Le Tsunami Algérien de la Fraude était prévisible

Bonjour à toutes et à tous,

Je viens de me connecter au blog après une absence due à mes déplacements professionnels, et je découvre donc presque 200 commentaires que je viens de valider . Beaucoup d’entre vous n’ont pas compris cette absence soudaine, mais je peux vous rassurer tous qu’elle n’a aucune relation avec l’Algérie . j’étais tout simplement au Japon pour une mission économique qui se rapporte à la conjoncture économique actuelle qui touche l’Europe .

Comme je l’ai dit dans TSA, cette absence professionnelle m’a fait beaucoup de bien, et croyez moi , ne pas penser à toutes les problématiques qui touchent l’Algérie qui nous donnent quotidiennement de l’inquiétude et du mauvais sang, m’a permis de bien recharger les batteries .

Que dire de ces élections ? j’ai le sentiment que le monde entier est contre le peuple Algérien . Le régime, l’occident, et tous les vautours du business peuvent en effet trouver leurs comptes dans le soutien qu’ils ont apporté à Bouteflika, et c’était prévisible, parce que la démocratie est bonne pour tous ceux qui veulent le bonheur de leurs peuples mais pas pour le peuple Algérien .

Il est évident que l’Algérie va patiner dans une boue toxique pendant encore 5 années supplémentaires qui ne présagent rien de bon.

A 72 ans, et à quelques pas de sa future tombe, Bouteflika a tourné le dos à la sagesse et à la raison, et continue de cultiver son Ego au détriment du développement de l’Algérie et au détriment de l’intérêt général .

Les 4×4 qui pullulent les rues Algériennes montrent hélas la grande chimère que Bouteflika a vendu à son peuple en creusant un fossé entre les corrompus, les spéculateurs, et la base populaire . Une chimère d’une économie dépendante de l’importation, une chimère de marques produites en Europe et en Asie et vendues en Dinar en Algérie, une chimère qui tuera doucement mais surement les ambitions de tout un peuple qui mérite mieux que cette médiocrité criminelle .

Le tunnel est hélas noir, et avant de chercher la sortie il va falloir l’éclairer pour chasser les horribles créatures qui l’occupent , ce ne sera pas facile, mais le temps fera les choses naturellement et tôt ou tard les rayons du soleil violeront l’obscurité, c’est une certitude !!!

Sondage – Présidentielle Algérienne 2009

Une photo sans commentaire

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Boycottons la Mascarade de l’élection présidentielle 2009

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Des Algériens désabusés à l’approche de la présidentielle
Sources : 20mn.fr

L’Algérie est au bord de l’indigestion. C’était hier la date limite du dépôt des dossiers de candidature à l’élection présidentielle du 9 avril prochain. L’actuel président, Abdelaziz Bouteflika, 71 ans, dans un état de santé alarmant, a annoncé le 12 février qu’il briguerait un troisième mandat.

Certes, le pays tout entier s’attendait à un tel scénario. Le 12 novembre 2008, l’Assemblée populaire nationale avait approuvé la révision de la Constitution dans le but avoué de permettre au chef de l’Etat de se représenter une troisième fois. Mais tout de même… Une confiscation aussi éhontée des institutions menace un peu plus l’équilibre précaire d’une société à bout de souffle.

Même les candidats qui pourraient se présenter contre Bouteflika ont décidé de s’abstenir. Les figures de l’opposition, dont la participation sert à donner au scrutin un vernis démocratique, semblent cette fois refuser de jouer le jeu. Ainsi, l’ancien président Liamine Zeroual (1994-1998) a opposé une fin de non-recevoir à ceux qui le pressaient de se porter candidat. Même refus chez Saïd Saadi du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) au motif que « la participation à une telle compétition serait synonyme de compromission dans une opération d’humiliation nationale ».

Ce sont les plus retentissantes, mais ces deux défections sont loin d’être les seules. Si bien que selon la presse algérienne, à quelques exceptions près, seuls les « Sanafirs » (« schtroumpfs », en arabe) seront susceptibles de participer à un scrutin dont l’issue est courue d’avance.

De son côté, Bouteflika semble déterminé à maintenir le pays dans un statu quo, qui, selon Selma Belaala, chercheuse à l’Institut d’études politiques de Paris, rappelle « la période du président Houari Boumediene, brutale et autoritaire, le développement en moins ». Car c’est bien là la tragédie de l’Algérie, pays riche en hydrocarbures, où la population peine à assurer son quotidien. Et où, selon Selma Belaala, se joue, dans un huis clos étouffant, le drame des « harragas », jeunes Algériens auxquels un pouvoir népotique empêche tout accès au marché du travail.

« Le monopole politique des élites issues de l’indépendance s’exerce aux dépens de toute une catégorie de la population, au motif que celle-ci n’a pas participé à la lutte », analyse Selma Belaala, qui voit dans cette situation la raison d’un phénomène de « suicide quasi collectif » de la part d’une génération prête à se jeter dans la mer pour rejoindre l’étranger plutôt que de rester à quai et au chômage.

Armelle Le Goff

vidéo : le coup de gueule du fils du Martyr colonel Amirouche

Aucun membre du gouvernement n’avait osé démentir les déclarations et les propos graves du député Ait Hamouda .

L’APN manque cruellement de députés représentatifs de la société Algérienne .

je voudrais dire au député Ait Hamouda qu’il est le fils digne d’un grand combattant de la révolution Algérienne, et son coup de gueule est juste et honore sa famille et tous ceux qui sont en quête d’un changement juste et dans l’intérêt du peuple .

Monsieur Ait Hamouda, je vous transmets mes respects pour votre courage et pour votre intégrité inébranlable .

Bravo et que dieu allonge et rallonge votre vie pour le bien être du peuple Algérien . citoyen Hoggar .

BOUGUERRA SOLTANI AU FORUM D’EL CHAAB «20 ans de pluralisme et 10 échecs politiques»

Venant d’un parti islamiste modéré, l’analyse est intéressante. Sources : l’expression DZ du 23 Février 2009
Bonne lecture .

A chacun sa vérité

Le président du MSP estime que le pluralisme en Algérie est né par césarienne et dans la rue, au prix du sang et des larmes. Il n’est pas né dans les institutions de l’Etat et ce n’est pas le résultat d’un débat d’élites.

Dix échecs politiques en vingt années de pluralisme. Telle est l’évaluation faite par Bouguerra Soltani, président du Mouvement de la société pour la paix, vingt ans après l’élaboration de la première Constitution pluraliste un certain 23 février 1989. «Outre les acquis et les perspectives, nous avons enregistré 10 échecs en vingt ans de pluralisme», a déclaré M.Soltani, lors d’une conférence animée au centre des études stratégiques, du journal d’El Chaab, portant sur le thème «20 ans de pluralisme: échecs, acquis et perspectives».

Le président du MSP énumère ces échecs. D’emblée, il annonce qu’il s’agit d’un pluralisme limité. Il s’explique: «Ce pluralisme concerne seulement les partis politiques, dit-il, il ne concerne pas d’autres secteurs tels le mouvement syndical ainsi que l’ouverture du champ médiatique.»

Ensuite, il le qualifie de pluralisme ambigu: «En Algérie, tous les partis sont au pouvoir et tous les partis sont dans l’opposition.»
Et de mettre en exergue le manque de professionnalisme politique: «Il y a un manque flagrant de professionnalisme politique. La société n’est pas encadrée politiquement. La politique est pratiquée, beaucoup plus par régionalisme et d’autres critères.»

Le quatrième échec est, selon le conférencier, le manque de relève politique.
«Les partis politiques souffrent de l’absence de relève politique», souligne-t-il.

Le cinquième point abordé par le successeur du défunt cheikh Nahnah est la question du leadership au niveau des formations politiques nationales: «Même au sein des partis politiques, il y a une certaine dictature. Il n’y a pas d’alternance démocratique au niveau de la présidence du parti.»

Et d’énumérer encore, le militantisme de bureau: «Les partis politiques préfèrent le militantisme des bureaux que le travail sur le terrain. Excepté quelques partis islamistes, aucune autre formation issue des autres courants politiques ne fait dans le travail de proximité.»

Le discours aristocratique est l’un des échecs du pluralisme: «Le fossé ne cesse de s’élargir entre les citoyens et les partis politiques. Cela est dû au manque de confiance entre les citoyens et les hommes politiques à cause des discours démagogiques et des promesses jamais tenues de ces derniers.»

Les deux derniers échecs du pluralisme sont liés, selon M.Soltani, à l’absence d’un homme politique qui serve de modèle pour un changement pacifique d’une part, et aux rêves occasionnels des islamistes, démocrates, nationalistes et d’autres composantes politiques, d’autre part. Objection! A peine vient-il de reprendre son souffle que le président du MSP reçoit aussitôt une mise au point sur son analyse, de la part de «son ami» le ministre d’Etat et «allié» dans la coalition présidentielle, à savoir Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du FLN. Ce dernier n’a pas apprécié la sortie de son allié. «Je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous M.Soltani», a répondu M.Belkhadem. Et d’enchaîner: «Sur les dix échecs, je peux dire que je suis d’accord avec vous sur un ou deux points. Le reste de votre analyse ne m’a pas convaincu.»
Il justifie: «A titre illustratif, nous avons des dizaines d’hommes politiques qui servent de modèle.

Je cite feu Mahfoud Nahnah au MSP, le zaïm Hocine Aït Ahmed au FFS et des dizaines d’autres au FLN.» Une mise au point mal appréciée par le patron du MSP. M.Belkhadem quitte la salle et M.Soltani continue sur sa lancée: «J’aurais aimé que M.Belkhadem soit avec nous pour lui répondre, mais je lui dirais quand même que sur le terrain, il s’agit bel est bien d’échecs concrets.» Revenant sur les circonstances de l’ouverture de l’Algérie au pluralisme, M.Soltani a estimé que: «le pluralisme est né par césarienne et pas normalement. Il est né dans la rue et non pas dans les institutions de l’Etat. Il est né par le sang et les larmes et il n’est pas issu d’un débat d’élites après la fin des événements de 1988». Pour M.Soltani le pluralisme est un acquis de la population, qui n’a pas été planifié.

Dans sa conclusion, le premier responsable du MSP énumère les priorités qu’il faut entreprendre en urgence: «Il y a cinq priorités. Je cite entre autres, la nécessité d’encadrer le peuple sur le plan politique et même culturel, d’avoir une classe politique qui présente des programmes, et de pousser le mouvement associatif à jouer son rôle», a-t-il conclu.

Tu votes, ou tu votes pas ….

J’avais 5 ou 6 ans quand mon grand père ( allah yerhmou ) m’avait emmené, au théâtre de la ville, voir pour la première fois un sketch de Boubagra ( allah yerhmou ) intitulé « Tigoules ou tigoules pas ! » .
Cette phrase résumait l’interrogatoire auquel était soumis le Moudjahid Algérien quand il était entre les mains des services de la torture coloniale . Si tu goules tu trahiras ton peuple, et si tu ne goules pas, alors la torture prendra le relais.

Cette image est forte et dramatique, et elle a le mérite de nous rappeler les sacrifices des hommes et des femmes qui ont donné de leur vie pour que l’Algérien puisse vivre et s’épanouir dans la liberté, le respect de sa culture, et vivre son présent et son future dignement.

Quelques décennies après, et après les douloureux événements qu’a connu le peuple Algérien, on se retrouve aujourd’hui face à une question qui ressemble dans le style à « tigoules ou tigoules pas », qui confronte le peuple Algérien à un pouvoir issu de ce même peuple .

Citoyen algérien, Tu votes ou tu votes pas ?

Si tu votes, tu cautionneras la mauvaise gouvernance de Bouteflika et son viol de la constitution algérienne, tu approuveras les innombrables graves bavures de la politique énergétique de Khelil, tu donneras raison au démantèlement industriel de Temmar, à la gestion anarchique des banques publics par Djoudi, à la passivité et le flottement de Djaaboub dans la gestion du commerce local, à la politique du tout import, au système des monopoles et des barons de conteneurs, aux grands chantiers cédés aux groupes chinois et occidentaux au détriment de l’économie locale, à la généralisation de la corruption, bref à tous les maux et gâchis divers et variés . 400 milliards de dollars n’ont pas suffit à redresser le pays . le Tuyau de la recette des hydrocarbures était gros, mais hélas les fuites étaient plus nombreuses .

Si tu ne votes pas, tu sauveras au moins ta conscience, tu feras acte de mécontentement, tu refusera alors que le système périmé actuel ne puisse continuer de faire régresser notre pays, tu diras alors calmement et pacifiquement, assez d’injustices, assez d’incompétences, assez de corruptions, assez de gâchis, et assez de faire du sur place .

Mais seras-tu entendu ???

Non, que tu votes ou tu votes pas, dans les deux cas, le pouvoir continuera d’être sourd, muet, voire même il fera celui qui n’aura jamais compris pourquoi tu t’es abstenu ?

que faire alors ?

Je suggère chers lecteurs un rassemblement national pacifique le 09 avril dans les 48 wilayas, dans les 541 dairas, et dans plus de 1541 communes . Ce rassemblement signifierait que le boycott est un acte citoyen par lequel le citoyen dit non au système actuel, et qu’il souhaite du changement . ce changement doit tenir compte des aspirations du peuple et pour qu’il le soit ainsi, la transition démocratique est notre seul projet .

Pour que ce boycott ait un vrai sens, le rassemblement national doit être porteur d’une plate-forme de revendications susceptible de préparer le terrain à un vrai projet de société viable et durable .
Je vous laisse cher lecteur la parole, et c’est à vous de donner à ce projet un contenu . pour stimuler votre réflexion, je vous demande de penser à vos enfants, et de réfléchir tout simplement à ce que vous souhaiterez pour eux !

Vidéo : Algérie(s), un peuple sans voix

Le Faux débat : La crise financière mondiale aura t-elle un impact sur l’économie Algérienne ?

La crise actuelle est avant tout une crise financière, c’est à dire une crise de manque de liquidités chez certaines banques nationales ( des pays développés ) et internationales, mais ce n’est pas la cas de toutes les banques , ni de tous les organismes de financement comme les fonds souverains qui débordent de liquidités .

Cette crise financière a crée surtout une certaine panique et un manque de confiance qui a fait que ceux qui en ont des liquidités ont peur de prêter à ceux qui n’en ont pas . ce problème donc de circulation des liquidités est plus ou moins solutionné par les pays Européens qui ont mis en place un système de refinancement des banques et une assurance contre les impayés des banques les plus fragiles .

Le lien entre la finance et l’économie c’est le crédit, c’est à dire que si les crédit ne sont pas consentis par les banques, les entreprises ne peuvent pas investir, donc ils ne pourraient pas créer de l’emploi, de la valeur ajoutée, du pouvoir d’achat, ni donc de la croissance .

Donc pour que la crise financière ait un impact sur l’économie, il faut que les investissements ralentissent, et le pouvoir d’achat baisse .

On dit qu’un pays est en récession lorsque sa croissance stagne ou recule au bout de trois trimestres consécutifs .

En ce qui concerne l’économie Algérienne, quand on fait une analyse systémique, la première étape consiste d’abord à définir ce qu’est l’économie Algérienne ?

Les éléments d’information pour répondre à cette question pourraient se trouver dans l’analyse des différents PIB et PNB de ces dernières années , qui nous renseignent sur les secteurs qui produisent de la valeur ajoutée et de la croissance, et les secteurs qui exportent .

Il est aussi important de se renseigner sur comment se font les financements des investissements  d’entreprises Algériennes , mais aussi quels sont les secteurs d’activités qui bénéficient d’investissements étrangers et qui attirent les investisseurs ?

Le recueil de ces informations nous permet de dessiner les contours d’une économie Algérienne plutôt faible en industrie et en services, soutenu par les projets du BTP , fortement dépendante des importations  concernant le commerce intérieur, et fortement dépendante des hydrocarbures en ce qui concerne l’export.

Les hydrocarbures restent le principal secteur qui approvisionne les finances de l’Etat Algérien .

A travers ses banques publiques , l’Etat Algérien est le premier et le plus grand financier .La crise financière synonyme de la crise des liquidités ne concerne pas l’Algérie et ne touche pas l’Algérie, pour une raison très simple est que les réserves théoriques en devise forte estimées à environs 143 milliards de dollars permettent à l’Algérie de financer ses importations sur une période de 5ans ( en réduisant certaines dépenses ), et même si les prix du pétrole dégringolent .

Quant à l’économie Algérienne, elle est en crise bien avant et indépendamment de cette crise financière .Ce n’est pas le fric qui manque à l’Algérie pour développer son économie, mais comment optimiser l’utilisation de ce fric ( ou de ces finances ) ?

Cette question ne semble pas intéresser le pouvoir exécutif actuel . la politique actuelle souffre d’abord d’un manque de vision claire , qui consiste à travers un schéma directeur de développement à définir d’abord les objectifs, et à générer les différents plans de développement par secteur et par région .

On sent également un manque de volonté politique qui se traduit par un laisser faire à tout va et au n’importe quoi . si vous lisez tous les articles pares dans la presse sur Temmar pendant ces dernières années, vous verrez que l’économie Algérienne a pris de différents caps selon l’humeur de Temmar ou de ses ordonnateurs et sans concrétiser aucun plan cohérent pour entendre à la fin, la conclusion du président Bouteflika qui avait déclaré lors de son discours devant les maires que son gouvernement s’était tout simplement planté dans sa politique économique .

L’économie Algérienne semble être otage de 4 choses : 1/ l’incompétence et le manque de réflexion 2/ la corruption et les passes droit 3/ la négligence et l’anarchie, 4/ la domination de l’informel qui a tué la production locale .

l’économie Algérienne est entre les mains de gens qui sont pire que des nuls, c’est quand même dingue de garder les mêmes ministres pour passer d’un système passoire de Belkhadem où tout était ouvertement bradé , à un système de tous verrous d’Ouyahia où le foncier qui reste toujours entre les mains de nouveaux riches et spéculateurs immobiliers qui n’apportent rien à l’économie locale, mais en plus il taxe le consommateur et le prive de son pouvoir d’achat, ce qui est complètement contradictoire avec la logique de la croissance économique.

Quand vous interrogez les investisseurs Étrangers, ils répondent qu’en fin de compte il n’ y a que des boites comme orascom qui peuvent réussir en Algérie ( sous entend spéculation, marché noir ou informel, et passes droit ).

En résumé, ce n’est pas la crise financière qui mettrait en péril l’économie Algérienne, mais c’est le manque de vision des politiques et les différents fléaux qui saignent à froid cette économie devenue de plus en plus fragile .

Celui qui veut faire appel aux Nobels économiques, il doit d’abord mettre son nez sur les factures des nombreux consultants qui sont passés chez Temmar et dont les études ont probablement fini dans les poubelles !!!

l’économie de l’Algérie est piloté par des décision politiques qui ne portent aucune logique de développement ni d’intérêts économiques . on freine une entreprise parce qu’elle est de telle nationalité même si elle peut apporter des choses positives à l’économie Algérienne, et on lance des de grosses commandes sans exiger qu’elles soient produites au moins partiellement en local .

Pendant ce temps là, on ouvre les portes à des boites ridicules et sans savoir technologiques de type Égyptienne ou tunisienne, peut être par relation avec tel copain ou tel autre .

Le jour ou on met de côté les intérêts personnels, et les décisions politiques stupides, à ce moment là on pourrait en effet peut-être commencer à réfléchir de ce qui pourrait être bénéfique au pays . Les Américains quand ils ont mis en oeuvre le plan de sauvegarde de leur finances, ils n’ont pas eu peur de s’endetter parce que selon eux les fondamentaux économiques sont costauds ( c’est à dire le pouvoir de produire et d’exporter ), alors qu’en Algérie, en dehors des hydrocarbures, les fondamentaux sont en péril, ou inexistants bien avant que cette crise financière .C’est pour cela que la polémique sur l’impact de la crise financière me parait un faux débat !!! on ne demande pas à quelqu’un qui ne sait pas nager son chrono sur un 100m, il faut d’abord lui apprendre à nager, puis s’intéresser après à ses éventuelles performances !!!

Faux Moudjahidines, Corruption et impunité

L’APN ne favorise pas le vrai débat

Lors de la dernière séance de l’APN consacrée aux débats sur le projet de loi de finances 2009 Nourredine Aït Hamouda, député du RCD, ouvre le bal en évoquant les faux Moudjahidines, les fausses promesses et les faux chiffres du gouvernement.

Il exhibe un document, signé, d’après lui, par le ministère de la Défense française selon lequel a été décerné la Légion d’honneur à une personnalité algérienne qui touche la pension des moudjahidine. «Si je révèle le nom, la salle va s’évanouir», a-t-il souligné.

Le député n’a pas révélé l’identité de ce «faux moudjahid» ni en public ni dans les coulisses, mais continue sur sa lancée pour dénoncer «le crime» commis contre Si Lehouas et Amirouche .

Par cette note historique, M.Aït Hamouda ( fils de l ‘emblématique Révolutionnaire Algérien de la Kabylie ) conclut que le véritable ennemi interne de l’Algérie est «la corruption, la falsification des chiffres» .

Silence total au sein de l’Etat

Selon Transparency International et pour la sixième année consécutive, l’Algérie, enregistre des scores qui témoignent du mauvais fonctionnement de l’Etat à tous les niveaux. L’administration est l’objet de toutes les critiques : la lenteur, l’incitation à la corruption sont autant d’éléments accablants qui freinent toute tentative d’avancée à l’heure où les autres pays se conforment de plus en plus aux exigences mouvantes du monde moderne.

Le niveau de corruption qui affecte les administrations publiques et la classe politique est au rouge depuis déjà plusieurs années. L’Algérie s’est classée, l’année passée, à la 99e place, alors qu’en 2006 elle occupait la 84ème place (sur 163 pays). Avec une note de 3,2 sur 10, l’Algérie reste à la traîne, même dans le monde arabe où elle occupe la 10ème position sur 18 pays .

Dans les entreprises Publiques, l’impunité est reine

( Extrait d’El Watan de Juillet 2008 )

Représentée par l’avocate, Mme Amari Habiba, en vertu d’une résolution de son directoire en date du 14 juillet dernier, la SGP mines porte, dans un document transmis à la rédaction du journal El watan, des accusations très graves contre le premier responsable de Ferphos. Une action en justice a été introduite par Somines à son encontre, est-il précisé dans le texte signé par l’avocate et portant l’entête de la SGP. Devant être relevé de ses fonctions, indiquent les gestionnaires de Somines, le PDG de Ferphos n’a pas été inquiété. La raison ? M. Mebarki qui, d’après la même source, « se targue d’avoir des introductions solides et (être) protégé en haut lieu » aurait été maintenu à son poste suite à l’intervention du secrétaire général du ministère de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement».

Pourtant La liste des griefs retenus contre M. Mebarki est très longue. La plainte a été déposée pour « mauvaise gestion caractérisée, négligence grave ayant entraîné des pertes considérables à l’Etat, corruption de passation de marchés, usage illicite des biens de l’Etat, violation des règles et procédures de passation de contrats, détournement des objets de la société, dilapidation, dénaturation des faits et abus de biens sociaux ». Selon le document en question, les faits remontent à la période où Somines avait décidé de créer une société mixte du nom de Ferbat pour la construction de logements pour ses travailleurs et la commercialisation d’appartements et de commerces en vue de rentabiliser le groupe. Somines souligne que M. Mebarki aurait géré cette société « à sa manière et au profit de ses amis et notables de Annaba pour bénéficier de quelques appuis ». Ainsi, duplex et villas, révèle la missive de Somines, auraient été octroyés « à des amis dirigeants de filiales en violation des lois et règlements » et à « des connaissances externes, au point de voir certains bénéficier au nom de leurs proches de plusieurs appartements et commerces, et ce à des prix évidemment dérisoires, le tiers de ceux en cours ».

M. Mebarki aurait « signé un contrat avec une société ukrainienne, pays d’origine de sa femme, dont le délai de réalisation était de 9 mois. A ce jour, le contrat n’est pas réalisé et la société ukrainienne a perçu non seulement l’avance prévue dans le contrat soit 1 800 930 euros, mais en plus, plusieurs autres millions d’euros. D’après Somines, le PDG de Ferphos aurait « signé des contrats de vente de phosphate avec des entreprises étrangères sous la formule du long terme privant le groupe d’éventuelles augmentations du prix sur le plan international ».

Selon les responsables de Somines, les prix pratiqués sont inférieurs à ceux du Maroc et de la Tunisie, soit une différence de 60 à 80 USD la tonne, alors que « le produit algérien est de meilleure qualité ».

Je pense que ces faux Moudjahidines sont probablement le véritable terreau de tous les maux que connaît l’Algérie . Ils verrouillent les vrais débats de société, ils créent l’impunité et ils sèment la corruption .

Il en résulte de ces fléaux L’Anarchie, les fraudes, le non droit, les pillages et les nombreux détournements , qui ne sont que des champignons mortels qui continuent de se proliférer et se diffuser de façon dangereuse pour couvrir l’ensemble du champs Algérien .

Situation de l’industrie Automobile Algérienne : Entre L’Amnésie du Ministre Temmar, et les faux calculs économiques du Ministre Djoudi

Tout d’abord, permettez moi de vous affirmer chers lecteurs qu’à ce jour je suis incapable de savoir qui est le Ministre de l’économie en Algérie, et qui pilote l’économie Algérienne ?

Tantôt on entendait le ministre des investissements M.Temmar qui, à chaque fois qu’il rencontrait la presse, il lançait un scoop, et comme d’habitude chaque scoop avait une durée de 24 heure le temps nécessaire pour que les journaux le mettaient sur papier et en faisant l’écho, et puis Après… rien !.

On peut énumérer par exemple le projet des entreprises champions, ou l’Usine Automobile en partenariat avec une marque étrangère, ou les zones intégrées….etc

Et ces derniers temps et surtout depuis Ouyahia, on entend surtout le Ministre des Finances Djoudi , et ses déclarations sur la taxe automobile, tout en précisant que cette mesure s’inscrit dans le cadre d’un plan économique .

A la bonheur, que Monsieur Djoudi nous explique alors ce plan économique qui pourrait peut être nous faire sortir de cette honteuse histoire de l’Usine automobile, que l’Algérie n’a toujours pas réussi à réaliser malgré son matelas de plusieurs milliards de dollars ?

La réponse est tombée de façon solennelle lors du débat sur la loi de finance 2009, en s’adressant aux représentants de la nation, payés à 300 000DA/mois ( SVP ! ) pour mieux écouter les Ministres peut être , dont en voici un extrait de ses déclarations :

« Les achats de véhicules et des pièces détachées représentent 10 % des importations globales du pays avec 2,8 milliards de dollars par an et nous considérons que cette taxe contribuera à faire baisser les importations tout en incitant les producteurs à réduire les prix ».

Donc, selon le ministre Djoudi , c’est le moment opportun pour que le consommateur achète son véhicule à moindre prix et contraindre les opérateurs étrangers à investir dans le secteur de l’automobile en Algérie.

« Ces mesures devraient jouer en faveur de la réduction des prix à l’importation d’autant qu’on se retrouve dans une crise financière internationale où les constructeurs automobiles ont du mal à écouler leurs produits, alors que l’Algérie qui importe environ 200 000 véhicules /an représente un important automobile » a t-il conclu devant les députés .

Je pense profondément que le Ministre Djoudi se trompe et ses mesures ne donnent aucune chance à l’Algérie d’atteindre le moindre  objectifs qu’il s’était fixé , et nous allons perdre encore du temps, pour les raisons suivantes :

  • La taxe va en effet rehausser les tarifs des véhicules, or quand on sait que la majorité des clients qui appartiennent essentiellement à la classe moyenne, vont se voir proposer par les concessionnaires des offres de financements sur les véhicules ou les loyers seraient exactement les mêmes comme avant les taxes, sauf que la durée des échéances sera prolongée de quelques mois ou plus pour amortir la hausse .

  • le risque réelle dans ces mesures est la durée de l’endettement du consommateur, et quand on sait aussi que les taux appliqués par les organismes de financement en Algérie sont variables, le risque pourrait aller jusqu’au sur endettement du consommateur .

  • Les ventes ne seront pas touchées ou très faiblement, et l’importation continuera de plus belle, sans faire changer la position des constructeurs envers l’Algérie , et en permettant aux banques Étrangères d’améliorer encore leur rentabilité qui était déjà très forte, environ 28%, alors que celle des banques Française en France ne dépassent une moyenne de 14% ( et avant la crise financière ! ).

La solution à mon avis est très simple et doit être avant tout une solution juste et accompagné d’une réflexion sur la réorganisation de notre industrie .

Le constructeur qui s’installe en Algérie pour vendre doit être plus imposé que le constructeur qui s’installe pour produire, autrement dit appliquer un système de bonus / Malus, qui est devenu d’ailleurs un système de régulation et de justice dans le domaine environnemental et du développement durable , qui encourage donc celui qui produit en local et qui rend moins facile la commercialisation des ventes de ceux qui produisent ailleurs .

Donc les taxes ne doivent pas être payés par des consommateurs qui ne sont pas responsable de tous les échecs de la politique Algérienne dans le domaine de l’industrie automobile, mais par les marques de véhicules qui ne font aucun effort pour l’économie locale de la production .

Oui en effet c’est une solution qui génère des mesures protectionnistes, mais qui me paraissent tout à fait légitime à titre de  réparation de l’état de l’industrie Algérienne qui a perdue 80% de ses potentialités depuis 1989 , à un point d’être un sujet de moquerie de la part du directeur de Renault Algérie qui avait déclaré très justement devant un parterre de journalistes : « mais une industrie automobile dépend du gouvernement pas des constructeurs », puis il a ajouté « « Il n’y a pas l’intégralité des équipementiers en Algérie , et ceux qui existent n’offrent pas la pièce détachée avec laquelle on peut créer une usine de montage ».

Ces déclarations ont au moins le mérite de signaler l’absence de stratégie industrielle en Algérie, et qu’aucune action de développement de zones industrielles pour les sous-traitants et équipementiers n’a été réfléchi, planifié, ou soutenu pour créer les bonnes conditions à l’implantation d’une Usine de montage d’Automobiles.

D’ailleurs Renault qui n’a pas choisi l’Algérie pour implanter son usine, en’a pas  hésité par contre d’investir dans un grand dépôt de stockage de pièces détachées fabriquées ailleurs pour être distribuées en Algérie .

Le Malus Bonus qui devrait pousser vers la production locale, doit reposer également sur Un système de quota, qui serait la seule solution pour freiner les constructeurs qui ne voient l’Algérie que comme un éternel comptoir où ils écouleront leurs produits .

Si les besoins Algériens en véhicules neufs sont de 200 000 véhicules par an, il faudrait donner d’abord la priorité du marché Algérien à la marque qui s’installe en Algérie, et ventiler le reste des besoins aux autres marques selon % qui tient compte de l’effort d’investissement des marques dans leurs chaîne de distribution et d’entretien .

Pour illustrer mon idée, je vous donne un exemple : supposons donc que les besoins annuels en véhicules neuf sont de 200 000 véhicules par an, et supposons par exemple que Ford décide de produire 80 000 véhicule par an en Algérie, et bien l’importation de véhicules consiste à ventiler les 120 000 véhicules restant ( 200 000 – 80 000 ) des besoins annuel sur l’ensemble des marques ( qui sont me semble t-il une cinquantaine ) .

Cette contrainte ôte d’abord aux marques toute logique de croissance des ventes en Algérie,qui seront plutôt réservés à ceux qui produisent en local,  mais les pousse surtout à s’installer en Algérie s’ils souhaitent vendre plus .

Et sur le plan fiscal, celui qui produit en local aura tous les avantages fiscaux que les autres marques qui fabriquent ailleurs n’en auront pas .

En résumé, l’Algérie doit proposer son marché en contre partie d’une exigence ferme de production locale , mais à condition de mener une réelle réflexion d’industrialisation du pays en investissant sur la création de zones industrielles, et en améliorant les logistiques portuaires .

Par son marché, la chine a obtenu l’installation d’air bus sur son territoire , et par son marché, la chine a réussi à développer sa production locale .

Si Monsieur Temmar avait passé ses mandats à nous conter ce qu’on devrait voir comme réalisation et qui ne s’était jamais réalisés, Monsieur Djoudi se diffère dans la méthode basée sur de faux calculs, mais ira inéluctablement au même résultat que M.Temmar, c’est à dire un comptoir de plus en plus long , une industrie de plus en plus faible , et la cerise sur le gâteau le surendettement qui guette le consommateur Algérien .

L’Algérie a trop d’importateurs et pas assez d’exportateurs selon le MOCI

Le MOCI, qui est un important Magazine professionnel du commerce International, a publié aujourd’hui une réaction basée sur un article de la nouvelle république que vous trouverez ci dessous .

Le Moci ajoute que Selon les derniers chiffres officiels, l’Algérie a connu un boum des sociétés d’importations installées sur son sol depuis janvier 2008. « En dix mois le nombre de sociétés importatrices pour la revente en l’état est passé de 22000 à 27000 », précise dans la presse algérienne le directeur général du Centre national du registre du commerce (CNRC), Mohamed Dif. Cette augmentation de 23% du nombre d’importateurs vient d’un assouplissement des conditions de création de ces sociétés sur le sol algérien. Quelque 1500 sociétés sont étrangères, soit 5,5% du total.

En revanche, c’est le calme plat à l’exportation : le nombre de sociétés exportatrices ne progressent pas et elles restent peu nombreuses : elles n’excèdent pas 400 sociétés, et ne génèrent que 2,45% seulement des ventes nationales à l’étranger, soit 1,20 milliards d’euros, contre les 48 milliards que rapportent les exportations d’hydrocarbures.

