains radieux”, a déclaré le président Bouteflika après le vote de la réforme constitutionnelle, mercredi, qualifié de “jour de gloire” pour l’Algérie.

Mais celui qui fut 16 ans durant ministre des Affaires étrangères dans les années 1960-70 est taxé par ses détracteurs d’autocratisme, d’intolérance à la critique et d’incapacité à transformer la manne pétrolière en logements et en emplois.

Le règne de Bouteflika dégage “une odeur nauséabonde, celle de la corruption, des scandales financiers, de l’immobilisme, des magouilles électorales, du pourrissement”, va même jusqu’à estimer l’ancien général Rachid Benyelles dans les colonnes du quotidien indépendant El Watan.

Cet état de choses, selon l’opposition algérienne, accroît le profond malaise social qui pousse toujours plus d’Algériens à tenter de gagner l’Europe et qui favorise le recrutement par Al Qaïda au Maghreb islamique de jeunes désespérés pour jouer les kamikazes.

SE RETIRER EN “SAGE”

Bouteflika, qui avait été opéré en décembre 2005 à Paris d’un ulcère hémorragique à l’estomac, n’a pas encore annoncé explicitement son intention de se représenter en avril 2009, mais les médias d’Etat tiennent pour acquis qu’il répondra à cette “demande populaire”.

Les journaux indépendants contestent l’existence même d’un tel appel du peuple et en veulent pour preuve le fait que le président ait préféré faire réformer la constitution par un parlement à sa main plutôt que par voie référendaire.

“Un simple mot dans la constitution est susceptible de renvoyer le pays 10 ans en arrière”, déplore le journal arabophone à grand tirage El Khabar, craignant que la réforme adoptée mercredi ne conduise à une présidence à vie.

Certains partisans du président replacent la réforme dans le cadre des efforts constants et louables de Bouteflika pour renforcer les prérogatives de la présidence vis-à-vis de l’armée, qui a longtemps fait la pluie et le beau temps en Algérie.

Mais, si Bouteflika a su bousculer les généraux, ce n’est pas au profit d’un élargissement du champ des libertés publiques car sa tendance naturelle le pousse à l’autocratisme, rétorquent les détracteurs du président algér ien, qui regrettent la période d’ouverture politique des années 1989-92, sous Chadli Bendjedid.

L’opposition juge qu’il est grand temps de changer de génération politique, celle qui est au pouvoir depuis l’indépendance, en 1962, ne sachant pas gérer efficacement une économie moderne. Mais certains Algériens voient Bouteflika comme le seul leader fort et craignent un vide politique.

Rappelant le chaos des années 1990, William Quandt crédite Bouteflika d’y avoir mis fin et de s’”être révélé un vrai président et non pas une potiche”.

Mais l’universitaire américain juge que le président algérien devrait se retirer maintenant pour se cantonner à un rôle de “sage” de la politique algérienne et devrait admettre qu’”il est temps pour de nouveaux visages de tenter de réfléchir à la façon de diriger le pays”.

Version française Marc Delteil

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Le général Rachid Benyelles serait candidat à la présidentielle, selon “la voix de l’Oranie”

benyellesActuellement à la retraite, l’ancien commandant en chef de la Marine nationale, le général Rachid Benyelles, aurait l’intention de présenter sa candidature à l’élection présidentielle de 2009, selon des sources sûres.

Le général à la retraite aurait été approché et convaincu par les arguments développés par certains représentants de la société civile qui lui auraient proposé d’être leur candidat indépendant à la prochaine élection présidentielle.

D’après les mêmes sources, cette frange de la société civile issue du mouvement associatif se prépare pour organiser, dans les prochains jours, une rencontre qui sera, dit-on encore, élargie aux personnalités politiques et civiles afin d’arrêter les grandes lignes à travers une plate-forme de revendications qui contiendrait tous les attributs de la démocratie tels la liberté d’expression sous toutes ses formes, le libre choix démocratique, la suppression de l’Etat d’urgence ainsi que la bonne gouvernance. Cette plate-forme démocratique sera largement médiatisée par voie de presse, ajoute-t-on encore.

Les initiateurs de ce projet sont convaincus que la personnalité du général Rachid Benyelles serait à même de transcender les clivages politiques et les éternelles querelles idéologiques qui ont fragilisé considérablement la mouvance démocratique et rassembler autour de lui le maximum de citoyens.

Auteur d’une longue lettre au vitriol sur les dix années de règne du président Bouteflika, le général Benyelles, qui fut pour un temps SG du ministère de la Défense, puis ministre des Transports, s’était déjà porté candidat, mais sans grandes illusions, à l’élection présidentielle d’avril 2004.

Il dut se retirer à la dernière minute de la course. En conclusion de la longue missive qu’il a décidé de publier intégralement, le général Benyelles pose cette lancinante question qui renseigne, on ne peut mieux, sur ses véritables intentions: «Peut-on pour autant, au nom d’un rapport des forces physiques aussi écrasant, accepter le fait accompli, abdiquer et se taire ?».

Partant de ce constat qu’il ne faut absolument pas se résigner face au rouleau compresseur, le général Benyelles espère rallier tous les déçus de la politique de Bouteflika.

Extrait de la voix de l’Oranie

L’Algérie recrute 2.000 ouvriers chinois pour la construction d’une autoroute

Sources: Batiactu

Près de 2.000 techniciens chinois ont été appelés pour renforcer l’équipe d’ouvriers qui s’occupe du projet de construction de l’autoroute algérienne est-ouest, a annoncé l’ambassadeur de Chine en Algérie, Liu Yuhe.

Ces techniciens seront affectés aux chantiers de Boumerdes et Bouira (120 km à l’est d’Alger) d’ici à fin 2008, selon l’ambassadeur.

Ils viendront aider le groupement chinois CITIC-CRCC qui avait décroché en 2006 le contrat de réalisation d’un tronçon de 528 km de l’autoroute qui reliera, dans le nord de l’Algérie, l’est à l’ouest du pays sur 1.216 km. Le montant total de l’opération est estimé à près de 7 milliards de dollars.

Un groupe japonais participe également au projet. «L’achèvement des travaux de ce méga projet devra intervenir vers la fin de l’année 2009 et non durant le premier semestre 2010, comme prévu dans les délais contractuels», a indiqué, début novembre, le ministre algérien des travaux publics, Amar Ghoul.

(17/11/2008)

Sid Ahmed Ghozali ne souhaite pas être un figurant dans les prochaines élections présidentielles, selon El Khabar

« Les prochaines présidentielles seront du cinéma»

Sid Ahmed Ghozali, ex chef du gouvernement au début des années quatre vingt dix, estime que le Président qui sera élu lors des présidentielles de 2009 est connu d’avance « car il est désigné d’avance comme il l’a été durant les élections de 99 et 2004 ».

« Je ne me présenterai pas au prochain suffrage électoral car, tout simplement, ça sera une pièce théâtrale dans laquelle je ne voudrai pas être un figurant, et dans ce cas là, ce serait mentir sur moi-même », telle était la réponse du président du Front Démocratique, non agréé, à une question posée lors de Fatour Essabah relative à la candidature aux prochaines élections présidentielles, indiquant que, depuis 2004, il a décidé « de ne plus jouer la comédie, une comédie qui donne une crédibilité au système en place, et moi je refuse de monter à bord d’un train alors que je sais qu’il se dirige en enfer ».
Ce qui m’importe, en tant que citoyen et en tant qu’Homme politique,  c’est la volonté du système de bâtir un pays de droit même graduellement … Je pense que pour réaliser cela, il faudra un changement révolutionnaire, et commençons d’abord par le respect de la loi ». L’homme à la cravate papillon pense que la modification introduite, par le président, à la constitution « est un non événement et je me demande si les malheurs des Algériens existent dans la constitution pour qu’on la modifie ».

Le Gouvernement prononce un discours politique mensonger pour les Algériens

L’ex chef du gouvernement, Sid Ahmed Ghezali, s’est interrogé sur « ce qu’on dit, après que les responsables Algériens aient convenu que la crise mondiale ne nous touchera pas, au moment où elle a secoué la plus grande puissance mondiale, les Etats Unis d’Amérique ? », pour répondre, ensuite, en mettant en garde contre de fâcheuses conséquences si jamais on venait encore une fois à « mentir au peuple ».
Selon Ghezali, « le pétrole n’est pas un inconvénient mais un avantage », et il a déclaré que « celui qui répand que l’idée de compter sur le pétrole nous renvoie en arrière, a tort », considérant que la question est relative à l’échec des responsables, et à l’échec de bâtir une économie basée sur la force créative, et il a indiqué « Citez moi un pays où le président se réunit avec son chef du Gouvernement pour régler la crise de la pomme de terre ? ».
Il a rappelé la déclaration du chef du Gouvernement Abdelhamid Brahimi, de 1983, en disant que « l’Algérie était protégée de la crise financière, et il a déclaré, officiellement, que l’Algérie s’était débarrassée de la dette », affirmant que la déclaration, en pleine crise, était mensongère, et l’Etat avait essayé « de faire taire les Algériens avec des bananes, déboursant pour cela des sommes faramineuses, mais deux ans après les prix du pétrole avait dégringolé de 45 à 11 dollars le baril, et tous les investissements avaient été bloqués sachant que le nombre de chômeurs n’avait pas dépassé les 300 milles, alors que depuis 1986, le nombre était passé à un million et demi».

Sources : El Khabar


Le 3eme mandat de la honte dans la presse Internationale : le vieillard Bouteflika est ridicul !

Voici quelques extraits d’articles parus dans la presse internationale :


Algérie, la tragédie démocratique

Par Antoine MALO, avec Kamel AMARA à Alger
Le Journal du Dimanche

C’est un président malade qui règne sur un pays qui l’est tout autant. Un président vieilli à qui l’on vient d’offrir la possibilité de régner jusqu’à sa mort. Un président usé qui s’est coupé depuis longtemps de sa population. Depuis jeudi et la modification de la Constitution votée par le Parlement algérien, Abdelaziz Bouteflika, 71 ans, est pourtant le maître de l’Algérie.

Les parlementaires algériens ont voté à main levée le projet de révision de la Constitution. (Reuters)

Députés et sénateurs lui ont offert la possibilité de briguer un troisième mandat au printemps prochain. Une vraie tragédie démocratique pour les rares opposants qui ont osé contester cette réforme et dénoncent l’immobilisme dans lequel est plongé le pays.

Alger, quartier de Bordj el Bahri, à 30 km du centre-ville. Un coin de misère comme il en existe tant autour de la capitale algérienne. Ici, on sait ce qu’immobilisme veut dire. En 2003, le quartier a été durement frappé par le séisme qui avait fait plus de 2000 morts à l’est de la ville. Aujourd’hui encore, des dizaines de familles vivent dans des immeubles où apparaissent de larges fissures. D’autres logent toujours dans des baraquements installés au lendemain de la catastrophe. Le provisoire est devenu permanence. Et la débrouille une règle de vie. Les routes ne sont pas goudronnées, le ramassage des déchets s’avère très aléatoire et, faute de transports en commun, le quartier est tous les jours bloqué par des embouteillages monstres.

Alors l’exaspération monte. “Ce qu’a fait Bouteflika est une honte pour l’Algérie. Notre pays ressemble désormais aux dictatures africaines et aux monarchies arabes“, déplore Farid, un jeune cadre habitant le quartier. Dans les cybercafés, nombreux à Alger, les jeunes se sont défoulés contre le pouvoir. Les articles sur la révision constitutionnelle publiés par le quotidien électronique Tout sur l’Algérie ont suscité des centaines des commentaires hostiles au président et aux députés. “Le président Bouteflika aurait pu trouver une solution plus subtile pour se maintenir au pouvoir. Il aurait pu suivre l’exemple de Vladimir Poutine qui a accepté de devenir Premier ministre pour ne pas toucher à la limitation des mandats présidentiels“, estime Samir Allam, rédacteur en chef de Tout sur l’Algérie.

Bouteflika avait soulevé beaucoup d’espoirs en 1999

Mais le régime ne s’encombre plus de subtilités. La liberté d’expression est réduite au strict minimum. Et la contestation sociale systématiquement réprimée. “Il y a régulièrement des jacqueries liées aux problèmes de chômage, de manque de logis ou de coupures d’eau. A chaque fois, les forces de l’ordre interviennent“, souligne Kader Abdelkarrim, chercheur à l’Iris. Résultat: “La majorité de la population est dans une totale désespérance“, explique Akram Belkaïd, journaliste à La Tribune et auteur de plusieurs ouvrages sur l’Algérie.

Abdelaziz Bouteflika avait pourtant soulevé beaucoup d’espoirs lors de son arrivée au pouvoir en 1999. D’autant qu’il est parvenu, lors de son premier mandat, à mettre fin à la violence terroriste qui avait ensanglanté le pays pendant dix ans. Mais, socialement et économiquement, son bilan se solde par un échec. “Le gouvernement ne sait même plus comment résoudre de simples conflits sociaux et est incapable de trouver des solutions efficaces et durables aux problèmes des Algériens, déplore ainsi le directeur d’une société de services algéroise. En fait, le pays a dû suivre les politiques dictées par le FMI et la Banque mondiale. Il est passé brutalement d’une économie socialiste à une économie de marché.” Conséquence : les produits de première nécessité, qui autrefois étaient subventionnés, sont désormais vendus au prix fort. Impossible pour l’immense majorité de la population d’y faire face.

Même les revenus du pétrole n’ont pas pu changer cette situation. Et pourtant, l’Algérie en tire d’immenses profits. Le pouvoir s’enorgueillit d’ailleurs d’avoir remboursé en avance une grande partie de sa dette extérieure. Il vante aussi les grands chantiers qu’il a lancés, comme la construction d’autoroutes ou de logements sociaux. Mais ces initiatives ne sont que des gouttes d’eau dans l’océan de précarité algérien. “En fait, pas plus de 5% de la population profite réellement de cet argent du pétrole, estime Kader Abdelkarrim. Le reste tente simplement de survivre.” Exemple éloquent de cette inégalité: il y a quelques semaines, les députés et les sénateurs ont vu leur salaire augmenter de 300%. Une décision jugée scandaleuse par bon nombre d’Algériens.

Une opposition en complète déshérence

Cette colère peine pourtant à trouver une traduction sur le terrain politique. “La politique n’intéresse absolument plus les Algériens. Elle est trop loin de leurs préoccupations“, explique Akram Belkaïd. Ils ne fondent plus aucun espoir sur le gouvernement, qui ne fait que mettre en musique une politique dictée par la présidence. Quant à l’opposition, elle est en complète déshérence. “Le pouvoir a cadenassé toute velléité de contestation. Aucune opposition crédible ne peut émerger“, estime Akram Belkaïd.

Un état de fait qui inquiète les spécialistes. “Il n’y a plus aucune interface pour porter la contestation, note Kader Abdelkarrim. Forcément, cela représente un danger.” Pour beaucoup, l’Algérie d’aujourd’hui ressemble fort à celle des années 1980, quand l’islamisme radical avait fait son lit de la crise sociale. Depuis un an et demi, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), un groupuscule lié à Al-Qaida, multiplie les attentats sur le territoire. Dans les quartiers défavorisés d’Alger, les “barbus” ne se cachent plus désormais pour recruter des candidats au combat. Le plus souvent des jeunes. Tous désespérés de vivre dans un pays où vient d’être instaurée de fait la présidence à vie.

Comment Bouteflika concentre tous les pouvoirs

en Algérie ( par l’Express )

Par Baya Gacemi, publié le 14/11/2008

Le Parlement algérien a voté la révision de la Constitution à la quasi unanimité. Derrière les retouches de façade, un seul dessein: lever l’empêchement fait au président Bouteflika de briguer un troisième mandat.

Sans surprise, le parlement algérien, réuni en congrès le 12 novembre, a voté la révision de la constitution à la quasi unanimité de ses membres (500 pour, 21 contre et 8 abstentions). Le pouvoir algérien joue, il est vrai, sur du velours tant l’incohérence de ses détracteurs est immense.

Ainsi, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, qui a voté contre) a aussitôt annoncé qu’il présenterait un candidat aux élections « sous certaines conditions ». Quant à celle qui était il n’y a pas si longtemps considérée comme la passionaria algérienne, la « trotskyste » Louisa Hanoune, laquelle répétait à l’envi que la révision constitutionnelle devait « passer par le peuple », a aussitôt oublié cette exigence. Mieux, en votant pour, elle n’a pas eu de mots assez forts après coup pour expliquer comment ces amendements allaient « apporter plus de démocratie » dans la pratique politique.

Bien sûr, une dizaine d’articles ont été retouchés ou ajoutés, dont un qui n’a pas son égal en matière de démagogie, celui qui vise à « donner aux femmes une plus grande place en politique ».

Comble du paradoxe : cela se passait le jour où le tribunal d’Alger condamnait deux jeunes employées de la banque d’Algérie pour diffamation parce qu’elles avaient osé porter plainte pour harcèlement sexuel contre leur chef.

En fait, ces retouches cachent mal le véritable dessein des initiateurs de cette révision : lever l’empêchement fait au président Bouteflika de briguer un troisième mandat en amendant l’article 74 qui limitait le nombre de mandats présidentiels à deux.  Avec, en prime, une concentration de tous les pouvoirs entre les mains du président et en transformant le poste de « chef du gouvernement » en celui de « premier ministre ».

Le modèle américain d’un exécutif soudé autour de la personne du président dont Bouteflika se prévalait au début de son premier mandat, a subi quelques coups de griffe au passage. Dans un pays où les hommes comptent plus que les institutions, il est édifiant de constater que le poste de vice-président n’a pas pu être institué faute de « dauphin » consensuel. C’est ce dernier, après tout, qui profitera de ces amendements…

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Paru dans El Watan : Bouteflika-armée , La fin d’un dualisme

Le coup de force constitutionnel vient de consacrer un brutal retour à l’ère de la glaciation. Avec un président omnipotent et omniprésent, il est opportun de (re)poser la lancinante question de savoir s’il y a encore dans ce pays d’autres centres décisionnels qui pouvaient brandir le veto contre la tentation hégémonique, désormais inscrite dans les textes, de Bouteflika. Il serait naïf de croire que le futur candidat président a décidé seul.

L’homme qui ne voulait pas être un « trois quarts » de président en 2000 a simplement fini par prendre du galon depuis. Il a pu et su dégrader la hiérarchie militaire de son poids dans la vie politique nationale pour asseoir sa domination. A quel prix ? Cela mérite plus qu’une analyse face aux insondables rabibochages du régime. On retiendra néanmoins que l’adversaire le plus farouche du deuxième mandat en 2004, l’ex-chef d’état-major des armées, Mohamed Lamari, était venu présenter ses vœux à Bouteflika à l’occasion du 1er novembre. On retiendra, également, que l’autre homme fort de la grande muette, Larbi Belkheir, connu pour être le faiseur des rois en Algérie, est souffrant. Qui pouvait donc se mettre au travers de Bouteflika pour lui intimer l’ordre de ne pas toucher aux fondamentaux de notre démocratie de façade ? Le Président a mis certes beaucoup de temps pour passer à l’acte, mais il a fini par avoir le dernier mot avec, sans doute, les compliments des chefs militaires. Même l’hypothétique poste de vice-président qu’on présentait comme un joker et un contre-poids des militaires aux visées autocratiques de Bouteflika a volé en éclats. C’était juste pour amuser la galerie et entretenir un semblant de débat politique dans les journaux, histoire de crédibiliser autant que faire se peut cette révision de la constitution.