Parmi les raisons invoquées par les milieux d’affaires algériens pour expliquer ce déséquilibre, figurent les accords existants avec l’Union européenne, qu’ils estiment aujourd’hui déséquilibrés : ils favoriseraient, selon eux, les importations d’Europe en Algérie, et pas le mouvement inverse. Pour exemple, « l’Algérie importe 400000 tonnes de céréales et exporte seulement 200 tonnes de couscous et de pâtes.

voici l’article de la nouvelle république :

“Le Centre national du registre du commerce (Cnrc) a enregistré 27 000 entreprises spécialisées dans l’importation et la revente en l’état au mois d’octobre 2008, contre 22 000 à fin 2007, soit une hausse de près de 23%.
C’est le chiffre avancé hier par Mohamed Dhif, directeur général du Cnrc qui a souligné que sur les 27 000 entreprises importatrices enregistrées en 2008, pas moins de 1 500 sont étrangères, alors que ce centre a enregistré à fin 2007 entre 1 000 et 1 100 entreprises étrangères importatrices. Le nombre de ces entreprises est depuis le début de l’année en cours en constante évolution. Ceci est le résultat de la suppression, dans le cadre de la loi de finances 2008, de la mesure instaurée dans la loi de finances de 2005 instituant un plafond capital de 20 millions de dinars. La loi de finances 2008, dans l’objectif initial était de favoriser la concurrence afin de desserrer le monopole détenu par une poignée d’opérateurs qui s’exerçait sur le commerce extérieure, a fait tomber cette disposition en levant l’obligation du seuil de capital. Désormais, l’importation des produits destinés à la revente en l’état n’est soumise à aucune disposition particulière, sinon celle gérant la création de tous types de sociétés de droit algérien.
Ces données ont été avancées par le premier responsable du Cnrc et soutenues par les chefs d’entreprise, dont Réda Hamiani et Issaad Rabrab invités d’Algex, pour illustrer la flambée des importations algériennes par rapport aux exportations, enregistrant ainsi un déséquilibre dans la balance commerciale. A ce titre Mohamed Bénini, directeur général d’Algex a rappelé que le rapport publié en mars dernier par le Fonds monétaire international (FMI) sur les perspectives économiques de l’Algérie a donné une vision cauchemardesque sur le commerce extérieur de l’Algérie à l’horizon 2012. Ledit rapport, élaboré en dehors des effets de la crise actuelle, attirait l’attention des pouvoirs publics sur le danger du déséquilibre imminent qui se profile eu égard à la courbe ascendante des importations par rapport à nos exportations, dont le volume, même s’il reste dans les proportions actuelles, constitue forcément un déséquilibre, car il ne pourra pas couvrir les besoins de nos importations.
C’était lors d’un débat organisé, au sein d’Algex, par le Forum des chefs d’entreprise FCE et bon nombre d’opérateurs et responsables des principales administrations chargées  des questions économiques. Ce débat était axé sur les exportations algériennes hors hydrocarbures dont dira en substance Issad Rebrab, président directeur général du groupe privé Cevital et membre du FCE, que les entreprises algériennes ont des capacités d’exporter des produits hors hydrocarbures, «il faut seulement les encourager et enlever les entraves qui freinent leurs démarches».
Selon lui, il faut d’abord encourager ces entreprises à produire localement, et ensuite à dégager des excédents à l’exportation. Il a évoqué surtout une question relative à la parité du dinar en plaidant pour une prise en charge par l’Etat de la perte de change générée par l’inflation dans les marchés mondiaux sur les exportations algériennes.
Le président de Cévital a en outre été très critique par rapport aux accords avec l’Union européenne. Evoquant cet accord, M. Rebrab a signalé qu’il a été conclu au détriment de la balance commerciale de l’Algérie. A titre d’exemple, a-t-il étayé, l’Algérie importe, dans le cadre de cet accord, 45 000 tonnes de semences de pomme de terre et exporte, 5 000 tonnes de ce produit.  Ainsi, l’Algérie importe 400 000 tonnes de céréales et exporte seulement 200 tonnes de couscous et de pâtes.
Ces exemples illustrent bien «l’absence de réciprocité» en matière des échanges commerciaux dans le cadre de l’accord d’association entre l’Algérie et l’UE.
Les opérateurs intervenant dans l’exportation ont trouvé, à l’occasion, une tribune pour faire des propositions à même de trouver des mécanismes favorables à l’exportation. Pour certains, ces mécanismes se résument en la mise en place d’un conseil national du commerce extérieur, pour d’autres, c’est tout simplement repenser la politique nationale de promotion des exportations, et pour le reste, il s’agit de prendre des mesures fiscales attrayantes qui incitent à l’exportation. M. Benini, et après avoir passé en revue les différentes mesures que l’Etat consacre à la promotion des exportations hors hydrocarbures, a annoncé la tenue prochaine de la commission intergouvernementale chargée de faire le suivi et l’évaluation du commerce extérieur. Elle sera présidée par le chef du gouvernement.”

La tempête de la crise financière cause de nouveaux dégats financiers et économiques dans le Monde

Bonjour chers lecteurs et amis,

Pour la première fois depuis 2003 le cac 40 descend en dessous de 3000  points, le pétrole chute encore de 65 dollars à 61 dollars et même après l’annonce de l’Opep de réduire sa production de 1.5 millions de barils par jour, Renault qui ferme toutes ses usines pour quelques jours et renvoie  son personnel en chômage technique, et bien d’autres évènements douloureux . Le dollar et le yen s’en sortent plutôt mieux de cette crise, et l’euro plonge à 1.25 dollars alors qu’il avait atteint jusqu’à 1.60 dollars . L’Europe semble frappée très fortement par cette crise, et la récession s’installe jour après jour avec ses nouvelles de licenciements, de faillites d’entreprises, et de pertes de pouvoir d’achats des consommateurs . La situation parait ultra critique, et on comprend mieux pourquoi Sarkozy voulait anticiper la refonte du système financier, peut être parce qu’il sait les dégâts qui seront causés prochainement en terme de pertes économiques .

Les pays de l’Opep ne seront guère épargnés après que le marché leur a signifié son indifférence vis à vis des baisses de  production .

Je vous laisse cet article de l’AFP qui résume ce que la tempête de la crise financière a causé comme dégats. Bonne journée quand même .

PARIS (AFP) — Paniqués, les marchés financiers ont à nouveau dégringolé vendredi, craignant une récession profonde et durable, alors que l’Opep a réduit sa production de pétrole pour tenter d’enrayer la chute des cours.

Malgré tous les plans de soutien annoncés ces dernières semaines, les investisseurs sont affolés par les conséquences de la crise sur la rentabilité des entreprises.

Vers 09H15 GMT, les principaux marchés européens dégringolaient. Londres cédait 5,95%, Francfort 7,32% et Paris 6,92%, dans le sillage de Tokyo, qui a chuté de 9,6% en clôture, terminant au plus bas depuis plus de cinq ans.

Ailleurs en Asie, Séoul a dégringolé de 10,6%, Hong Kong de 8,3%, Shanghai de 1,92%. A 09H15 GMT, Bombay plongeait de 9,83%. Les principaux marchés européens et asiatiques ont perdu environ la moitié de leur valeur depuis le début de l’année.

“Les investisseurs paniquent”, a résumé un courtier à Séoul.

Des prévisions pessimistes, du côté des entreprises, et plusieurs indicateurs décevants ont justifié vendredi les pires scénarios. Même l’accalmie des dernières semaines sur le front du pétrole ne semble pas rassurer. Le brut, désormais installé sous les 65 dollars le baril, a pourtant chuté de plus de moitié depuis juillet.

Vers 09H00 GMT, le baril coté à Londres est tombé à 61,08 dollars, un plus bas depuis mars 2007 tandis qu’à New York, le light sweet crude est tombé à 63,05 dollars, un plus bas depuis mai 2007, après la décision de l’Opep de diminuer sa production de 1,5 million de barils/jour.

L’économie britannique s’est contractée au troisième trimestre pour la première fois depuis 1992. Les analystes ont été surpris par l’ampleur de la baisse, -0,5%, alors qu’ils tablaient en moyenne sur un recul de 0,2%.

Très inquiétant pour l’avenir, l’indice composite des directeurs d’achats (PMI) pour les secteurs manufacturier et des services de la zone euro a atteint en octobre son plus bas niveau depuis sa création il y a 10 ans.

Autre indice de la faiblesse du commerce international, le trafic aérien de marchandises a chuté de près de 8% en septembre, le plus fort recul depuis 2001.

Jeudi soir, le numéro un mondial des logiciels Microsoft a évoqué la probabilité d’un “ralentissement économique prolongé”. Une entreprise américaine sur quatre prévoit de supprimer des emplois dans les douze prochains mois, selon une étude.

Les mauvaises nouvelles se sont notamment accumulées dans le secteur automobile, dont les actions étaient massacrées vendredi en bourse.

En Europe occidentale, le constructeur français PSA Peugeot Citroën a prévu un “fort recul” du marché automobile “de l’ordre de 17% au quatrième trimestre” et “de 8% sur l’ensemble de l’année 2008″, annonçant en conséquence des “réductions massives de production” au quatrième trimestre.

La direction de Renault a décidé de fermer “la quasi totalité” de ses usines françaises “pour une à deux semaines”. Pour la deuxième journée consécutive, l’allemand Daimler a révisé ses prévisions de résultat à la baisse.

Le fabricant de poids-lourd suédois Volvo, en chute libre à la Bourse de Stockholm, a vu ses commandes s’effondrer de 55% au troisième trimestre. Il a d’ores et déjà annoncé la fermeture d’une usine au Canada.

Les plans sociaux se multiplient, avec 850 suppressions d’emplois chez Volvo, 1.800 chez Chrysler, alors que Volkswagen pourrait se séparer de 25.000 intérimaires.

Dans un autre secteur, le spécialiste américain des photocopieurs Xerox prévoit 3.000 suppressions d’emplois dans le monde.

Le Japon s’inquiète tout particulièrement pour ses grandes entreprises exportatrices, pénalisées par l’envolée du yen en plus de la baisse des marchés occidentaux.

La deuxième économie mondiale a subi sa pire contraction en sept ans entre avril et juin (-0,7% par rapport au trimestre précédent) et beaucoup d’économistes considèrent le pays d’ores et déjà en récession.

Vendredi, la monnaie japonaise s’échangeait à son plus haut niveau face au dollar depuis plus de 13 ans et depuis 6 ans face à l’euro.

Et la tendance à la baisse de l’euro pourrait encore s’accélérer, la Banque centrale européenne s’étant dite jeudi “en position de diminuer les taux sans ajouter de risques inflationnistes à moyen terme”.

La devise européenne a d’ailleurs poursuivi vendredi sa dégringolade par rapport au billet vert, tombant sous la barre des 1,26 dollar et touchant en séance un plus bas depuis trois ans.

Autre pays exportateur, la Corée du Sud a vu sa croissance ralentir à son plus bas niveau depuis 2004. Le pays est touché par un ralentissement plus rapide que prévu de ses ventes à l’étranger.

Le géant Samsung Electronics a ainsi annoncé une baisse de 44% sur un an de son bénéfice net au troisième trimestre 2008 et prévoit “une période encore plus difficile pour les prochains mois”.

L’ancien président de la banque centrale américaine, Alan Greenspan, n’a pas rassuré en déclarant jeudi soir que le marché du crédit vivait “un tsunami comme on en voit un par siècle”.

Ce tsunami sera évidemment au menu des discussions des 43 dirigeants européens et asiatiques réunis vendredi et samedi à Pékin pour le sommet de l’Asem, où l’Union européenne tentera de rallier les puissances émergentes à sa volonté de refondation du système financier mondial.

L’Asem, qui pèse 60% du PIB mondial, regroupe les 27 pays de l’UE, les dix membres du Sud-Est asiatique (Asean) et six autres pays d’Asie dont les poids lourds économiques Japon, Chine et Inde.

Juste avant l’ouverture de ce sommet, les nations est-asiatiques ont annoncé la création d’ici juin d’un fonds commun de réserves de 80 milliards de dollars (62 milliards d’euros) pour se défendre face à la crise financière, a annoncé le porte-parole du président sud-coréen Lee Myung-Bak.

Sans langue de bois : Fausse Polémique autours de Rebrab

Chers amis, chers lecteurs

Vous êtes nombreux à réagir et à vous interroger pourquoi et Comment M.Rebrab semble avoir réussi et pourquoi est-il le seul à avoir réussi là ou d’autres ont échoués ?

Hasard ou coïncidence, j’ai fait dernièrement la connaissance d’un Algérien qui vient de s’installer dans mon quartier et plus exactement dans le lotissement ou j’habite .

Cet Algérien est un importateur de Blida, qui semble avoir fait de sacrés bonnes affaires en Algérie ( dans les médicaments ), à un point qu’il vient d’acquérir une superbe grande villa, digne d’un palace, et il l’a payé cash .

Il est venu avec femme, enfants et bagages, et de l’hôtel il est allé s’installer directement dans sa nouvelle demeure .

En discutant avec lui, il m’a parlé de Rebrab qu’il semble connaître parfaitement et dit beaucoup de bien sur son intelligence, son flaire des affaires, sa personnalité discrète, sa modestie, mais aussi de sa cupidité, parce qu’il paraît que c’est quelqu’un qui compte son fric au centime près ( ce qui n’est pas un mauvais défaut ) .

Selon cette connaissance, Rebrab serait enrichi d’abord dans l’immobilier, où à une certaine époque il a collectionné les acquisitions, et surtout à une époque ou l’immobilier était très abordable, et puis il m’a parlé de sa première usine qui a été brûlé par des terroristes ou par des jaloux, et il semblerait donc que c’est à partir de l’immobilier qu’il s’est lancé progressivement dans l’industrie alimentaire .

Il semble aussi qu’il a été bien remboursé par son assurance , et en plus il a bénéficié de quelques cadeaux fiscaux sur la TVA qu’il n’a pas payé à l’état lors des moments difficiles.

La personnalité de Rebrab fait que le pouvoir semble point gêné par sa personnalité apolitique, et tout le discours de Rebrab est orienté vers le développement économique de l’Algérie .

Il n’est pas impossible que d’autres gens de divers milieux ont été séduits par Rebrab qui semble inspirer la confiance dans les milieux d’affaires, et qui lui ont confié leur fric pour le faire fructifier, et probablement en contre partie il a certainement bénéficié de facilités que d’autres hommes d’affaires n’auraient pu obtenir .

Il paraît Évident que la lenteur Administrative, et la corruption généralisée en Algérie, ne facilite pas les choses aux investisseurs, et si Rebrab a su user de ses relations pour surmonter ces contraintes, écourter certains délais, et obtenir plus rapidement certains visas, c’est parce que l’homme est devenu une référence de la fiabilité en terme d’investissements .

Je pense mes chers amis, que Rebrab est de loin, différent de ce voyou et incompétent Khalifa, et je pense profondément qu’il est dans la bonne voie pour tirer le privé vers la consécration et le triomphe.

Personnellement, j’ai eu des échos sur son management et ses recrutements à l’étranger, et Rebrab semble être le Manager qui a compris comment développer le business par l’investissement contrairement  aux autres médiocres qui ne jurent que par la spéculation et l’informel .

Souhaiter plusieurs Rebrab en Algérie, bien sur que nous le souhaitons tous, mais souhaitons lui surtout la réussite dans ses projets si ambitieux comme cap 2015et qu’il rêve pour notre Algérie à tous.

Je ne vois pas pourquoi on laisse des Égyptiens comme les Sawiris ou les Tunisiens  récolter la richesse Algérienne en investissant dans le vent et la spéculation, alors que Rebrab transforme, produit, et développe ses logistiques .

Rebrab avance et fait avancer l’économie Algérienne, en faisant travailler des Algériens, réduisant les importations de certains produits et il pourrait même faire écrire le nom de l’Algérie dans de nouveaux registres de l’Export.

devrait-on reprocher à Monsieur REBRAB d’avoir su tirer profit des situations difficiles pour rebondir et développer son business ???

Comme l’ont suggérés les amis de ce blog, je pense qu’il est important de comprendre le success story du business de Rebrab, afin de donner envie à d’autres et leur montrer comment un Algérien aussi tenace que Rebrab a réussi à surmonter les obstacle de la détestable administration Algérienne et a su cultiver l’ambition et la confiance .

Est-ce que c’est le puits qui est profond ou la corde qui est courte ?

Je pense que Rebrab a su surtout utiliser sa tête et usé de la réflexion qui semble complètement abandonnée en Algérie .

Personnalité séduisante et attachante, disait le nouveau voisin qui le connait, et si en plus il a une vision économique et il est doté du sens des affaires, je pense qu’il n’ y a pas grande chose à expliquer pour justifier ce futur empire privé de l’économie Algérienne, et probablement même Africaine!

Dans l’histoire du business, il ne peut pas y avoir des milliers de Rebrab en Algérie, parce qu’il appartient à une catégorie de managers qui ne peuvent pas être plus qu’une poignée dans un pays .

Regardez la Corée du sud, et les empires Samsung, Hyundai, Daewoo . Ils sont à peine une poignée de grands patrons qui ont fait de la Corée ce qu’elle est aujourd’hui .

je crois profondément, et objectivement, sans aucune arrière pensée,  que Rebrab est une réelle chance pour l’économie Algérienne .

Moi je dis à ce Monsieur , tout simplement Bravo !!! et bonne chance !!!

Orascom joue à la victime et défend ses intérêts en Algérie

A la guerre comme à la guerre, les patrons de la société Égyptienne Orascom ( Télécoms et industries ) viennent de réaliser qu’il se trouvent coincés entre d’une part une opinion Algérienne plutôt hostile qui a probablement poussé le président Bouteflika à prononcer le discours sur les spéculateurs devant les maires, et une crise financière et économique qui s’annonce plutôt ravageuse .

Pour mieux défendre ses acquis, pour ne pas dire les mamelles des profits comme l’Algérie, Orascom s’est lancé dernièrement dans une action de communication envers la presse Algérienne .

C’est ainsi que plusieurs journalistes Algériens ont été conviés à une conférence de presse au caire pour écouter la toute dernière version d’un scénario de communication où apparaissent les frères sawiri comme victimes de leurs succès qu’on peut qualifier de controversé surtout lorsque l’on sait que Orascom l’investisseur censé apporter des capitaux en Algérie, a su surtout profiter de façon abusive des financements des banques publiques Algériennes, des facilités d’installation, et de nombreuses exonérations et gratifications fiscales .

Bien évidemment, il ne faut pas s’attendre au moindre regret ni à une quelconque reconnaissance, surtout que nos journalistes Algériens, toujours médiocres dans les sujets économiques, sont revenus très heureux du caire avec dans les valises les belles phrases des sawiris , dont voici un extrait :

« Nous considérons qu’Orascom est une partie intégrante de l’Algérie. Je dois vous dire que nous sommes très satisfaits de notre présence en Algérie. Malgré les mentalités ambiantes dans les pays arabes où les populations souffrent encore du complexe du colonisé, et Orascom a été victime de cette mentalité dans son propre pays qu’est l’Égypte. Notre réussite en Algérie a suscité des inquiétudes et des jalousies non seulement auprès des concurrents locaux mais aussi internationaux, dès lors qu’Orascom a opté elle aussi, les dernières années, pour l’investissement à l’étranger. Ce qui n’est pas fréquent dans les pays arabes où ce sont les Occidentaux qui viennent investir. Ils n’ont pas de solutions magiques. Orascom est parti à l’étranger pour conquérir d’autres marchés parce que le marché égyptien est devenu petit pour le groupe. Alors, nous sommes partis en Grèce et en Algérie. Aujourd’hui, nous avons quelque 20 millions d’abonnés avec ces deux pays. Les filiales du groupe Orascom emploient quelque 90 000 personnes en Égypte, où il est considéré comme le premier investisseur »

Pour que Monsieur Sawiri sèche ses larmes avec les milliards de dollars de profits, il aurait pu demander aussi les excuses du peuple Algérien de l’avoir enrichi, et de l’avoir laissé berner tout un peuple, après le coup des cimenteries financées par des banques publiques, et revendeus à Lafarge avec un large profit .

Et pour ceux qui croient qu’Orascom est timide, il va même jusqu’à narguer ses contradicteurs en déclarant :

« Mais, aujourd’hui, je dois le dire haut et fort, l’Algérie a fait entrer Orascom dans le cercle des grands puisque la réussite de ce groupe a été boostée par le succès de Djezzy en Algérie. On ne peut pas parler d’Orascom Tunisie ou au Pakistan. La réussite d’Orascom n’a jamais été égalée ailleurs. Elle l’a été en Algérie”, affirme le patron d’OTH.

Monsieur Sawiris nous a au moins permis de redécouvrir une autre Algérie, dont il est le seul à tirer par miracle toutes les satisfactions . Ainsi il a reconnu que les engagements signés ont été respectés par les autorités algériennes. “C’est l’un des rares pays où les choses se sont déroulées sans entraves.” A t-il déclaré .

Quant aux puces anonymes et les accusations dont il a fait objet, Monsieur Sawiri joue la carte de l’ homme de paix qui en avait marre que ses clients terroristes aient fait tant de victimes au sein du peuple Algérien, ou pardon, au sein du marché juteux Algérien .

“J’ai donné des instructions fermes au DG de Djezzy Tamer El-Mahdi pour accélérer l’opération, même si cela a coûté beaucoup d’argent. Je ne peux accepter que des abonnés nuisent à l’Algérie.” A t-il conclu sur le sujet des puces anonymes .

Et pour montrer qu’il prend sérieusement les dirigeants Algériens pour des incultes, il donne alors un autre son de cloche à sa vente des cimenteries à Lafarge en déclarant : « Il a été dit que mon frère a vendu la cimenterie à Lafarge. C’est faux, mon frère n’a jamais vendu la cimenterie à Lafarge mais il a transformé toutes les parts qu’il possède dans toutes les cimenteries au Pakistan, en Irak, au Nigeria, une vingtaine de cimenterie dans le monde, pour entrer en actionnaire à 20% dans un premier temps, une part qui sera réévaluée à la hausse dans trois ans. Mon frère n’a d’ailleurs pas touché de chèque ».

Manifestement les sawiris passe du Drama à la comédie et au rire, rien qu’en répondant aux journalistes .

Quant à l’ancien ministre Algérien des Télécom qui a détruit les Télécom Algériennes, bien évidemment, il ne peut qu’être remercié par les Sawiris, qui n’hesitent pas à carrément lui rendre hommage : « Monsieur Amar Tou nous a aidé avec ses conseils, surtout pendant la campagne pour la présidentielle de 2004 où Djezzy a été au centre d’attaques entre partisans du candidat Benflis et le président candidat Bouteflika. Il m’avait dit, ton seul avocat c’est ton travail, ne réponds pas aux critiques. Seul ton travail parlera. Et j’ai suivi ce conseil qui m’a été d’une extrême importance dans la conduite du développement de l’entreprise » cette déclaration pourrait être aussi décodé comme un appel phare au Président Bouteflika qui aurait refusé de le recevoir dernièrement ( selon une info de TSA ), c’est un peu comme la chanson «  souviens toi … ».

Et pour honorer la technologie Egyptienne ( plutôt virtuelle ) et remercier l’Algérie de ses nombreuses facilités, Orascom envisage donc de créer un institut technologique, comme l’a affirmé son patron : « “Nous allons créer l’institut Djezzy des technologies et Orascom entamera bientôt une campagne pour vendre l’image de marque de l’Algérie, un pays prometteur pour l’investissement et une destination pour le tourisme.”.

Quant au dossier très sensible, et combien ambitieux de l’usine d’Ammoniac d’Arzew ou Orascom avec seulement 15% d’apport obtient le pouvoir de gestion de la société d’exploitation de l’usine , ainsi que de la société offshore de commercialisation de l’ammoniac, dans un rapport des parts sociales 49% Sonatrach et 51% Orascom, et avec les compliments des banques du peuple Algérien qui finance le projet à hauteur de 70% du projet. M.Sawiri n’a rien trouvé à dire que de se féliciter et déclarer :  « Nous allons poursuivre nos investissements en Algérie et avec l’entrée en fonction de l’usine des engrais d’Arzew en partenariat avec Sonatrach, l’Algérie deviendra le premier pays producteur de cette matière dans le monde, ce qui lui servira également pour le développement de l’agriculture »

Que dire, et que penser de cette interview chers amis et lecteurs ? j’ai le sentiment qu’Orascom n’avait pas eu affaire à des gens qui ont défendu l’Algérie, mais plutôt à des inconscients qui sont entrains de brader et d’offrir des activités stratégiques à des gens qui ne sont propriétaire d’aucune technologie, et qui avancent selon le seul instinct celui de tirer le maximum de profit, et en caressants avec des compliments moqueurs des dirigeants qui ne sont manifestement pas à la bonne place qu’ils occupent .

En guise  de conclusion, je vous laisse la déclaration de Mohand Amokrane Cherifi (Expert aux Nations unies)  qu’il a accordé à un journal Algérien sur le rôle de l’Etat qui devrait préserver son pouvoir de décision économique , voici donc sa réponse :

« Invité ces dernières années à donner mon point de vue lors de l’examen du texte sur les privatisations, de la loi sur les hydrocarbures et de la stratégie industrielle, j’avais souligné les dangers qui menaçaient l’économie nationale, voire la souveraineté du pays : danger de libéraliser rapidement le commerce extérieur, danger de faire entrer les intérêts étrangers dans les secteurs stratégiques, notamment pétroliers et danger de réduire la place du secteur public dans l’économie. Face à la crise financière internationale, ces dangers sont réels. Gouverner c’est prévoir. Il est temps de faire une évaluation sérieuse des différents secteurs et de définir sur cette base une politique économique globale avec une stratégie industrielle qui exploite les avantages comparatifs nationaux et une stratégie agricole qui vise l’autosuffisance alimentaire, et ce, dans une perspective de développement indépendant qui nous préserve des aléas de la mondialisation et de ses quatre crises : alimentaire, énergétique, climatique et financière. Le développement indépendant ne signifie pas autarcie. Cela veut simplement dire que l’Etat doit préserver ses ressources naturelles, ses secteurs stratégiques et son pouvoir de décision économique. »

Des chercheurs algériens proposent la création d’une centrale de production de “l’hydrogène solaire” à Ghardaïa.

Des chercheurs algériens qui supervisent l’étude du “projet du Maghreb-Europe” sur la production et l’exportation de “l’hydrogène solaire” ont proposé le lancement de ce dernier par la création d’une centrale d’énergie solaire prés de la ville de Ghardaïa, au regard du potentiel solaire considérable de l’Algérie dans tout le bassin méditerranéen.
M. Bouziane Mehmeh, qui supervise l’étude en compagnie d’un groupe de chercheurs au centre de développement des énergies renouvelables de Bouzaréah à Alger, a indiqué à l’APS que “l’étude consiste à rechercher la possibilité d’introduire le gaz hydrogène dans le gaz naturel, précisant que les premiers résultats sont”convaincants et satisfaisants”.
L’étude, a-t-il ajouté, a obtenu un prix d’encouragement de la revue de l’OPEP “pétrole et coopération arabe”.
L’idée de ce projet est née, selon ses initiateurs, lors du “16éme congrès international sur l’énergie hydrogène, tenue dans la ville de “lyon” (France) en 2006 sur proposition du premier congrès international sur l’hydrogène en tant que source énergétique renouvelable” tenue à Alger en juin 2005.
La revue “pétrole et coopération arabe” a publié dernièrement l’étude qui considère que l’hydrogène solaire est “le carburant stratégique alternatif le plus attractif et le plus disponible pour répondre aux besoins énergétiques mondiaux dans les prochaines décennies” et résoudre les problèmes en relation avec la crise énergétique qui secoue le monde actuellement et son impact sur la hausse des prix du pétrole et les émissions de gaz nuisibles à l’environnement.
En 2005, des experts d’Algérie, de Tunisie, du Maroc, d’Egypte, de France, d’Italie, d’Allemagne et du Royaume-Uni ont recommandé “la création d’un grand projet Maghreb-Europe pour développer et exploiter l’hydrogène produit à partir de l’énergie solaire dans les pays du Maghreb”.
En 2006 le centre algérien de développement des énergies renouvelables a été chargé de coordonner les efforts des pays du Maghreb, la société européenne des technologies de l’hydrogène ayant, pour sa part, été chargée de coordonner les efforts des pays de la rive nord de la méditerranée.
L’équipe algérienne de recherche a conclu à la possibilité de lancer le projet par la création d’une centrale d’énergie solaire prés de la ville de Ghardaïa proche des champs pétrolifères de Hassi R’mel, le site offrant toutes les conditions requises.
Parmi ces conditions, l’on cite le potentiel solaire considérable du sud algérien, ses nappes phréatiques, en plus des gazoducs transméditerranéens qui pourront être utilisés pour la distribution de l’hydrogène ainsi que l’existence de techniques efficaces de production de l’hydrogène”.
Selon une étude réalisée par l’Agence spatiale allemande, “l’Algérie recèle le plus important potentiel solaire dans tout le bassin méditerranéen, avec un volume annuel estimé à 169.000 tétra Wh en énergie thermique solaire, 14 tétra Wh en énergie solaire photovoltaïque et 35 tétra Wh en énergie éolienne”.
Le volume du potentiel solaire de l’Algérie équivaut le décuple de celui de son potentiel en gaz naturel découvert jusqu’à l’heure à Hassi R’mel, indique la même étude.
Par ailleurs, la revue met en avant “des opportunités indéniables pour les pays du nord et du sud de la Méditerranée permettant de dégager les contours d’une coopération fructueuse et efficace dont la cheville ouvrière n’est autre que l’exploration d’un potentiel extraordinaire d’énergie solaire notamment dans le grand Sahara, en faisant de l’hydrogène généré par l’énergie solaire un vecteur d’une énergie propre et sure couvrant les besoins énergétiques au double plan régional et mondial”.
L’eau souterraine est un autre facteur essentiel à la production de l’hydrogène, d’autant plus que le nord du Sahara algérien renferme deux grandes nappes phréatiques. La première, l’une des plus importantes au monde, est située sur les frontières entre l’Algérie, la Tunisie et la Libye, et la seconde appelée “le grand erg oriental” est située au cúur du Sahara algérien.
Ces deux réservoirs hydriques sont à même de permettre une production à grande échelle de l’hydrogène, estime le document, rappelant que des études réalisées depuis 30 ans ont démontré que l’exploitation des couches hydriques du nord du Sahara algérien qui offrent l’avantage d’une relative profondeur de la croûte du réservoir, permettra d’alimenter les centrales d’hydrogène d’une manière efficiente et à moindre coût.
L’Algérie dispose également d’un autre facteur non moins important, à savoir le réseau de gazoducs la reliant à l’Europe pouvant être mis à contribution pour le transport de l’hydrogène vers l’Europe à des coûts raisonnables, ajoute l’étude.
Ce réseau peut servir, selon les chercheurs, pour le transport de “l’hydrogène combiné” (gaz et hydrogène) via un même gazoduc, en tenant compte de certains
aspects techniques.
La revue a également mis en évidence un autre projet de transport et de distribution d’un composé de gaz naturel et d’hydrogène en cours de réalisation par un groupe européen, précisant que ce procédé vise à “définir les conditions techniques et socioéconomiques à même d’injecter de l’hydrogène dans le gaz naturel en utilisant les infrastructures existantes”.
Parmi les pays concernés par le projet, la publication cite l’Algérie, la Libye, la France, l’Espagne, la Suisse, l’Italie, l’Allemagne, la Turquie et les Etats-Unis.

APS

Naguib Sawiri, un homme en chocolat doré

Bonjour chers amis et chers lecteurs,

je vous propose aujourd’hui un excellent article d’analyse d’El Watan qui revient sur cette conférence de presse des frères Sawiri au Caire .

Le journaliste auteur de cet article développe certains non dits par les Sawiris, et les confrontent aux chiffres faramineux qu’ils ont obtenus en Algérie, grâce à nos incultes et vendus dirigeants Algériens .

j’ai la rage contre ces charlots qui continuent de brader l’économie Algérienne, et qui offrent à des chiens spéculateurs et affamés la rente du pétrole Algérien, qui aurait du servir au développement de l’économie Algérienne .

De grave crimes économiques ont été commis en Algérie par des vendus de dirigeants Algériens, et le plus grave est que dans la période actuelle, d’autres crimes sont entrains de se dérouler au su et au vu de toute l’opinion nationale, comme cette usine d’ammoniac financée par les banques publiques et dont Orascom a eu très facilement le pouvoir de gestion dans les deux sociétés d’exploitation et de commercialisation avec seulement 15% d’apport de financement, comme si toutes les arnaques d’Orascom n’auraient servies à rien .

Qui sont derrières ces braderies criminelles ?????

Orascom et les sawiris méritent être déférés devant la justice du peuple Algérien pour expliquer leurs bénefs faramineux et douteux, et toutes les facilités et complicités qu’ils ont bénéficié au sein de l’Etat, au détriment du peuple Algérien .

Les sawiris devraient être déclarés des personnes non grata pour les futurs projets Algériens, et Orascom mérite d’être nationalisé et revendu à d’autres investisseurs Algériens pour récupérer le manque à gagner de l’économie Algérienne .

la situation financière actuelle, et les crash boursiers sont une réelle opportunité de prendre  le contrôle d’Orascom, et je conseille, et j’appelle tous les investisseurs Algériens patriotes d’acheter les actions orascom au plus bas prix pour dégager les sawiri, et Algérianiser cette société .

Monsieur Sawiri a taxé les Français de racistes, parce que les Français ne sont pas stupides pour laisser introduire au sein de l’économie Française un pur spéculateur qui n’apporterait que sa bouche et son ventre .