Zeroual en avance…

Il y a donc deux lectures à faire. Ou bien les chefs militaires sont arrivés à la conclusion que Bouteflika est le seul à même de garantir le maintien du statu quo qui les arrange également. Ou alors, hypothèse moins plausible, ils ont dû batailler dur avant de se rendre. Mais dans les deux cas, l’Algérie qui avance se retrouve orpheline d’un guide du fait qu’elle s’est fourvoyée, à croire – des décennies durant – que son salut allait de pair avec la logique de la caserne. Les amendements que vient de décréter Bouteflika et la présidence à vie ou à mort – c’est selon – qui en découle constituent quelque part une formidable mise à nu du régime dans sa façade civile et son arrière-plan militaire. C’est ce mariage de raison qui va donner naissance à un système politique hybride incatalogable ni dans un régime présidentiel ni dans celui parlementaire. Ironie de l’histoire et du sort, l’avancée démocratique de l’Algérie via la limitation des mandats présidentiels fut décidée par un général en 1996 et la reculade despotique est l’œuvre d’un civil en 2008. Autant le président Zeroual a eu le courage politique et la dignité de tirer sa révérence avant même la fin de son mandat, autant Bouteflika ordonne avec arrogance de remettre en cause cet acquis. Le comble est que cette entreprise liberticide attentatoire à la règle de l’alternance est emballée sous forme d’une conquête politique et populaire ! Le peuple algérien si éprouvé par toutes les mascarades politiques et militaires ne mériterait-il pas autre chose que de se faire arnaquer de façon aussi inintelligente ? Cela étant dit, est aussi pitoyable la posture de tâcheron d’Ahmed Ouyahia qui, en 1996, applaudissait à tout rompre, l’avancée démocratique de l’Algérie qui n’avait « rien à envier aux grandes démocraties », grâce à la courageuse décision de Zeroual de limiter les mandats. Et, aujourd’hui, le même Ouyahia applaudit de la même manière la (re)fermeture de la parenthèse démocratique… Encore une fois, c’est un général, Rachid Benyelles, qui dénonce courageusement un scandale politique aussi particulier. C’est peut-être un signe qui ne trompe pas que l’armée est politiquement K.O. dès lors que les intérêts bien compris de ses officiers et ceux du Président sont plutôt OK. Quant à la démocratie « populaire », elle peut toujours attendre une prochaine mystification.

Par Hassan Moali

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L’incroyable main-mise des américains sur l’Algérie : Arfaa rassek ya bba !

perkins

Chakib Khellil, le ministre algérien de l’énergie, a la nationalité américaine.
Très curieusement, il est aussi président de l’OPEP. Autant dire, pour les deux fonctions qu’il exerce, que c’est la métaphore du loup dans la bergerie qui vient à l’esprit.
Cet homme, né au Maroc, a très peu connu son pays d’origine et a fait ses études aux USA. Il y a exercé en qualité d’ingénieur et de manager dans des sociétés comme Shell, Philips Petroleum et notamment avec le Bureau d’Études Mc Cord à Dallas.
Il a atterri à Sonatrach en 1971 où il est nommé Chef de département gisements à la Sonatrach, et président de la société Alcore – Joint Venture entre la Sonatrach et Coreb, une société américaine. Deux ans plus tard, il est bombardé Conseiller technique auprès de la Présidence de la République. Il exercera, par la suite, et jusqu’en 1999, diverses fonctions de conseiller avant d’être mis à la retraite anticipée. Il n’y restera pas longtemps en inactivité, puisqu’il sera appelé par le Président Bouteflika au poste de Conseiller à la présidence. Avant d’être propulsé au poste le plus stratégique et le plus vital du pays. Celui de ministre de l’énergie et des mines.
De nombreuses personnalités ont affirmé, de façon catégorique, que cette nomination a été “souhaitée” par les Américains.
On le comprend d’autant plus, lorsqu’on connaît la pratique des assassins financiers telle que décrite par John Perkins, que Chakib Khellil a abandonné une carrière très prometteuse aux USA, pour venir travailler à Sonatrach, dans un poste où il ne s’éternisera pas. Son parcours fulgurant laisse penser, en effet, qu’il a bénéficié de l’appui déterminant de ses compatriotes américains.
Ses efforts, remarqués, pour faire passer une loi sur les hydrocarbures, qui n’était rien d’autre qu’un vaste plan de bradage de nos ressources à des compagnies pétrolières, laisse deviner ce qu’est la mission de cet assassin financier.
La création de BRC en 1994, au moment où les carnages des populations civiles faisaient rage, une période propice pour toutes les grosses opérations de pillage perpétrées par les généraux janvieristes, est un argument frappant sur le véritable rôle que cet homme joue dans le régime.
BRC, un joint venture entre Sonatrach et Halliburton, une des sociétés du très neocon Dick Cheney, a bénéficié de 43 marchés de gré à gré, en violation flagrante avec le code des marchés publics.
Une inspection de l’IGF, dilligentée par Ahmed Ouyahia, le chef du gouvernement de l’époque, qui est pourtant une créature du DRS, allait révéler un scandale sans précédent dans l’histoire du pays. La valeur de ces marchés de gré à gré a été surestimée, jusqu’à 700% pour certains, comme les hôpitaux militaires de Constantine et d’Oran. Cette incroyable prédation s’élève à plusieurs milliards de dollars.

Mais le plus choquant est que la BRC, supposée être spécialisée dans les travaux pétroliers, a fourgué à l’Algérie des mallettes de transmission et d’écoute militaire qui avaient été “bricolées” par la CIA pour espionner l’armée algérienne. Un lampiste tout désigné, le PDG de BRC fut jeté en prison, et la BRC dissoute sur ordre du président. Une dissolution en catastrophe, pour empêcher la vérité d’éclater en plein jour.
Mais ce n’est pas tout. Il s’est avéré, plus tard, malgré le black out qui pèse sur tout ce qui concerne la BRC, que celle-ci a fait réaliser, en sous traitance, par une société canadienne qui n’avait rien à voir avec le génie civil, une base américaine dans le sud algérien.
A l’insu du peuple algérien, et contre la volonté de certains décideurs militaires algériens.

C’est probablement à la suite du mécontentement de nombreux officiers de l’armée algérienne, que la construction de cette base américaine, qui avait déjà accueilli des marines américains, sera interrompue.
Ce cas de haute trahison sera étouffé. On croit savoir que le général de Corps d’armée Mohamed Lamari aurait été prié de partir à cause de cette scabreuse affaire. Le fait que Ahmed Ouyahia, le chef du gouvernement de l’époque ait demandé une enquête de l’IGF montre bien qu’un clan du DRS était contre les agissements de BRC et de l’installation d’une base américaine dans le Sahara algérien.
Le fait que le Président Bouteflika ait dissous cette société dans la précipitation, sans véritable audit, et que l’IGF ait été empêchée, malgré ses attributions et son ordre de mission, de pousser ses investigations jusqu’à un certain niveau, sont significatifs d’une volonté d’empêcher les algériens d’accéder à une terrible vérité. Celle de pratiques criminelles sur le trésor algérien et de haute trahison contre la sûreté de la nation, dont Chakib Khallil est l’un des suppôts.
L’information que ses fils, Jean Kriss et Paul Ahmed ( FILS DE cHAKIB kHALIL ), dont l’un a été employé par la Sonatrach avant d’être engagé par la société Poten, spécialisée dans la commercialisation du GPL, domiciliée à la 3eme Avenue à New York, et dont certaines sources disent qu’elle appartient, en partie, à des personnalités du régime algérien, nous renseigne un peu plus sur le personnage.
Il semble donc, qu’en plus d’être américain, ce qui aurait dû être totalement rédhibitoire pour occuper le portefeuille de ministre de l’énergie, qu’en plus d’avoir cherché à privatiser, par des moyens scélérats, la principale ressource du peuple algérien, au profit de ses compatriotes américains, qu’en plus d’avoir placé ses enfants au cœur du business américain, qu’en plus d’avoir mouillé dans une sombre histoire de haute trahison, et d’avoir fait jouer la pression américaine pour étouffer le plus grand scandale qu’ait connu le pays, Monsieur Chakib Khellil continue de vaquer à ses affaires et à celle de sa chère Amérique sans être inquiété le moins du monde.
Voilà où en est réduite l’Algérie. Voilà ce que sont nos dirigeants. Admirez avec quelle cynisme ils nous dépouillent et rient de nous !
Pendant que les enfants de l’Algérie meurent noyés parce qu’ils ont voulu quitter leur malheureux pays, pour aller se réfugier en Europe, leurs enfants à eux, Américains, Français, Britanniques et autres font leurs études dans les écoles les plus prestigieuses d’Europe et d’Amérique et sont introduits dans les milieux les plus huppés du Business.
Le tout avec l’argent du peuple algérien et sur son dos !

D.Benchenouf

Extrait de “Le Quotidien d’Algérie”

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vous pouvez lire aussi le livre de John perkins ou l’acheter sur le net:

Les confessions d’un assassin financier :

Révélations sur la manipulation des économies du

monde par les Etats-Unis (Broché)

John Perkins’s classic exposé, Confessions of an Economic Hit Man, spent over 70 weeks on the New York Times bestseller list and is published in more than 30 languages. His follow-up, The Secret History of the American Empire, provides a plan for creating a sustainable, just, and peaceful world. He is the author of Shapeshifting, The World Is As You Dream It, and other books on indigenous cultures and personal transformation; is a founder and board member of Dream Change and The Pachamama Alliance, nonprofit organizations devoted to establishing a world our children will want to inherit; and has lectured at universities in many countries .

Lettre ouverte à Monsieur Bouteflika

Monsieur Bouteflika,

Sauf le respect du peuple Algérien qui me pousse à considérer votre fonction, vous êtes avant tout censé être le premier serviteur du peuple Algérien, et le protecteur de ses richesses et de ses trésors, seulement votre gouvernance actuelle est entachée de corruption qui est devenue une religion, de pillages et de détournements qui sont devenus des symboles pour ceux qui sont arrivés au sommet de la hiérarchie, et de braderies économiques et d’anarchie qui font obstacles à toute réflexion de développement .

Dites le moi Monsieur le Président, comment aviez vous fait pour choisir un Chakib Khelil qui collectionne les tares économiques :

  • Usine d’ammoniac financé à 70% par les banques publics mais le pouvoir de gestion est cédée à orascom avec une filiale de commercialisation en offshore pour ne pas payer d’impôt au trésors publique Algérien . Et pourtant vous avez fustigé Orascom dans l’affaire de revente des cimenteries .
  • La société BRC a été liquidée et clôturée avec ses secrets sans la moindre explication à l’opinion publique, et pourtant elle a été bien crée au départ avec de l’argent publique . Pensez vous que vous êtes plus mature que le peuple qui a cru vous faire confiance ?
  • En peu de temps la société Italienne a engrangé à elle seule 6.5 milliards de dollars de marchés publics, quelle performance ? à qui profitent ces marchés ? surtout que les anciens de BRC sont chez Saipem, quelle coïncidence, vous ne trouvez pas ?
  • Quant à la gestion de Sonatrach….chuuuuuuuuuuut !

Comment aviez vous fait Monsieur le président pour choisir Temmar qui collectionne des tares qui n’ont rien à envier à celles de Khelil :

  • En dix ans, l’Algérie a importé presque 10 milliards de dollars de véhicules neufs, et pourtant pas une seule usine de montage même pas de vélos ou de trottinettes
  • En dix ans, combien de dossiers d’industriels déposés au Ministères des investissements ont basculé vers d’autres économies Européennes et Maghrébines, sans que Temmar ne daigne répondre ou envisager pas une seule zone économique susceptible d’accueillir les investisseurs . Pensez vous que les cabinet de conseils vont créer des zones et des pôles clusters rien qu’en soufflant sur des papiers ?
  • En dix ans, l’Algérie a perdu les ¾ de son industrie publique, et pourtant l’Algérie n’a jamais été si riche comme durant cette période
  • Pensez vous que c’est normal d’attribuer des marchés et des commandes clef en main à Alstom et d’autres constructeurs sans exiger en contre partie la moindre production locale ne serait-ce que le montage pour faire employer les chômeurs Algériens ?
  • Ne Pensez vous pas Monsieur le Président que L’Algérie pourrait au moins développer son industrie comme la chine et bien d’autres pays émergents qui ont acquis un transfert de technologies et ont acheté des licences de production ?
  • Et que pensez vous Monsieur le Président de l’affaire de Ferphos et du PDG de cette société qui confond entre biens personnels et biens publics ?

Monsieur le Président , votre politique a perverti les Algériens, a métamorphosé leur culture ,et a fait de l’importation une dépense facile au détriment de la production locale .

Monsieur le Président , il vaut mieux arrêter de faire perdre du temps au peuple Algérien, et arrêter cette mascarade qui ne répond à aucune logique économique ou politique .

Permettez moi alors de vous conseiller de finir votre deuxième mandat en limitant les dégâts et de stopper cette machine de désillusion , nous sommes entrains de se diriger tout droit vers un mur en béton.

Si vous ne faites pas appel à la raison et à la sagesse de votre age, vous risquerez de faire de votre future mosquée non pas un mémoire à votre personne, mais un monument de lamentation ou vous serez maudits par tout ceux qui viennent y prier .

Monsieur Bouteflika, il n’est jamais trop tard pour bien faire, faites le bon choix, retirez vous à la fin de votre mandat , rétablissez la limitation des mandats à 2 et laissez le peuple Algérien choisir démocratiquement son destin , c’est la seule façon peut être de vous faire pardonner vos maladresses ( pour ne pas dire autres choses plus graves !).

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Sid Ahmed Ghozali au journal El Watan : « Le changement du régime est une question de vie ou de mort pour le pays »

ghezaliAncien chef de gouvernement, Sid Ahmed Ghozali s’exprime dans cet entretien sur la révision de la Constitution, la prochaine élection présidentielle mais aussi sur la gestion des affaires économiques du pays. Selon lui, l’Algérie est le seul pays au monde où le budget de l’Etat est financé avec l’argent du pétrole. L’homme au papillon dénonce la fermeture du champ politique et préconise une révolution tranquille pour changer radicalement le régime qui bloque le pays. Saïd Rabia

- Le projet de révision de la Constitution a été adopté par le Parlement ; l’élection présidentielle d’avril 2009 s’annonce fermée. Etes-vous de ceux qui pensent qu’il y a toujours moyen d’imposer une alternative ?

- La révision constitutionnelle devrait être, dans la vie de toute nation, un événement très important parce qu’il s’agit de la Loi fondamentale. Malheureusement, chez nous, comme vous le constatez, on en parle depuis des années et on fait des révisions de la Constitution depuis années. Mais, plus étrange, on ne parle pas de la manière avec laquelle cela a été fait et le but de cette révision. Les Etats-Unis d’Amérique ont une Constitution qui n’a pas changé depuis un siècle et demi. Nous, en 45 années d’indépendance, nous l’avons changée à plusieurs reprises et de quelle manière ! Chez nous, nous changeons la Constitution en deux minutes. Pour vous, c’est l’événement, pour moi non. En tout cas ce n’est pas un événement réjouissant. Nous continuons à fuir l’instauration de l’Etat de droit. L’Etat de droit, c’est le respect de la loi. Il faut bien ouvrir les yeux, ne pas se mentir à soi-même. Dans la vie de tous les jours, aussi bien sur le plan économique que sur le plan politique, nous vivons une situation caractérisée par le non-respect du droit. Malheureusement, la société est nécessairement façonnée par ses institutions. A partir du moment où ceux qui sont chargés de faire la loi et qui ont la responsabilité de veiller à son application ne le font pas, ce sont tous les éléments de la société, collectif ou individu, qui disent : puisque là-haut on ne respecte pas la loi, pourquoi nous, devons-nous la respecter ? On entre dans une espèce de jungle, ce qui est exactement le contraire de la société civilisée qui, elle, est mue par des règles du jeu que tout le monde respecte. Cela dit, on a des problèmes, tous les pays et toutes sociétés en ont. Cependant, ce qui devrait nous empêcher de dormir, c’est la non-solution de ces problèmes. Ces derniers ne nous viennent pas d’une mauvaise Constitution. Est-ce que franchement, c’est la Loi fondamentale qui empêche de dormir les Algériens ? Ce qui les préoccupe, ce qui les stresse, ce n’est pas cette Constitution. Alors, on imagine bien qu’elle a été changée pour un instaurer le troisième mandat. Vous avez dit que le jeu va être fermé lors des prochaines élections. Etait-il ouvert avec l’ancienne Constitution ? Etait-il ouvert en 2004 ? En 1999 ?

- C’est différent. Cette fois, il y a le fait d’instaurer la non-limitation des mandats qui remet en cause l’alternance…

- Je vous rappelle qu’on ne s’est pas gêné, il y a quatre ans et demi ou il y a neuf ans et demi de désigner un Président ? Les élections n’étaient qu’une parodie électorale. On sait très bien qu’en 1999, le président a été désigné, en 2004 également. Les élections sont devenues comme un rite, comme d’ailleurs lors des élections locales et législatives.

- Donc pour vous, il n’y a aucune brèche qui pourrait être exploitée pour une alternative autre que celle qui est proposée…

- Depuis des années, pas seulement à l’approche d’avril 2009, l’on s’accroche à cette question de savoir qui va être le prochain Président. Le Président est à peine en place qu’on pense déjà à celui qui le remplacera. Cela n’apporte rien de nouveau. Toutefois, on ne peut pas imaginer, dans un pays où la Constitution fixe les mandats présidentiels à deux seulement, qu’on change la loi fondamentale à la veille des élections présidentielles pour instaurer la non-limitation des mandats. Mais enfin, le pouvoir, le régime qui est en vigueur dans notre pays, a montré que quand il décide de quelque chose, il ne s’embarrasse pas de fioritures sur le plan du respect de la loi, puisqu’il n’arrête pas de violer la loi. Il faut dire les choses telles qu’elles sont. Puisqu’on parle de politique et d’élections, en effet, pourquoi des partis – je parle du mouvement Wafa et de l’Union des forces démocratiques (UFD) – sont-ils interdits de participer à la vie politique ? Pourtant, ce sont des partis parfaitement légaux et autorisés par la loi. Ils sont interdits parce que nous avons un régime qui ne respecte pas la loi. Le fait qu’il ne la respecte pas une fois de plus n’est pas un élément nouveau. Pour me résumer, le changement de la Constitution s’est opéré en deux minutes, comme d’ailleurs cela a été fait pour la langue nationale, tamazight. Cela s’est fait en deux minutes. Qu’est-ce que cela a changé sur le plan de la promotion de la langue amazighe ? Cela décrédibilise davantage l’idée de changer la Constitution, qui est quand même à la base de tout le reste. Qu’est-ce qui a fait le succès des Etats-Unis d’Amérique ? L’origine de ce succès n’est pas technologique, ni commercial, ni encore militaire. Vous pouvez poser la question à n’importe quel Américain, il vous dira : nous sommes une Constitution. Et la Constitution américaine n’a pas été touchée depuis la déclaration d’indépendance, en 1776. Et personne ne peut y toucher, c’est sacré. Bien sûr, ce n’est pas le Coran, on peut changer, et comme c’est une loi fondamentale, on la change le moins souvent. On la révise parce qu’il y a nécessité de le faire, parce que la vie et le développement de la société, les problèmes de la société l’exigent. Nous, on la change à tout bout de champ. On a commencé par une Assemblée constituante au lendemain de l’indépendance qui, après le coup d’Etat de 1965, a été mise sous le boisseau ; ensuite il y a eu une nouvelle Constitution en 1976, elle a eu le mérite d’être claire, elle était venue pour instaurer la démocratie. Ouvertement, elle ne reconnaissait la séparation des pouvoirs. Il y a eu également le changement suite aux événements d’octobre 1988. Vint par la suite la révision de 1996 et puis les derniers amendements. Ces changements ont-ils apporté quelque chose de nouveau à notre aptitude à faire face à nos problèmes ? C’est pour cela que je dis que c’est une tempête dans un verre d’eau. Ils n’apportent pas quelque chose de nouveau à nos questions. Ils apportent une réponse à laquelle nous sommes accoutumés : un refus obstiné de s’engager résolument dans l’Etat de droit. Est-ce que le Président juge qu’il n’a pas assez de pouvoirs dans les précédentes Constitutions ? La Constitution algérienne est celle qui donne le plus de pouvoirs au Président, plus qu’à celui des Etats-Unis d’Amérique. Non seulement il n’a pas ses pouvoirs, mais il a en face un Parlement, un Congrès qui a des pouvoirs égaux aux siens. Chez nous, est-ce que le Parlement a les même pouvoirs que le Président ? Non.