Oui le refus de la France est une belle leçon de protectionnisme légitime, dont l’Algérie aurait du s’inspirer, au lieu de brader son économie de façon anarchique .

C’est quand même trop facile et trop stupide de taxer ceux qui critiquent Orascom de l’intérieur comme étant des complexés du colonialisme, et ceux qui lui refusent l’expansion à l’extérieur de racistes !!!

Orascom même si elle pèse de l’or, elle est entrains de  fondre dans les places boursières comme le chocolat, et la morale de la vérité et de l’honnêteté sera le revers de ce que les sawiris ont semés de douteux et de sales en Algérie .

Voici l’article d’El watan :

Ce que ne dit pas Naguib Sawiris

« Un investisseur est venu investir 700 millions de dollars et au bout de trois ans a généré un bénéfice de 2 milliards de dollars et l’Algérie n’a rien gagné…

Des investisseurs pareils, on n’en veut pas ! » Pour tous les observateurs, cette violente salve tirée par le président de la République le 26 juillet dernier, lors de la conférence des maires, ciblait prioritairement le patron du groupe égyptien Orascom, Naguib Sawiris. Abdelaziz Bouteflika écumait de rage contre le fait que cette firme ait revendu sa filiale algérienne, la société Ciment blanc d’Algérie holding (Ciba) qui regroupe deux cimenteries (M’sila et Mascara) au géant français Lafarge en septembre 2007, quelques années seulement après son acquisition auprès de l’Etat algérien.

Pour les autorités, ce coup fourré de l’homme d’affaires égyptien s’apparente à une trahison en ce sens que l’Algérie est tenue à l’écart de la transaction. Ceci, bien que légalement rien n’oblige Orascom à tenir informé le gouvernement algérien quant à son intention de céder sa filiale algérienne. Mais le fait est que le milliardaire égyptien a engrangé une plus-value exceptionnelle de l’ordre de 1,5 milliard de dollars sur le dos de l’Algérie, alors qu’il était venu soi-disant investir. Pis, son investissement, si tant est qu’il en fut un, a bénéficié d’un montage financier des banques publiques et privées algériennes comme ce fut le cas d’ailleurs pour sa filiale de téléphonie mobile Djezzy dont les bénéfices sont tout simplement énormes. Faut-il rappeler également que son projet de réalisation de deux lignes de production de ciment blanc et de ciment gris basées dans la région d’Oggaz près de Mascara a été financé à hauteur de 61% par les banques publiques et privées algériennes ? Le coût total de cette opération est évalué à 538 millions de dollars (38,74 milliards de dinars). L’histoire retiendra que jamais une entreprise algérienne ou étrangère n’a mobilisé autant de banques de renom pour concéder un montant aussi important. Orascom l’a fait. Et le président de sa filiale algérienne n’a pas caché sa joie ce jour-là : « C’est un rêve qui se réalise ! », avait déclaré alors le responsable de Ciba. Au bout du compte, ce financement algérien des « investissements » de Sawiris lui a juste permis de mieux vendre à Lafarge. Le vrai rêve c’est donc la cagnotte qu’il a engrangée, mais surtout le pied qu’il a mis dans le capital du groupe français à hauteur de 11,4%.

Le gouvernement algérien n’eut qu’à constater les dégâts d’une politique de privatisation défectueuse et cahoteuse. Et c’est dans ce contexte qu’il faut placer le coup de sang de Bouteflika. Que Naguib Sawiris invite les journalistes algériens au Caire pour raconter sa success story en Algérie ou encore gloser sur l’argent frais qu’il aurait apporté au pays laisse, tout compte fait, les observateurs songeurs. En réalité, cet homme qui flaire les bonnes affaires voudrait transmettre des messages sibyllins à qui de droit. Contre toute attente, il soutient même, avec une assurance déconcertante, que la diatribe de Bouteflika ne cible ni lui ni son groupe… Pourtant, trois mois seulement après le discours présidentiel, le gouvernement annonça un train de mesures destinées à consacrer le « droit à la récupération des entreprises cédées par les opérateurs étrangers et nationaux ». Il y est stipulé que l’Etat est prioritaire « quand le CPE traite avec un opérateur étranger donné, ce dernier n’aura pas, désormais, le droit de vendre son entreprise réalisée en Algérie à un autre opérateur sans avoir l’aval du gouvernement ». Le parallèle est pourtant limpide et la précision tranche avec la belle assurance de Sawiris. Le porte- parole du gouvernement avait même justifié ces mesures par le souci de l’Etat de « préserver l’intérêt national dans le cadre du respect de l’économie de marché ». Il est cependant loisible de deviner le souhait du patron égyptien de faire amende honorable et pourquoi pas redevenir fréquentable dans les salons feutrés du sérail algérois. Il se murmure en effet qu’il a demandé vainement à être reçu par le président de la République pour parler de ses projets. La conférence du Caire était, peut-être, destinée à mettre la puce à l’oreille. Et à bon entendeur…

Bientôt un espace Hoggar infos au sein du site culturel Bahdja.com

Suite à une proposition du site http://www.bahdja.com pour occuper  un espace de réaction de votre blog Hoggar infos au sein de ce portail de la culture Algérienne sur le net, j’ai répondu favorablement, surtout que j’aime beaucoup ce site, où je me réfugie parfois pour écouter de la musique de chez nous .

Merci à Bahdja.com pour ce bouquet de culture qu’il nous offre à travers le net, et qui nous rapproche davantage de notre Algérie au bout d’un clic.

Après la chronique hebdomadaire dans TSA, Hoggar Infos aura une nouvelle fenêtre à partir de Bahdja.com et qui pointera sur notre blog.

je conseille à tous les lecteurs de Hoggar infos, surtout ceux qui sont à l’étranger, de visiter bahdja.com qui est un réel bonheur et un doux remède de nos maux nostalgiques.

Les dirigeants Algériens imposent l’embargo aux entreprises Algériennes dans les projets Algériens

Après les innombrables commandes juteuses et faramineuses de l’importation, et sans que le pouvoir Algérien exige  la moindre production en local même pas partiellement, la logique de l’embargo contre sa propre économie continue de régner en Algérie grâce à des dirigeants scrupuleux, médiocres,  incompétents et corrompus .

Vous trouverez chers amis et lecteurs, la dépêche de normandie.com concernant l’appel d’offre pour la réalisation de la nouvelle ville pétrolière de Hassi Messaoud, où vous verrez que dans la liste des candidats, il n’ y a pas l’ombre d’une seule société Algérienne .

Que ces imposteurs et saboteurs de l’économie Algérienne m’expliquent comment lutter contre le chômage et comment développer des entreprises Algériennes championnes ?

Est-ce en écartant les entriprises Algériennes des compétitions qui se déroulent dans leur propre pays, que l’économie va se développer ?

est-ce en  transformant  les entreprises Algériennes en sous-traitant payés en dinars alors que l’entreprise étrangère empochera 6 milliards de dollars ?

Je n’arrive pas à comprendre la logique de fonctionnement de ce pays, et je n’arrive pas à comprendre tout cet acharnement pour détruire l’économie Algérienne, alors qu’ils veulent s’éterniser dans le pouvoir .

Comment pourrait-on faire semblant que tout va bien alors que la médiocrité et le sabotage s’accentuent de jour en jour, et alors que les discours menteurs aussitôt finis, la règle du tout import et les marchés à la com revienent au galop .

Mais bon sang, pourquoi tant de gâchis et d’opportunités de développement offertes aux étrangesr au détriment du développement de l’économie Algérienne .

Lisez bon sang les livres du grand économiste Keynes qui en pleine crise en grande Bretagne avait suggéré à l’état de relancer la reconstruction de la grande Bretagne pour développer les entreprises Britanniques et créer de l’emploi .

Il n’ y a pas que les flingueurs à pistolet ou à la mitrailleuse qui tuent, il y a aussi et surtout ces corrompus qui pensent qu’à leur poches en favorisant les transactions avec l’étranger pour collecter leur commissions, et qui tuent l’emploi et les Algériens avec .

Trop c’est trop !!!

Sources normandie.com

Algérie: 4 bureaux d’études pour la réalisation d’une nouvelle ville pétrolière ( AFP )

ALGER – Quatre groupements de bureaux d’études sont en lice pour le contrat de maîtrise d’oeuvre (étude et contrôle) du projet de construction d’une nouvelle ville sur le bassin pétrolier de Hassi Messaoud (Sahara), a indiqué l’agence de presse APS.

Le projet porte sur le transfert pour des raisons de sécurité de la ville de Hassi Messaoud vers un site distant d’une centaine de kilomètres.

Les quatre soumissionnaires constitués en groupement de bureaux sont les suivants:

- AECOM (chef de file, américain), The Louis Berger Group (américain), Dar Al Handasah consultants (Liban)

- SNC Lavalin International (chef de file canadien), SNC Lavalin Maghreb

- IOSIS International (chef de file français), EGIS (France),

- Korea Land Corporate (KLC, chef de file sud-coréen), Saman-KT-Kunwon Heerim (Corée du Sud)-Sogreah (France).

Le nom du groupement retenu sera connu dans 15 jours à l’issue de l’examen des offres financières, a précise l’agence algérienne.

Le projet, d’un coût global de 6 milliards de dollars, sera réalisé dans un délai de 96 mois (8 années) dont 16 mois pour les travaux d’ingénierie.

Couvrant une superficie de 4.483 hectares, le “Nouveau Hassi Messaoud”, destiné à l’hébergemement d’une population de 80.000 habitants, comprend un “îlot énergie” qui constituera le quartier général des compagnies pétrolières opérant sur les champs pétroliers avoisinants.

Le projet prévoit des bâtiments administratifs, des instituts universitaires, des centres de formation, de recherche et de développement, des lieux et centres de culte, des infrastructures, équipements et établissements sportifs.

Le bureau, qui sera sélectionné, sera chargé notamment du suivi et du contrôle du projet de la ville nouvelle de Hassi Messaoud, qui abrite le plus important champ pétrolier du pays.

(©AFP / 27 octobre 2008 17h24)

L’OPEP refuse de payer pour sauver les autres pays de la tourmente financière

L’Opep n’est pas prête à payer pour sauver les autres pays de la tourmente financière, comme l’a suggéré le Premier ministre britannique Gordon Brown, et le cartel pourrait même encore baisser sa production pour endiguer la chute des prix du pétrole, a affirmé son secrétaire général mardi.

“S’il vous plaît, ne comptez pas sur nous pour vous renflouer parce que nous sommes pour la plupart des pays pauvres”, a prévenu mardi Abdallah el-Badri, secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) au cours de la conférence “Oil and Money” organisée dans la capitale britannique.

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a en effet suggéré que la Chine et les pays producteurs de pétrole du Golfe contribuent à augmenter les ressources financières du Fonds monétaire international (FMI) afin d’aider les pays en difficulté à sortir de la crise financière.

“Ce qui est surprenant, c’est que tout le monde se tourne vers l’Opep pour se sortir de cette crise. A l’Opep nous sommes pour la plupart des pays pauvres, nous ne pouvons pas sortir (les autres pays) de la crise”, a souligné le secrétaire général. Il a rappelé que l’organisation comptait parmi ses membres l’Angola et l’Indonésie. “Cette crise a son origine aux Etats-Unis et doit être résolue aux Etats-Unis, ils en sont capables”, a-t-il insisté.

L’Opep a décidé de réduire son offre de 1,5 million de barils par jour, pour tenter d’enrayer la chute des prix du pétrole en pleine crise financière internationale, à l’issue d’une brève réunion d’urgence vendredi à Vienne. La Maison Blanche a dénoncé cette décision tandis que le Premier ministre britannique Gordon Brown s’est dit “déçu”.

Le ministre qatari de l’Energie Abdallah Ben Hamad Al-Attiyah a rejeté les critiques occidentales mardi au cours de la même conférence à Londres. “Aujourd’hui, nous produisons beaucoup de pétrole mais personne ne veut l’acheter. Les producteurs de pétrole ont beaucoup de mal à vendre le pétrole existant même après la baisse de production” décidée vendredi, a-t-il expliqué.

Les prix du pétrole sont tombés lundi sous la barre psychologique des 60 dollars à Londres pour la première fois depuis le 16 mars 2007, dégringolant jusqu’à 59,02 dollars.

Sources AFP

L’Algérie ne doit pas délaisser ses secteurs stratégiques aux étrangers

Sonatrach en partenariat ave le consortium émirati Dubal et Moubadala envisagent la construction d’une aluminerie de 700.000 tonnes par an à Beni Saf, près d’Oran .

Ce projet estimé à 5 milliards de dollars pourrait être définitivement lancé ou abandonné à partir de la fin 2008, selon des informations obtenues par Tout sur l’Algérie, de source proche du dossier.

Les Emiratis, qui gardent le silence sur l’avenir de cette aluminerie, n’auraient pas apprécié la décision non encore officielle de Sonatrach de modifier l’actionnariat du projet, en réduisant la part de Dubal et Moubadala à 49% au lieu des 70 prévus initialement.

«Les Algériens ont informé les Emiratis de leur décision d’augmenter leur part dans le capital de cette aluminerie, ce qui n’a pas plu aux Emiratis», affirme une source bancaire algérienne. L’aluminerie de Beni Saf devrait être financée en grande partie par un consortium de banques publiques algériennes.

L’usine d’aluminium est un projet qu’on pourrait très facilement classé dans la catégorie des futures réalisations stratégiques de l’industrie Algérienne .

Je pense que nous n’avons rien à foutre des Emiratis qui sont entrains d’emprunter la même voie qu’Orascom, c’est à dire créer une société d’exploitation avec un capital minable, détenir une majorité de parts sociales pour obtenir le pouvoir de gestion, puis faire financer la majorité du projet ( le financement n’a rien à voir avec le capital et les parts sociales ) par les banques publiques Algériennes .

Une belle arnaque en perspective, comme celle de l’usine d’ammoniac ou Orascom en apportant seulement 15% du financement s’est retrouvé avec 51% des parts pour 49% à Sonatrach, et pourtant les banques publiques Algériennes financent les 70% du projet .

Ce qu’il faut savoir est qu’il existe deux types de production d’aluminium, le brut, et le transformé, et la différence est que le brut revient en production à 1500 dollars la tonne et revendu à 3000dollars la tonne, alors que le transformé est vendu à 6000 dollars la tonne à partir du brut, d’ou une immense plus value .

Les émiratis ne doivent pas être à la commande de cette usine, parce que le scénario qui risque de voir le jour est de produire en Algérie de l’aluminium brut pas cher grâce à la M.O Algérienne, et au gaz Algérien (qui revient jusqu’à 20 fois moins cher que la Turquie par exemple ), puis revendre ce brut en europe pour le faire transformer par des partenaires des émiratis qui se sucreront et en Algérie et en Europe .

Ce projet doit être piloté au moins à 70% si ce n’est plus par des entreprises Algériennes, et assistées par des Expertises étrangères . Les Emiratis, n’ont ni les Technologies nécessaires, et même leur financement était dès le départ moins important que celui des banques Algériennes, alors ou est l’intérêt de donner le pouvoir de gestion aux émiratis ???

je pense que ce projet est une opportunité pour créer une entreprise industrielle Algérienne qui devrait être le noyau d’une industrie de transformation de l’aluminium, et donc mérite tout une stratégie de développement dans ce secteur .

Un petit bémol à signaler quand même, est que la période actuelle n’est pas très favorable, parce que les prix des matières premières sont entrains de dégringoler, et il est vrai qu’une étude de marché, et un calcul de rentabilité économique, doivent tenir compte de cette période ou la demande est en nette ralentissement, même si la réalisation du projet doit normalement coïncider avec une période plus favorable, puisque cette crise ne va pas durer une éternité .

Je pense aussi que les coûts de réalisation de cette usine pourraient être aussi révisés à la baisse ( puisque à un certain moment les 5 milliards de dollars annoncés avaient été corrigés à la hausse jusqu’à 7 milliards de dollars ). Si l’usine sera en fonction en 2013, je pense que d’ici cette date , la crise aura fait du nettoyage, et seuls les costauds reprendront le marché et ses profits .

En conclusion, selon mon humble avis, c’est un très bon projet à na pas louper, mais doit être sous la maîtrise Algérienne ( c’est à dire les Algériens doivent garder le pouvoir de gestion, et détenir la majorité des parts sociales de la société d’exploitation !!!

Espérant également que le projet de l’Usine d’ammoniac soit également corrigé et qu’Orascom retrouve des parts plus modestes, correspondant à son apport de 15% .

Bien que je suis pour le libre marché, et la concurrence loyale, je pense qu’en aucun cas L’Avenir de l’Algérie dans les secteurs stratégiques ne doit être laissé à des étrangers et surtout quand ces étrangers n’ont que la bouche et le ventre à apporter, et sans un quelconque apport technologique .

Pourquoi la création d’entreprises ne contribue pas au développement de l’économie Algérienne ?

Selon les statistiques officielles du ministère de la PME et de l’Artisanat , l’Algérie dispose d’un tissu de 309 578 PME privées actives à l’échelle national dont 34.52% relèvent du secteur du BTP, un secteur très dynamique entaché par des retards , des arrêts de chantiers estimés actuellement à 10 000 chantiers à travers le territoire, voire même des abandons, et pourtant le nombre de ces entreprises a doublé entre 1999 et 2008, passant de 30 000 entreprises à 60 000 entreprises, sauf que selon certaines enquêtes journalistiques il s’avère que de nombreux chefs d’entreprises disposent de plusieurs registres de commerces par l’intermédiaire de prêtes noms, alors que théoriquement un certificat de capacité est exigé pour créer une entreprise de bâtiment !

Empocher l’avance d’un marché puis l’abandonner et passer un autre et re empocher une autre avance , et ainsi de suite, tels est le scénario de la régression que ces nombreux fraudeurs adoptent quotidiennement au su et au vu des autorités de l’Etat .

Par conséquent, bien que ces fraudeurs contribuent à gonfler les chiffres de créations, leur capacité de réalisation n’a guère évolué, tout comme l’emploi qui n’attire pas les chômeurs Algériens , et pourtant ce secteur accuse un réel déficit de M.O dans toutes les branches du bâtiment.

Malgré que la constitution d’un dossier de création d’entreprises relève du parcours du combattant . Rien ne pourrait dissuader les entreprises d’importation . Pas moins les 28 différentes pièces que le créateur doit collecter auprès des différents services de l’état, et en dépit de ces contraintes qui dissuadent souvent les porteurs de projets utiles pour l’économie Algérienne, le secteur de l’import ne se décourage guère et enregistré ces derniers mois une progression remarquable, passant de 22 000 entreprises ( dont 1100 étrangères ) à la fin de 2007 à 27000 entreprises en septembre 2008 .

Grâce aux accords d’association signé en 2002 avec l’Union européenne et appliqué en 2005 , les importations ont enregistré un taux d’augmentation de 30% en 2007 avec une valeur de plus de 27 milliards de dollars, elles risquent d’atteindre la barre de 50% de hausse en 2009 selon le FMI .

Sur les 2 milliards de dollars des exportations Algériennes hors hydrocarbures prévues cette année, ce sont principalement 300 millions de dollars d’exportations réelles hors hydrocarbures, et le reste ce sont des dérivés pétroliers .

Ainsi par exemple, , l’Algérie importe 400 000 tonnes de céréales et exporte seulement 200 tonnes de couscous et de pâtes .

5000 nouvelles entreprises d’importations en 9mois, qui ne produisent absolument rien, et qui concourent pour importer tout et n’importe quoi, à un point d’offrir à l’informel la plus importante part du marché local Algérien et dans l’absence totale des services de l’Etat de contrôle et de régulation des marchés .

l’informel est en passe de dominer aussi le marché de la téléphonie mobile selon des sources proches de la douane nationale « les importations des téléphones portables ainsi que les équipements mobiles (chargeurs, carcasses, etc.) enregistrent une croissance vertigineuse». Les importations de l’Algérie en matière de téléphonie ont dépassé, pendant la période allant de janvier à septembre 2008, 159.9 millions de dollars. Alors que durant la même période l’année dernière, l’importation des équipements de téléphonie mobile a atteint 109.41 millions de dollars. La plupart des produits liés à la télécommunication, souligne-t-on, proviennent de Chine, de Corée du Sud et aussi de l’Inde.

Des marques ont même vus des produits qu’ils devaient commercialiser en exclusivité se vendent dans des marchés parallèles et suivre des circuits non officiels, au détriment de la qualité, de la garantie et de la durée de vie des appareils ( selon la presse Algérienne ).

Rien que pour le cas de la wilaya d’Alger, et selon les statistiques de la direction du commerce de la wilaya d’Alger, plus de 7 000 commerçants informels exercent dans des espaces de négoce.

La création d’entreprises inutiles à l’économie ou qui ne contribuent en rien au développement de l’économie Algérienne, touche d’autres secteurs d’activités comme l’Agriculture qui a absorbé des milliards de dollars sans pour autant permettre à l’Algérie de s’approcher de l’autosuffisance, bien au contraire, la facture de l’alimentation générale importée a pratiquement explosé par rapport aux années précédentes .

Il n y a qu’un seul mot qui peut résumer cette situation , c’est l’ANARCHIE .

Cette anarchie a fait que le chiffre d’affaires du secteur de l’industrie en Algérie ne représente guère que 5% du PIB du pays, alors qu’en Tunisie et au Maroc il dépasse respectivement, 15% et 18% .

Appel au peuple algérien : Texte intégral du premier appel adressé par le Secrétariat général du Front de libération nationale au peuple algérien le 1er Novembre 1954

Chers amis et lecteurs Bonsoir,

A la veille de la commémoration de la fête du déclenchement de la révolution Algérienne de 1954, et sur une excellente idée et proposition de notre ami Tlemçani, je vous laisse le texte de la déclaration de la révolution Algérienne, que je vous invite de lire et de faire lire surtout aux autres clowns de faux Moudjahidines !


PEUPLE ALGÉRIEN,

MILITANTS DE LA CAUSE NATIONALE,


A vous qui êtes appelés à nous juger (le premier d’une façon générale, les seconds tout particulièrement), notre souci en diffusant la présente proclamation est de vous éclairer sur les raisons profondes qui nous ont poussés à agir en vous exposant notre programme, le sens de notre action, le bien-fondé de nos vues dont le but demeure l’indépendance nationale dans le cadre nord-africain. Notre désir aussi est de vous éviter la confusion que pourraient entretenir l’impérialisme et ses agents administratifs et autres politicailleurs véreux.


Nous considérons avant tout qu’après des décades de lutte, le mouvement nationale a atteint sa phase de réalisation. En effet, le but d’un mouvement révolutionnaire étant de créer toutes les conditions d’une action libératrice, nous estimons que, sous ses aspects internes, le peuple est uni derrière le mot d’ordre d’indépendance et d’action et, sous les aspects extérieurs, le climat de détente est favorable pour le règlement  des problèmes mineurs, dont le nôtre, avec surtout l’appui diplomatique de nos frères arabo-musulmans. Les événements du Maroc et de Tunisie sont à ce sujet significatifs et marquent profondément le processus de la lutte de libération de l’Afrique du Nord. A noter dans ce domaine que nous avons depuis fort longtemps été les précurseurs de l’unité dans l’action, malheureusement jamais réalisée entre les trois pays.


Aujourd’hui, les uns et les autres sont engagés résolument dans cette voie, et nous, relégués à l’arrière, nous subissons le sort de ceux qui sont dépassés. C’est ainsi que notre mouvement national, terrassé par des années d’immobilisme et de routine, mal orienté, privé du soutien indispensable de l’opinion populaire, dépassé par les événements, se désagrège progressivement à la grande satisfaction du colonialisme qui croit avoir remporté la plus grande victoire de sa lutte contre l’avant-garde algérienne.


L’HEURE EST GRAVE !


Devant cette situation qui risque de devenir irréparable, une équipe de jeunes responsables et militants conscients, ralliant autour d’elle la majorités des éléments encore sains et décidés, a jugé le moment venu de sortir le mouvement national de l’impasse où l’ont acculé les luttes de personnes et d’influence, pour le lancer aux côtés des frères marocains et tunisiens dans la véritable lutte révolutionnaire.


Nous tenons à cet effet à préciser que nous sommes indépendants des deux clans qui se disputent le pouvoir. Plaçant l’intérêt national au-dessus de toutes les considérations mesquines et erronées de personnes et prestige, conformément aux principes révolutionnaires, notre action est dirigée uniquement contre le colonialisme, seul ennemi et aveugle, qui s’est toujours refusé à accorder la moindre liberté par des moyens de lutte pacifique.


Ce sont la, nous pensons, des raisons suffisantes qui font que notre mouvement de rénovation se présente sous l’étiquette de FRONT DE LIBÉRATION NATIONALE, se dégageant ainsi de toutes les compromissions possibles et offrant la possibilité à tous les patriotes algériens de toutes les couches sociales, de tous les partis et mouvements purement algériens,  de s’intégrer dans la lutte de libération sans aucune autre considération.


Pour préciser,   nous retraçons ci-après, les grandes lignes de notre programme politique :

BUT : L’Indépendance nationale par :

1) La restauration de l’Etat algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques.

2) Le respect de toutes les libertés fondamentales sans distinction de races et de confessions.

OBJECTIFS INTÉRIEURS:

1) Assainissement politique par la remise du mouvement national révolutionnaire dans sa véritable voie et par l’anéantissement de tous les vestiges de corruption et de réformisme, cause de notre régression actuelle.

2) Rassemblement et organisation de toutes les énergies saines du peuple algérien pour la liquidation du système colonial.

OBJECTIFS EXTÉRIEURS:

- Internationalisation du problème algérien.

- Réalisation de l’Unité nord-africaine dans le cadre naturel arabo-musulman.

- Dans le cadre de la charte des Nations Unies, affirmation de notre sympathie à l’égard de toutes nations qui appuieraient notre action libératrice.

MOYENS DE LUTTE :

Conformément aux principes révolutionnaires et comptes tenu des situations intérieure et extérieure, la continuation de la lutte par tous les moyens jusqu’à la réalisation de notre but.


Pour parvenir à ces fins, le Front de libération  nationale aura deux tâches essentielles à mener de front et simultanément : une action intérieure tant sur le plan politique que sur le plan de l’action propre, et une action extérieure en vue de faire du problème algérien une réalité pour le monde entier avec l’appui de tous nos alliés naturels.


C’est là une tâche écrasante qui nécessite la mobilisation de toutes les énergies et toutes les ressources nationales. Il est vrai, la lutte sera longue mais l’issue est certaine.

En dernier lieu, afin d’éviter les fausses interprétations et les faux-fuyants, pour prouver notre désir de paix, limiter les pertes en vies humains et les effusions de sang, nous avançons une plate-forme honorable de discussion aux autorités françaises si ces dernières sont animées de bonne foi et reconnaissent une fois pour toutes aux peuples qu’elles subjuguent le droit de disposer d’eux-mêmes.


1) La reconnaissance de la nationalité algérienne par une déclaration officielle abrogeant les édits, décrets et lois faisant de l’Algérie une terre française en déni de l’histoire, de la géographie, de la longue, de la religion et des mœurs du peuple algérien.


2) l’ouverture des négociations avec les porte-parole autorisés du peuple algérien sur les bases de la reconnaissance de la souveraineté algérienne, une et indivisible.


3) La création d’un climat de confiance par la libération de tous les détenus politiques, la levée de toutes les mesures d’exception et l’arrêt de toute poursuite contre les forces combattantes.


EN CONTREPARTIE :

1) Les intérêts français, culturels et économiques, honnêtement acquis, seront respectés ainsi que les personnes et les familles.

2) Tous les français désirant rester en Algérie auront le choix entre leur nationalité et seront de ce fait considérés comme étrangers vis-à-vis des lois en vigueur ou opteront pour la nationalité algérienne et, dans ce cas, seront considérés comme tels en droits et en devoirs.

3) Les liens entre la France et l’Algérie seront définis et feront l’objet d’un accord entre les deux puissances sur la base de l’égalité et du respect de chacun.

Algérien ! nous t’invitons à méditer notre charte ci-dessus. Ton devoir est de t’y associer pour sauver notre pays et lui rendre sa liberté ; le Front de libération nationale est ton front, sa victoire est la tienne.

Quant à nous, résolus à poursuivre la lutte, sûrs de tes sentiments anti-impérialistes, nous donnons le meilleur de nous-mêmes à la patrie.


1er Novembre 1954


Le Secrétariat national

Source : http://www.elmouradia.dz/francais/symbole/textes/1nov54.htm

54 ans après, l’appel du 1er Novembre 1954 reste d’actualité !

Grâce à un ami forumist qui me l’a envoyé, j’ai lu pour la première fois le texte intégral de l’appel du premier novembre 1954, qui se trouve d’ailleurs sur le site de la présidence Algérienne, et je dois vous avouer chers amis et lecteurs, que j’étais très fortement ému et surpris de constater que le contenu de cet appel si juste, si légitime, et si mobilisateur traite, et dénonce presque tous les fléaux et les maux qui touchent notre Algérie d’aujourd’hui, à un point de m’interroger si cet appel a été réellement bien entendu, bien saisi, et pourquoi n’a t-il pas été le fil conducteur de l’Algérie Post coloniale ?

Lors de cette présente contribution, je vous suggère donc de redécouvrir quelques extraits de cette appel, et je vous laisse juger et apprécier le poids des mots, la pertinence des idées, et l’antagonisme avec la gestion actuelle de notre Algérie .

« Notre désir aussi est de vous éviter la confusion que pourraient entretenir l’impérialisme et ses agents administratifs et autres politicailleurs véreux.Nous considérons avant tout qu’après des décades de lutte, le mouvement nationale a atteint sa phase de réalisation. En effet, le but d’un mouvement révolutionnaire étant de créer toutes les conditions d’une action libératrice, nous estimons que, sous ses aspects internes, le peuple est uni derrière le mot d’ordre d’indépendance et d’action et, sous les aspects extérieurs, le climat de détente est favorable pour le règlement  des problèmes mineurs, dont le nôtre, avec surtout l’appui diplomatique de nos frères arabo-musulmans. »

L’appel ne s’adresse pas à une caste ou à une frange de l’Algérie, mais à tout le peuple Algérien. L’appel ne distingue pas un Algérien d’un autre, mais appelle l’ensemble des Algériens, chacun selon ses moyens , à l’intérieur de l’Algérie comme à l’extérieur, à œuvrer pour faire triompher l’indépendance . Alors pourquoi un ministère des Moudjahidine ??? et pourquoi favoriser une catégorie d’Algériens par rapport à d’autres, alors que l’ensemble des Algériens qui ont subit et souffert du colonialisme, ont tous été des défenseurs de la liberté Algérienne ?

Tous les Algériens qui ont besoins d’aide et de soutiens méritent d’être aidés et soutenus, sans aucune mesure de ségrégation, ni d’étiquettes farfelues qui feraient de certains plus Moudjahidine que d’autres .

A qui profite cette idée vicieuse d’hiérarchiser la citoyenneté et la combativité des Algériens pour leur indépendance ???

Le peuple Algérien entier est Moudjahid ( à l’exception d’une minorité de traîtres ), et le peuple entier doit être aidé, soutenu, écouté, et respecté .

Le peuple doit être respecté dans sa volonté, et dans sa souveraineté . l’Algérie n’est la propriété d’aucune caste privilégiée, l’Algérie est la propriété de tout le peuple Algérien, n’en déplaise aux traîtres de la révolution Algérienne qui veulent s’imposer comme des tuteurs d’un peuple souverain .

« L’heure est grave, Devant cette situation qui risque de devenir irréparable, une équipe de jeunes responsables et militants conscients, ralliant autour d’elle la majorités des éléments encore sains et décidés, a jugé le moment venu de sortir le mouvement national de l’impasse où l’ont acculé les luttes de personnes et d’influence……. Nous tenons à cet effet à préciser que nous sommes indépendants des deux clans qui se disputent le pouvoir. Plaçant l’intérêt national au-dessus de toutes les considérations mesquines et erronées de personnes et prestige, conformément aux principes révolutionnaires, notre action est dirigée uniquement contre le colonialisme, seul ennemi et aveugle, qui s’est toujours refusé à accorder la moindre liberté par des moyens de lutte pacifique. »

Oh la guerre des clans pour le pouvoir ! aujourd’hui le peuple Algérien est entrains de la vivre à travers les tentatives de remodelage de la constitution Algérienne , et à coup de budgets octroyés aux uns et aux autres quitte même à mettre en danger financièrement de tout le pays, et à l’aube d’une crise financière et économique qui s’annonce ravageuse .

Pourquoi 151 milliards de dinars de fonctionnement aux Moudjahidine, et pas pour le reste des Algériens ?

Pourquoi 300 000DA/ mois de salaire aux députés, soit 30 fois le SMIC Algérien, et sans augmenter ce dernier, alors qu’il pourrait encourager les jeunes à travailler plus et contribuer au développement de leur pays, tout en les aidant à retrouver une dignité humaine, de pouvoir gagner leu vie, et croire dans leur avenir ?

le problème du pouvoir en Algérie reste toujours otage de gens qui manifestement n’ont pas entendu cet appel, et qui continuent tous les jours à l’ignorer .

« BUT : L’Indépendance nationale par :

1) La restauration de l’Etat algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques.

2) Le respect de toutes les libertés fondamentales sans distinction de races et de confessions.

OBJECTIFS INTÉRIEURS:

1) Assainissement politique par la remise du mouvement national révolutionnaire dans sa véritable voie et par l’anéantissement de tous les vestiges de corruption et de réformisme, cause de notre régression actuelle.

2) Rassemblement et organisation de toutes les énergies saines du peuple algérien pour la liquidation du système colonial. »

En 1954, nos valeureux pères de la révolution avaient déjà compris les conséquences néfastes de la corruption, et pourtant aujourd’hui en Algérie, s’il y a une chose qui s’est réellement développé et qui a été généralisé partout, c’est bien hélas la corruption et le régionalisme aveugle .