- Tout le monde sait que la révision de la Constitution a pour but de faire sauter le verrou qui limite le nombre de mandats à deux dans la Constitution de 1996. L’objectif est le troisième mandat…

- Il y a un précédent. Si le nombre de mandats est constitutionnel, la durée du mandat l’est aussi. Zeroual ne l’a pas respectée. Sur le plan purement juridique, la décision du président Zeroual d’avancer l’élection présidentielle et de raccourcir son mandat est anticonstitutionnelle. Mais vaut mieux écorner la Loi fondamentale que de la changer de cette façon, car cela la décrédibilise davantage. Je ne commente même pas cette volonté d’avoir un troisième mandat. Personne ne peut s’y opposer puisque l’on a affaire à un pouvoir autoritaire qui refuse tout mouvement vers l’Etat de droit.

- Peut-on alors comprendre que vous éliminez toute éventualité de vous présenter ?

- Le problème pour l’Algérie n’est pas de savoir, y compris pour moi, si X ou Y va être candidat. Là n’est pas le problème du pays. Si nous étions dans une situation normale, s’il y a effectivement des élections, la question se poserait bien sûr. Le fait de changer le nombre de mandats, cela veut dire quoi ? Nous allons désigner un Président et les élections ne serviront que d’alibi. Les élections sont arrangées à l’avance. C’est un jeu qui ne m’intéresse pas et n’intéresse aucun Algérien. Si vous me demandez si j’approuve le fait qu’on change la Constitution pour qu’on maintienne en place le même Président, je vous répondrais que non. Candidat à quoi ? Il n’y a pas à être candidat. Les choses semblent être faites de sorte qu’il n’y ait pas d’autres candidats ou alors des candidats de complaisance.

- De nombreuses personnalités politiques ont adopté la même position : le rejet de la prochaine élection. Y a-t-il une possibilité de voir ces positions se rejoindre ?

- Quand on s’intéresse à la chose publique, l’on se demande d’abord ce qu’on peut faire ? Il faut se poser des questions, c’est une question de civisme. Mais que faire ? Il ne s’agit pas de tomber dans une situation où l’on fait quelque chose pour se mentir à soi-même ou donner aux autres l’impression qu’on fait quelque chose. La politique, c’est l’art du possible. Nous a-t-on demandé notre avis pour changer la Constitution ? Quels moyens avons-nous en main pour empêcher cela ? En d’autres termes, pourquoi j’ai créé un parti si ce n’est pour agir, quand on n’est pas au pouvoir, en allant vers la population pour lui faire reprendre espoir, lui parler de ses problèmes, lui montrer les solutions et songer à l’amener à croire de nouveau à la politique. Lorsque vous avez en face de vous un régime qui vous interdit et qui utilise tous les moyens, la force de l’Etat, la violence de l’Etat, les moyens financiers de l’Etat et la justice de l’Etat, que pouvez-vous faire ? La seule chose possible, c’est ce que nous sommes en train de faire : parler, et encore !, on ne peut le faire qu’à travers certains canaux ; la télévision et la radio nous sont interdites. A entendre ce que dit le gouvernement ou la loi, tout est parfait, il y a la liberté d’expression et il y a la liberté d’association. Pour l’application, c’est le contraire. C’est cela l’Algérie.

- Vous avez parlé, dans une déclaration à notre confrère El Khabar, d’un changement pacifique révolutionnaire. Qu’en est-il exactement ?

- Le contenu de l’article n’est pas aussi simple que le laisse entendre le titre. On m’a demandé, comme à vous, de me prononcer sur le changement. Ce n’est pas une question de personne. Une rumeur court ces jours-ci et elle focalise sur deux choses : tout va mal et c’est la faute de Bouteflika. J’ai dit que le problème n’est pas là. Dans cette affaire, le Président et le changement de la Constitution ne sont que l’arbre qui cache la forêt. A la question de savoir si je suis pour ou contre le changement, j’ai répondu : nous avons besoin d’une révolution tranquille. La révolution tranquille, c’est d’abord un changement de comportement du régime, qui ne nécessite pas de changement constitutionnel. Il suffit d’appliquer la loi, nous avons besoin d’une véritable révolution tranquille pour aller vers un Etat de droit. Nous avons besoin d’un très grand changement, le régime doit changer radicalement.

- Que pensez-vous en fait de la manière avec laquelle sont gérées les affaires du pays ces dernières années ?

- Pourquoi ne parle-t-on que maintenant de la manière d’agir du président ? On ne peut faire de bilan : les chiffres qui proviennent du gouvernement sont manifestement très loin de la réalité. On a entendu un membre du gouvernement dire que l’Algérie a moins de pauvres, que le seuil de pauvreté est inférieur en Algérie en comparaison aux Etats-Unis d’Amérique, que le chômage est à 11%. C’est un chiffre qui est démenti publiquement. On a même entendu dire qu’en Algérie il n’y a pas de chômage, que c’est les gens qui ne veulent pas travailler. Le gouvernement a-t-il déjà un programme pour pouvoir parler de bilan ? Chaque gouvernement passé a précisé que son programme est celui du président. Mais c’est quoi le programme du président ? où est-il ? Nous ne le connaissons pas. Il est vrai que les recettes pétrolières sont importantes, que les réserves ont augmenté, mais est-ce là le résultat d’une politique ? Ce sont des résultats de facteurs qui sont totalement étrangers à l’Algérie. Ce sont les prix du pétrole qui ont augmenté. Et en plus de cela, nous n’avons pas fait usage de cet argent. Nous sommes allés même jusqu’à rembourser de manière anticipée la dette extérieure, donnant l’illusion que nous sommes un pays excédentaire. Nous sommes un faux pays excédentaire. Ne comparons surtout pas l’Algérie au Koweït ou aux Emirats. Le Koweït représente uniquement 600 000 koweitiens, l’équivalent de trois arrondissements d’Alger. Tous les besoins fondamentaux des koweitiens sont largement satisfaits. Mieux, ils ont un million et demi de main-d’œuvre étrangère. Ce pays est effectivement excédentaire. L’excédent est, en fait, ce qui compte quand on a dépensé de ses revenus, ceux dont le pays a besoin pour se développer, ceux dont l’algérien a besoin pour créer de la richesse ou bien pour vivre. Quand nous aurons rempli toutes ces obligations, c’est à cette condition que nous pourrons parler d’excédent. Mettre les revenus du pétrole et les réserves de change dans le bilan, cela n’a pas de sens, car ce n’est pas le résultat d’une politique. C’est le résultat d’un phénomène extérieur ; les prix appliqués à une richesse qui n’a pas été créée par les algériens. L’argent dont dispose le pays n’est pas le signe d’un bilan positif. Au contraire, cela démontre que nous n’avons même pas de politique pour faire usage de cet argent, car s’il y avait un projet national, s’il y avait une politique, et je parle de secteur par secteur, de nos besoins, non seulement 100 ou 150 milliards de dollars ne seraient pas suffisants, mais nous serions obligés d’emprunter autant pour réaliser ce programme. Comme le fait que le plus grand emprunteur du monde sont les Etats-Unis d’Amérique.

- Vous êtes de ceux qui avancent qu’on n’aurait pas dû rembourser par anticipation la dette extérieure…

- C’est absurde, car l’Algérie, compte tenu de ses besoins, ne peut se permettre de se priver des moyens de financer ses besoins. Le gouvernement affiche l’idée qu’il a trop d’argent et il rembourse par anticipation. La dette a tellement été mal présentée que la rembourser signifie gagner son indépendance. C’est faux. Le fait de rembourser de façon anticipée un prêt contracté auprès d’une banque, c’est exactement comme si vous achetiez des chaussures chez quelqu’un et cinq jours plus tard vous lui dites je vous les rends. Le drame, cette situation, nous l’avons déjà vécue dans les années 1980. L’histoire se répète : ce qui se fait actuellement a des racines profondes dans la nature même du régime. Celui-ci n’a pas changé et ses méthodes non plus. Au début des années 1980, le pétrole est passé de 12 dollars à 41 ou 45 dollars. L’équivalent, aujourd’hui, d’à peu près 150 dollars. On s’est mis, en premier, à jeter de l’argent par les fenêtres en achetant des bananes, dans le cadre du fameux Plan anti-pénurie (pap). Et annoncé le remboursement des dettes, soi-disant laissées par Boumediène. Les dettes laissées par Boumediène sont parfaitement connues ; elles étaient évaluées à 16% et ce n’était pas une situation considérée comme catastrophique. Au moment de la crise à l’époque, le premier ministre disait qu’on n’était pas touchés, comme aujourd’hui. Au contraire, l’on disait que nous avons mieux fait que les Etats-Unis d’Amérique. C’est le même processus aujourd’hui. Les prix du pétrole ont augmenté et avec cette crise financière mondiale qui secoue non seulement les plus faibles, mais les plus grands de ce monde, on nous sert le même discours pour dire que cela ne nous touchera pas. C’est inexact : les riches seront un peu moins riches et les plus faibles touchés jusqu’à l’os. Notre pays est l’un de ces pays faibles. Toutes nos recettes proviennent de l’extérieur. C’est tout de même ahurissant d’entendre le ministre de l’Energie dire que nous serons épargnés par la crise et se démentir trois jours plus tard. Le fait que nos recettes se divisent par deux prouve que nous sommes frappés de plein fouet par la crise. Sans oublier les importations qui vont se renchérir. A titre d’exemple, les Etats-Unis ont un marché intérieur pour compenser, le nôtre est presque totalement dépendant de l’extérieur. On ne peut pas dire que l’Algérie est insensible à cette situation. On dépend à 97% de l’extérieur. C’est pour cette raison que l’Algérie ne fait pas partie des vingt pays les plus riches qui sont allés discuter des mesures à prendre pour faire face à la crise. Il y a eu l’Afrique du Sud, mais pas l’Algérie. Pourtant, le président lors de sa campagne de 1999, avait parlé du rétablissement de la place de l’Algérie sur la scène internationale. Il faut rappeler que quand la crise internationale est survenue en 1974, c’est l’Algérie qui a provoqué le sommet de l’ONU. Et quand l’assemblée onusienne avait décidé de créer le dialogue internationale et le rétablissement de l’ordre économique, l’Algérie était parmi 15 pays qui avaient discuté de l’issue de la crise. 30 ans plus tard, vous constatez que la place de l’Algérie a dégringolé sur la scène internationale. Et sa solidité économique a considérablement diminué.