« EN CONTREPARTIE :

1) Les intérêts français, culturels et économiques, honnêtement acquis, seront respectés ainsi que les personnes et les familles.

2) Tous les français désirant rester en Algérie auront le choix entre leur nationalité et seront de ce fait considérés comme étrangers vis-à-vis des lois en vigueur ou opteront pour la nationalité algérienne et, dans ce cas, seront considérés comme tels en droits et en devoirs.

3) Les liens entre la France et l’Algérie seront définis et feront l’objet d’un accord entre les deux puissances sur la base de l’égalité et du respect de chacun.

Algérien ! nous t’invitons à méditer notre charte ci-dessus. Ton devoir est de t’y associer pour sauver notre pays et lui rendre sa liberté ; le Front de libération nationale est ton front, sa victoire est la tienne.

Quant à nous, résolus à poursuivre la lutte, sûrs de tes sentiments anti-impérialistes, nous donnons le meilleur de nous-mêmes à la patrie. »

1954 – 2008 : cet appel, qui mérite d’être aujourd’hui ressuscité et même enseigné dans les écoles, est pratiquement valable à toute l’actualité politique, sociale, et économique de l’Algérie d’aujourd’hui .

46 ans Après, la corruption est toujours d’actualité, la guerre au pouvoir est toujours d’actualité, et la ségrégation entre les Algériens est toujours d’actualité .

l’appel de 1954, est un appel de la justice et de la raison, c’est un appel de la foi et de la bonne volonté de servir l’Algérie, c’est l’appel du partage et de la solidarité, c’est l’appel de l’ambition et pour le rayonnement de l’Algérie sur le monde, comme le signifie clairement ce passage , « Les liens entre la France et l’Algérie seront définis et feront l’objet d’un accord entre les deux puissances… ».

Le peuple Algérien trouvera dans cet appel sa voie, et un sens à son avenir .

L’Algérie d’abord, sans la corruption, sans les pillages et les détournements, sans les médiocrités de responsables collés à leur fauteuils et qui sont obsolètes, inutiles, incompétents, et dépassés par les enjeux du Monde libre et Moderne.

Gloire à nos martyrs, gloire à l’ensemble du Peuple Algérien Moudjahid, sans distinction de race, de sexe, ni de religion !!!

PS : L’appel a été signe le1er Novembre 1954 par Le Secrétariat national

Source : http://www.elmouradia.dz/francais/symbole/textes/1nov54.htm

La braderie du Gaz Algérien au service des investisseurs étrangers dans l’ammoniac

Algérie: contrat entre Sonatrach et Fertiberia dans l’ammoniac

ALGER – Le groupe pétrolier public algérien Sonatrach et la société espagnole Fertiberia ont créé en Algérie une société commune pour la production et la commercialisation d’ammoniac, selon un communiqué publié dimanche dans la presse.

La nouvelle société dénommée El Bahia Fertlizer est détenue à 49% par Sonatrach et à 51% par Fertiberia, filiale du groupe espagnol Villar Mir, selon le communiqué. Le montant de ce contrat n’a pas été rendu public.

El Bahia Fertiberia construira un complexe de production d’ammoniac à Arzew près d’Oran (430 km à l’ouest d’Alger) d’une capacité de 1,1 million de tonnes d’ammoniac par an, selon la même source.

La Sonatrach avait signé le 14 avril à Alger avec des partenaires étrangers deux contrats d’un montant global de 4,56 milliards de dolllars pour la réalisation de deux complexes de production d’ammoniac et d’urée dans la zone industrielle d’Arzew.

Le premier contrat portait sur la construction d’un complexe avec la société Al Aldjazairia Al Omania Lil Asmida, détenu à 49% par le groupe Sonatrach et 51% par le groupe Omanais Suhail Bahuan avec le consortium japonais Mitsubishi heavy industries (Mhi).

Le coût global de ce projet est estimé à 2,4 milliards de dollars. La capacité de production de cette usine est de 7.000 tonnes par jour d’urée et 4.000 tonnes par jour d’ammoniac, selon la Sonatrach.

Le second contrat d’un montant de 2,16 milliards de dollars avait été signé entre la Sonatrach et le groupe égyptien Orascom. Il concerne la construction d’une autre usine de production d’ammoniac et d’urée à Arzew d’une capacité de 4.400 tonnes/jour d’ammoniac et 3.450 tonnes/jour d’urée, destinés à l’exportation, selon la même source.

MITSUBISHI CORPORATION

(©AFP / 02 novembre 2008 17h49)

…………… Ce que l’article ne dit pas ( par hoggar ) : …………………………

A quel prix le gaz Algérien est proposés aux investisseurs étrangers pour approvisionner ces 3 usines ?

Quel est le gain réel de l’Algérie dans ces usines d’ammoniac ?

Le gaz fourni pour l’ammoniac est-il plus rentable que son exportation vers l’étranger ?

Pourquoi commercialiser l’ammoniac par Orascom et dans une société offschore ?

Pourquoi se contenter des 49% de parts, alors que les investissements sont financés par des banques publiques Algériennes, notamment dans le cas de celui avec Orascom ?

Pourquoi cette concentration de trois usines consommatrices très fortement de gaz ? l’Algérie aura t-elle plus tard  les moyens d’exporter et de respecter ses futurs contrats gaziers ???

sur le plan environnemental et sanitaires, est-il aussi pertinent pour l’industrie Algérienne d’autoriser 3 usines d’ammoniac, connus et reconnus pour leur pollution ???

Et enfin, l’industrie de l’ammoniac est un objectif de développement ou un moyen d’atteindre le développement ? autrement dit, cet ammoniac permet-il de gagner du fric ou c’est seulement pour avoir sur son sol 3 usines de pollution ???

Il m’est toujours difficile de comprendre la logique du développement de l’Algérie, tant que des gens médiocres n’usent d’aucune réflexion rationnelle  pour construire une vision économique claire et profitable au pays !!!

Attendons donc dans les prochaines années à une importante croissance de cas d’asthmes dans l’ouest Algérien, et à un enrichissement de tout ceux qui n’ont pas réussi à entreprendre ailleurs et qui trouvent dans l’Algérie toutes les conditions de braderie et de corruption permettant aux borgnes d’être des rois .

Oui en effet de véritables crimes économiques sont entrains de se projeter grâce à des vendus et des traitres de l’appel du 1er novembre 1954 !!!!

L’Algérie doit se contenter d’une usine de montage de Motos chinoises en 2009

Temmar avait annoncé avec une fausse assurance qui caractérise sa personne, que l’Algérie aura son usine de montage d’automobile en 2009 . Les chinois viennent de lui proposer une usine de montage de Motos chinoises, qui ne sont que des copies conformes des motos japonaises des années 70 .

Oui en effet, avec un ministre aussi médiocre que Temmar, et une Algérie complètement perdue et incapable de dégager une vision économique claire, je pense qu’il est légitime de ne plus s’attendre à rien de ces gens qui brillent chaque jour par leur médiocrité .

Je vous laisse un extrait de l’article de Maghreb économie, annonçant cette usine chinoise en Algérie pour 2009 . sait-on jamais peut être que d’ici la fin 2008 on aura une autre annonce pour le montage des vélos, et des brouettes !!!

Maghreb :

La marque chinoise Giant Motor Company  n’arrête pas d’étonner les amateurs, non seulement  de l’automobile, mais également ceux de la moto. En effet, les responsables de GMC ont indiqué, hier, au cours d’une conférence de presse, tenue à l’hôtel Sofitel à Alger, qu’une usine de montage de la moto Zongshen est prévue en Algérie pour l’année prochaine. Le site a déjà été choisi, mais sans porter de plus de précision. GMC a préféré garder le nom pour une autre occasion. Cependant, et pour clôturer l’année en beauté et faire plaisir à sa clientèle, le Giant Motor Company Algérie a lancé, depuis hier et jusqu’au 31 décembre, une tombola ainsi que la remise de prix sur la gamme de voitures commercialisées en Algérie. Cette tombola consistera à l’octroi d’un appartement d’une valeur d’un milliard de centimes pour ceux qui ont jeté leur dévolu sur un des véhicules distribués par GMC, notamment la Haima, Haima Family et la Nomade. Le tirage au sort aura lieu à l’épuisement du stock, évalué à 1 200 véhicules. A noter que cette tombola est suivie et contrôlée par un huissier de justice. Autre promotion lancée à la même occasion concernera une remise de prix pour la Nomade qui, dorénavant, son prix sera de 849 000 DA/ TTC, la Haima Family à 879 000 DA, la Haima3 à 1 180 000 DA, alors que la Haima Frema est à partir de 1 250 000 DA. La marque chinoise GMC n’arrête seulement pas au seuil de l’automobile, étant donné qu’elle vient de lancer la distribution en exclusivité de la moto Zongshen en Algérie. Selon les responsables de GMC, de plus en plus de personnes commencent à penser à un autre moyen de se déplacer sans passer des heures entières coincées dans les embouteillages et c’est pour cette raison que GMC a opté pour la commercialisation et la distribution de la moto chinoise Zongshen. Pour l’Algérie, le choix est porté sur une gamme très variée composée de 11 modèles qui va du scooter de la ville à la moyenne cylindrée, tels que le scooter Eclair, Hapines, Spy, Poursuite, Shunv et City Fly. Toutefois, il est important de rappeler que la marque Haima est née d’une joint-venture entre le constructeur chinois Hainan Auto Works et Mazda, avant que le groupe Faw ne reprenne les parts du Japonais et d’en faire une société 100% chinoise qui s’appelle, désormais, FAW Haima Automobile Co. Ltd.
Z. M.

Pourquoi les chercheurs Musulmans fuient leurs pays ?

Les pays musulmans gardent peu leurs scientifiques

(Article de la croix du 03/10/2008 )

Si les pays de tradition islamique ne parviennent pas encore à retenir leurs meilleurs chercheurs, c’est surtout à cause des conditions de travail et parfois en raison de problèmes politiques

«Qu’est-ce qui ne va pas dans la science musulmane ? », s’interrogeait Francis Gilles dans la revue Nature en 1983. Réponse : « À son apogée, il y a environ mille ans, le monde musulman contribua d’une façon remarquable à la science, notamment à la mathématique et à la médecine. Bagdad, au faîte de sa gloire, et l’Andalousie construisirent des universités où af fluèrent les étudiants par milliers : les gouvernants s’entourèrent de scientifiques et d’artistes. Un esprit de liberté permit aux juifs, chrétiens et musulmans de travailler côte à côte. Tout cela n’est plus qu’un souvenir aujourd’hui. Même la richesse récente apportée par les exploitations pétrolières n’a pas changé grand-chose… »

« Critique sévère, mais en grande partie réaliste et méritée », confirmait en 1988 Abdus Salam, dans son livre Idéal et réalité. Ce commentaire est loin d’être anodin, car ce physicien pakistanais n’est pas n’importe qui : musulman pratiquant, spécialiste de la structure intime de la matière, prix Nobel en 1979, il fut un artisan inlassable de la formation de jeunes scientifiques dans les pays musulmans.

Après des études en Grande-Bretagne, il rentre enseigner les mathématiques à l’université de Lahore et tente de faire de la recherche au pays. Mais, se sentant très isolé dans la région « la plus sous-développée d’un pays sous-développé », il revient en Occident enseigner à Londres et Princeton. Cette expérience personnelle jouera un rôle important dans son engagement en faveur des jeunes scientifiques musulmans. Il n’aura de cesse de harceler les agences de l’ONU, l’Organisation de la Conférence islamique et les pays occidentaux pour obtenir de l’aide.

Le centre de Trieste est un peu l’arbre qui cache le désert

Ces efforts ont été récompensés par la création en 1964 du Centre international de physique de Trieste (ICTP), qu’Abdus Salam dirigera pendant trente ans, grâce à l’aide de l’Unesco, de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA) et du gouvernement italien.

La vocation de ce centre est d’accueillir de jeunes scientifiques des pays en voie de développement, notamment de la cinquantaine de pays islamiques, du Maghreb à l’Indonésie en passant par le Golfe et l’Afrique noire. Plus de 2 000 y sont accueillis chaque année, généralement pour des séjours d’un an ou de quelques mois.

Mais le centre de Trieste est un peu l’arbre qui cache le désert. Dans les années 1980, on estime qu’il y a environ 45 000 chercheurs et ingénieurs engagés dans la recherche et le développement dans les pays islamiques, contre 1,5 million en URSS, 400 000 au Japon et 35 000 en Israël. Abdus Salam se battra également pour obtenir la création d’une Fondation scientifique musulmane, semblable à la Fondation Ford. Toute sa vie durant, le physicien déplorera que les pays islamiques n’investissent pas davantage dans la jeunesse scientifique.

De fait, malgré l’action et le charisme du prix Nobel pakistanais, de nombreux jeunes d’origine musulmane devinrent de brillants scientifiques… hors de leur pays natal. Chacun à sa manière, trois exemples en témoignent. Ahmed H. Zewail, né en 1946 en Égypte, obtient son master de chimie à Alexandrie avant de rejoindre les États-Unis.

Doctorat à l’université de Pennsylvanie, post-doctorat à Berkeley, embauche au Caltech University et, en 1999, consécration suprême : il reçoit le prix Nobel de chimie pour ses travaux sur le mécanisme des réactions chimiques par spectroscopie laser ultrarapide, travaux qui ont permis d’ouvrir de nouvelles perspectives en chimie, en biologie et en pharmacologie pour la mise au point de réactions plus performantes et plus sélectives.

Autre exemple : Elias Zerhouni, né en Algérie en 1951, arrive jeune marié, à 24 ans, aux États-Unis, à l’université biomédicale Johns-Hopkins de Baltimore, muni d’une bourse de 369 dollars. Diplômé en radiologie, il dépose entre 1985 et 1998 huit brevets d’invention dans le domaine de la radiologie et de l’IRM. En 2002, il est nommé par le président Bush directeur des National Institutes of Health (NIH, équivalent de l’Inserm en France).

« La science n’est pas du tout antinomique avec l’islam »

Cheick Modibo Diarra enfin. Malien né en 1952, diplômé d’ingénierie à l’université Pierre-et-Marie-Curie de Paris, il part se spécialiser en aérospatiale aux États-Unis et est engagé comme ingénieur à la Nasa, où il participe aux programmes d’exploration de Vénus, Jupiter et Mars.

Puis, travaillant à mi-temps à la Nasa, il crée une fondation pour l’éducation et le développement en Afrique. Prenant un congé sabbatique, il monte en 2002 un laboratoire de recherche sur l’énergie solaire à Bamako. En 2005, il est un des fondateurs de l’Université numérique francophone mondiale et, en 2006, devient président de Microsoft Afrique.

« Ces exemples montrent simplement que les sociétés musulmanes produisent des compétences scientifiques qui atteignent un niveau international au bout de trois à cinq ans et sont ensuite happées par l’Occident », commente Ahmed Djebbar, professeur de mathématiques et historien des sciences à l’université de Lille.

« La science n’est pas du tout antinomique avec l’islam », ajoute le neurobiologiste Jean-Didier Vincent, membre de l’Université numérique francophone. Mais les « sciences dures » (physique, chimie, biologie) sont moins courues : « Sauf quelques exceptions comme Ogabara Doumbo, directeur du Centre de recherche et de formation sur le paludisme à Bamako, les jeunes musulmans africains sont plutôt attirés par les “sciences molles” parce que c’est la porte de la politique », poursuit-il.

Des éléments de changement s’annoncent à l’horizon

Quand bien même un pays en développement décide de soutenir la formation scientifique, il favorise le plus souvent les sciences ou les technologies ayant un lien direct avec les priorités économiques. « En Algérie, par exemple, priorité a été donnée aux écoles d’ingénieurs et de techniciens orientées vers le pétrole et la pétrochimie », explique Ahmed Djebbar. En Irak et au Pakistan, c’est la physique nucléaire, y compris avec son volet militaire, qui a fait l’objet des soins attentionnés des gouvernants.

Toutefois, des éléments de changement s’annoncent à l’horizon. Ainsi, depuis quelques années, près d’un tiers des étudiants en doctorat d’informatique et de mathématiques que forme l’Institut national de la recherche informatique et en automatique (Inria) sont des ressortissants des trois pays maghrébins.

Finalement, conclut Ahmed Djebbar, « ce qui pèche, ce n’est pas tellement la formation théorique en sciences, généralement acquise dans les pays occidentaux, mais surtout la mise en pratique de ce savoir scientifique, la poursuite de recherches une fois revenu au pays, ainsi que les conditions de vie et parfois le contexte politique, comme l’apparition du terrorisme en Algérie dans les années 90 ».

Du coup, insiste cet universitaire algérien installé depuis quarante ans en France, « il faut franchir un seuil critique en hommes, équipements, moyens financiers et surtout continuité politique, pour gérer ces intelligences et éviter la fuite des cerveaux ».

Denis SERGENT

Union pour la Méditerrannée: accord global sur Barcelone, le rôle de la Ligue arabe et d’Israël

MARSEILLE (AFP) — Un consensus global s’est dégagé mardi à Marseille, au cours d’une réunion ministérielle, pour que l’Union pour la Méditerranée siège à Barcelone et que la Ligue arabe en soit membre à part entière en contrepartie d’un secrétariat général adjoint pour Israël.Les pays de la rive sud ont finalement accepté que la siège de l’UPM aille à un pays du nord, obtenant en échange que le secrétariat général revienne à un pays du sud, selon des sources diplomatiques concordantes.

Au sein du secrétariat général, il a fallu créer cinq postes d’adjoints, dont un pour Israël, pour que la Ligue arabe soit acceptée comme membre à part entière de l’organisation.

“Il y a un accord sur tous les points”, a déclaré à la presse un diplomate proche de la présidence française de l’Union européenne, ajoutant: “L’annonce va être faite tout à l’heure”.

Selon une source diplomatique israélienne, “il y a un accord pour que le secrétariat général de l’Union pour la Méditerranée ait cinq adjoints : trois Européens et deux du sud, dont Israël”.

En contrepartie, Israël accepte que la Ligue arabe puisse participer à l’UPM en tant que membre à part entière, une demande des pays arabes.

“C’est un compromis”, a-t-on dit de même source, en estimant toutefois que “le processus de Barcelone ne peut jamais remplacer des négociations bilatérales directes” pour résoudre le conflit israélo-palestinien.

Israël devrait ainsi se retrouver au coeur du dispositif pour une période initiale de “deux ou trois ans”, éventuellement renouvelable, selon un autre diplomate israélien.

Le diplomate en chef de l’Union européenne Javier Solana s’était déclaré auparavant “heureux” de voir qu’un consensus s’était dégagé pour que Barcelone héberge le siège de l’UPM.

Les Espagnols ont insisté sur l’importance d’avoir le siège à Barcelone pour “garder un maillon” entre le Processus de Barcelone et l’Union pour la Méditerranée, selon une diplomate marocaine.

Ayant obtenu satisfaction, ils ont proposé que le titre officiel de l’organisation : “Processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée” devienne désormais “Union pour la Méditerranée” tout court, selon la même source.

Le chef de la diplomatie espagnole Miguel Angel Moratinos avait présenté début octobre la candidature de Barcelone, où a été lancé en 1995 le processus du même nom.

Tunis, pourtant soutenu par la présidence française, avait renoncé vendredi à sa candidature.

Les chefs de la diplomatie de l’Union européenne et du pourtour de la Méditerranée sont tombés assez rapidement d’accord sur le siège à Barcelone, mais ont eu davantage de mal sur le statut de la Ligue arabe.

“Tous les pays arabes ont dit qu’il fallait une participation pleine et entière de la Ligue arabe”, a dit la diplomate marocaine.

Traditionnellement, la Ligue arabe participait aux réunions des ministres des Affaires étrangères euro-méditerranéens, mais elle et les pays arabes n’en voulaient plus, au grand dam des Israéliens.

Le résultat de la réunion de Marseille peut être considéré comme positif, après des longs mois de blocage qui renvoyaient aux clivages ayant asphyxié le précédent partenariat euro-méditerranéen.

Le sommet de Paris du 13 juillet, qui avait donné naissance à l’UPM, avait déjà dû renvoyer à cette réunion toutes les questions de “gouvernance” sur lesquelles un compromis semblait difficile.

Mais au final, c’est la question de la “politisation” du processus de Barcelone et des risques de retomber dans les pièges du passé qui est de nouveau posée.

Un secrétariat général flanqué de cinq adjoints semble en effet à l’opposé de la structure légère et technique qui avait été souhaitée pour qu’elle puisse s’occuper des projets sans être gênée par le conflit israélo-palestinien.

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Premier forum sur la finance islamique à Alger

(Extrait de saphir news )


Entretien avec Zoubeir Ben Terdeyet, fondateur d’Isla-Invest et organisateur du forum

Encore peu développée en Algérie, la finance islamique tient pourtant son premier forum à Alger le mardi 4 novembre. Organisé par la société française Isla-Invest, il réunira notamment banquiers, financiers et juristes pour débattre des perspectives de la finance islamique sur les sols africain et européen. Son organisateur Zoubeir Ben Terdeyet présente à Saphirnews la situation algérienne dans ce domaine.

Saphirnews.: Il n’existe actuellement que deux banques islamiques en Algérie, pourquoi ?

Zoubeir Ben Terdeyet : La banque Al Baraka d’Algérie a été la première banque privée dans le pays en 1991 mais les événements qui ont touché l’Algérie, ont freiné durant plusieurs années le développement du secteur bancaire Algérien dans son ensemble.
Ce n’est que très récemment que de nouvelles banques ont commencé à s’implanter dans le pays car il suscite de grands intérêts pour les banques étrangères, du coup les demandes sont aujourd’hui trop nombreuses et il existe un syndrome « Khalifa » qui pousse la banque d’Algérie à être très prudente dans ces attributions d’agréments. D’autres banques islamiques ont fait des demandes d’agrément (Abou Dhabi Islamic Bank et Koweït Finance House, ndlr) , il faut attendre tout simplement les réponses mais nous pensons que ce marché se développera rapidement. La question est de savoir si des acteurs locaux lanceront un jour une banque islamique avec des capitaux à 100 % algériens.

Quels sont les freins internes au développement de la finance islamique ?

Z.B.T. : Les freins sont d’ordres psychologiques car il n’est pas évident d’accepter un nouveau système quand vous pensez que l’existant est unique et parfait. Aujourd’hui, la crise financière a remis en cause la suprématie du système conventionnelle.
Il faut ensuite que l’environnement réglementaire et fiscal soient adaptés. Il faut envoyer des signaux positifs aux investisseurs étrangers en essayant de mettre en place un système bancaire aux normes internationales. Car la finance islamique c’est avant tout de la finance classique mais avec le respect des critères de la charia et l’Algérie accuse un certain retard sur ses voisins Maghrébins. La bourse est quasi inexistante, le private equity* et l’asset management** sont peu pratiqués, enfin la non convertibilité de la monnaie est un frein.

Comment se développe la finance islamique dans le Maghreb ?

Z.B.T: Doucement mais sûrement. Au Maroc, on a pour l’instant proposé des produits alternatifs mais rien de plus. En Tunisie, Best Bank existe depuis 1983, Best Ré depuis plusieurs années, Noor vient d’y installer un bureau de représentation et une demande d’agrément vient d’être faite pour une banque universelle.
Des fonds d’investissement tel que GFH (Gulf Finance House, banque d’investissement islamique basée à Bahrein, ndlr) ont également de très grands projets au Maghreb tel que le projet de centre d’affaires pour 3 milliards de dollars à Tunis.

Si l’Algérie est en retard, pourquoi et comment faire d’Alger, le « hub de la finance islamique » ?

Z.B.T. : Le Maroc est le pays le plus en retard et non l’Algérie. La Tunisie est certes en avance mais son secteur bancaire conventionnel est très développé, la finance islamique ne sera pas stratégique au développement du secteur bancaire national.
Alors que l’Algérie avec ses deux banques et éventuellement deux autres, à une longueur d’avance en terme de banques 100% islamiques et pourrait créer de toute pièce un marché inter bancaire islamique.
Le pays doit construire un système financier de toute pièce, il serait beaucoup plus facile de construire deux systèmes en parallèle.
Si elle le décide, l’Algérie à les moyens financiers de construire un ” hub ” (centre, ndlr) financier à l’image de Bahrein car il s’agit de créer de tout pièce une zone financière, ce qui nécessite de lourds investissements financiers or seul elle au Maghreb aurait les moyens financiers de ses ambitions.

A qui profitent actuellement les deux banques islamiques présentes sur le territoire algérien, El Barak Bank et Al Salam Bank Algeria, et à qui vont-elles profiter ?

Z.B.T. : La banque Al salam n’a pas encore commencé son activité mais le modèle choisi est celui d’une banque universelle qui est tournée vers les particuliers et les entreprises. Al Baraka s’adresse également aux deux types de clientèles. Petite info qui a son importance, Al Baraka va se lancer avec FIDES dans le micro financement afin de stimuler l’entreprenariat.

* Private equity :participations dans le capital de petites et moyennes entreprises généralement non cotées.
** Asset management : gestion d’actifs.

Propos recueillis par Anissa Ammoura

Les fausses promesses de Sarkozy diluées à la conférence de l’UPM de Marseille

Après avoir été très imprudemment promis par le président français à l’Egypte de Hosni Moubarak et à la Tunisie de Zine el-Abidine Ben Ali, c’est finalement à un pays européen, l’Espagne de José Luis Zapatero, que revient le siège de l’Union Pour la Méditerranée. Selon Javier Solana, diplomate en chef de l’Union Européenne, le siège de l’UPM sera hébergé dans une ancienne résidence royale de Barcelone (histoire sans doute de revenir à son point de départ, Barcelone étant la ville où fut initié en 1995 le lamentable processus du même nom). Du coup, les heureux élus ont proposé que le titre officiel de l’alliance: “Processus de Barcelone / Union Pour la Méditerranée” soit transformé en un plus court “Union Pour la Méditerranée”.
Point sensible resté jusqu’alors en supens et inquiétant beaucoup les pays de la rive Sud, un mode de financement de l’UPM a également été trouvé. Une partie des fonds sera prélevé sur le budget communautaire auxquel seront ajoutés des contributions volontaires des Etats. Reste toutefois à en définir exactement les montants.
Mais c’est surtout entre Israël et la Ligue arabe que le point de tension diplomatique était le plus vif, avec au centre des discussions l’incontournable conflit israélo-palestinien. La Ligue arabe n’apprécie en effet guère la tentative française de normaliser comme si de rien n’était, via l’UPM, les relations israélo-arabes en dehors des résolutions de l’ONU et du Plan de paix qui a été adopté en 2002 à Beyrouth. Celui-ci comporte une résolution essentielle — confirmée encore lors du dernier sommet arabe de Ryad (Arabe Saoudite) — qui réclame l’évacuation des territoires palestiniens occupés illégalement par Israël depuis 1967 contre la normalisation des relations israélo-arabes. On en est encore loin. Par ailleurs, du côté israélien, on refusait que la Ligue arabe — 9 pays arabes plus les Palestiniens sont pourtant concernés — intègre l’UPM, arguant que ce membre entraverait à coup sûr les projets de coopération avec l’Etat juif. Finalement, un compromis a été obtenu, la Ligue arabe devenant membre à part entière de l’Union Pour la Méditerranée. En contrepartie de la présence de la Ligue arabe “à tous les niveaux d’activité” de l’UPM, Israël reçoit un siège permanent au Secrétariat général. Enfin, pour contenter tout le monde sur les questions de gouvernance, cinq secrétaires généraux ajoints — israélien, palestinien, italien, maltais et grec — sont en outre désignés pour trois ans, et deux pays — la France et l’Egypte — co-présideront l’ensemble pendant encore deux ans avant de transmettre le relais à d’autres Etats.

(Extrait de la république des lettres : Empoignades et compromis, conférence de l’UPM )


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Le Ministre Algérien des Transports espère encore une unité de montage des tramways en Algérie !

tramway-algerDans un article paru aujourd’hui dans le journal pro gouvernemental « El Moudjahid » le Ministre Amar Tou a évoqué un projet d’implantation d’une unité de montage des tramways  en Algérie,

le ministre a donc déclaré “qu’une réponse est toujours attendue de la part d’Alstom-Transport”, tout en considérant le projet comme “un facteur  appréciable d’intégration dans la dynamique globale du développement du pays  compte tenu de son impact prévisible dans la région du Maghreb et au niveau  africain”, souligne le ministère.

Voici chers amis et lecteurs un exemple qui montre encore une fois, comment les médiocres ministres Algériens gèrent les projets Algériens qui continuent de faire profiter  toutes les économies du Monde sauf celle du peuple Algérien .

Toujours donc en déphasage sur le plan décisionnel, et tout en inversant comme d’habitude l’ordre des choses .

Je rappelle donc qu’il s’agit de projets de Tramway confiés à ALSTOM pour plusieurs villes Algériennes, et qui sont déjà entamés, et maintenant le pauvre charlot de ministre s’attend à une réponse d’Alcatel .

Évidemment les choses n’auraient pas du se présenter de cette façon, au lieu de donner des projets, puis espérer une usine de montage des tramways après, il fallait tout simplement faire le contraire c’est à dire,  il fallait dire à ALSTOM, j’ai une douzaine de villes à équiper en Tramway, et si ces projets vous intéressent, vous devez vous engager à monter une usine de montage de Tramway en Algérie , sinon rien .

Avec une telle proposition, qui résume une vieille règle du donnant-donnant, ou en termes plus moderne de gagnant-gagnant, il paraît très évident qu’ALSTOM ne pourrait pas dire non, sinon il y aura d’autres constructeurs qui seraient prêts à prendre sa place, comme le canadien bombardier, ou les japonais .

ALSTOM a eu ses marchés sans condition préalable, et c’est foutu pour l’Algérie, et sauf miracle ou une décision politique Française, il n y aura pas d’usine de montage de tramways en Algérie, et ces tramways seront bien montés dans l’usine Espagnole d’ALSTOM comme prévu!!!

Manifestement, le premier critère pour être Ministre en Algérie, est d’être stupide, comme celui qui a décidé ces projets sans faire bénéficier l’industrie Algérienne d’une opportunité en Or pour exiger une implantation d’une usine de fabrication et montage de Tramways en Algérie!!!


PS: suite à une érreur de ma part, je vous prie de lire que le constructeur des Tramway est ALSTOM et non pas ALCATEL . Toutes mes excuses !

Yes, we can change : Obama relance l’espoir dans le Monde !

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« Extrait de cdurable.info »

Les Etats-Unis n’ont pas manqué leur rendez-vous avec l’histoire. Cette nuit, au terme d’une campagne interminable, Barack Obama est devenu le premier président noir du pays en remportant 349 grands électeurs (163 pour McCain). « Le changement arrive en Amérique », a-t-il lancé aux dizaines de milliers de personnes en liesse rassemblées à à Chicago. Et les a appelés à faire preuve d’esprit d’unité pour faire face aux défis qui attendent le pays : “La route qui nous attend est longue. Le chemin sera escarpé. Nous ne toucherons peut-être pas à notre but en un an, ou même en un mandat. Mais, Amérique, je n’ai jamais eu autant d’espoir que nous y arriverons.”

« Il a fallu longtemps. Mais ce soir, grâce à ce que nous avons accompli aujourd’hui et pendant cette élection, en ce moment historique, le changement est arrivé en Amérique », a-t-il lancé, depuis une tribune installée dans l’immense jardin public Grant Park, cerné de gratte-ciels illuminés au bord du lac Michigan.

« Si jamais quelqu’un doute encore que l’Amérique est un endroit où tout est possible, qui se demande si le rêve de nos pères fondateurs est toujours vivant, qui doute encore du pouvoir de notre démocratie, la réponse lui est donnée ce soir », a-t-il fait valoir, face à une foule électrisée, parsemée de pancartes « Yes we can » et de drapeaux américains.

« C’est votre victoire », a-t-il ajouté, avant d’être rejoint sur scène par la nouvelle First Lady, Michelle Obama, le futur vice-président des Etats-Unis, Joe Biden et leurs familles.

« Extrait de le Parisien »

Une victoire écrasante

Historique, la victoire de Barack Obama est aussi écrasante. Le candidat démocrate l’emporte avec 52% des suffrages, contre 47% pour son adversaire John McCain. Il obtient surtout 338 grands électeurs, ce qui est largement au-delà des 270 qui étaient suffisants pour lui ouvrir les portes de la Maison-Blanche. Au passage, les démocrates se sont assurés une confortable majorité lors des élections au Congrès américain.

Dans le même temps, la majorité démocrate du Sénat et de la Chambre des représentants a été renforcée de façon significative par rapport à celle qu’ils avaient acquise aux dernières élections de mi-mandat en 2006. Pour la première fois depuis 1992, les démocrates contrôlent ainsi la Maison-Blanche et les deux chambres du Congrès.

Les larmes de la fille de Martin Luther King

«C’est une élection historique», a clamé Barack Obama lors de son discours de cette nuit, à Chicago. «Je reconnais la signification particulière qu’elle a pour les Noirs américains, la fierté qui doit être la leur ce soir.»

Cette fierté est bien entendu partagée par les grandes voix de cette communauté. Premier président noir d’Afrique du Sud, Nelson Mandela a félicité Barack Obama. La preuve, selon lui, que tout le monde peut «rêver» de changer le monde. Un peu plus tôt, c’est la fille de Martin Luther King, Bernice King, qui avait salué l’élection du candidat démocrate. «Je sais que mon père aurait été fier de l’Amérique pour cela. Cela veut dire que le travail pour lequel mon père et ma mère se sont sacrifiés n’a pas été vain. J’étais très émue et j’ai pleuré.»