- Pourquoi, à votre avis, avec la manne financière considérable dont elle dispose, l’Algérie n’a-t-elle pas pu relancer l’économie nationale (hors hydrocarbures) ?

- Si l’on n’a pas réussi, ce n’est certainement parce que nous n’avons pas les moyens financiers. Nous en avons. La relance économique, ce n’est pas la rénovation des trottoirs. Bien que ce soit important. La relance économique, c’est d’abord comment renforcer les entreprises, comment créer des entreprises algériennes par milliers, pour qu’elles apprennent à fabriquer avec des mains algériennes, avec un savoir-faire algérien, pour augmenter la richesse. C’est le seul moyen. Nous n’avons pas pu parce que nous n’avons pas la volonté politique de le faire. Pourquoi nous n’avons-nous pas la volonté politique de le faire ? Parce que notre pays, depuis des années – pas seulement depuis l’arrivée de Bouteflika – a connu un dévoiement total de la fonction politique. La raison d’être du pouvoir politique, c’est de s’occuper des problèmes des gens. Il faut que nous exportions du pétrole pour aller plus vite que les autres. Nous sommes le seul pays dont le budget de l’Etat est financé par le pétrole. Même la pomme de terre est financée par le pétrole. C’est un non-sens sur le plan de l’éthique. Il faut trouver une source pérenne de création de richesses. Le gouvernement n’est pas prévoyant. Le politique, chez nous, est trop occupé par le pouvoir politique. La gestion du pouvoir politique est une fin en soi. Il est normal qu’un homme politique consacre un temps à la gestion du pouvoir, mais pas tout le temps. Vous vous rendez compte des problème de l’Algérie ? On dit qu’on a basculé dans l’économie de marché. Nous ne sommes pas dans l’économie de marché. Où sont les entreprises qui ont été créées ? Il y a des milliers de jeunes qui ont tenté de le faire, mais ils se trouvent face à des murs… Connaissez-vous un entrepreneur heureux ? Beaucoup ont essayé, mais la plupart ont échoué. Nous devrions voir se créer dans ce pays 1000 entreprises par jour. Nous sommes dans une situation unique au monde : les pays les plus riches en pétrole ne vivent pas uniquement de cette ressource, même l’Arabie Saoudite ; c’est un pays autonome sur le plan alimentaire, il n’y a qu’à voir le nombre d’autoroutes construites et celui de villes nouvelles aussi. Ce sont des villes à la Houston. Il y a une économie qui s’est formée en dehors du pétrole. Nous, nous continuerons à dépendre du pétrole parce que nous n’avons rien fait pour mobiliser les capacités créatrices de richesses des Algériens. Le gouvernement n’a pas de politique économique. Celui-ci ne fonctionne pas sur le long terme. Pour revenir au début, seules les institutions réelles, pérennes, permettent au pays de fonctionner sur le long terme, en dépassant les hommes.

- Si on suit votre raisonnement, un changement de régime serait une question de vie ou de mort pour le pays…

- Vous pouvez le répéter, le changement du régime est une question de vie ou de mort pour le pays. C’est vraiment une question de vie ou de mort. C’est dur à dire, mais c’est comme cela. Nous n’allons pas réinventer la roue. Quel est le pays qui a progressé, qui a réussi, dans le monde entier, autrement que sur la base des institutions qui dépassent les hommes ? Un fonctionnement sur la base de règles respectées par tout le monde, sur la base du droit. Dans le cas contraire, c’est la jungle.

Une voiture tunisienne bientôt sur les routes

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La première voiture conçue et fabriquée par une équipe à 100% tunisienne a été parmi les grandes révélations du Mondial de l’automobile de Paris clôturé le 19 octobre. Son constructeur dispose déjà d’un carnet de commandes bien garni.

Par Walid Kéfi, Tunis (article paru dans les Afriques )

Jusqu’à l’ouverture du Mondial de l’automobile à Paris, Zied Guiga, PDG de la société Wally’s Car, était un illustre inconnu, y compris dans son pays. C’est que ce Tunisien âgé de 27 ans a réussi à garder le secret sur un projet qui lui tenait à cœur depuis 2005 : une voiture conçue et fabriquée par une équipe 100% tunisienne. Présenté pour la première fois ce mois-ci au Parc des expositions, Porte de Versailles, le véhicule baptisé « Wallys Izis » a fait sensation dans les allées du hall 3 du salon. Il s’agit d’une élégante voiture de plage à deux places, qui a déjà obtenu l’homologation européenne en matière de sécurité et de respect des normes environnementales.

C’était, à son début, une histoire un peu hollywoodienne. Rentré au bercail avec un diplôme de l’Ecole hôtelière de Lausanne, le jeune tunisien, passionné d’automobile, se destinait à une brillante carrière dans le secteur touristique. Mais c’est une rencontre avec René Boesch, ami de son père et ancien actionnaire du constructeur automobile Grandin, le fabricant des petites Jeep Dallas ayant marqué les années 80, qui a ravivé sa passion pour les quatre roues et modifié le cours de sa vie. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la première voiture tunisienne reprend le code stylistique de la gamme Jeep : calandre à six ouïes verticales, pare-brise rabattable, phares ronds…

Conseil précieux

Comme les Citroën Méhari, Renault Rodéo ou Austin Mini Moke, la Jeep Dallas avait été condamnée par l’évolution des normes de sécurité en vigueur en Europe. Mais Zied Guiga et son associé américain ont identifié une petite brèche par laquelle ils n’ont pas hésité à s’engouffrer. « Gilles Chandenier, patron de CG Conseil Homologation, nous a conseillé d’opter pour une voiture légère à deux places, un genre exempté de crash test par la règlementation européenne », précise M. Guiga, joint par téléphone à Paris. L’ancien actionnaire de Grandin et le jeune tunisien ambitieux ont alors entrepris des démarches pour la création de la société Wally’ s Car. Entre temps, ils ont réussi à convaincre d’autres hommes d’affaires maghrébins et singapouriens de renforcer leurs rangs et à recruter localement une quinzaine d’ingénieurs.

Normes Euro IV

L’essentiel de la partie mécanique du walis Izis est une base PSA (Peugeot-Citroën) : moteur, freinage et colonne de direction, trains avant et arrière. « Ce choix est essentiellement motivé par la volonté de permettre aux futurs acquéreurs du véhicule de trouver les pièces de rechange partout dans le monde », explique le PDG de Wallys Car. Et de renchérir : « Les autres composants (câbles, carrosserie, châssis, joints…) sont par contre à 100% tunisiens. » En décembre 2007, les tests techniques ont débuté, toujours dans le plus grand secret, sur le circuit de Montlhéry, en région parisienne, pour se terminer en février 2008. La première voiture tunisienne est enfin prête.

Commandes fermes

« La Wallys Izis sera proposée à 10 000 euros hors taxes en version deux places en Europe à partir de mars 2009, et en version quatre places en Tunisie quelques mois plus tard », précise M. Guiga, indiquant que sa société a déjà reçu des « commandes fermes ».

Selon lui, des contacts « très avancés » ont déjà eu lieu, à Paris, avec des éventuels concessionnaires en Europe et au Maghreb. Mais ce n’est pas tout. Wally’ s Car, qui travaille sur un modèle long, plus utilitaire, adapté à l’agriculture des pays en voie de développement, envisage de vendre des lignes d’assemblage « clés en main » à des industriels intéressés en Amérique latine.

Le nouveau venu au monde des constructeurs automobiles emploie actuellement quinze ingénieurs et des dizaines d’ouvriers dans sa première unité de production, à La Marsa. Ces chiffres devraient doubler d’ici décembre prochain afin de produire entre 500 et 600 véhicules en 2009.

Une voiture de sport Marocaine, Laraki automobile

L’élite Algérienne en Europe, au Canada, aux USA et en Asie est incontestablement 100 fois plus importante que le reste de l’Elite Maghrébine de l’Etranger, la seule différence est que contrairement au Maroc et à la Tunisie, l’Elite Algérienne continue d’être rejetée et fait peur à un pouvoir d’incultes , de médiocres, et de vendus . Voici un autre exemple, cette fois-ci au Maroc où l’initiative individuelle d’un passionné d’auto a été bien accueillie dans son pays .

Historique

Passionné de mécanique, Abdeslam Laraki, confesse avoir toujours rêvé de construire des voitures. Ancien élève de l’école de design Espera de Franco Sbarro, ce jeune homme de 31 ans est également passé par l’Art Center de Vevey et le Strate Collège d’Issy-les-Moulineaux. En 1997, il crée plusieurs structures à Casablanca, dont Laraki Automobiles et Laraki Conceptor, une société d’ingénierie qui travaille notamment sur des commandes de yachts de grand luxe (l’émir de Bahreïn est son client). La genèse de la Fulgura est un concept car présenté à Genève en 2002, un coupé aux lignes assez sages destiné à tester le marché et réalisé sur la base d’une Lamborghini Diablo. La réponse de la clientèle potentielle s’étant avérée positive, Abdeslam Laraki a décidé de créer une voiture entièrement nouvelle. Dessinée par lui-même, la Fulgura a gagné en originalité par rapport au concept car. La voiture est plus longue et plus large, le design est plus spectaculaire.

Les Modèles

Fulgura

fulgura
Fulgura V12 de 6l et 4 turbos de 680 cv et 750 Nm de couple. Le poids est de 1250 kg offrant un rapport poids puissance avantageux de seulement 1,8 kg/cv. Le 0-100 est atteint en 4,5s et la vitesse maxi est de 350 km/h. Ses dimensions sont imposante : 4,44m de long et surtout 2,05m de largeur !

D’autres sites font état d’un V12 6,2l Mercedes, biturbo de 660 cv et 1300 Nm de couple, ce qui me semble plus correct. Son prix est d’environ 300.000 Euros, numéroté et limité à 99 exemplaires.

Borac

boracNouveau modèle recemment devoilé, on dirait qu’elle sort tout droit d’un film de science fiction. Personnellement je trouve la ligne vraiment réussit, elle a une très belle prestance. Elle est équipé d’un moteur V12 atmosphérique de 6l de 540 cv et de 750 Nm de couple. Elle pèse tout de même 1500 kg (rapport poids puissance de 2,8 kg/cv) de part ses dimensions généreuses de 4,62 m de longueur pour 1,99 m de largeur. Coté performance, elle efface le 0-100 en 4,5s et atteint 310 km/h. Son prix est d’environ 150.000 Euros

PS. Les données ont été récupérées depuis le site officiel de la marque .

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Algérie : A qui profitent ces investissements nuisibles dans l’ammoniac ?

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Le secteur de l’énergie Algérien a enregistré récemment la signature de 3 énormes projets d’ammoniac en partenariat avec des étrangers :

Première Projet : concerne une association entre Orascom et SH .Sa capacité de production destinée à l’exportation sera de deux fois 2 200 tonnes/jour d’ammoniac ( soit 4400 tonnes/jour )et de 3 450 tonnes/jour d’urée.

Le projet sera financé à hauteur de 30% par les deux associés de Sorfert ( une de droit Algérien pour l’exploitation, et l’autre en offshore pour la commercialisation ) : Sonatrach avec 49% et Orascom avec 51%, tandis que les 70% restants seront assurés par un groupement de banques algériennes dont le chef de file est la Banque extérieure d’Algérie ; la CNEP, le CPA et la BDL font partie du groupement.

Le coût de l’investissement est de 2,161 milliards de dollars sous la forme « Project Financing ». L’apport des actionnaires sera de 600 millions de dollars, tandis que le financement local qui est dirigé par la Banque extérieure d’Algérie (avec la BNA, le CPA, la BDL et la CNEP Banque) sera de 1,511 milliard de dollars.

Seconde Projet : Une association entre Sonatrach et Fertiberia ( Espagne ) prévoit la création de deux sociétés conjointes. L’une concerne la production (JVP), une société de droit algérien ayant pour objet social la réalisation et l’exploitation de la nouvelle unité de production d’ammoniac à Arzew, ainsi que la vente du produit fini sur le marché local et à la société conjointe de commercialisation. Cette société sera détenue à hauteur de 49% par Sonatrach et de 51% par le groupe espagnol Villar Mir. Une seconde société conjointe de commercialisation (JVC) offshore, aura pour objet social l’exportation du produit fini (ammoniac) sur le marché international. Elle est également détenue à 49% par Sonatrach et 51% par Villar Mir.

La nouvelle société est dénommée El Bahia Fertlizer , et le montant de ce contrat n’a pas été rendu public. Mais selon certains responsables de Sonatrach l’investissement est de 1milliards de dollars .

Selon le PDG Espagnole, désormais le groupe Espagnole Villa est la deuxième entreprise européenne du secteur des engrais grâce à ce contrat.

Le complexe est composé d’un module pour la production d’ammoniac anhydre d’une capacité évaluée à 3300 tonnes par jour, soit 1,1 million de tonnes par an. Cette unité sera alimentée en gaz naturel à hauteur de 1,1 milliard m3/an.

« Sonatrach fournira le gaz à prix décrété. En contrepartie, elle (Sonatrach) encaissera des bénéfices en fonction du prix d’ammoniac pratiqué sur le marché international », selon les responsables de Sonatrach. Plusieurs investisseurs à travers le monde ont renoncé à des marchés similaires du fait des prix très élevés du gaz naturel.

Le financement de ce projet est assuré à 30% par des fonds propres, tandis que les 70% restants seront injectés grâce à des emprunts obligataires.


Troisème Projet : L’Usine sera alimentée par du gaz naturel Algérien à hauteur de 2 milliards de mètres cubes par an et aura une capacité de production de 4000 t/jour d’ammoniac générant 7000 t/jour d’urée qui seront destinées à l’exportation sur la base de contrats off-take, avec également la possibilité d’exporter de l’ammoniac liquide. L’usine sera implantée à Arzew, sur une superficie de 100 ha.

La société El Djazairia El Omania Lil Asmida SPA a été créée le 9 mars dernier. Elle est dotée d’un capital de 200 millions de dollars. Le financement de ce projet sera assuré par un consortium de banques algériennes avec comme chef de file le Crédit populaire d’Algérie .

D’un coût de 2,7 milliards de dollars (MDS), ce projet sera financé à hauteur de 75% (2,06 MDS) par le consortium des banques publiques et de 25% par les Fonds propres de Sonatrach et de Suhail Bahwan.


Le consortium de banques devant participer au financement de ce projet comprend le Crédit populaire d’Algérie (CPA, chef de file), la Banque extérieure d’Algérie (BEA), la Banque nationale d’Algérie (BNA), la Banque locale de développement (BDL) et la CNEP Banque.

Récapitulatif des investissements

Ces 3 projets exigent donc un total d’investissement de 5.5 milliards de dollars dont 4.2 milliards de dollars seront financés par des fonds d’origine Algérienne, principalement les banques publiques et 750 millions de dollars par Sonatrach sur fonds propres . Autrement dit sur 5.5 milliards de dollars, seulement 0.75 milliards de dollars ont été apportés par les 3 associés.

Alors pourquoi accepter des associations minoritaires à 49% de parts sociales dans des projets financés à plus de 80% par l’argent publique des Algériens ???

Qui a décidé ces investissements ?

Le feu vert pour ces trois associations ont été donné par la présidence Algérienne, et donc par le président de la république en personne . En effet, qui pourrait prendre une telle décision alors que plusieurs milliards de dollars sont en jeu ?

Le caractère très lucratif et la une bonne rentabilité de ces projets ( à condition que le prix du gaz soit bradé comme prévu sinon aucune rentabilité ) a poussé Plusieurs personnalités diplomatiques dont un ambassadeur à exercer toutes les pressions sur la société publique Algérienne pour faire accélérer les contrats avec Sonatrach, et en rappelant aux cadres Algériens qu’ils ont l’accord de la présidence Algérienne .

Impact de ces investissements sur l’emploi

Cette industrie relève du domaine des process, c’est à dire que la production est réalisée essentiellement par des machines et des appareils divers, et donc la M.O sera réduite principalement à des fonctions de gestion, de régulation, et d’entretien . Ainsi par exemple dans le projet avec l’Espagnol Fertlizer, seulement 130 emplois seront crées selon la déclaration du président de Villar Mir . Je pense que pour les 3 projets estimés à presque 6 milliards de dollars, la partie de l’emploi se limitera au grand Maximum à 1000 créations, ce qui est insignifiant vu le poids de l’investissement .

Impact de ces investissements sur l’environnement

3 énormes usines d’ammoniac qui vont produire dans la même zone 20 000 tonnes /jour d’ammoniac et d’urée et sans se soucier de la santé des riverains et de l’environnement est une décision qui a étonné beaucoup d’experts qui connaissent la nuisance de ce type de production .

L’ammoniac est un produits toxique qui affecte les voies respiratoires et il est responsable de diverses infections causant même le cancer de poumons . l’ammoniac en Gaz ( Nh3)est dans la même catégorie que les gaz nocifs et influents sur l’Ozone tels que Le monoxyde ou le dioxyde d’azote, le dioxyde de soufre …etc

Hormis le fait scientifique prouvé que l’ammoniac menace les sources d’eau potable et l’écosystème aquatique, L’environnement industriel et humide d’Arzew et d’El Maqtaa et ses fortes chaleurs en été favoriseront La formation de particules de nitrate et de sulfate d’ammonium qui seront transportées sur de longues distances et peuvent apporter un réel danger sanitaire à tout l’ouest Algérien .

Impact de ces investissements sur les ressources énergétiques .

En raison d’une forte progression de la consommation du gaz en Algérie ( domestique et industriel ) L’Algérie produit actuellement 62 milliards de mètres cubes/an et envisage de porter sa production dans les ans à venir à 82 milliards de mètres cubes . A partir de 2009 , 52 000 foyers supplémentaires seront reliés au gaz, mais aussi les futures centrales électriques qui sont en cours de construction . la consommation en gaz de ces trois usines va nécessiter environs 7 milliards de mètre cubes /an, et si on calcule la consommation en gaz de tout ce qui est en projet, on verra que les prochains 20 milliards de mètres cubes risquent de ne pas suffire à Sonatrach pour quelle honore ses futures commandes . Je m’interroge donc si ce type de décisions sont réfléchies ou sont données selon l’humeur et les intérêt des temps actuels .

Impact sur la fiscalité nationale et donc sur le budget de l’Etat

Dans chaque partenariat, comme avec Orascom et Fertlizer, Une seconde société conjointe de commercialisation (JVC) offshore, aura pour objet social l’exportation du produit fini (ammoniac) sur le marché international. Elle est également détenue à 49% par Sonatrach et 51% par l’associé . le scénario le plus plausible est que la société qui exploite de droit Algérien vend presque au prix de revient les produits finis à sa jumelle offshore, et donc les bénéfices de l’associé ne seront pas soumis aux impôts de l’Etat Algérien . Avec quel budget alors l’Etat ferait face aux désagréments environnementaux , et aux problèmes sanitaires qui seront causée par ce type d’industrie .