McCaine reconnait sa défaite et salue celle d’Obama

John McCain a reconnu sa défaite devant ses partisans rassemblés à Phoenix (Arizona, sud-ouest). “Cet échec est le mien, pas le vôtre”, a dit le sénateur de l’Arizona, accompagné de sa femme Cindy et de sa colistière Sarah Palin. “C’est une élection historique”, a-t-il poursuivi. “Je reconnais la signification particulière qu’elle a pour les Noirs américains, la fierté qui doit être la leur ce soir”.




Cette victoire a été saluée à travers le monde comme un signe de “changement et d’espérance” par les alliés traditionnels de Washington mais aussi dans le camp le plus hostile à l’hégémonie américaine. Les géants asiatiques, la Chine et l’Inde, ont exprimé l’espoir que leurs relations avec la première puissance mondiale s’élèvent à “un nouveau niveau” tandis que l’Europe était unanime à se réjouir, Russie exceptée. Le président français Nicolas Sarkozy a ainsi déclaré que la victoire de M. Obama soulevait “un immense espoir”. Au Kenya, le président Mwai Kibaki a décrété jeudi jour férié afin de célébrer “l’exploit historique” de Barack Obama, dont le père était kényan.

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Discours de Barack Hussein OBAMA président des USA

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Discours de Barack Obama, président élu des Etats Unis ( juste après sa victoire) .

Traduction parue dans le site ouestaf.com

“Si jamais quelqu’un doute encore que l’Amérique est un endroit où tout est possible, qui se demande si le rêve de nos pères fondateurs est encore vivant, qui doute encore du pouvoir de notre démocratie, la réponse lui est donnée ce soir.
C’est la réponse dictée par les files d’attente devant les écoles et les églises, d’une ampleur que le pays n’a jamais connue, par les personnes qui ont attendu trois à quatre heures, la plupart pour la première fois de leur vie, parce qu’elles croyaient que ce moment devait être différent, et que leur voix pouvait être cette différence.
C’est la réponse que donnent jeunes et vieux, riches et pauvres, démocrates et républicains, Noirs, Blancs, Latinos, Asiatiques, Indiens, gays, hétéros, handicapés et non handicapés– des Américains qui ont signifié au monde que nous n’avons jamais été un assemblage d’Etats rouges et bleus, mais que nous serons toujours les Etats-Unis d’Amérique.
Cette réponse conduit ceux qui ont été décrits comme des personnes pétries de cynisme, qui craignaient et qui doutaient de ce que nous pouvions faire, à diriger le cours de l’histoire vers l’espoir de jours meilleurs.
Il a fallu longtemps. Mais ce soir, grâce à ce que nous avons accompli aujourd’hui et pendant cette élection, en ce moment historique, le changement est arrivé en Amérique.
Je viens juste de recevoir un appel courtois du Sénateur McCain. Il a mené une dure et longue bataille, d’autant plus dure et longue qu’il adore ce pays. Il a enduré des sacrifices pour l’Amérique que la plupart d’entre nous ne peut même pas imaginer. Nos vies ont été améliorées grâce aux services rendus par ce dirigeant courageux et désintéressé . Je le félicite lui et le Gouverneur Palin pour ce qu’ils ont accompli, et je suis impatient de travailler avec eux pour renouveler ce pays dans les mois à venir.
Je voudrais remercier mon partenaire dans ce voyage, un homme qui a fait campagne avec son coeur et qui a parlé pour les hommes et les femmes avec qui il a grandi dans les rues de Scranton, et avec qui il a pris le train pour rentrer dans le Delaware, le Vice-président des Etats-Unis, Joe Biden.
Je ne serais jamais là ce soir sans le soutien indéfectible de celle qui est ma meilleure amie depuis les seize dernières années, le pilier de notre famille et l’amour de ma vie, la prochaine Première dame de notre nation : Michelle Obama. Sasha et Malia, je vous aime et vous avez gagné un nouveau chiot qui viendra avec nous à la Maison Blanche. Et même si elle n’est plus avec nous, je sais que ma grand-mère est présente, tout comme la famille qui a fait de moi ce que je suis. Ils me manquent ce soir et je sais que ma dette envers eux est incommensurable.
A mon directeur de campagne David Plouffe, à mon conseiller en stratégie David Axelrod, et à la meilleure équipe jamais réunie dans l’histoire de la politique – vous avez fait en sorte que cela arrive et je vous suis redevable pour toujours des sacrifices que vous avez concédés pour y arriver.
Mais avant tout, je n’oublierai jamais que cette victoire vous appartient. Je n’étais pas le candidat le plus évident pour ce poste. Nous n’avons pas commencé avec beaucoup d’argent ni avec beaucoup d’appuis. Notre campagne n’a pas éclos dans les halls de Washington – elle a commencé dans les arrière-cours de DesMoines, dans les salons de Concorde et sur les porches de Charleston.
Cette campagne a été menée par des travailleurs et des travailleuses qui ont pioché dans le peu d’économies qu’ils avaient pour donner cinq, dix, vingt dollars pour cette cause. Elle a gagné en force grâce aux jeunes qui ont rejeté le mythe de l’apathie de leur génération, qui ont quitté leurs maisons et leurs familles pour des emplois qui leur offraient peu d’argent et peu de sommeil, grâce aux personnes pas si jeunes qui ont défié le froid et la chaleur pour frapper aux portes de parfaits inconnus, grâce aux millions d’Américains volontaires qui se sont organisés et qui ont prouvé que plus de deux siècles plus tard , le gouvernement pour le peuple et par le peuple n’a pas péri. C’est votre victoire.
Je sais que vous ne l’avez pas fait juste pour gagner une élection.
Vous l’avez fait car vous comprenez l’immensité de la tâche qui nous attend. Parce qu’à l’heure où nous célébrons la victoire ce soir, nous savons que les défis de demain sont les plus importants de notre existence – deux guerres, une planète en péril, la plus grave crise financière depuis un siècle. En ce moment même, nous savons qu’il y a de courageux Américains qui se réveillent dans les déserts d’ Irak et dans les montagnes d’Afghanistan pour risquer leurs vies pour nous. Il y a des pères et des mères qui passent des nuits blanches après avoir couché leurs enfants et qui se demandent comment ils pourront payer leur emprunt, les honoraires du médecin, ou comment ils pourront économiser assez pour les études. Il y a une nouvelle énergie à exploiter et de nouveaux emplois à créer, de nouvelles écoles à construire, de nouvelles menaces auxquelles il faudra faire face et des alliances à reconstruire.
La route sera longue. Le chemin sera escarpé. Nous n’atteindrons peut-être pas notre but en un an ou même en un mandat, mais il n’y a jamais eu autant d’espoir que ce soir, et le peuple américain y arrivera.
Il y aura des revers et des faux départs. Nombreux sont ceux qui ne seront pas d’accord avec chaque décision que je prendrai en tant que président et nous savons que le gouvernement ne peut résoudre tous les problèmes. Mais je serai toujours honnête avec vous quant aux défis auxquels nous sommes confrontés. Je vous écouterai, particulièrement lorsque nous serons en désaccord. Et par-dessus tout, je vous demanderai de me rejoindre pour reconstruire cette nation de la seule manière possible en Amérique depuis 221 ans : bloc par bloc, brique par brique, avec nos mains calleuses.
Ce qui a commencé il y a 21 mois dans les profondeurs de l’hiver ne doit pas s’achever durant cette nuit d’automne. Cette seule victoire n’est pas ce que nous cherchons – c’est notre seule opportunité pour créer ce changement. Et cela ne peut pas arriver si nous retournons en arrière. Cela ne pourra pas arriver sans vous.
Alors faisons appel à un nouvel esprit de patriotisme, de service et de responsabilité où chacun d’entre nous s’attèlera à travailler dur et à s’occuper non seulement de sa personne, mais aussi des autres. Rappelons nous que si cette crise financière nous a bien appris une chose, c’est que Wall Street ne peux pas s’enrichir pendant que d’autres souffrent – dans ce pays, nous nous élevons et nous tombons comme une seule nation, comme un seul peuple.
Résistons à la tentation de retomber dans le même esprit partisan, mesquin et immature qui a empoisonné notre vie politique pendant si longtemps. Rappelons-nous qu’il y avait un homme de cet Etat qui a d’abord porté les couleurs du Parti républicain à la Maison Blanche – un parti fondé sur les valeurs d’indépendance, de liberté individuelle, et d’unité nationale. Ce sont des valeurs que nous partageons et tandis que le Parti démocrate a remporté une grande victoire ce soir, nous y sommes parvenus grâce à une bonne dose d’humilité et de détermination pour mettre fin aux divisions qui ont retardé notre progrès. Comme Lincoln le disait à une nation bien plus divisée que la nôtre : “Nous ne sommes pas ennemis, mais amis… La colère a affaibli nos liens d’affection, mais elle ne doit pas les rompre”. A tous ces Américains dont je n’ai pas encore le soutien, je n’ai peut-être pas remporté votre vote, mais je vous entends, j’ai besoin de votre aide, et je serai également votre président.
Et à tous ceux qui nous regardent par delà nos côtes, depuis des parlements et des palaces, à ceux qui sont rassemblés autour de radios dans les coins perdus de notre monde – nos histoires sont particulières, mais notre destin est partagé et l’aube d’une nouvelle direction américaine est à portée de main. A ceux qui veulent démolir ce monde : nous vous vaincrons. Et à ceux qui se demandent si le phare de l’Amérique brille toujours, ce soir nous vous prouvons une fois encore que la force de notre nation ne vient pas de la puissance de nos
armes ou de l’étendue de notre richesse, mais du pouvoirs de nos idées: la démocratie, la liberté, l’opportunité et l’ espoir inflexible. C’est là qu’est le vraie génie de l’Amérique et c’est pour cela que le pays peut changer. Notre Union peut être parfaite. Et ce que nous avons déjà accompli nous donne l’espoir nécessaire pour ce que nous avons à accomplir demain.
Cette élection est faite de plusieurs histoires qui seront racontées durant des générations. Ce soir, je pense à cette femme qui a voté à Atlanta. Elle ressemble beaucoup aux millions d’autres qui ont fait la queue pour faire entendre leur voix dans cette élection à un point près – Ann Nixon Cooper a 106 ans. Elle est d’une génération née juste après l’esclavage. A une époque où quelqu’un comme elle ne pouvait pas voter pour deux raisons : parce que c’était une femme et à cause de la couleur de sa peau. Et ce soir je pense à tout ce qu’elle a vu à travers le siècle aux Etats-Unis – la douleur et l’espoir, la lutte et le progrès, les moments où on nous disait que nous n’y pouvions rien, et les personnes qui ont persévéré avec ce crédo : Oui nous le pouvons.
Un homme a touché la lune, un mur est tombé à Berlin, il y a eu un lien entre la science et l’imagination. Et cette année, lors de cette élection, elle a touché du doigt un écran et a voté, parce qu’après 106 ans en Amérique, après les meilleurs moments et les heures les plus noires, elle sait que l’Amérique peut changer. Oui nous pouvons.
Amérique, nous sommes allés si loin. Nous avons vu tant de choses. Mais il y a encore tant à faire. Alors ce soir demandons-nous – si nos enfants devaient vivre le siècle prochain, si mes filles étaient assez chanceuses pour vivre aussi longtemps qu’Ann Nixon Cooper, quels changements verraient-elles ? Quels progrès aurons nous accompli ?
Nous avons l’opportunité de répondre à cette question. C’est notre moment. Le temps est venu de remettre les personnes au travail et d’ouvrir les portes de l’opportunité pour nos enfants, de rétablir la prospérité et d’encourager la paix, de se réapproprier le rêve américain et de réaffirmer la vérité fondamentale : nous ne sommes qu’un, tandis que nous respirons, nous espérons et quand nous ferons face au cynisme, au doute et à ceux qui nous disent que nous ne pouvons pas, nous répondrons avec ce crédo intemporel qui résume l’esprit du peuple : Oui nous pouvons.
Merci, Dieu vous bénisse, Dieu bénisse les Etats-Unis d’Amérique.” //Fin//

Oui, nous (citoyens) pouvons faire changer les choses !

dz_dpChers amis et lecteurs Bonjour ou Bonsoir, selon le lieu où vous êtes . Que dire de cet événement concernant l’élection de Barack Obama ? je pense que toute personne censée ne peut que s’arrêter un moment pour se rappeler que ce brave Monsieur qui est né un jour de 1961 d’un père Musulman Kenyan et d’une maman Blanche Américaine vient d’accomplir un parcours atypique et de quelle façon ? en réussissant tout simplement l’impensable, de devenir le quarante quatrième président Américain .

Qui aurait cru qu’un jour ce fils d’émigré puisse chambouler l’histoire des Etats unis d’Amérique en réussissant à mobiliser autours de son idée de changement le peuple qui a accueilli autre fois son père ?

Le peuple Américain dans sa grande majorité vient de dire oui à cette idée de changement d’Obama !

Chers amis et lecteurs et surtout les Algériens, je voudrais vous dire qu’Obama est avant tout quelqu’un de notre génération de l’après indépendance Algérienne . A un an près, il donne un grand espoir à nous tous qui sommes nés après 1962, et qui vient de nous démontrer que l’avenir nous appartient, et que le changement en Algérie que nous appelons de tous nos vœux est un combat long, difficile, légitime , mais réalisable .

“ yes, we can change “ ( oui nous pouvons faire changer les choses ) disait le message d’OBAMA, et aujourd’hui son message vient d’être entendu par tous les Américains, et demain il sera entendu par le peuple Algérien .

  • La médiocrité dans la gestion des affaires ne pourrait jamais assurer l’avenir des Algériens,
  • la corruption pour contourner les lois et faire gagner plus facilement ne pourrait jamais assurer l’avenir des Algériens,
  • Les marchés en gré à gré, et les braderies des fondamentaux économiques stratégiques de l’Algérie ne pourront jamais assurer l’avenir des Algériens,
  • L’entretien privilégié d’une catégorie d’Algériens, et les élever comme des tuteurs du peuple Algérien, n’est ni juste, ni acceptable, et ne pourrait jamais assurer l’avenir des Algériens,
  • …..

Oui l’Algérie a besoin de changement, oui l’Algérie a besoin d’être assaini de ses fléaux dévastateurs qui gangrènent sa société et son économie,

Oui l’Algérie a besoins de nouveaux hommes et de nouvelles femmes, compétents, dévoués, intègres, et capables de mener le peuple Algérien vers les victoires du Monde libre et Moderne .

Ces victoires sont d’abord notre développement économique qui doit améliorer nettement la vie sociale des Algériens par le travail qualifié, bien payé, et qui donne le pouvoir à chaque citoyen de consommer et accroître son économie locale .

Ce ne sont pas les monuments religieux, ni les grandes commandes d’importations au détriment de la production locale, ni les chantiers d’aménagement confiées en clef en mains aux étrangers qui pourraient assurer un quelconque développement à l’Algérie, mais c’est d’abord la réflexion savante et claire , et le projet ambitieux qui explique aux citoyens ce qu’ils sont actuellement , et comment vont-ils évoluer dans le futur, et par l’investissement dans le potentiel humain pour créer une synergie économique autours du citoyen, et en tissant des passerelles avec tout le reste des Algériens dans le Monde .

Oui l’Algérie manque cruellement de projet mobilisateur, qui économise les richesses Algériennes, et qui débloque les énergies du travail, de la recherche, et du développement .

L’avenir des Algérien dépend des Algériens, et je suis profondément convaincu que l’espoir de l’Algérie viendra des Algériens de l’étranger qui sont arrivés aux summums de la recherche, de la production, des finances, de l’industrie…. Et qui pourraient être demain la locomotive du développement Algérien, mais pour cela l’Algérie a besoin d’un dirigeant qui leur fait confiance et qui fait appel à leur compétences .

Oui nous avons besoin de changement, de nos dirigeants, de nos mentalités, de nos méthodes de travail,

Oui nous avons besoin de la richesse et du savoir de tous les Algériens, et nous avons besoin d’une justice pour tous, et surtout d’avoir confiance dans son propre pays, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui .

L’Algérie d’abord, c’est le début de notre changement , et c’est en Avril 2009 qu’il faut revendiquer et qu’il faut concrétiser, et c’est pour cela qu’il faudrait oublier l’abstention et voter massivement pour le changement en Algérie, tout en surveillant les urnes !

Emir Abd el-Kader, le premier Algérien à Lyon

Le Lyonnais Christian Delorme vient de publier un livre sur l’émir Abd el-Kader, fondateur de l’Etat algérien qui est passé à Lyon au cours de la première fête des Lumières en 1852.

Pourquoi ce livre sur Abd el-Kader ?
Christian Delorme : Parce que c’est un personnage qui me touche depuis longtemps. Pour la plupart des gens, aussi bien en France qu’en Algérie, l’émir Abd el-Kader est d’abord l’homme qui a dirigé la résistance algérienne au cours de l’invasion française dans les années 1830. Mais pour les Algériens, l’émir est aussi le fondateur de l’Etat algérien moderne. Car pendant cette résistance, il va créer une armée, une administration, une monnaie… C’est donc le père de la nation algérienne.
Mais c’était d’abord un chef de guerre ?
Le terme est un peu fort. Comme Jean Moulin ou de Gaulle, l’émir est plutôt une figure de la résistance. Mais il va être obligé de se rendre car l’armée française est beaucoup trop puissante. En plus, Abd el-Kader va être trahi par la plupart des tribus qu’il pensait fédérer. Il ne pouvait donc pas gagner… Il va alors entamer la deuxième partie de sa vie, la plus importante pour moi : celle d’un homme d’études et de prières.
Un résistant qui devient religieux, c’est contradictoire !
Non, car il est issu de la noblesse religieuse. Sa famille descend même du prophète Mahomet par sa fille Fatima. Mais il va devoir, malgré lui, jouer un rôle militaire face à l’absence d’une noblesse d’épée en Algérie. Du coup, après s’être rendu, il va reprendre ses études et devenir un grand savant religieux et un mystique.
Pourquoi ce passage à Lyon ?
En fait, lorsque Abd el-Kader se rend, les Français l’autorisent à s’exiler au Proche-Orient. Mais la monarchie de Juillet est alors renversée et la 2e République proclamée. Du coup, l’émir est emprisonné en France. Ce n’est qu’en octobre 1852, cinq ans plus tard, qu’il est libéré par le premier président de la République française : Louis Napoléon Bonaparte qui deviendra l’empereur Napoléon III le 2 décembre au cours d’une cérémonie à laquelle assiste Abd el-Kader. Et c’est sur le chemin de son exil en passant par Marseille qu’il va traverser Lyon. Une ville où il n’avait pas l’intention de s’arrêter.
Alors pourquoi il s’arrête à Lyon ?
C’est le maréchal de Castellane, le gouverneur de Lyon à cette époque, qui l’invite à assister à une parade militaire. Un haut gradé qui admire Abd el-Kader qu’il considère comme un chef de guerre loyal. Du coup, l’émir va passer une journée à Lyon. Et, par hasard, c’est ce jour-là, le dimanche 12 décembre 1852, qu’ont lieu les festivités officielles pour inaugurer la statue de la Vierge dorée qui vient d’être installée au sommet de la basilique de Fourvière.
Comment réagit l’émir ?
Les journaux de l’époque expliquent qu’il s’est promené en calèche dans les quartiers de Lyon et qu’il a été émerveillé par cette ville illuminée en l’honneur de Marie. Une fête religieuse qui l’aurait marqué puisqu’il aurait lancé au moment de son départ : “C’est aux prières de son clergé que la France devra son salut.”
24 heures à Lyon, c’est court pour en faire un livre !
Jean-Paul II a passé encore moins de temps à Lyon et on a bien écrit des livres sur cette visite ! Mais surtout, j’avais envie d’écrire sur la figure d’Abd el-Kader qui me touche depuis longtemps. Car il a combattu la France avant d’en devenir un grand ami. Mais surtout Abd el-Kader est le précurseur musulman du dialogue interreligieux. Il considérait en effet que les chrétiens et les juifs devaient être respectés. En Algérie comme en France il était d’ailleurs en contact avec des évêques. Il a ensuite accueilli chez lui et protégé de nombreux chrétiens maronites qui allaient se faire massacrer à Damas en 1860. Ce qui lui vaudra une reconnaissance internationale.
L’héritage d’Abd el-Kader aujourd’hui ?
C’est une figure de référence dont nous avons besoin aujourd’hui, surtout entre la France et l’Algérie. Deux pays marqués par une histoire et un destin communs mais dont les relations sont faites d’amour et de haine. C’est d’ailleurs aussi pour ça qu’il était important qu’une place Emir Abd el-Kader soit inaugurée à Lyon. Ce qui vient d’être fait dans le quartier de la Guillotière. En effet, il faut rappeler que près de 10 % de la population de l’agglomération a des racines algériennes.
Une immigration qui a été lancée par ce passage d’Abd el-Kader ?
Non, mais Abd el-Kader a été le premier Algérien à laisser une trace à Lyon. Avant lui, des colporteurs kabyles sont sans doute venus vendre des bijoux, des tapis, à partir des années 1830. Et après lui, des soldats algériens sont passés, dont certains ont été convertis au christianisme. L’un d’eux est même devenu le filleul de l’industriel François Gillet ! Mais c’est surtout au début du XXe siècle que l’immigration algérienne va débuter à Lyon.
Il y a des héritiers d’Abd el-Kader ?
Je n’en suis pas sûr. Depuis le début du XXe siècle, le monde arabe a du mal à laisser émerger des grandes figures spirituelles et humanistes. Mais, heureusement, aujourd’hui en Algérie et en France, on s’intéresse à Abd el-Kader et à ses écrits. C’est donc un personnage d’avenir.

Extrait de Lyon Mag

Propos recueillis par Laurent Sévenier

“L’émir Abd el-Kader à Lyon” de Christian Delorme. 94 pages, Ed. Mémoire active. 20 euros.

l’écrivain Yasmina Khadra dénonce et fustige l’opposition et le pouvoir Algérien

khadra« Ma probité intellectuelle n’est pas négociable ». Ainsi s’exprimait, au soir de décembre 2007, dans les colonnes du Quotidien d’Oran, l’écrivain Yasmina Khadra. Nommé quelques semaines plus tôt à la tête du Centre culturel algérien – institution officielle s’il en est -, l’ancien officier de l’armée pestait, à l’époque, contre ceux qui l’accusaient d’avoir troqué son statut de contestataire contre un costume de « diplomate assimilé ».

Dans une interview accordée de fraîche date à l’Humanité, l’auteur de « Ce que le jour doit à la nuit » (Julliard) se livre à une critique au mortier. Recueillis à la veille du 54e anniversaire du 1er Novembre 1954, ses propos sont du genre à lui valoir une réplique enflammée de la « famille révolutionnaire ».

Sur le ton de « L’indépendance confisquée », le témoignage écrit par Ferhat Abbas au soir de sa vie, l’écrivain n’y va pas de main morte. « L’indépendance n’a pas tenu sa promesse de partage », tonne-t-il. A l’origine de son feu nourri contre le bilan de l’Algérie post-indépendance une question du journal communiste.

Quel lien fait Yasmina Khadra entre la page coloniale et la tragédie des années 1990 ? « Je ne peux pas dire que le colonialisme est responsable des dérives que connaît l’Algérie d’aujourd’hui. C’est surtout la désillusion, l’immense déception qui a conduit ce pays dans le cauchemar. Le seul trait commun entre l’Algérie coloniale et l’Algérie contemporaine est peut-être l’inégalité ».

Propos rarement sinon jamais entendus dans la bouche d’un responsable nommé par un acte officiel (décret ou arrêté), les mots du directeur du CCA vont en s’embrasant. « La nomenklatura, les apparatchiks, le népotisme ont permis le brutal enrichissement d’une minorité, tandis que la majorité est restée à croupir dans la misère ».

« Du coup, poursuit le directeur-écrivain sur sa lancée, les Algériens n’ont pas eu le sentiment d’appartenir à une nation. A leurs yeux, le colonialisme n’a fait que changer de tête. A la place de monsieur Pierre est venu monsieur Mustapha ».

Cette évolution a « fragilisé la nation » au risque de l’exposer « à n’importe quel vent de colère ». L’islamisme, qui a soufflé violemment sur le pays dans les années 1980 et 1990, « n’est rien d’autre qu’un immense vent de colère qui s’est engouffré dans les esprits, emportant des jeunes, parfois admirables, sur les sentiers de la perdition ».

« Aujourd’hui encore, les jeunes ne comprennent pas qu’un pays aussi riche que l’Algérie puisse produire des pénuries, des carences, des exclusions, une bureaucratie paralysante, une corruption tentaculaire. Et c’est incompréhensible », dit l’auteur de « Ce que le jour doit à la nuit ».

Saluant l’ »opposition authentique » et les « engagements véritables » qui s’étaient érigés contre l’intégrisme au début des années 1990, Yasmina Khadra déplore l’essoufflement actuel.

« Avec le temps, cette ferveur, cette volonté, cette résistance se sont effilochées ».

La raison tient au fait que les forces qui portaient le combat anti-islamiste « se sont diluées à leur tour dans la prédation ».

Autant que le pouvoir, l’écrivain assène un violent coup contre « ce qu’on appelle aujourd’hui « opposition en Algérie » ». Celle-ci, accuse-t-il, est « constituée de prédateurs, qui pensent que les partis ne servent pas à défendre des idées, mais à assurer une rente aux membres de leurs bureaux politiques. D’un seul coup, toutes les voix se sont tues. C’est qu’on ne parle pas la bouche pleine ».

S. Raouf du Quotidien d’Oran

L’INTERVIEW

Après une trilogie consacrée à la Palestine, à l’Irak puis à l’Afghanistan contemporains, Ce que le jour doit à la nuit plonge le lecteur dans l’Algérie coloniale. Pourquoi ce retour en Algérie et cette remontée dans le temps ?

Yasmina Khadra. C’est un retour naturel. Je suis algérien, j’aime ce pays et j’ai toujours voulu le chanter, dans la douleur comme dans la joie, dans l’espérance comme dans le désarroi. Ce pays qui m’est cher est la patrie de toutes mes inspirations.Si je suis allé du côté du monde arabo-musulman, c’était pour lutter contre la désinformation et la manipulation politiques qui nous font passer pour des êtres barbares. Cette vision, aujourd’hui dominante, occulte tout ce que les Arabes et les musulmans ont apporté à la civilisation d’aujourd’hui. Il fallait absolument réagir. D’autant qu’aucun écrivain, aucun intellectuel n’avait jusqu’ici jugé utile de calmer les esprits en apportant un éclairage raisonnable sur cette nébuleuse que l’on appelle « intégrisme ».

Ce livre a un parfum implicite de dialogue avec Albert Camus. Quel est votre rapport à cet écrivain ?

Yasmina Khadra. C’est d’abord un rapport affectif. Même si Camus est très controversé chez nous, j’ai, pour ma part, toujours recherché où était son génie, et non sa faiblesse. Ce que j’aime, chez lui, c’est la sincérité. Son regard ne fut pas toujours lucide, mais jamais il ne manqua de sincérité. Camus, c’était cet amour inconditionnel, pas toujours partagé, mais sincère et profond, pour l’Algérie. Ce que je regrette, c’est ce regard fantasmatique qu’il a parfois porté sur ce pays. Il a décrit l’Algérie telle qu’il la voyait, et non telle qu’elle était véritablement. C’est un peu cela qui, depuis des années, m’a fait porter l’histoire que je raconte dans Ce que le jour doit à la nuit. Je voulais répondre à Camus, mais c’était mon maître. Il m’a donc fallu attendre d’être plus âgé que lui pour acquérir une certaine assurance. Ma notoriété m’a encouragé à assumer cette prétention, celle de répondre à mon maître. Je me suis dès lors senti capable de raconter « notre » Algérie. L’Algérie telle qu’elle fut, avec ses splendeurs et ses laideurs, ses moments de joie et ses tragédies.

Vous nous parlez dans ce livre de déchirement identitaire, individuel et collectif. Pourquoi l’Algérie n’a-t-elle jamais su assumer les multiples facettes de son identité ?

Yasmina Khadra. Parce qu’elle n’a jamais su partager. Des colons avides, boulimiques, se sont enrichis, incapables d’empathie et de compassion à l’endroit de ceux qui les servaient. Paradoxalement, les autochtones, ceux qui auraient dû être les premiers bénéficiaires des richesses de ce pays, ont été complètement dépossédés. Cette cupidité et cette morgue coloniales ont conduit à une guerre épouvantable qui a chamboulé les rapports humains et poussé à l’exil d’authentiques Algériens.

Vous décrivez une fracture entre les communautés qui ne se réduit pourtant pas, dans le contexte colonial, à une fracture sociale…

Yasmina Khadra. Les rapports humains étaient fondés sur des rapports de forces, sur l’exercice de la domination. Cette domination a conduit à la spoliation, à l’exploitation, à l’expropriation, à l’exclusion. La néantisation d’une partie de la population a conduit les êtres néantisés à s’affirmer. Ils étaient bel et bien là, avec leurs souffrances, leurs attentes, leur colère en gestation. Un jour, cette colère a trouvé un exutoire : la guerre d’indépendance. Les cohabitations, l’entente entre personnes issues de différentes communautés, les mariages mixtes ont existé, mais c’était marginal. Au cinéma, lors des actualités, il y avait cette propagande, cette démagogie, qui présentait l’Algérien autochtone comme une espèce de faire-valoir. Qu’il passe dans la rue,ou qu’il soit attablé à une terrasse d’un café face à un colon, c’était présenté comme une immense faveur qu’on lui accordait. Il y avait trop de condescendance, trop d’hypocrisie démagogique. Cela ne pouvait pas durer.

Cette condition du colonisé renvoie donc à l’humiliation, sujet majeur, obsessionnel de vos romans…

Yasmina Khadra. Je parle moins d’humiliation, ici, que de spoliation, d’exploitation forcenée de l’homme par l’homme, de déchéance et de misère. Mon personnage n’est pas humilié. Au contraire, il souffre d’un déchirement entre deux univers. Celui du confort dans lequel il baigne et celui de la misère dans laquelle se dilue son propre peuple. Ce livre raconte surtout l’histoire d’un gâchis. Cette terre était prête à accueillir toutes les joies du monde. C’était une patrie merveilleuse, fascinante et généreuse. Mais des hommes ne mesuraient pas le privilège qu’ils avaient de vivre sur cette terre. Repliés sur leurs communautés, par une sorte d’instinct grégaire, ils ont cru pouvoir réduire un pays à leur propre univers clos sur lui-même. Ils ont dressé des remparts autour d’eux. Ils sont devenus otages de leur cage dorée. Cette cage les empêchait d’aller vers les autres et de s’enrichir d’eux.

Quels liens faites-vous entre cette histoire et la tragédie dans laquelle l’Algérie contemporaine n’en finit plus de se débattre ?

Yasmina Khadra. Je ne peux pas dire que le colonialisme est responsable des dérives que connaît l’Algérie d’aujourd’hui. C’est surtout la désillusion, l’immense déception qui a conduit ce pays dans le cauchemar. Le seul trait commun entre l’Algérie coloniale et l’Algérie contemporaine est peut-être l’inégalité. L’indépendance n’a pas tenu sa promesse de partage. La nomenklatura, les apparatchiks, le népotisme ont permis le brutal enrichissement d’une minorité, tandis que la majorité est restée à croupir dans la misère. Du coup, les Algériens n’ont pas eu le sentiment d’appartenir à une nation. À leurs yeux, le colonialisme n’a fait que changer de tête. À la place de monsieur Pierre est venu monsieur Mustapha.C’est cela qui a fragilisé la nation. Et lorsqu’une nation est fragile, elle est à la merci de n’importe quel vent de colère. L’islamisme n’est rien d’autre qu’un immense vent de colère qui s’est engouffré dans les esprits, emportant des jeunes, parfois admirables, sur les sentiers de la perdition. Aujourd’hui encore, les jeunes ne comprennent pas qu’un pays aussi riche que l’Algérie puisse produire des pénuries, des carences, des exclusions, une bureaucratie paralysante, une corruption tentaculaire. Et c’est incompréhensible. Nous avons tout pour être heureux et nous nous rackettons mutuellement. Nous nous interdisons l’accès à la fête, à l’ambition, au travail.

Dans les années quatre-vingt-dix, la société civile algérienne s’est élevée contre l’islamisme. Que reste-t-il, aujourd’hui, de cette résistance ?

Yasmina Khadra. Je ne suis pas d’accord avec cette vision. Au contraire, la société civile, au départ, a adhéré tout entière à ce vent de colère. Cela répondait à une profonde aspiration au changement, contre les satrapes qui dominaient ce pays. Par la suite, la société algérienne a compris que ce vent de colère était beaucoup plus nuisible, beaucoup plus injuste que les dictateurs et les voleurs. Les Algériens se sont alors demandé s’il n’était pas préférable d’avoir à faire à des voleurs plutôt qu’à des criminels. Ccela qui a poussé certains, d’un seul coup, à se reprendre en main et à s’opposer à l’islamisme. Mais cette résistance de la société civile, c’est vrai, a existé dans les années quatre-vingt-dix. Il y avait une opposition authentique, des engagements véritables. Il y avait une crédibilité du combat engagé contre l’extrémisme. Et puis je ne sais pas ce qui s’est passé. Avec le temps, cette ferveur, cette volonté, cette résistance se sont effilochées. Les forces qui les portaient se sont diluées à leur tour dans la prédation. Ce que l’on appelle aujourd’hui « opposition » en Algérie est constitué de prédateurs, qui pensent que les partis ne servent pas à défendre des idées, mais à assurer une rente aux membres de leurs bureaux politiques. D’un seul coup, toutes les voix se sont tues. C’est qu’on ne parle pas la bouche pleine.