Secret d’Etat sur des questions touchant l’intérêt de l’Algérie

Si le financements des projets concernant Orascom et Les omanis ont fait objet de déclaration à la presse, ce n’est pas le cas par contre pour le montant exact de l’investissement Espagnol dont l’information a été donnée par des responsables de Sonatrach et non communiqué officiellement .

Aussi une très importante question reste posée concernant le prix du gaz qui sera cédé à ces usines d’ammoniac, surtout quand on sait que plusieurs de ces projets dans le monde ont été annulés en raison du coût de gaz, alors que Sonatrach déclare que ce sont des projets à forte rentabilité .

Conclusion et mon avis sur ces projets

Je pense que 3 projets de la même nature qui exigent de grandes finances, qui emploient peu de personnes, et qui ne font pas profiter l’économie Algérienne et son budget, ne me paraissent pas nécessaires et ne me paraissent pas d’un grand intérêt .

Un des trois projets aurait suffi pour répondre notamment aux besoins en engrais de l’Agriculture Algérienne et pour l’export de l’excédant .

Je reste profondément convaincu, que ces 3 projets ne répondent pas aux intérêts du peuple Algérien, je ne comprends pas ces décisions irréfléchies, et je laisse donc la question ouverte, à qui profite réellement ces projets ???

ZEROUAL serait de retour !?

zeroual

Par D.Benchenouf – Le Quotidien d’Algérie

Nous avons appris, par des voisins de Monsieur Liamine Zeroual, et par d’autres sources, que la résidence de celui-ci, à Batna, s’est brusquement animée, au cours des derniers jours. Des personnalités en vue, civiles et militaires, et même des retraités, y ont été reçues. Leur nombre va croissant.

Quelques titres de la presse algérienne y ont fait allusion, et le Quotidien d’Oran a publié une contribution d’un certain Ali Mebroukine, un ancien collaborateur du président, qui ne s’encombre pas d’allusions et qui suggère ouvertement que Monsieur Zeroual est “l’homme de la situation”.

Curieusement, cette contribution, publiée sous le le titre de “réponses à Rachid Benyelles” a disparu des archives du Quotidien d’Oran, alors que d’autres, plus anciennes, y compris celle du général , y sont toujours consultables.

Dans son exposé, Monsieur Mebroukine ne s’embarrasse pas de cette prudence conventionnelle dans tout ce qui touche au rôle qu’ont joué les généraux dans la “démission” du Président Zeroual et déclare, sans ambages, que ” Liamine Zeroual est le seul chef d’un État arabe indépendant à avoir été élu démocratiquement et ceux qui l’avaient poussé vers la sortie avaient commis une faute majeure contre la volonté populaire”.

C’est, il faut le souligner la première fois qu’un proche de l’ex-Président s’écarte publiquement de la thèse selon laquelle celui-ci a démissionné de son plein gré.

Il est vrai que le contexte a changé, que le Général Smaïl Lamari est décédé, et que le général Mohamed Lamari n’est plus aux affaires, mais dans les affaires, que la cohésion de la junte n’est plus ce qu’elle était, et que l’intrusion d’autres centres de décisions est venue changer le rapport des forces.

Et après un état des lieux sans complaisance, où il se sert des réponses qu’il fait au texte du général Benyelles, pour éclairer d’un jour crû les principaux évènements marquants de la vie politique algérienne, mais aussi les dysfonctionnements qui les ont dévoyés ou manipulés, Monsieur Mebroukine pose les termes, et les conditions, nécessaires à une bonne gouvernance, et à une reprise en main de la maison Algérie. Ces critères, au nombre de six, suggérées comme autant de qualités intrinsèques, et supposées, du président , et énoncées presque comme un programme politique ont été ainsi répertoriées par l’auteur:

“1.le sens de l’autorité et du commandement ;

2. l’attachement profond aux valeurs de liberté, de démocratie et des droits de l’homme ;

3. l’intégrité morale et intellectuelle ;

4. l’hostilité aux compromissions et l’extériorité au jeu des clans et des factions qui paralyse l’action des pouvoirs publics ;

5. une grande expérience de la gestion des affaires de l’état ;

6. l’amour de l’Algérie et de ses enfants, tant il est vrai que s’il n’aime pas son peuple, aucun dirigeant ne peut réussir dans sa mission.”

Nous aurons remarqué que si tous ces préalables collent à la personnalité, ou du moins à la réputation, réelle ou supposée, de l’ex-Président , la dernière phrase, assassine et accusatrice, est destinée à disqualifier le président Bouteflika, qui affiche, presque ostensiblement, son mépris pour la “populace”.

Puis, sans transition, comme pour ne pas distendre le lien que l’auteur voulait suggérer, entre le Président et les critères qui devaient désigner naturellement l’homme de la situation, l’ancien collaborateur de Monsieur Zeroual annonce la couleur. Il écrit ceci:

“Cet homme est tout désigné. Il s’agit de Liamine Zeroual, qui n’aura pas encore 68 ans au moment de l’élection présidentielle de 2009 (pour les francocentristes que compte encore notre pays, le général de Gaulle avait 67 ans lorsqu’il est revenu aux affaires en mai 1958). L’ancien président de la République est en pleine possession de ses moyens physiques et intellectuels. Il a mis à profit ces dix dernières années pour réfléchir aux principales questions du développement, de la sécurité, des relations internationales lisant beaucoup, écoutant beaucoup et s’informant à la meilleure source. 95 % des sous-officiers et officiers de admirent et respectent profondément l’ancien commandant des forces terrestres, devenu ministre de la Défense (en juillet 1993) et plus de 85 % des Algériens disent avoir la nostalgie des années , alors qu’elles furent pourtant les années les plus rudes pour notre pays depuis l’indépendance. La capacité de travail du Président , son intégrité, son intelligence, sa sincérité, l’immensité de sa curiosité intellectuelle et son courage ne peuvent être passés par pertes et profits de l’histoire car aucun homme politique n’aurait pu faire preuve d’autant de stoïcisme durant les années noires du terrorisme, de la crise économique et de l’isolement de l’Algérie que . Et le capital de respect et de considération dont il jouit à l’étranger reste immense alors même que l’ancien chef de ne dispose ni de relais ni de réseaux ni d’officines.”

Puis, après avoir installé la perspective, de manière tranchée, et qui ne laisse plus de doute sur les intentions du Président Zeroual, Monsieur Mebroukine écrit, d’une façon, et avec une assurance qui laisse deviner qu’il s’exprime en porte-parole autorisé:

“Mais Liamine Zeroual ne se présentera pas à l’élection présidentielle de 2009 à n’importe quelle condition. Il n’acceptera pas la Constitution révisée du 12 novembre 2008 qui consacre la présidence à vie car il est un partisan résolu de la limitation des mandats et un farouche avocat de l’alternance au pouvoir. Et comme il n’acceptera non plus d’être un trois quarts président, il insistera pour exercer l’intégralité des fonctions de président de la République.”

Une telle affirmation, aussi péremptoire, et qui préfigure d’une position tranchée du Président Zeroual , sur ses projets, et même sur les modalités de son implication dans les présidentielles, n’aurait pas pu s’exprimer, de façon aussi directe, si elle n’avait été autorisée, voire dictée. Ce rejet catégorique de la révision de la Constitution, est en lui même une déclaration de guerre au clan du Président.

Cette tribune de Monsieur Mebroukine, qui se lit presque comme une déclaration officielle, a été, sans doute, autorisée par le Président Zeroual. C’est évident. Son contenu, qui se veut politiquement lisible, ne laisse planer aucune équivoque. Le Président a l’intention de s’aligner pour les prochaines présidentielles.

La grande inconnue, et qui a son importance dans le modus operandi du régime, sera la réaction des clans du régime, et leurs relais, comme le FLN, le RND, l’administration, les services de sécurité, les tribus, les Zaouïas et les groupes de pression financiers, qui sont tous sous l’influence du clan Bouteflika.
Il faut garder à l’esprit qu’en plus de tous les “décideurs” qui l’ont rallié, le Président Bouteflika dispose d’une cassette secrète particulièrement consistante, qui lui permet de monnayer et d’acheter, en bon argent et en privilèges exorbitants, tous ceux, ou presque, qui seraient tentés de rejoindre le Président Zeroual.

Jusque là, cette méthode lui a permis de bouleverser en sa faveur les équilibres du régime.Le pire est que dans ce scénario de l’implication du Président dans les prochaines élections présidentielles, les électeurs resteront les acteurs les moins importants de l’affrontement qui se prépare. Le Président Zeroual, si sa candidature se confirme, disposera-t-il des mêmes moyens que ceux du candidat du régime? Sa seule popularité, et toutes les bonnes intentions du monde, pourront-elles contrebalancer la toute puissante machine du régime?

En tous les cas, cette nouvelle donne est certainement au centre des préoccupations du régime. Le fait que la contribution de Monsieur Ali Mebroukne ait été retirée des archives du Quotidien d’Oran montre bien que cette annonce a eu des effets immédiats sur les stratégies du pouvoir. Que va-t-il se passer maintenant?

(Extrait du quotidien d’Algérie )

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Le trio d’assassins de l’économie Algérienne

letrio

Bientôt dans Hoggar Infos !

de Gauche à droite, Temmar ministre de l’industrie, comme son regard l’indique il est comme l’industrie Algérienne, complètement perdu et figé dans le néant . Celui du milieu, ministre de l’énergie, la star du gouvernement et le chouchou du président, toujours à l’écoute des intérets de l’étranger et notamment ceux des US, et enfin le troisième est ministre des finances, une vraie tête docile, le financier des pays du golfe et celui qui engage les banques publiques Algériennes dans des aventures sans lendemain . Ces 3 personnes, directement ou indirectement, volontairement ou involontairement  sont responsables de la situation désastreuse de l’économie Algérienne, sous le règne du Roi  Boutef