Il existe, chez certains, une tentation de rapprochement, voire d’alliance avec l’islamisme, au nom du combat contre l’impérialisme américain. Qu’en pensez-vous ?

Yasmina Khadra. Cela n’a pas de sens. Le combat contre l’impérialisme, ce n’est surtout pas l’islamisme. L’islamisme, lui, combat la quiétude humaine. C’est la rage qu’inspire le bonheur apparent à des gens hostiles au bonheur des autres. Le problème des progressistes d’aujourd’hui, c’est qu’ils sont englués dans la gesticulation politicienne. Nous protestons, mais nous n’apportons rien. Que proposons-nous comme alternative ? Rien. L’absence outrageuse de projets ridiculise les oppositions. Pourtant toutes les colères devraient s’inscrire dans un programme. Faute de quoi elles deviennent des colères nuisibles. Les colères rédemptrices s’articulent autour de trois éléments constitutifs de l’espoir : un but, les moyens d’atteindre ce but et la motivation. Si un seul élément vient à manquer, on est dans le ridicule.

Dans vos premiers romans, vous décriviez très nettement cette fureur islamiste comme étant complice d’une transition de l’Algérie vers le libéralisme sauvage. Aujourd’hui que le capitalisme et la société de consommation ont complètement conquis ce pays, quel regard portez-vous sur cette évolution ?

Yasmina Khadra. Je m’interdis d’être défaitiste. Je crois que l’Algérie a encore les moyens de rebondir et de se reconstruire. Dire qu’il ne se passe rien dans ce pays serait injuste. Un grand chantier s’y déploie aujourd’hui. Des villes poussent. Des autoroutes, des hôpitaux, des universités sortent de terre. Dans cette frénésie, dans cette fébrilité, il n’y a pas de contrôle rigoureux. Un certain laxisme rend possibles tous les trafics d’influence. C’est le règne du blanchiment d’argent, de la corruption, du racket. Peut-on contrôler tout cela ? Dans le futur, lorsqu’apparaîtra de manière évidente la configuration de ce pays, j’espère que nous pourrons nous occuper de tous ces prédateurs qui gravitent autour de notre salut.

La question de la place des femmes dans les sociétés, singulièrement dans les pays arabes ou musulmans, imprègne toute votre oeuvre. Que dit d’un collectif humain la place que les femmes y occupent ?

Yasmina Khadra. Si nous sommes à la traîne, c’est que les femmes, dans nos sociétés, n’ont jamais été libérées.

Vous êtes féministe ?

Yasmina Khadra. Je suis absolument féministe. Je suis même la drag-queen de la littérature ! Il faut que les femmes se libèrent. Pas seulement des préjugés, mais de l’homme lui-même. Il faut que l’homme recule un peu, pour laisser s’épanouir cette générosité, cette intelligence, cette inspiration. Une société ne peut avancer simplement avec de l’orgueil masculin et des richesses souterraines. C’est le problème du monde arabe. Ce problème ne pourra jamais être surmonté sans libération des femmes.

Vous êtes aujourd’hui l’un des auteurs francophones les plus lus dans le monde. Pour Kateb Yacine, la langue française était un « butin de guerre ». Pour vous, que représente cette langue ?

Yasmina Khadra. Une très belle rencontre. Elle m’a ouvert le chemin d’un voyage extraordinaire à travers mes propres rêves. C’est une compagne extraordinaire, une alliée inflexible. D’une certaine manière, cette langue a été mon salut. Elle m’a permis d’être autre chose qu’un militaire. Elle me permet aujourd’hui de tisser des amitiés dans le monde entier.

Pourquoi votre écriture est-elle si tendue, rageuse et colérique ?

Yasmina Khadra. J’exprime en effet de la colère, mais surtout beaucoup de déception. Les êtres humains me déçoivent. Je trouve qu’ils n’ont jamais su vivre pleinement leur vie. Ils ne sont pourtant que des mortels, donc des fantômes en sursis. Au lieu de faire de ce sursis un élan vers des vies pleines et riches, ils en font des arènes, des champs de bataille, des dépotoirs sentimentaux où la haine prime l’essentiel. L’être humain est un être paradoxal. Il est l’intelligence et la bêtise, la générosité et l’infamie, let la déchéance… Question d’optique, finalement.

Difficile de savoir si vous êtes misanthrope ou humaniste…

Yasmina Khadra. Je ne suis pas misanthrope. Je ne l’ai jamais été. Mais je ne suis pas humaniste non plus. Je ne milite pour aucune cause. Simplement, je suis du côté de tous ceux qui souffrent et viscéralement opposé à tous ceux qui les font souffrir.

Une partie de la presse arabophone algérienne voit en vous « un mensonge littéraire inventé par la France ». Pourquoi cette hargne ?

Yasmina Khadra. J’appartiens à une nation qui n’est pas tellement fière de ceux qui l’honorent. Lorsqu’une tête dépasse, on cherche à la décapiter. Dans mon pays, nous sommes hostiles aux gens qui peuvent incarner en même temps le talent et la dignité. Cela ne date pas d’hier. La clé, la vraie solution, réside dans cette mentalité qu’il faut changer pour changer le cours de notre destin.

Pourquoi avez-vous accepté de prendre la tête du Centre culturel algérien à Paris ?Yasmina Khadra. D’abord parce que le président de la République me l’a demandé. Je suis un Bédouin. Je ne sais pas dire non à mon aîné. Même lorsque je m’oppose à un pouvoir, je n’y vois pas un ennemi. Je considère ceux qui sont aujourd’hui au pouvoir en Algérie comme des aînés qui se sont dévoyés. J’essaie de les interpeller, c’est tout. Ensuite, j’ai toujours essayé d’interpeller ce pouvoir sur la nécessité de s’appuyer sur les intelligences qui existent dans ce pays. Me proposer la direction de ce centre témoignait d’un pas, même timide, dans la volonté de mobiliser ces forces vives. Je me rends compte, malheureusement, que notre intelligentsia n’est pas toujours aussi sincère qu’elle le prétend.

Mais vous, quel est votre projet pour ce centre ?

Yasmina Khadra. Lui donner comme une ambition de rassembler les talents algériens autour d’un vaste programme. D’abord pour nous faire connaître et sensibiliser notre population, l’amener à être le réceptacle de cette culture. À quoi servent les peintres, les écrivains, les musiciens, les cinéastes, s’il n’y a pas d’écoute et d’intérêt du peuple ? J’essaie simplement de dire que la culture peut nous sauver de nous-mêmes, de notre médiocrité. Elle est capable de nous instruire, de nous élever. Je suis absolument confiant dans le talent de cette jeune génération d’écrivains, que je trouve splendide, intègre, inventive, ambitieuse. Ses colères sont authentiques. Il y a, en Afrique comme ailleurs dans le monde, des Camus, des Gide en puissance. Certains pays les prennent en charge, les portent, d’autres les laissent tomber. J’essaie, en dépit des difficultés que je rencontre à la place où je suis aujourd’hui, d’épauler cette jeune génération, de la soustraire aux pires ennemis de l’art que sont la complaisance et l’indifférence. La complaisance tue. L’indifférence massacre.

Entretien réalisé par Mina Kaci et Rosa Moussaoui – L’HUMANITE

Yasmina Khadra remporte le Prix Roman France Télévisions 2008

Le Prix Roman France Télévisions 2008 a été décerné, vendredi 7 novembre, à Yasmina Khadra pour son roman Ce que le jour doit à la nuit, paru en août chez Julliard. L’auteur de L’Attentat a remporté cette récompense au 4ème tour de scrutin à 13 voix contre 12 pour Jean-Marie Blas de Roblès pour Là où les tigres sont chez eux (Z ulma).

Les six livres sélectionnés par un premier jury présidé par Olivier Barrot, et composé des animateurs et journalistes culturels de France 2, France 3, France 5 et RFO, ont été départagés par un jury de 25 téléspectateurs.

Après le succès des Hirondelles de Kaboul (2002), de L’Attentat (2005) et des Sirènes de Bagdad (2006), l’écrivain algérien revient à ses racines avec Ce que le jour doit à la nuit. Il quitte le Moyen-Orient pour l’Algérie et retrace la période de révolte fratricide dans une fresque romanesque de 1930 à nos jours. Dans ce roman, Khadra analyse la nature de la double culture franco-algérienne avec son talent de conteur.

Internationalement reconnue, l’œuvre de Yasmina Khadra est aujourd’hui traduite dans 34 pays. L’auteur a obtenu le Prix des Libraires 2006 avec L’Attentat. Son roman Les hirondelles de Kaboul a été consacré Meilleur roman de l’année aux États-Unis. Ses ouvrages intéressent également le cinéma. L’Attentat est en effet en cours d’adaptation à Hollywood tandis que Les Hirondelles de Kaboul devrait être réalisé en France.

Sources : Extrait de C tendance

Barack Hussein OBAMA, le Président de la sale besogne

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L’élection de Barack Hussein Obama est un évènement politique unique dans l’histoire des Etats Unis d’Amérique . En effet, Qui aurait cru qu’un jour un fils d’émigré Kenyan Musulman et Noir, puisse devenir le président du plus puissant pays au Monde ?

L’évènement est bien consommé, et tout ce qui a été dit et salué dans cette élection est petit à petit entrains de céder la place à des interrogations sur la dure tache qui attend OBAMA .

Malgré ses fondamentaux économiques, comme disait Mc Cain, les USA sont économiquement en faillite . Les places financières dégringolent, les entreprises licencient, les déficits augmentent, sans oublier les bourbiers Irakien et Afghan dans lesquels se trouve l’Armée Américaine .

Le Peuple qui depuis longtemps se croit le plus fort du Monde découvre subitement que des milliers d’Américains ont perdu leur logements et d’autres milliers risquent le même sort, que le chômage a atteint 6.5% pour la première fois depuis 14ans, que durant le mois d’Octobre 240 000 Américains avaient perdus leur emplois, que le déficit de cette année 2008 va avoisiner les 1000 milliards de dollars qui vont s’ajouter aux autres milliers de milliards de dollars des années passées, et que le rêve Américain est construit sur une économie paresseuse très fortement endettée.

Certes le Peuple Américain a crée la surprise en votant pour un président jeune, dynamique, compétent et noir ; mais n’oublions pas que ce même peuple a voté à deux reprises pour un président comique, intégriste, inculte et cruellement incompétent, à un point qu’il est légitime de nous interroger qu’au delà de la démocratie visible aux USA  si Obama ne serait pas un produit des faiseurs de présidents .

Le rêve si inaccessible d’un président noir à la tête de l’Amérique devient par coup de baguette magique une réalité, comme si les Américains sont devenus si humbles, si raisonnables, et si réalistes, en refusant la ségrégation par la couleur de la peau, car en effet pourquoi un blanc qui leur fait perdre leur toits serait-il meilleur qu’un noir qui leur promet la sécurité sociale ?

Les caisses Américaines sont vides, et les planches à billets sont usés à force d’imprimer et de réimprimer les billets de l’oncle Sam .

Malgré sa puissance actuelle et désormais précaire, L’Amérique est dans une situation qui n’est guère enviable, et après l’intégriste Bush, Obama risque d’être le président de la sale besogne, et sans aucune arrière pensée de ma part, j’ai presque envie de dire, comme ce qu’était le noir d’autre fois dans cette Amérique Raciste ou l’homme noir accomplissait la sale besogne du Blanc .

Barack Hussein Obama a besoin de tout son courage et de toute son énergie pour redresser une Amérique qui risque de suivre le destin du Titanic .

Oui en effet Obama avait raison de dire que  la route est longue, que le chemin est escarpé, et que même un mandat ne risque pas de suffire .

Que nos meilleurs vœux accompagnent Barack Hussein Obama pour réparer, guérir, et mettre sur le juste chemin cette Amérique où le rêve construit sur le surendettement a fait souffler la tempête sur le monde, dont l’avenir est désormais exposé aux vents des crises !

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Scoop : ORASCOM aurait menacé TSA

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Chers amis et lecteurs,

Un journaliste proche de TSA vient de m’apprendre qu’ORASCOM aurait menacé TSA de l’attaquer en justice .

Manifestement, Ce groupe Egyptien dont le président avait déclaré récemment qu’il doit son ascension à l’Algérie, a très mal pris les dernières révélations de TSA sur les projets d’Orascom au Maroc, ainsi que sur les ventes des cimenteries Algériennes à Lafarge .

Orascom est habitué à une presse Egyptienne complaisante ou muselée , et le classement de l’Egypte par RSF au bas du tableau est la meilleure illustration de cette culture du silence imposé.

Je soutien totalement TSA, notre journal Algérien en ligne, contre cette société dont la gestion spéculative de ses investissements est inacceptable et ne représente aucun avenir pour le pays.

Je saisis cette opportunité pour dénoncer avec fermeté et de façon inébranlable le projet de partenariat dans l’usine d’ammoniac entre Orascom et Sonatrach, financé à 70% par les banques publiques Algériennes et qui donne le pouvoir de gestion à Orascom dans deux sociétés, dont une est carrément en offshore pour défiscaliser les gains de vente de l’ammoniac Algérien .

Je vous demande à vous tous chers lecteurs, d’apporter sans réserve votre soutien à TSA , afin qu’Orascom puisse comprendre, qu’on ne laissera jamais des étrangers orientaux pervertir l’économie stratégique du peuple Algérien par les spéculations immorales .

Cette position de solidarité est avant tout une position d’honneur . L’Algérie et les Algériens d’abord n’en déplaise aux Sawiris et leurs acolytes .

Cette menace est tout simplement lâche . Que les Sawiris sachent qu’on n’acceptera jamais que l’économie du peuple Algérien soit altéré et menacé, par des entreprises sans Technologies, et sans morale économique .

Ceux qui n’ont que la bouche et le ventre à apporter à l’Algérie, doivent rester chez eux !!!

Unissons nos compétences, et Imaginons le meilleur programme politique pour l’Algérie !

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Chers Amis et chers lecteurs,

Je sais que de très nombreuses personnes parmi vous sont de hauts diplômés, et ou ayant de longues expériences , et à partir de ce soir et jusqu’au 31 Décembre 2008, je vous demande donc d’apporter votre idée pour développer un programme politique que nous pourrions soumettre plus tard aux candidats des présidentiels.

Vos idées doivent se baser sur des expériences réussies ailleurs, mais vous pouvez aussi faire appel à votre imagination pour innover et proposer des axes de développement .

Je vous rappelle qu’un programme politique est un ensemble d’idées qui doivent répondre aux critères suivants : il doit être mobilisateur et fédérateur de toutes les potentialités Algériennes de l’intérieur comme de l’extérieur, il doit respecter et économiser les richesses minières, et  il doit véhiculer une certaine vision claire sur les différents plans, social, politique et économique; et il doit se répercuter sur la société Algérienne par le plein emploi, le développement économique, la paix et la prospérité, et le vivre mieux .

Vos idées doivent correspondre aux domaines suivants :

  • Énergies – Mines – Nucléaire – Développement durable
  • Budget et Finances,
  • L’économie – Nouvelles Technologies – Industries – Planification
  • Commerces – Régulation – gestion des imports/Exports
  • Télécoms et Technologies Spatiales
  • Transports ( Routes, Chemin de Fer, mer , Air )
  • Défense – Industrie Militaire – Formation aux nouvelles technologies
  • Agriculture – Forets – Agro-Alimentaire
  • Tourisme et industrie Touristique
  • Enseignement supérieur et recherche
  • Éducation nationale – Enfance
  • Jeunesse et Sports
  • La santé – laboratoires de recherches – industrie pharmaceutique
  • PME – artisanat – Formation professionnelle
  • Intérieur – Police nationale – Gestion des collectivités locales- Cultes-Anciens combattants
  • Les Affaires étrangères
  • Emploi et affaires sociales
  • Hydraulique et TP
  • Urbanisme – logements – et Aménagement du territoire
  • Droits – libertés – Justice – relations avec les parlements
  • Culture – Informations – Audiovisuel – Cinéma et Théâtre

A vos plumes les amis !!!

La Politique de santé de L’Algérie : Après la Jordanie, peut être le Soudan !


Trente enfants atteints de cardiopathie congénitale transférés en Jordanie

Chers amis et lecteurs,

Je vous propose cette dépêche de l’APS concernant des enfants malades Algériens transférés en Jordanie, alors que des dizaines de Cardiologues Algériens de renommé internationale exercent dans les plus grands hôpitaux du Monde, et ignorés par ce gouvernement qui se ridiculise par ses actes irréfléchies et irresponsables .

Il ya quelque mois, la même agence annonçait que des enfants Irakiens ont été transférés pour être opérés en Algérie, et voila que maintenant ce sont les enfants Algériens qui sont transférés en Jordanie.

Je suis en colère et révolté par ces salauds qui jettent le fric du peuple Algérien aux chiens et qui bradent la santé des malades Algériens en les transférant vers des pays aussi sous-développé que la Jordanie.

Même la Jordanie est mieux que l’Algérie, C’est une honte !!! qui sera le prochain pays qui recevra les malades Algériens ? le yemen ou le soudan ?

Il n’est pas étonnant que des lumières comme Elyes Zerhouni et plein d’autres chirurgiens Algériens  soient ignorés par ces incultes et irresponsables dirigeants de la connivence  !

C’est franchement dingue !!! des milliards de dollars sont partis inutilement dans des conneries, et le gouvernement fait des économie sur la santé d’enfants Algériens .

Pourquoi Larbi Belkeir a t-il droit à des soins onéreux en France, et brader la santé des enfants Algériens !

C’est lamentable, honteux,  et consternant !

[Aps 9/11/08]  ALGER -Une trentaine d’enfants dont l’âge varie entre 2 mois et 9 ans, atteints de cardiopathie congénitale ont été transférés samedi à Amman (Jordanie) pour subir une intervention chirurgicale spécialisée d’urgence. Cette mesure, initiée par le président de la République et encadrée par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière ainsi que par le ministère de la Solidarité nationale, concerne des enfants issus de familles démunies des zones enclavées des wilayas du Sud et des grands plateaux ainsi que certaines zones du Nord du pays. Une équipe médicale pluridisciplinaire a été mobilisée par le ministère de la Santé pour assurer une couverture sanitaire préventive avant le départ de ces enfants atteints de cardiopathie dont le traitement nécessite un cadre médical technique de haut niveau


Ces enfants qui seront accompagnés de leurs parents pendant le voyage et toute la durée de leur hospitalisation, ont été salués à leur départ à l’aéroport international Houari Boumediene par le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Saïd Barkat et le ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale à l’étranger, M. Djamel Ould Abbés.

A cette occasion, le ministre de la santé a indiqué que ce groupe a été sélectionné par la commission nationale de transfert à l’étranger, affirmant que toutes les mesures nécessaires ont été prises à l’hôpital de Amman, pour une prise en charge immédiate et efficace.

Au total quelque 50 enfant ont été retenus dans le cadre de cette opération de transfert d’urgence.

Le petit Tayeb: lorsque maladie rime avec courage et endurance

ALGER – Atteint d’une cardiopathie congénitale qui mine son petit corps frêle depuis cinq ans, le jeune Tayeb est un modèle de courage et d’endurance en témoigne le sourire qui ne quitte pas son visage angélique. Ce petit garçon a été choisi parmi 30 enfants malades par la commission nationale spécialisée en charge de la sélection des malades bénéficiaires d’un transfert pour des soins à l’étranger. A la faveur d’une décision du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, Tayeb a quitté samedi le pays, accompagné de plusieurs enfants de son âge souffrant de la même maladie, à destination de la capitale jordanienne Amman où il subira une intervention chirurgicale au coeur.

Sillonnant le salon d’honneur avec vivacité, Tayeb a exprimé avec beaucoup d’enthousiasme sa joie de partir en voyage pour se soigner promettant qu’à son retour, il ramènera une chéchia à son père et un foulard pour sa mère”.

Aucun signe d’inquéitude n’était perceptible sur son visage, juste quelque appréhension à l’idée de laisser les siens. “Je veux revenir vite pour rejoindre mon frère Nacereddine et ma soeur Madiha”, laisse -t-il entendre.

Toujours aussi déterminé, Tayeb, originaire de Sétif, s’engouffrant dans le bus qui transporte les voyageurs vers l’avion, a lancé avec assurance et confiance “je reviendrai en pleine forme”.

Le visage en larme, le père de Tayeb s’est rappelé les souffrances endurées par son rejeton, habitué aux hôpitaux depuis la naissance tout en priant le

Tout puissant que ce voyage délivre enfin son fils de sa maladie afin qu’il puisse jouer normalement avec ses congénères.

Aussi, n’a-t-il pas manqué d’exprimer sa reconnaissance au président Bouteflika qui a rendu le sourire aux parents et donné l’occasion à leurs enfants de bénéficier d’une prise en charge médicale.

La maman de Tayeb, pleine d’espoir mais qui avait du mal à cacher son inquiétude, a indiqué que c’est le plus intelligent de ses trois enfants. Il

est très éveillé, a-t-elle ajouté, il apprend le Coran avec une extraordinaire rapidité en dépit de son jeune âge.

Le Général à la retraite Rachid BENYELLES aux journaux EL Watan & le Monde : Non à la Présidence à vie !

Dans les semaines qui avaient suivi sa désignation à la tête de l’Etat, M. Bouteflika menaçait à tout propos de “rentrer chez lui en laissant les Algériens à leur médiocrité”. Cela, jusqu’au jour où des voix, excédées par tant d’impudence, se sont élevées pour lui dire “chiche !” Depuis, il n’est plus jamais revenu sur ce sujet.

Après avoir passé un premier quinquennat à sillonner la planète et une grande partie du second à lutter contre une maladie qui l’a contraint à suspendre toute activité des mois durant, le voilà maintenant, malgré ce lourd handicap, qui se prépare à un troisième quinquennat. A l’instar de beaucoup d’autres potentats, ailleurs dans le monde, M. Bouteflika a toujours voulu être un président à vie. La seule question pour lui était celle de choisir le moment opportun pour annoncer le changement d’une Constitution qui limite le nombre de mandats à deux.

Hélas !, la démocratie et l’alternance ne font pas partie du lexique de l’Algérie de M. Bouteflika, ni d’ailleurs de celui de toutes les contrées arabes qui, sans exception aucune, demeurent dirigées par des régimes autocratiques. Encore que, à la différence de l’Algérie de M. Bouteflika, ces pays puissent néanmoins se prévaloir de réalisations qui font pâlir d’envie nos concitoyens. Ceci est particulièrement vrai pour les pétromonarchies du Golfe. Plus proches de nous, le Maroc et la Tunisie sont parvenus à de bien meilleurs résultats, sans pour autant disposer de nos ressources naturelles et de notre formidable manne pétrolière.

En fait, l’Algérie de M. Bouteflika a connu une régression accélérée, pour ne pas dire une dégénérescence. Cela tient, pour l’essentiel, à la qualité du chef et à ce qu’on appelle aujourd’hui la “gouvernance”. Or l’Algérie de M. Bouteflika se distingue précisément par la non-gouvernance. Le pays est abandonné à lui-même, dérivant sans cap et sans destination, frémissant aux seules pulsions du prince et à son bon vouloir.

Le bilan de M. Bouteflika au cours de ces dix années passées à la tête de l’Etat est malheureusement catastrophique, n’en déplaise à ses courtisans. S’il fut un temps où l’Algérie jouait un rôle moteur dans le monde arabe, force est aujourd’hui de constater qu’elle ne pèse plus rien ! Traités comme des pestiférés, nos concitoyens n’ont jamais été autant humiliés pour obtenir un visa et aussi mal accueillis à l’étranger, particulièrement dans certains pays dits “frères” où ils sont malmenés, et parfois agressés, sans que cela ne provoque la moindre réaction officielle. Classée par Transparency international parmi les pays les plus corrompus de la planète, loin devant les pays voisins du Maghreb, l’Algérie affiche aussi les plus mauvais résultats en matière de développement humain et de liberté d’expression.

De quel succès M. Bouteflika et ses encenseurs peuvent-ils se prévaloir lorsque les gouvernements des grandes puissances recommandent à leurs ressortissants d’éviter notre pays et à ceux, très peu nombreux, qui y résident encore, de le quitter ? De quel résultat peuvent-ils se prévaloir lorsque le peu d’entreprises étrangères présentes en Algérie ne prennent aucun risque et se limitent à l’ouverture de simples comptoirs commerciaux ?

Quelle image de l’Algérie peuvent-ils donner à l’extérieur lorsque des milliers de jeunes et moins jeunes Algériens (les harragas), poussés par le désespoir, tentent, au péril de leur vie, de traverser la Méditerranée à bord d’embarcations de fortune pour rompre avec un pays qui ne leur offre plus aucune perspective ?

M. Bouteflika aurait été bien mieux inspiré s’il avait consacré un peu de son temps à restaurer l’image de l’Algérie auprès des Algériens tout d’abord, en les retenant chez eux, en leur donnant confiance en leur pays et en leurs dirigeants. Pour ce qui est du rétablissement de la paix et de la sécurité, l’autre chantier prioritaire de M. Bouteflika, cet objectif n’a pas été atteint. Malgré le décuplement des effectifs des forces de sécurité, tous corps confondus, et l’allocation de budgets exorbitants, le terrorisme n’a pas été vaincu. La situation n’est certes plus celle du début des années 1990, mais la paix et la sécurité sont loin d’être rétablies. Par contre, sous le règne de M. Bouteflika, un phénomène nouveau, inconnu jusqu’alors dans la région, est apparu – celui des attentats kamikazes.

Au plan politique, tous les acquis démocratiques d’octobre 1988 ont été balayés au cours de la dernière décennie. L’état d’urgence a été maintenu et ses dispositions les plus restrictives ont été renforcées, à seule fin d’interdire les manifestations et réunions publiques. La vie politique a été réduite à néant, et les institutions du pays, ou ce qui en tient lieu, ont été marginalisées et traitées avec mépris comme cela ne s’était jamais produit auparavant. Les quelques partis politiques autorisés à fonctionner ne sont que des coquilles vides. Aucune organisation politique, même lorsqu’elle a rigoureusement rempli les exigences fixées par la loi, n’a été agréée. Toujours par le même fait du prince. Les syndicats libres ne sont pas reconnus, et leurs dirigeants font l’objet de mesures coercitives scandaleuses.

La liberté d’expression a été muselée ; les journalistes qui osent porter un jugement critique sur les pratiques du régime sont jetés en prison sous divers prétextes. Les innombrables émeutes qui éclatent régulièrement dans l’ensemble du pays sont réprimées avec la plus grande brutalité. Le régime de M. Bouteflika ne se montre performant que lorsqu’il s’agit de briser des manifestations, renier les droits de l’homme et les libertés fondamentales ou susciter la zizanie et la discorde dans les rangs des organisations et partis politiques qui refusent de jouer le rôle de satellites du système.

Dans les autres secteurs, le bilan de M. Bouteflika n’est, hélas, pas plus brillant. Aucun des pays de la région n’affiche une dépendance alimentaire aussi prononcée, et la situation ne fait qu’empirer. Au cours de la décennie écoulée, l’Algérie a enflé de manière anarchique, au mépris des règles d’urbanisme les plus élémentaires. D’une densité urbaine démentielle, des cités-dortoirs émergent aux quatre coins du pays. Elles sont construites à grands frais et dans la précipitation par des entreprises étrangères venues de tous horizons.

En matière de santé, il fut un temps où l’Algérie était à l’avant-garde des pays maghrébins. Des étudiants de tout le continent étaient formés dans nos universités, et des patients de toutes les nationalités étaient soignés dans nos établissements hospitaliers. Aujourd’hui, la situation s’est inversée. Lorsqu’ils veulent des soins de qualité, les agents du pouvoir en place, et ceux de nos concitoyens qui en ont les moyens, sont obligés d’aller dans les pays voisins. Alors que, dans ces mêmes pays, les besoins en médicaments sont couverts à plus de 80 % par la production locale, l’Algérie de M. Bouteflika importe pour près d’un milliard de dollars de produits pharmaceutiques. Une poignée de gros importateurs se partagent ce marché juteux en bénéficiant de facilités surprenantes.

L’Algérie ne produit presque plus rien et importe presque tout, aussi bien les produits manufacturés que les produits alimentaires. Au cours de la décennie écoulée, le secteur productif national public ou privé a été démantelé pour laisser le champ libre aux importateurs. Il n’y a pas de place pour un secteur productif créateur de richesses et d’emplois durables. Les entreprises publiques, grabataires pour la plupart d’entre elles, ont été maintenues en l’état, ni privatisées ni assainies, à la grande satisfaction des importateurs.

L’Algérie de M. Bouteflika est celle des scandales financiers, de l’affaire dite Khalifa et des banques publiques, des détournements massifs entraînant des milliards de dollars de préjudice pour le pays, de l’économie informelle dominante. Malgré ce bilan désastreux et les aléas liés à son état de santé, M. Bouteflika projette de se maintenir au pouvoir. A 72 ans, il veut un troisième quinquennat qu’il terminera à 77 ans, c’est-à-dire en vieillard, dans l’acception universelle du terme. C’est le pire fléau qui puisse frapper le pays !

Pour empêcher le viol qui se prépare, on ne peut malheureusement compter ni sur les dirigeants des démocraties occidentales, qui soutiennent à bras-le-corps un régime qui préserve leurs intérêts, ni sur des manifestations, même pacifiques, interdites au titre de l’état d’urgence. Peut-on pour autant accepter le fait accompli, abdiquer et se taire ?


Rachid Benyellès, général à la retraite. Ancien chef d’état-major de la marine algérienne

Extrait de Le Monde du 10/11/2008

Lettre ouverte au Général Benyelles

drapeau2-dzMon général,

J’étais très ému de lire votre article paru dans le Monde, et j’approuve chaque phrase et chaque mot de votre analyse .

J’ai toujours pensé que l’Algérie a besoin d’un grand homme qui a le charisme du général de Gaulle ou du général Franco, pour la faire délivrer de ses fléaux nauséabonds qui pervertissent les Algériens, et de ce sous développement détestable fruit d’une non gouvernance évidente et flagrante .

Votre critique est un discours de la raison, de l’amour de la patrie, et de la Justice, et sans aucun doute vous êtes l’homme providentiel que dieu nous envoie pour mettre l’Algérie sur le chemin du progrès, du développement, et de la démocratie .

Durant ces dix dernières années, l’Algérie a bénéficié de finances records, presque 500 milliards de dollars, et pourtant l’Algérie n’a jamais été aussi moins industrialisée au point de perdre 80 % de ses capacités industrielles, pour exporter hors hydrocarbure trois cents minables millions de dollars .

40 à 60 % de l’économie Algérienne est dominé par de l’informel et par une armée d’importateurs sans scrupule, qui ont vendu l’honneur de l’Algérie pourvu qu’ils se remplissent les poches .

Plusieurs unités de développements stratégiques en pétrochimie, en sidérurgie, en Matériaux de construction, et dans d’autres domaines de l’industrie ont été bradés dans des associations avec des Egyptiens, Tunisiens, Emiratis …, bref que des gens qui ne disposent d’aucune technologie, et dont les pays d’origine, comme vous le dites si bien, maltraitent et emprisonnent des citoyens Algériens, et sans que le pouvoir actuel ne daigne lever le moindre doigt .

Mon général,

Il me semble que l’heure de l’appel de la patrie a sonné, et moi qui vis en France, et qui suis Expert en gestion industrielle avec vingt ans d’expériences, je me mets à votre disposition pour vous aider à construire un projet économique qui redonnerait à l’Algérie et aux Algériens leur fierté, leur honneur, et leur chances de se développer et de rayonner dans le Monde .

Je demande à tous les lecteurs Algériens de transmettre mon Message au général Benyelles, et je demande à tous les Algériens qui refusent les injustices et le sous-développement de nos médiocres dirigeants actuels de soutenir le Général Benyelles et de l’appeler à être candidat aux élections présidentielles.

Après 10 ans de régression, Monsieur Bouteflika fait semblant de se réveiller en disant qu’il s’était planté dans le développement économique, après avoir dépensé inutilement des milliards de dollars pour enrichir les importateurs et les économies étrangères .

Stop aux gâchis et médiocrités causés par Bouteflika et ses courtisans.

Vive l’Algérie indépendante et débarrassée de tous les pilleurs de l’économie Algérienne et de toutes les parasites étrangères de la spéculation et des profits au détriment du peuple Algérien .

Vive Benyelles Président de la république Algérienne !!!

L’économie Américaine dans le Rouge, et le pire est à venir !

Après les banques et les assureurs, voilà que les secteur automobile et de la distribution se trouvent à leur tour en grande difficulté.

AIG qui a bénéficié d’un plan de sauvegarde de 85 millions de dollars semble ne pas suffire, et l’Etat fédéral doit mettre à nouveau 150 milliards de dollars sur la table pour sauver le premier assureur du pays AIG de la faillite.

Vendredi, Rick Wagoner, PDG de General Motors (GM), prononçait pour la première fois les mots impensables : “risque de faillite”.

Lors des trois mois achevés fin septembre, GM a enregistré une perte nette de 2,5 milliards de dollars . Depuis 2005, GM cumule plus de 70 milliards de dollars de pertes nettes.

Lundi 10 novembre, GM a annoncé 5 500 réductions de postes, au lieu des 3 600 indiqués vendredi. Surtout, son cours plongeait de 22,9 %, au plus bas depuis soixante ans. Motif : selon la Deutsche Bank, l’entreprise pourrait se retrouver à court de liquidités dès janvier 2009. GM est tout simplement au bord de la faillite .

Ford (potentiellement insolvable d’ici huit à douze mois), serait un “cataclysme” entraînant la destruction de 2,5 millions d’emplois aux Etats-Unis, selon une étude publiée lundi par le Centre de recherche automobile (CAR) d’Ann Arbor, dans le Michigan. Hormis la sous-traitance, les services financiers, les réseaux de vente, on compterait 1,4 million de “victimes collatérales” dans l’immobilier, la restauration, la santé ou l’éducation.

un autre secteur en grande difficulté pourrait bientôt appeler à l’aide : la plupart des compagnies aériennes américaines sont au bord du gouffre. Et avec la chute de la consommation, des sociétés de services commencent aussi à souffrir.

Numéro deux de la vente de matériel informatique et électronique grand public aux Etats-Unis, Circuit City (43 000 salariés dans le pays, entre ses employés et ceux des 700 franchisés) a déposé, lundi, son bilan.

Le même jour, le service de courrier express DHL, propriété de Deutsche Post, a indiqué qu’il cessera dès fin janvier ses activités américaines : 9 500 emplois s’ajouteront aux 5 400 déjà supprimés récemment.

Au rythme de croissance moyen de 0,3 point supplémentaire par mois, le taux de chômage atteindra rapidement les 9 %, estime M. Baker. Initialement, un tel plan ne pourrait que réduire son rythme de progression. Mais “sans lui, la barre des 10 % sera rapidement dépassée”.

Le géant de l’aluminium Alcoa a encore revu à la baisse sa capacité de production, pour la réduire de 350 000 tonnes à travers le monde, face à la dégradation des marchés.

La dépression est bien en place.

Le gouvernement chinois a annoncé dimanche un plan de relance de l’économie de 4.000 milliards de yuans (455 milliards d’euros) jusqu’à la fin 2010, pour faire face au ralentissement de son économie.

Le plan chinois offre un bref répit aux marchés, la descente aux enfers est attendu lors des prochains jours .

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a de son côté appelé le président élu américain Barack Obama à collaborer avec l’Europe pour faire naître un nouvel ordre mondial sur les cendres de la crise économique.

Sources : Le Monde – AFP - Journal des finances

Le grand retour des protectionnismes

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Certains Algériens qui ont découvert un semblant d’économie de marché en Algérie, s’offusque à lire les critiques sur le manque d’interventionnisme de l’Etat Algérien dans l’économie, comme c’était le cas dans la vente des cimenteries d’Orascom à Lafarge, alors que les pays développés réputés pour leur économie du marché sont les premiers à protéger leurs entreprises, et surtout contre des rachat hostiles .

Évidemment dans le cas des cimenteries il n’ y avait pas de rachat hostile, mais plutôt une sorte d’arnaque sur le dos de l’Etat Algérien qui a autorisé les financements publiques et les avantages fiscaux à Orascom, qui en a profité pour conclure une opération spéculative avec d’importantes marges .

Pour mieux illustrer le protectionnisme des pays développés, prenons l’exemple de l’Allemagne .En Mai 2008, Le gouvernement Allemand a approuvé la nouvelle « loi Wolkswagen » ( source Agefice ) .

La Cour de justice des communautés européennes avait jugé l’an dernier la “loi Volkswagen”, qui protège depuis 48 ans le groupe de toute tentative éventuelle de rachat hostile, incompatible avec les règles de l’UE. Le nouveau projet de loi cependant garantit à la Basse-Saxe le maintien de son droit de veto sur toute tentative de prise de contrôle, alors que le Land ne détient qu’un peu plus de 20% du capital.

Les crises financière et économiques qui touchent le monde vont certainement exacerber encore plus le protectionnisme, au point que même l’ONU s’est inquiété récemment .

Lors de la conférence Google Zeitgeist du 20 mai, le Premier ministre britannique Gordon Brown a consacré son intervention à étriller « un climat croissant de protectionnisme », tout particulièrement en Amérique du Nord.

« Nous ne pouvons pas tolérer que le protectionnisme devienne l’esprit dominant…, a-t-il déclaré. Si vous allez aux Etats-Unis, le débat porte sur les restrictions aux importations de Chine et d’autres pays.Ailleurs en Europe, le débat porte sur une régulation draconienne des hedge funds, des fonds souverains et d’autres instruments financiers. Il ne fait aucun doute que le sentiment protectionniste gagne du terrain en Europe et en Amérique. »

La tentation protectionniste n’est pas l’apanage des pays riches. La flambée des prix alimentaires a donné lieu à un vent de panique dans les pays émergents où plusieurs gouvernements sont passés de la tentation aux actes.

Depuis le début de l’année, tout l’arsenal des mesures pouvant entraver le libre échange a été utilisé par exemple en Asie pour tenir les prix du riz, constituer des stocks et éviter l’affolement des consommateurs : quotas ou interdictions totales des exportations de céréales, taxes à l’exportation, suppression des mêmes taxes à l’importation, subventions publiques multiples. Kazakhstan, Egypte, Vietnam, Inde, Indonésie, Argentine, Chine, peu de pays ont su y échapper.

Le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, a déclaré que Les pays « doivent reconnaître les dangers du protectionnisme, qui pourraient accentuer la baisse des marchés financiers » . Ces propos ont été tenus lors d’une conférence de presse préliminaire aux réunions de l’automne entre le FMI et la Banque mondiale.

Changements en Algérie : l’APN a cédé la place à l’ATN

les-traitresPhoto de la minorité votante du Non à double mains levées-  Ouest france

Depuis ce matin l’Algérie n’a plus d’assemblée nationale, connue sous le sigle APN, une nouvelle assemblée lui succède sous le nom d’ATN ( assemblée des Traîtres de la nation ) .

Après l’échec cuisant de Bouteflika et son minable bilan, il ne lui restait en effet que corrompre les députés et les sénateurs, en leur octroyant un salaire équivalent de 30 SMIC Algériens .

Ce matin l’ATN a violé la constitution Algérienne, en supprimant l’article qui limite les mandants du président à 2 .

Par cet acte provocateur contre le peuple Algérien, l’Algérie vient de basculer depuis ce matin dans un nouvel ère qui exige notre résistance et notre combat pour la démocratie .

Le colonisateur a changé de nom, et a fait des faux Moudjahidine des citoyens privilégiés .

151 milliards de DA ont été alloués à des gens courtisans, incultes et propagandistes, qui ne savent que manger et chier .

L’heure est désormais à la résistance, et pour l’honneur de l’Algérie et pour le respect de la constitution de son peuple, j’appelle tous les citoyens Algériens à faire barrage à Bouteflika .

L’heure est grave, et l’Algérie est en danger . Il est de notre devoir de libérer l’Algérie de cette bande d’incapables, de médiocres, de corrompus, et de pilleurs qui ont pris en otage l’avenir du pays .

Cette lutte ne s’arrêtera que lorsque les traîtres de l’appel du 1er novembre 1954 seront écartés, et l’article de la limitation des mandat justement rétabli .

En aucune façon Bouteflika ne doit avoir le moindre répit jusqu’à qu’il soit chassé avec ses traîtres de la nation .

Vive l’Algérie, et Mort aux traîtres !!!

Pétition pour le respect de la constitution Algérienne

Chers amis et lecteurs,

J’ai ajouté à mon blog un nouvel onglet, en haut à droite de hoggar-club, où vous trouverez le contenu du texte de la pétition que je vous propose pour le respect de la constitution Algérienne .

Si vous êtes d’accord, je vous remercie de la signer en remplissant le formulaire du commentaire et en écrivant la mention suivante ” j’approuve et je signe ” suivi des initiales de votre identité et votre lieu de résidence, exemple ” Amine. C ( Belgique ) ” .

Si vous n’avez pas su trouver l’onglet, voici le lien : http://hoggarinfos.com/petition-pour-le-respect-de-la-constitution-algerienne/

Bonne journée à toutes et à tous .

L’Américain William Maclean conseille à Bouteflika de se retirer en Sage

par William Maclean

ALGER (Reuters) – L’ambition prêtée au chef de l’Etat algérien Abdelaziz Bouteflika de parachever à la faveur d’un troisième quinquennat la reconstruction du pays après des années de violences pourrait être déçue s’il ne parvient pas à redonner espoir à une population aspirant à une vie meilleure.

La reconduction à la présidence l’an prochain de l’ancien combattant de la guerre d’indépendance aujourd’hui âgé de 71 ans est rendue possible, voire probable, depuis l’adoption mercredi au parlement d’une réforme constitutionnelle abolissant la limitation à deux du nombre des mandats présidentiels.

Proroger purement et simplement de cinq ans un système peu perméable à la critique politique et au libéralisme économique ne sera pas de nature à favoriser l’émergence de nouvelles idées et d’une nouvelle génération de dirigeants politiques, estiment nombre d’analystes.

Pourtant, “il y a une aspiration profonde à un changement de génération. Ce sont les mêmes vieux types qui gouvernent le pays depuis longtemps”, note le professeur de science politique William Quandt, spécialiste de l’Algérie à l’université de Virginie, aux Etats-Unis.

“La nomenklatura, les apparatchiks, le népotisme ont permis le brutal enrichissement d’une minorité, tandis que la majorité est restée à croupir dans la misère”, estime pour sa part l’écrivain Yasmina Khadra, ex-officier de l’armée, résumant ainsi le fossé croissant entre gouvernants et gouvernés.

“ODEUR DE POURRISSEMENT”

Les partisans de Bouteflika assurent qu’un troisième quinquennat lui permettrait de consolider les efforts de reconstruction du pays qu’il a entrepris en faisant bâtir des logements, des hôpitaux, des écoles, des autoroutes et des aéroports.

La flambée des prix du pétrole entre 2002 et 2008 a fourni à Bouteflika les moyens d’investir massivement dans ces grands chantiers et de mettre fin à la dépendance du pays en matière de crédit étranger.

Même les opposants concèdent que l’Algérie est en meilleur état aujourd’hui qu’au milieu des années 1990, au plus fort des affrontements entre forces de sécurité et islamistes armés, qui ont fait 150.000 morts.

“Nous avons franchi une nouvelle étape, celle de la sécurité et du développement qui promettent des lendemains radieux”, a déclaré le président Bouteflika après le vote de la réforme constitutionnelle, mercredi, qualifié de “jour de gloire” pour l’Algérie.

Mais celui qui fut 16 ans durant ministre des Affaires étrangères dans les années 1960-70 est taxé par ses détracteurs d’autocratisme, d’intolérance à la critique et d’incapacité à transformer la manne pétrolière en logements et en emplois.

Le règne de Bouteflika dégage “une odeur nauséabonde, celle de la corruption, des scandales financiers, de l’immobilisme, des magouilles électorales, du pourrissement”, va même jusqu’à estimer l’ancien général Rachid Benyelles dans les colonnes du quotidien indépendant El Watan.

Cet état de choses, selon l’opposition algérienne, accroît le profond malaise social qui pousse toujours plus d’Algériens à tenter de gagner l’Europe et qui favorise le recrutement par Al Qaïda au Maghreb islamique de jeunes désespérés pour jouer les kamikazes.

SE RETIRER EN “SAGE”

Bouteflika, qui avait été opéré en décembre 2005 à Paris d’un ulcère hémorragique à l’estomac, n’a pas encore annoncé explicitement son intention de se représenter en avril 2009, mais les médias d’Etat tiennent pour acquis qu’il répondra à cette “demande populaire”.

Les journaux indépendants contestent l’existence même d’un tel appel du peuple et en veulent pour preuve le fait que le président ait préféré faire réformer la constitution par un parlement à sa main plutôt que par voie référendaire.

“Un simple mot dans la constitution est susceptible de renvoyer le pays 10 ans en arrière”, déplore le journal arabophone à grand tirage El Khabar, craignant que la réforme adoptée mercredi ne conduise à une présidence à vie.

Certains partisans du président replacent la réforme dans le cadre des efforts constants et louables de Bouteflika pour renforcer les prérogatives de la présidence vis-à-vis de l’armée, qui a longtemps fait la pluie et le beau temps en Algérie.

Mais, si Bouteflika a su bousculer les généraux, ce n’est pas au profit d’un élargissement du champ des libertés publiques car sa tendance naturelle le pousse à l’autocratisme, rétorquent les détracteurs du président algér ien, qui regrettent la période d’ouverture politique des années 1989-92, sous Chadli Bendjedid.

L’opposition juge qu’il est grand temps de changer de génération politique, celle qui est au pouvoir depuis l’indépendance, en 1962, ne sachant pas gérer efficacement une économie moderne. Mais certains Algériens voient Bouteflika comme le seul leader fort et craignent un vide politique.

Rappelant le chaos des années 1990, William Quandt crédite Bouteflika d’y avoir mis fin et de s’”être révélé un vrai président et non pas une potiche”.

Mais l’universitaire américain juge que le président algérien devrait se retirer maintenant pour se cantonner à un rôle de “sage” de la politique algérienne et devrait admettre qu’”il est temps pour de nouveaux visages de tenter de réfléchir à la façon de diriger le pays”.

Version française Marc Delteil

Le général Rachid Benyelles serait candidat à la présidentielle, selon “la voix de l’Oranie”

benyellesActuellement à la retraite, l’ancien commandant en chef de la Marine nationale, le général Rachid Benyelles, aurait l’intention de présenter sa candidature à l’élection présidentielle de 2009, selon des sources sûres.

Le général à la retraite aurait été approché et convaincu par les arguments développés par certains représentants de la société civile qui lui auraient proposé d’être leur candidat indépendant à la prochaine élection présidentielle.

D’après les mêmes sources, cette frange de la société civile issue du mouvement associatif se prépare pour organiser, dans les prochains jours, une rencontre qui sera, dit-on encore, élargie aux personnalités politiques et civiles afin d’arrêter les grandes lignes à travers une plate-forme de revendications qui contiendrait tous les attributs de la démocratie tels la liberté d’expression sous toutes ses formes, le libre choix démocratique, la suppression de l’Etat d’urgence ainsi que la bonne gouvernance. Cette plate-forme démocratique sera largement médiatisée par voie de presse, ajoute-t-on encore.

Les initiateurs de ce projet sont convaincus que la personnalité du général Rachid Benyelles serait à même de transcender les clivages politiques et les éternelles querelles idéologiques qui ont fragilisé considérablement la mouvance démocratique et rassembler autour de lui le maximum de citoyens.

Auteur d’une longue lettre au vitriol sur les dix années de règne du président Bouteflika, le général Benyelles, qui fut pour un temps SG du ministère de la Défense, puis ministre des Transports, s’était déjà porté candidat, mais sans grandes illusions, à l’élection présidentielle d’avril 2004.

Il dut se retirer à la dernière minute de la course. En conclusion de la longue missive qu’il a décidé de publier intégralement, le général Benyelles pose cette lancinante question qui renseigne, on ne peut mieux, sur ses véritables intentions: «Peut-on pour autant, au nom d’un rapport des forces physiques aussi écrasant, accepter le fait accompli, abdiquer et se taire ?».

Partant de ce constat qu’il ne faut absolument pas se résigner face au rouleau compresseur, le général Benyelles espère rallier tous les déçus de la politique de Bouteflika.

Extrait de la voix de l’Oranie

L’Algérie recrute 2.000 ouvriers chinois pour la construction d’une autoroute

Sources: Batiactu

Près de 2.000 techniciens chinois ont été appelés pour renforcer l’équipe d’ouvriers qui s’occupe du projet de construction de l’autoroute algérienne est-ouest, a annoncé l’ambassadeur de Chine en Algérie, Liu Yuhe.

Ces techniciens seront affectés aux chantiers de Boumerdes et Bouira (120 km à l’est d’Alger) d’ici à fin 2008, selon l’ambassadeur.

Ils viendront aider le groupement chinois CITIC-CRCC qui avait décroché en 2006 le contrat de réalisation d’un tronçon de 528 km de l’autoroute qui reliera, dans le nord de l’Algérie, l’est à l’ouest du pays sur 1.216 km. Le montant total de l’opération est estimé à près de 7 milliards de dollars.

Un groupe japonais participe également au projet. «L’achèvement des travaux de ce méga projet devra intervenir vers la fin de l’année 2009 et non durant le premier semestre 2010, comme prévu dans les délais contractuels», a indiqué, début novembre, le ministre algérien des travaux publics, Amar Ghoul.

(17/11/2008)

Sid Ahmed Ghozali ne souhaite pas être un figurant dans les prochaines élections présidentielles, selon El Khabar

« Les prochaines présidentielles seront du cinéma»

Sid Ahmed Ghozali, ex chef du gouvernement au début des années quatre vingt dix, estime que le Président qui sera élu lors des présidentielles de 2009 est connu d’avance « car il est désigné d’avance comme il l’a été durant les élections de 99 et 2004 ».

« Je ne me présenterai pas au prochain suffrage électoral car, tout simplement, ça sera une pièce théâtrale dans laquelle je ne voudrai pas être un figurant, et dans ce cas là, ce serait mentir sur moi-même », telle était la réponse du président du Front Démocratique, non agréé, à une question posée lors de Fatour Essabah relative à la candidature aux prochaines élections présidentielles, indiquant que, depuis 2004, il a décidé « de ne plus jouer la comédie, une comédie qui donne une crédibilité au système en place, et moi je refuse de monter à bord d’un train alors que je sais qu’il se dirige en enfer ».
Ce qui m’importe, en tant que citoyen et en tant qu’Homme politique,  c’est la volonté du système de bâtir un pays de droit même graduellement … Je pense que pour réaliser cela, il faudra un changement révolutionnaire, et commençons d’abord par le respect de la loi ». L’homme à la cravate papillon pense que la modification introduite, par le président, à la constitution « est un non événement et je me demande si les malheurs des Algériens existent dans la constitution pour qu’on la modifie ».

Le Gouvernement prononce un discours politique mensonger pour les Algériens

L’ex chef du gouvernement, Sid Ahmed Ghezali, s’est interrogé sur « ce qu’on dit, après que les responsables Algériens aient convenu que la crise mondiale ne nous touchera pas, au moment où elle a secoué la plus grande puissance mondiale, les Etats Unis d’Amérique ? », pour répondre, ensuite, en mettant en garde contre de fâcheuses conséquences si jamais on venait encore une fois à « mentir au peuple ».
Selon Ghezali, « le pétrole n’est pas un inconvénient mais un avantage », et il a déclaré que « celui qui répand que l’idée de compter sur le pétrole nous renvoie en arrière, a tort », considérant que la question est relative à l’échec des responsables, et à l’échec de bâtir une économie basée sur la force créative, et il a indiqué « Citez moi un pays où le président se réunit avec son chef du Gouvernement pour régler la crise de la pomme de terre ? ».
Il a rappelé la déclaration du chef du Gouvernement Abdelhamid Brahimi, de 1983, en disant que « l’Algérie était protégée de la crise financière, et il a déclaré, officiellement, que l’Algérie s’était débarrassée de la dette », affirmant que la déclaration, en pleine crise, était mensongère, et l’Etat avait essayé « de faire taire les Algériens avec des bananes, déboursant pour cela des sommes faramineuses, mais deux ans après les prix du pétrole avait dégringolé de 45 à 11 dollars le baril, et tous les investissements avaient été bloqués sachant que le nombre de chômeurs n’avait pas dépassé les 300 milles, alors que depuis 1986, le nombre était passé à un million et demi».

Sources : El Khabar


Le 3eme mandat de la honte dans la presse Internationale : le vieillard Bouteflika est ridicul !

Voici quelques extraits d’articles parus dans la presse internationale :


Algérie, la tragédie démocratique

Par Antoine MALO, avec Kamel AMARA à Alger
Le Journal du Dimanche

C’est un président malade qui règne sur un pays qui l’est tout autant. Un président vieilli à qui l’on vient d’offrir la possibilité de régner jusqu’à sa mort. Un président usé qui s’est coupé depuis longtemps de sa population. Depuis jeudi et la modification de la Constitution votée par le Parlement algérien, Abdelaziz Bouteflika, 71 ans, est pourtant le maître de l’Algérie.

Les parlementaires algériens ont voté à main levée le projet de révision de la Constitution. (Reuters)

Députés et sénateurs lui ont offert la possibilité de briguer un troisième mandat au printemps prochain. Une vraie tragédie démocratique pour les rares opposants qui ont osé contester cette réforme et dénoncent l’immobilisme dans lequel est plongé le pays.

Alger, quartier de Bordj el Bahri, à 30 km du centre-ville. Un coin de misère comme il en existe tant autour de la capitale algérienne. Ici, on sait ce qu’immobilisme veut dire. En 2003, le quartier a été durement frappé par le séisme qui avait fait plus de 2000 morts à l’est de la ville. Aujourd’hui encore, des dizaines de familles vivent dans des immeubles où apparaissent de larges fissures. D’autres logent toujours dans des baraquements installés au lendemain de la catastrophe. Le provisoire est devenu permanence. Et la débrouille une règle de vie. Les routes ne sont pas goudronnées, le ramassage des déchets s’avère très aléatoire et, faute de transports en commun, le quartier est tous les jours bloqué par des embouteillages monstres.

Alors l’exaspération monte. “Ce qu’a fait Bouteflika est une honte pour l’Algérie. Notre pays ressemble désormais aux dictatures africaines et aux monarchies arabes“, déplore Farid, un jeune cadre habitant le quartier. Dans les cybercafés, nombreux à Alger, les jeunes se sont défoulés contre le pouvoir. Les articles sur la révision constitutionnelle publiés par le quotidien électronique Tout sur l’Algérie ont suscité des centaines des commentaires hostiles au président et aux députés. “Le président Bouteflika aurait pu trouver une solution plus subtile pour se maintenir au pouvoir. Il aurait pu suivre l’exemple de Vladimir Poutine qui a accepté de devenir Premier ministre pour ne pas toucher à la limitation des mandats présidentiels“, estime Samir Allam, rédacteur en chef de Tout sur l’Algérie.

Bouteflika avait soulevé beaucoup d’espoirs en 1999

Mais le régime ne s’encombre plus de subtilités. La liberté d’expression est réduite au strict minimum. Et la contestation sociale systématiquement réprimée. “Il y a régulièrement des jacqueries liées aux problèmes de chômage, de manque de logis ou de coupures d’eau. A chaque fois, les forces de l’ordre interviennent“, souligne Kader Abdelkarrim, chercheur à l’Iris. Résultat: “La majorité de la population est dans une totale désespérance“, explique Akram Belkaïd, journaliste à La Tribune et auteur de plusieurs ouvrages sur l’Algérie.

Abdelaziz Bouteflika avait pourtant soulevé beaucoup d’espoirs lors de son arrivée au pouvoir en 1999. D’autant qu’il est parvenu, lors de son premier mandat, à mettre fin à la violence terroriste qui avait ensanglanté le pays pendant dix ans. Mais, socialement et économiquement, son bilan se solde par un échec. “Le gouvernement ne sait même plus comment résoudre de simples conflits sociaux et est incapable de trouver des solutions efficaces et durables aux problèmes des Algériens, déplore ainsi le directeur d’une société de services algéroise. En fait, le pays a dû suivre les politiques dictées par le FMI et la Banque mondiale. Il est passé brutalement d’une économie socialiste à une économie de marché.” Conséquence : les produits de première nécessité, qui autrefois étaient subventionnés, sont désormais vendus au prix fort. Impossible pour l’immense majorité de la population d’y faire face.

Même les revenus du pétrole n’ont pas pu changer cette situation. Et pourtant, l’Algérie en tire d’immenses profits. Le pouvoir s’enorgueillit d’ailleurs d’avoir remboursé en avance une grande partie de sa dette extérieure. Il vante aussi les grands chantiers qu’il a lancés, comme la construction d’autoroutes ou de logements sociaux. Mais ces initiatives ne sont que des gouttes d’eau dans l’océan de précarité algérien. “En fait, pas plus de 5% de la population profite réellement de cet argent du pétrole, estime Kader Abdelkarrim. Le reste tente simplement de survivre.” Exemple éloquent de cette inégalité: il y a quelques semaines, les députés et les sénateurs ont vu leur salaire augmenter de 300%. Une décision jugée scandaleuse par bon nombre d’Algériens.

Une opposition en complète déshérence

Cette colère peine pourtant à trouver une traduction sur le terrain politique. “La politique n’intéresse absolument plus les Algériens. Elle est trop loin de leurs préoccupations“, explique Akram Belkaïd. Ils ne fondent plus aucun espoir sur le gouvernement, qui ne fait que mettre en musique une politique dictée par la présidence. Quant à l’opposition, elle est en complète déshérence. “Le pouvoir a cadenassé toute velléité de contestation. Aucune opposition crédible ne peut émerger“, estime Akram Belkaïd.

Un état de fait qui inquiète les spécialistes. “Il n’y a plus aucune interface pour porter la contestation, note Kader Abdelkarrim. Forcément, cela représente un danger.” Pour beaucoup, l’Algérie d’aujourd’hui ressemble fort à celle des années 1980, quand l’islamisme radical avait fait son lit de la crise sociale. Depuis un an et demi, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), un groupuscule lié à Al-Qaida, multiplie les attentats sur le territoire. Dans les quartiers défavorisés d’Alger, les “barbus” ne se cachent plus désormais pour recruter des candidats au combat. Le plus souvent des jeunes. Tous désespérés de vivre dans un pays où vient d’être instaurée de fait la présidence à vie.

Comment Bouteflika concentre tous les pouvoirs

en Algérie ( par l’Express )

Par Baya Gacemi, publié le 14/11/2008

Le Parlement algérien a voté la révision de la Constitution à la quasi unanimité. Derrière les retouches de façade, un seul dessein: lever l’empêchement fait au président Bouteflika de briguer un troisième mandat.

Sans surprise, le parlement algérien, réuni en congrès le 12 novembre, a voté la révision de la constitution à la quasi unanimité de ses membres (500 pour, 21 contre et 8 abstentions). Le pouvoir algérien joue, il est vrai, sur du velours tant l’incohérence de ses détracteurs est immense.

Ainsi, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, qui a voté contre) a aussitôt annoncé qu’il présenterait un candidat aux élections « sous certaines conditions ». Quant à celle qui était il n’y a pas si longtemps considérée comme la passionaria algérienne, la « trotskyste » Louisa Hanoune, laquelle répétait à l’envi que la révision constitutionnelle devait « passer par le peuple », a aussitôt oublié cette exigence. Mieux, en votant pour, elle n’a pas eu de mots assez forts après coup pour expliquer comment ces amendements allaient « apporter plus de démocratie » dans la pratique politique.

Bien sûr, une dizaine d’articles ont été retouchés ou ajoutés, dont un qui n’a pas son égal en matière de démagogie, celui qui vise à « donner aux femmes une plus grande place en politique ».

Comble du paradoxe : cela se passait le jour où le tribunal d’Alger condamnait deux jeunes employées de la banque d’Algérie pour diffamation parce qu’elles avaient osé porter plainte pour harcèlement sexuel contre leur chef.

En fait, ces retouches cachent mal le véritable dessein des initiateurs de cette révision : lever l’empêchement fait au président Bouteflika de briguer un troisième mandat en amendant l’article 74 qui limitait le nombre de mandats présidentiels à deux.  Avec, en prime, une concentration de tous les pouvoirs entre les mains du président et en transformant le poste de « chef du gouvernement » en celui de « premier ministre ».

Le modèle américain d’un exécutif soudé autour de la personne du président dont Bouteflika se prévalait au début de son premier mandat, a subi quelques coups de griffe au passage. Dans un pays où les hommes comptent plus que les institutions, il est édifiant de constater que le poste de vice-président n’a pas pu être institué faute de « dauphin » consensuel. C’est ce dernier, après tout, qui profitera de ces amendements…

Paru dans El Watan : Bouteflika-armée , La fin d’un dualisme

Le coup de force constitutionnel vient de consacrer un brutal retour à l’ère de la glaciation. Avec un président omnipotent et omniprésent, il est opportun de (re)poser la lancinante question de savoir s’il y a encore dans ce pays d’autres centres décisionnels qui pouvaient brandir le veto contre la tentation hégémonique, désormais inscrite dans les textes, de Bouteflika. Il serait naïf de croire que le futur candidat président a décidé seul.

L’homme qui ne voulait pas être un « trois quarts » de président en 2000 a simplement fini par prendre du galon depuis. Il a pu et su dégrader la hiérarchie militaire de son poids dans la vie politique nationale pour asseoir sa domination. A quel prix ? Cela mérite plus qu’une analyse face aux insondables rabibochages du régime. On retiendra néanmoins que l’adversaire le plus farouche du deuxième mandat en 2004, l’ex-chef d’état-major des armées, Mohamed Lamari, était venu présenter ses vœux à Bouteflika à l’occasion du 1er novembre. On retiendra, également, que l’autre homme fort de la grande muette, Larbi Belkheir, connu pour être le faiseur des rois en Algérie, est souffrant. Qui pouvait donc se mettre au travers de Bouteflika pour lui intimer l’ordre de ne pas toucher aux fondamentaux de notre démocratie de façade ? Le Président a mis certes beaucoup de temps pour passer à l’acte, mais il a fini par avoir le dernier mot avec, sans doute, les compliments des chefs militaires. Même l’hypothétique poste de vice-président qu’on présentait comme un joker et un contre-poids des militaires aux visées autocratiques de Bouteflika a volé en éclats. C’était juste pour amuser la galerie et entretenir un semblant de débat politique dans les journaux, histoire de crédibiliser autant que faire se peut cette révision de la constitution.

Zeroual en avance…

Il y a donc deux lectures à faire. Ou bien les chefs militaires sont arrivés à la conclusion que Bouteflika est le seul à même de garantir le maintien du statu quo qui les arrange également. Ou alors, hypothèse moins plausible, ils ont dû batailler dur avant de se rendre. Mais dans les deux cas, l’Algérie qui avance se retrouve orpheline d’un guide du fait qu’elle s’est fourvoyée, à croire – des décennies durant – que son salut allait de pair avec la logique de la caserne. Les amendements que vient de décréter Bouteflika et la présidence à vie ou à mort – c’est selon – qui en découle constituent quelque part une formidable mise à nu du régime dans sa façade civile et son arrière-plan militaire. C’est ce mariage de raison qui va donner naissance à un système politique hybride incatalogable ni dans un régime présidentiel ni dans celui parlementaire. Ironie de l’histoire et du sort, l’avancée démocratique de l’Algérie via la limitation des mandats présidentiels fut décidée par un général en 1996 et la reculade despotique est l’œuvre d’un civil en 2008. Autant le président Zeroual a eu le courage politique et la dignité de tirer sa révérence avant même la fin de son mandat, autant Bouteflika ordonne avec arrogance de remettre en cause cet acquis. Le comble est que cette entreprise liberticide attentatoire à la règle de l’alternance est emballée sous forme d’une conquête politique et populaire ! Le peuple algérien si éprouvé par toutes les mascarades politiques et militaires ne mériterait-il pas autre chose que de se faire arnaquer de façon aussi inintelligente ? Cela étant dit, est aussi pitoyable la posture de tâcheron d’Ahmed Ouyahia qui, en 1996, applaudissait à tout rompre, l’avancée démocratique de l’Algérie qui n’avait « rien à envier aux grandes démocraties », grâce à la courageuse décision de Zeroual de limiter les mandats. Et, aujourd’hui, le même Ouyahia applaudit de la même manière la (re)fermeture de la parenthèse démocratique… Encore une fois, c’est un général, Rachid Benyelles, qui dénonce courageusement un scandale politique aussi particulier. C’est peut-être un signe qui ne trompe pas que l’armée est politiquement K.O. dès lors que les intérêts bien compris de ses officiers et ceux du Président sont plutôt OK. Quant à la démocratie « populaire », elle peut toujours attendre une prochaine mystification.

Par Hassan Moali

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L’incroyable main-mise des américains sur l’Algérie : Arfaa rassek ya bba !

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Chakib Khellil, le ministre algérien de l’énergie, a la nationalité américaine.
Très curieusement, il est aussi président de l’OPEP. Autant dire, pour les deux fonctions qu’il exerce, que c’est la métaphore du loup dans la bergerie qui vient à l’esprit.
Cet homme, né au Maroc, a très peu connu son pays d’origine et a fait ses études aux USA. Il y a exercé en qualité d’ingénieur et de manager dans des sociétés comme Shell, Philips Petroleum et notamment avec le Bureau d’Études Mc Cord à Dallas.
Il a atterri à Sonatrach en 1971 où il est nommé Chef de département gisements à la Sonatrach, et président de la société Alcore – Joint Venture entre la Sonatrach et Coreb, une société américaine. Deux ans plus tard, il est bombardé Conseiller technique auprès de la Présidence de la République. Il exercera, par la suite, et jusqu’en 1999, diverses fonctions de conseiller avant d’être mis à la retraite anticipée. Il n’y restera pas longtemps en inactivité, puisqu’il sera appelé par le Président Bouteflika au poste de Conseiller à la présidence. Avant d’être propulsé au poste le plus stratégique et le plus vital du pays. Celui de ministre de l’énergie et des mines.
De nombreuses personnalités ont affirmé, de façon catégorique, que cette nomination a été “souhaitée” par les Américains.
On le comprend d’autant plus, lorsqu’on connaît la pratique des assassins financiers telle que décrite par John Perkins, que Chakib Khellil a abandonné une carrière très prometteuse aux USA, pour venir travailler à Sonatrach, dans un poste où il ne s’éternisera pas. Son parcours fulgurant laisse penser, en effet, qu’il a bénéficié de l’appui déterminant de ses compatriotes américains.
Ses efforts, remarqués, pour faire passer une loi sur les hydrocarbures, qui n’était rien d’autre qu’un vaste plan de bradage de nos ressources à des compagnies pétrolières, laisse deviner ce qu’est la mission de cet assassin financier.
La création de BRC en 1994, au moment où les carnages des populations civiles faisaient rage, une période propice pour toutes les grosses opérations de pillage perpétrées par les généraux janvieristes, est un argument frappant sur le véritable rôle que cet homme joue dans le régime.
BRC, un joint venture entre Sonatrach et Halliburton, une des sociétés du très neocon Dick Cheney, a bénéficié de 43 marchés de gré à gré, en violation flagrante avec le code des marchés publics.
Une inspection de l’IGF, dilligentée par Ahmed Ouyahia, le chef du gouvernement de l’époque, qui est pourtant une créature du DRS, allait révéler un scandale sans précédent dans l’histoire du pays. La valeur de ces marchés de gré à gré a été surestimée, jusqu’à 700% pour certains, comme les hôpitaux militaires de Constantine et d’Oran. Cette incroyable prédation s’élève à plusieurs milliards de dollars.

Mais le plus choquant est que la BRC, supposée être spécialisée dans les travaux pétroliers, a fourgué à l’Algérie des mallettes de transmission et d’écoute militaire qui avaient été “bricolées” par la CIA pour espionner l’armée algérienne. Un lampiste tout désigné, le PDG de BRC fut jeté en prison, et la BRC dissoute sur ordre du président. Une dissolution en catastrophe, pour empêcher la vérité d’éclater en plein jour.
Mais ce n’est pas tout. Il s’est avéré, plus tard, malgré le black out qui pèse sur tout ce qui concerne la BRC, que celle-ci a fait réaliser, en sous traitance, par une société canadienne qui n’avait rien à voir avec le génie civil, une base américaine dans le sud algérien.
A l’insu du peuple algérien, et contre la volonté de certains décideurs militaires algériens.

C’est probablement à la suite du mécontentement de nombreux officiers de l’armée algérienne, que la construction de cette base américaine, qui avait déjà accueilli des marines américains, sera interrompue.
Ce cas de haute trahison sera étouffé. On croit savoir que le général de Corps d’armée Mohamed Lamari aurait été prié de partir à cause de cette scabreuse affaire. Le fait que Ahmed Ouyahia, le chef du gouvernement de l’époque ait demandé une enquête de l’IGF montre bien qu’un clan du DRS était contre les agissements de BRC et de l’installation d’une base américaine dans le Sahara algérien.
Le fait que le Président Bouteflika ait dissous cette société dans la précipitation, sans véritable audit, et que l’IGF ait été empêchée, malgré ses attributions et son ordre de mission, de pousser ses investigations jusqu’à un certain niveau, sont significatifs d’une volonté d’empêcher les algériens d’accéder à une terrible vérité. Celle de pratiques criminelles sur le trésor algérien et de haute trahison contre la sûreté de la nation, dont Chakib Khallil est l’un des suppôts.
L’information que ses fils, Jean Kriss et Paul Ahmed ( FILS DE cHAKIB kHALIL ), dont l’un a été employé par la Sonatrach avant d’être engagé par la société Poten, spécialisée dans la commercialisation du GPL, domiciliée à la 3eme Avenue à New York, et dont certaines sources disent qu’elle appartient, en partie, à des personnalités du régime algérien, nous renseigne un peu plus sur le personnage.
Il semble donc, qu’en plus d’être américain, ce qui aurait dû être totalement rédhibitoire pour occuper le portefeuille de ministre de l’énergie, qu’en plus d’avoir cherché à privatiser, par des moyens scélérats, la principale ressource du peuple algérien, au profit de ses compatriotes américains, qu’en plus d’avoir placé ses enfants au cœur du business américain, qu’en plus d’avoir mouillé dans une sombre histoire de haute trahison, et d’avoir fait jouer la pression américaine pour étouffer le plus grand scandale qu’ait connu le pays, Monsieur Chakib Khellil continue de vaquer à ses affaires et à celle de sa chère Amérique sans être inquiété le moins du monde.
Voilà où en est réduite l’Algérie. Voilà ce que sont nos dirigeants. Admirez avec quelle cynisme ils nous dépouillent et rient de nous !
Pendant que les enfants de l’Algérie meurent noyés parce qu’ils ont voulu quitter leur malheureux pays, pour aller se réfugier en Europe, leurs enfants à eux, Américains, Français, Britanniques et autres font leurs études dans les écoles les plus prestigieuses d’Europe et d’Amérique et sont introduits dans les milieux les plus huppés du Business.
Le tout avec l’argent du peuple algérien et sur son dos !

D.Benchenouf

Extrait de “Le Quotidien d’Algérie”

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vous pouvez lire aussi le livre de John perkins ou l’acheter sur le net:

Les confessions d’un assassin financier :

Révélations sur la manipulation des économies du

monde par les Etats-Unis (Broché)

John Perkins’s classic exposé, Confessions of an Economic Hit Man, spent over 70 weeks on the New York Times bestseller list and is published in more than 30 languages. His follow-up, The Secret History of the American Empire, provides a plan for creating a sustainable, just, and peaceful world. He is the author of Shapeshifting, The World Is As You Dream It, and other books on indigenous cultures and personal transformation; is a founder and board member of Dream Change and The Pachamama Alliance, nonprofit organizations devoted to establishing a world our children will want to inherit; and has lectured at universities in many countries .

Lettre ouverte à Monsieur Bouteflika

Monsieur Bouteflika,

Sauf le respect du peuple Algérien qui me pousse à considérer votre fonction, vous êtes avant tout censé être le premier serviteur du peuple Algérien, et le protecteur de ses richesses et de ses trésors, seulement votre gouvernance actuelle est entachée de corruption qui est devenue une religion, de pillages et de détournements qui sont devenus des symboles pour ceux qui sont arrivés au sommet de la hiérarchie, et de braderies économiques et d’anarchie qui font obstacles à toute réflexion de développement .

Dites le moi Monsieur le Président, comment aviez vous fait pour choisir un Chakib Khelil qui collectionne les tares économiques :

  • Usine d’ammoniac financé à 70% par les banques publics mais le pouvoir de gestion est cédée à orascom avec une filiale de commercialisation en offshore pour ne pas payer d’impôt au trésors publique Algérien . Et pourtant vous avez fustigé Orascom dans l’affaire de revente des cimenteries .
  • La société BRC a été liquidée et clôturée avec ses secrets sans la moindre explication à l’opinion publique, et pourtant elle a été bien crée au départ avec de l’argent publique . Pensez vous que vous êtes plus mature que le peuple qui a cru vous faire confiance ?
  • En peu de temps la société Italienne a engrangé à elle seule 6.5 milliards de dollars de marchés publics, quelle performance ? à qui profitent ces marchés ? surtout que les anciens de BRC sont chez Saipem, quelle coïncidence, vous ne trouvez pas ?
  • Quant à la gestion de Sonatrach….chuuuuuuuuuuut !

Comment aviez vous fait Monsieur le président pour choisir Temmar qui collectionne des tares qui n’ont rien à envier à celles de Khelil :

  • En dix ans, l’Algérie a importé presque 10 milliards de dollars de véhicules neufs, et pourtant pas une seule usine de montage même pas de vélos ou de trottinettes
  • En dix ans, combien de dossiers d’industriels déposés au Ministères des investissements ont basculé vers d’autres économies Européennes et Maghrébines, sans que Temmar ne daigne répondre ou envisager pas une seule zone économique susceptible d’accueillir les investisseurs . Pensez vous que les cabinet de conseils vont créer des zones et des pôles clusters rien qu’en soufflant sur des papiers ?
  • En dix ans, l’Algérie a perdu les ¾ de son industrie publique, et pourtant l’Algérie n’a jamais été si riche comme durant cette période
  • Pensez vous que c’est normal d’attribuer des marchés et des commandes clef en main à Alstom et d’autres constructeurs sans exiger en contre partie la moindre production locale ne serait-ce que le montage pour faire employer les chômeurs Algériens ?
  • Ne Pensez vous pas Monsieur le Président que L’Algérie pourrait au moins développer son industrie comme la chine et bien d’autres pays émergents qui ont acquis un transfert de technologies et ont acheté des licences de production ?
  • Et que pensez vous Monsieur le Président de l’affaire de Ferphos et du PDG de cette société qui confond entre biens personnels et biens publics ?

Monsieur le Président , votre politique a perverti les Algériens, a métamorphosé leur culture ,et a fait de l’importation une dépense facile au détriment de la production locale .

Monsieur le Président , il vaut mieux arrêter de faire perdre du temps au peuple Algérien, et arrêter cette mascarade qui ne répond à aucune logique économique ou politique .

Permettez moi alors de vous conseiller de finir votre deuxième mandat en limitant les dégâts et de stopper cette machine de désillusion , nous sommes entrains de se diriger tout droit vers un mur en béton.

Si vous ne faites pas appel à la raison et à la sagesse de votre age, vous risquerez de faire de votre future mosquée non pas un mémoire à votre personne, mais un monument de lamentation ou vous serez maudits par tout ceux qui viennent y prier .

Monsieur Bouteflika, il n’est jamais trop tard pour bien faire, faites le bon choix, retirez vous à la fin de votre mandat , rétablissez la limitation des mandats à 2 et laissez le peuple Algérien choisir démocratiquement son destin , c’est la seule façon peut être de vous faire pardonner vos maladresses ( pour ne pas dire autres choses plus graves !).

Sid Ahmed Ghozali au journal El Watan : « Le changement du régime est une question de vie ou de mort pour le pays »

ghezaliAncien chef de gouvernement, Sid Ahmed Ghozali s’exprime dans cet entretien sur la révision de la Constitution, la prochaine élection présidentielle mais aussi sur la gestion des affaires économiques du pays. Selon lui, l’Algérie est le seul pays au monde où le budget de l’Etat est financé avec l’argent du pétrole. L’homme au papillon dénonce la fermeture du champ politique et préconise une révolution tranquille pour changer radicalement le régime qui bloque le pays. Saïd Rabia

- Le projet de révision de la Constitution a été adopté par le Parlement ; l’élection présidentielle d’avril 2009 s’annonce fermée. Etes-vous de ceux qui pensent qu’il y a toujours moyen d’imposer une alternative ?

- La révision constitutionnelle devrait être, dans la vie de toute nation, un événement très important parce qu’il s’agit de la Loi fondamentale. Malheureusement, chez nous, comme vous le constatez, on en parle depuis des années et on fait des révisions de la Constitution depuis années. Mais, plus étrange, on ne parle pas de la manière avec laquelle cela a été fait et le but de cette révision. Les Etats-Unis d’Amérique ont une Constitution qui n’a pas changé depuis un siècle et demi. Nous, en 45 années d’indépendance, nous l’avons changée à plusieurs reprises et de quelle manière ! Chez nous, nous changeons la Constitution en deux minutes. Pour vous, c’est l’événement, pour moi non. En tout cas ce n’est pas un événement réjouissant. Nous continuons à fuir l’instauration de l’Etat de droit. L’Etat de droit, c’est le respect de la loi. Il faut bien ouvrir les yeux, ne pas se mentir à soi-même. Dans la vie de tous les jours, aussi bien sur le plan économique que sur le plan politique, nous vivons une situation caractérisée par le non-respect du droit. Malheureusement, la société est nécessairement façonnée par ses institutions. A partir du moment où ceux qui sont chargés de faire la loi et qui ont la responsabilité de veiller à son application ne le font pas, ce sont tous les éléments de la société, collectif ou individu, qui disent : puisque là-haut on ne respecte pas la loi, pourquoi nous, devons-nous la respecter ? On entre dans une espèce de jungle, ce qui est exactement le contraire de la société civilisée qui, elle, est mue par des règles du jeu que tout le monde respecte. Cela dit, on a des problèmes, tous les pays et toutes sociétés en ont. Cependant, ce qui devrait nous empêcher de dormir, c’est la non-solution de ces problèmes. Ces derniers ne nous viennent pas d’une mauvaise Constitution. Est-ce que franchement, c’est la Loi fondamentale qui empêche de dormir les Algériens ? Ce qui les préoccupe, ce qui les stresse, ce n’est pas cette Constitution. Alors, on imagine bien qu’elle a été changée pour un instaurer le troisième mandat. Vous avez dit que le jeu va être fermé lors des prochaines élections. Etait-il ouvert avec l’ancienne Constitution ? Etait-il ouvert en 2004 ? En 1999 ?

- C’est différent. Cette fois, il y a le fait d’instaurer la non-limitation des mandats qui remet en cause l’alternance…

- Je vous rappelle qu’on ne s’est pas gêné, il y a quatre ans et demi ou il y a neuf ans et demi de désigner un Président ? Les élections n’étaient qu’une parodie électorale. On sait très bien qu’en 1999, le président a été désigné, en 2004 également. Les élections sont devenues comme un rite, comme d’ailleurs lors des élections locales et législatives.

- Donc pour vous, il n’y a aucune brèche qui pourrait être exploitée pour une alternative autre que celle qui est proposée…

- Depuis des années, pas seulement à l’approche d’avril 2009, l’on s’accroche à cette question de savoir qui va être le prochain Président. Le Président est à peine en place qu’on pense déjà à celui qui le remplacera. Cela n’apporte rien de nouveau. Toutefois, on ne peut pas imaginer, dans un pays où la Constitution fixe les mandats présidentiels à deux seulement, qu’on change la loi fondamentale à la veille des élections présidentielles pour instaurer la non-limitation des mandats. Mais enfin, le pouvoir, le régime qui est en vigueur dans notre pays, a montré que quand il décide de quelque chose, il ne s’embarrasse pas de fioritures sur le plan du respect de la loi, puisqu’il n’arrête pas de violer la loi. Il faut dire les choses telles qu’elles sont. Puisqu’on parle de politique et d’élections, en effet, pourquoi des partis – je parle du mouvement Wafa et de l’Union des forces démocratiques (UFD) – sont-ils interdits de participer à la vie politique ? Pourtant, ce sont des partis parfaitement légaux et autorisés par la loi. Ils sont interdits parce que nous avons un régime qui ne respecte pas la loi. Le fait qu’il ne la respecte pas une fois de plus n’est pas un élément nouveau. Pour me résumer, le changement de la Constitution s’est opéré en deux minutes, comme d’ailleurs cela a été fait pour la langue nationale, tamazight. Cela s’est fait en deux minutes. Qu’est-ce que cela a changé sur le plan de la promotion de la langue amazighe ? Cela décrédibilise davantage l’idée de changer la Constitution, qui est quand même à la base de tout le reste. Qu’est-ce qui a fait le succès des Etats-Unis d’Amérique ? L’origine de ce succès n’est pas technologique, ni commercial, ni encore militaire. Vous pouvez poser la question à n’importe quel Américain, il vous dira : nous sommes une Constitution. Et la Constitution américaine n’a pas été touchée depuis la déclaration d’indépendance, en 1776. Et personne ne peut y toucher, c’est sacré. Bien sûr, ce n’est pas le Coran, on peut changer, et comme c’est une loi fondamentale, on la change le moins souvent. On la révise parce qu’il y a nécessité de le faire, parce que la vie et le développement de la société, les problèmes de la société l’exigent. Nous, on la change à tout bout de champ. On a commencé par une Assemblée constituante au lendemain de l’indépendance qui, après le coup d’Etat de 1965, a été mise sous le boisseau ; ensuite il y a eu une nouvelle Constitution en 1976, elle a eu le mérite d’être claire, elle était venue pour instaurer la démocratie. Ouvertement, elle ne reconnaissait la séparation des pouvoirs. Il y a eu également le changement suite aux événements d’octobre 1988. Vint par la suite la révision de 1996 et puis les derniers amendements. Ces changements ont-ils apporté quelque chose de nouveau à notre aptitude à faire face à nos problèmes ? C’est pour cela que je dis que c’est une tempête dans un verre d’eau. Ils n’apportent pas quelque chose de nouveau à nos questions. Ils apportent une réponse à laquelle nous sommes accoutumés : un refus obstiné de s’engager résolument dans l’Etat de droit. Est-ce que le Président juge qu’il n’a pas assez de pouvoirs dans les précédentes Constitutions ? La Constitution algérienne est celle qui donne le plus de pouvoirs au Président, plus qu’à celui des Etats-Unis d’Amérique. Non seulement il n’a pas ses pouvoirs, mais il a en face un Parlement, un Congrès qui a des pouvoirs égaux aux siens. Chez nous, est-ce que le Parlement a les même pouvoirs que le Président ? Non.

- Tout le monde sait que la révision de la Constitution a pour but de faire sauter le verrou qui limite le nombre de mandats à deux dans la Constitution de 1996. L’objectif est le troisième mandat…

- Il y a un précédent. Si le nombre de mandats est constitutionnel, la durée du mandat l’est aussi. Zeroual ne l’a pas respectée. Sur le plan purement juridique, la décision du président Zeroual d’avancer l’élection présidentielle et de raccourcir son mandat est anticonstitutionnelle. Mais vaut mieux écorner la Loi fondamentale que de la changer de cette façon, car cela la décrédibilise davantage. Je ne commente même pas cette volonté d’avoir un troisième mandat. Personne ne peut s’y opposer puisque l’on a affaire à un pouvoir autoritaire qui refuse tout mouvement vers l’Etat de droit.

- Peut-on alors comprendre que vous éliminez toute éventualité de vous présenter ?

- Le problème pour l’Algérie n’est pas de savoir, y compris pour moi, si X ou Y va être candidat. Là n’est pas le problème du pays. Si nous étions dans une situation normale, s’il y a effectivement des élections, la question se poserait bien sûr. Le fait de changer le nombre de mandats, cela veut dire quoi ? Nous allons désigner un Président et les élections ne serviront que d’alibi. Les élections sont arrangées à l’avance. C’est un jeu qui ne m’intéresse pas et n’intéresse aucun Algérien. Si vous me demandez si j’approuve le fait qu’on change la Constitution pour qu’on maintienne en place le même Président, je vous répondrais que non. Candidat à quoi ? Il n’y a pas à être candidat. Les choses semblent être faites de sorte qu’il n’y ait pas d’autres candidats ou alors des candidats de complaisance.

- De nombreuses personnalités politiques ont adopté la même position : le rejet de la prochaine élection. Y a-t-il une possibilité de voir ces positions se rejoindre ?

- Quand on s’intéresse à la chose publique, l’on se demande d’abord ce qu’on peut faire ? Il faut se poser des questions, c’est une question de civisme. Mais que faire ? Il ne s’agit pas de tomber dans une situation où l’on fait quelque chose pour se mentir à soi-même ou donner aux autres l’impression qu’on fait quelque chose. La politique, c’est l’art du possible. Nous a-t-on demandé notre avis pour changer la Constitution ? Quels moyens avons-nous en main pour empêcher cela ? En d’autres termes, pourquoi j’ai créé un parti si ce n’est pour agir, quand on n’est pas au pouvoir, en allant vers la population pour lui faire reprendre espoir, lui parler de ses problèmes, lui montrer les solutions et songer à l’amener à croire de nouveau à la politique. Lorsque vous avez en face de vous un régime qui vous interdit et qui utilise tous les moyens, la force de l’Etat, la violence de l’Etat, les moyens financiers de l’Etat et la justice de l’Etat, que pouvez-vous faire ? La seule chose possible, c’est ce que nous sommes en train de faire : parler, et encore !, on ne peut le faire qu’à travers certains canaux ; la télévision et la radio nous sont interdites. A entendre ce que dit le gouvernement ou la loi, tout est parfait, il y a la liberté d’expression et il y a la liberté d’association. Pour l’application, c’est le contraire. C’est cela l’Algérie.

- Vous avez parlé, dans une déclaration à notre confrère El Khabar, d’un changement pacifique révolutionnaire. Qu’en est-il exactement ?

- Le contenu de l’article n’est pas aussi simple que le laisse entendre le titre. On m’a demandé, comme à vous, de me prononcer sur le changement. Ce n’est pas une question de personne. Une rumeur court ces jours-ci et elle focalise sur deux choses : tout va mal et c’est la faute de Bouteflika. J’ai dit que le problème n’est pas là. Dans cette affaire, le Président et le changement de la Constitution ne sont que l’arbre qui cache la forêt. A la question de savoir si je suis pour ou contre le changement, j’ai répondu : nous avons besoin d’une révolution tranquille. La révolution tranquille, c’est d’abord un changement de comportement du régime, qui ne nécessite pas de changement constitutionnel. Il suffit d’appliquer la loi, nous avons besoin d’une véritable révolution tranquille pour aller vers un Etat de droit. Nous avons besoin d’un très grand changement, le régime doit changer radicalement.

- Que pensez-vous en fait de la manière avec laquelle sont gérées les affaires du pays ces dernières années ?

- Pourquoi ne parle-t-on que maintenant de la manière d’agir du président ? On ne peut faire de bilan : les chiffres qui proviennent du gouvernement sont manifestement très loin de la réalité. On a entendu un membre du gouvernement dire que l’Algérie a moins de pauvres, que le seuil de pauvreté est inférieur en Algérie en comparaison aux Etats-Unis d’Amérique, que le chômage est à 11%. C’est un chiffre qui est démenti publiquement. On a même entendu dire qu’en Algérie il n’y a pas de chômage, que c’est les gens qui ne veulent pas travailler. Le gouvernement a-t-il déjà un programme pour pouvoir parler de bilan ? Chaque gouvernement passé a précisé que son programme est celui du président. Mais c’est quoi le programme du président ? où est-il ? Nous ne le connaissons pas. Il est vrai que les recettes pétrolières sont importantes, que les réserves ont augmenté, mais est-ce là le résultat d’une politique ? Ce sont des résultats de facteurs qui sont totalement étrangers à l’Algérie. Ce sont les prix du pétrole qui ont augmenté. Et en plus de cela, nous n’avons pas fait usage de cet argent. Nous sommes allés même jusqu’à rembourser de manière anticipée la dette extérieure, donnant l’illusion que nous sommes un pays excédentaire. Nous sommes un faux pays excédentaire. Ne comparons surtout pas l’Algérie au Koweït ou aux Emirats. Le Koweït représente uniquement 600 000 koweitiens, l’équivalent de trois arrondissements d’Alger. Tous les besoins fondamentaux des koweitiens sont largement satisfaits. Mieux, ils ont un million et demi de main-d’œuvre étrangère. Ce pays est effectivement excédentaire. L’excédent est, en fait, ce qui compte quand on a dépensé de ses revenus, ceux dont le pays a besoin pour se développer, ceux dont l’algérien a besoin pour créer de la richesse ou bien pour vivre. Quand nous aurons rempli toutes ces obligations, c’est à cette condition que nous pourrons parler d’excédent. Mettre les revenus du pétrole et les réserves de change dans le bilan, cela n’a pas de sens, car ce n’est pas le résultat d’une politique. C’est le résultat d’un phénomène extérieur ; les prix appliqués à une richesse qui n’a pas été créée par les algériens. L’argent dont dispose le pays n’est pas le signe d’un bilan positif. Au contraire, cela démontre que nous n’avons même pas de politique pour faire usage de cet argent, car s’il y avait un projet national, s’il y avait une politique, et je parle de secteur par secteur, de nos besoins, non seulement 100 ou 150 milliards de dollars ne seraient pas suffisants, mais nous serions obligés d’emprunter autant pour réaliser ce programme. Comme le fait que le plus grand emprunteur du monde sont les Etats-Unis d’Amérique.

- Vous êtes de ceux qui avancent qu’on n’aurait pas dû rembourser par anticipation la dette extérieure…

- C’est absurde, car l’Algérie, compte tenu de ses besoins, ne peut se permettre de se priver des moyens de financer ses besoins. Le gouvernement affiche l’idée qu’il a trop d’argent et il rembourse par anticipation. La dette a tellement été mal présentée que la rembourser signifie gagner son indépendance. C’est faux. Le fait de rembourser de façon anticipée un prêt contracté auprès d’une banque, c’est exactement comme si vous achetiez des chaussures chez quelqu’un et cinq jours plus tard vous lui dites je vous les rends. Le drame, cette situation, nous l’avons déjà vécue dans les années 1980. L’histoire se répète : ce qui se fait actuellement a des racines profondes dans la nature même du régime. Celui-ci n’a pas changé et ses méthodes non plus. Au début des années 1980, le pétrole est passé de 12 dollars à 41 ou 45 dollars. L’équivalent, aujourd’hui, d’à peu près 150 dollars. On s’est mis, en premier, à jeter de l’argent par les fenêtres en achetant des bananes, dans le cadre du fameux Plan anti-pénurie (pap). Et annoncé le remboursement des dettes, soi-disant laissées par Boumediène. Les dettes laissées par Boumediène sont parfaitement connues ; elles étaient évaluées à 16% et ce n’était pas une situation considérée comme catastrophique. Au moment de la crise à l’époque, le premier ministre disait qu’on n’était pas touchés, comme aujourd’hui. Au contraire, l’on disait que nous avons mieux fait que les Etats-Unis d’Amérique. C’est le même processus aujourd’hui. Les prix du pétrole ont augmenté et avec cette crise financière mondiale qui secoue non seulement les plus faibles, mais les plus grands de ce monde, on nous sert le même discours pour dire que cela ne nous touchera pas. C’est inexact : les riches seront un peu moins riches et les plus faibles touchés jusqu’à l’os. Notre pays est l’un de ces pays faibles. Toutes nos recettes proviennent de l’extérieur. C’est tout de même ahurissant d’entendre le ministre de l’Energie dire que nous serons épargnés par la crise et se démentir trois jours plus tard. Le fait que nos recettes se divisent par deux prouve que nous sommes frappés de plein fouet par la crise. Sans oublier les importations qui vont se renchérir. A titre d’exemple, les Etats-Unis ont un marché intérieur pour compenser, le nôtre est presque totalement dépendant de l’extérieur. On ne peut pas dire que l’Algérie est insensible à cette situation. On dépend à 97% de l’extérieur. C’est pour cette raison que l’Algérie ne fait pas partie des vingt pays les plus riches qui sont allés discuter des mesures à prendre pour faire face à la crise. Il y a eu l’Afrique du Sud, mais pas l’Algérie. Pourtant, le président lors de sa campagne de 1999, avait parlé du rétablissement de la place de l’Algérie sur la scène internationale. Il faut rappeler que quand la crise internationale est survenue en 1974, c’est l’Algérie qui a provoqué le sommet de l’ONU. Et quand l’assemblée onusienne avait décidé de créer le dialogue internationale et le rétablissement de l’ordre économique, l’Algérie était parmi 15 pays qui avaient discuté de l’issue de la crise. 30 ans plus tard, vous constatez que la place de l’Algérie a dégringolé sur la scène internationale. Et sa solidité économique a considérablement diminué.

- Pourquoi, à votre avis, avec la manne financière considérable dont elle dispose, l’Algérie n’a-t-elle pas pu relancer l’économie nationale (hors hydrocarbures) ?

- Si l’on n’a pas réussi, ce n’est certainement parce que nous n’avons pas les moyens financiers. Nous en avons. La relance économique, ce n’est pas la rénovation des trottoirs. Bien que ce soit important. La relance économique, c’est d’abord comment renforcer les entreprises, comment créer des entreprises algériennes par milliers, pour qu’elles apprennent à fabriquer avec des mains algériennes, avec un savoir-faire algérien, pour augmenter la richesse. C’est le seul moyen. Nous n’avons pas pu parce que nous n’avons pas la volonté politique de le faire. Pourquoi nous n’avons-nous pas la volonté politique de le faire ? Parce que notre pays, depuis des années – pas seulement depuis l’arrivée de Bouteflika – a connu un dévoiement total de la fonction politique. La raison d’être du pouvoir politique, c’est de s’occuper des problèmes des gens. Il faut que nous exportions du pétrole pour aller plus vite que les autres. Nous sommes le seul pays dont le budget de l’Etat est financé par le pétrole. Même la pomme de terre est financée par le pétrole. C’est un non-sens sur le plan de l’éthique. Il faut trouver une source pérenne de création de richesses. Le gouvernement n’est pas prévoyant. Le politique, chez nous, est trop occupé par le pouvoir politique. La gestion du pouvoir politique est une fin en soi. Il est normal qu’un homme politique consacre un temps à la gestion du pouvoir, mais pas tout le temps. Vous vous rendez compte des problème de l’Algérie ? On dit qu’on a basculé dans l’économie de marché. Nous ne sommes pas dans l’économie de marché. Où sont les entreprises qui ont été créées ? Il y a des milliers de jeunes qui ont tenté de le faire, mais ils se trouvent face à des murs… Connaissez-vous un entrepreneur heureux ? Beaucoup ont essayé, mais la plupart ont échoué. Nous devrions voir se créer dans ce pays 1000 entreprises par jour. Nous sommes dans une situation unique au monde : les pays les plus riches en pétrole ne vivent pas uniquement de cette ressource, même l’Arabie Saoudite ; c’est un pays autonome sur le plan alimentaire, il n’y a qu’à voir le nombre d’autoroutes construites et celui de villes nouvelles aussi. Ce sont des villes à la Houston. Il y a une économie qui s’est formée en dehors du pétrole. Nous, nous continuerons à dépendre du pétrole parce que nous n’avons rien fait pour mobiliser les capacités créatrices de richesses des Algériens. Le gouvernement n’a pas de politique économique. Celui-ci ne fonctionne pas sur le long terme. Pour revenir au début, seules les institutions réelles, pérennes, permettent au pays de fonctionner sur le long terme, en dépassant les hommes.

- Si on suit votre raisonnement, un changement de régime serait une question de vie ou de mort pour le pays…

- Vous pouvez le répéter, le changement du régime est une question de vie ou de mort pour le pays. C’est vraiment une question de vie ou de mort. C’est dur à dire, mais c’est comme cela. Nous n’allons pas réinventer la roue. Quel est le pays qui a progressé, qui a réussi, dans le monde entier, autrement que sur la base des institutions qui dépassent les hommes ? Un fonctionnement sur la base de règles respectées par tout le monde, sur la base du droit. Dans le cas contraire, c’est la jungle.

Une voiture tunisienne bientôt sur les routes

wallys

La première voiture conçue et fabriquée par une équipe à 100% tunisienne a été parmi les grandes révélations du Mondial de l’automobile de Paris clôturé le 19 octobre. Son constructeur dispose déjà d’un carnet de commandes bien garni.

Par Walid Kéfi, Tunis (article paru dans les Afriques )

Jusqu’à l’ouverture du Mondial de l’automobile à Paris, Zied Guiga, PDG de la société Wally’s Car, était un illustre inconnu, y compris dans son pays. C’est que ce Tunisien âgé de 27 ans a réussi à garder le secret sur un projet qui lui tenait à cœur depuis 2005 : une voiture conçue et fabriquée par une équipe 100% tunisienne. Présenté pour la première fois ce mois-ci au Parc des expositions, Porte de Versailles, le véhicule baptisé « Wallys Izis » a fait sensation dans les allées du hall 3 du salon. Il s’agit d’une élégante voiture de plage à deux places, qui a déjà obtenu l’homologation européenne en matière de sécurité et de respect des normes environnementales.

C’était, à son début, une histoire un peu hollywoodienne. Rentré au bercail avec un diplôme de l’Ecole hôtelière de Lausanne, le jeune tunisien, passionné d’automobile, se destinait à une brillante carrière dans le secteur touristique. Mais c’est une rencontre avec René Boesch, ami de son père et ancien actionnaire du constructeur automobile Grandin, le fabricant des petites Jeep Dallas ayant marqué les années 80, qui a ravivé sa passion pour les quatre roues et modifié le cours de sa vie. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la première voiture tunisienne reprend le code stylistique de la gamme Jeep : calandre à six ouïes verticales, pare-brise rabattable, phares ronds…

Conseil précieux

Comme les Citroën Méhari, Renault Rodéo ou Austin Mini Moke, la Jeep Dallas avait été condamnée par l’évolution des normes de sécurité en vigueur en Europe. Mais Zied Guiga et son associé américain ont identifié une petite brèche par laquelle ils n’ont pas hésité à s’engouffrer. « Gilles Chandenier, patron de CG Conseil Homologation, nous a conseillé d’opter pour une voiture légère à deux places, un genre exempté de crash test par la règlementation européenne », précise M. Guiga, joint par téléphone à Paris. L’ancien actionnaire de Grandin et le jeune tunisien ambitieux ont alors entrepris des démarches pour la création de la société Wally’ s Car. Entre temps, ils ont réussi à convaincre d’autres hommes d’affaires maghrébins et singapouriens de renforcer leurs rangs et à recruter localement une quinzaine d’ingénieurs.

Normes Euro IV

L’essentiel de la partie mécanique du walis Izis est une base PSA (Peugeot-Citroën) : moteur, freinage et colonne de direction, trains avant et arrière. « Ce choix est essentiellement motivé par la volonté de permettre aux futurs acquéreurs du véhicule de trouver les pièces de rechange partout dans le monde », explique le PDG de Wallys Car. Et de renchérir : « Les autres composants (câbles, carrosserie, châssis, joints…) sont par contre à 100% tunisiens. » En décembre 2007, les tests techniques ont débuté, toujours dans le plus grand secret, sur le circuit de Montlhéry, en région parisienne, pour se terminer en février 2008. La première voiture tunisienne est enfin prête.

Commandes fermes

« La Wallys Izis sera proposée à 10 000 euros hors taxes en version deux places en Europe à partir de mars 2009, et en version quatre places en Tunisie quelques mois plus tard », précise M. Guiga, indiquant que sa société a déjà reçu des « commandes fermes ».

Selon lui, des contacts « très avancés » ont déjà eu lieu, à Paris, avec des éventuels concessionnaires en Europe et au Maghreb. Mais ce n’est pas tout. Wally’ s Car, qui travaille sur un modèle long, plus utilitaire, adapté à l’agriculture des pays en voie de développement, envisage de vendre des lignes d’assemblage « clés en main » à des industriels intéressés en Amérique latine.

Le nouveau venu au monde des constructeurs automobiles emploie actuellement quinze ingénieurs et des dizaines d’ouvriers dans sa première unité de production, à La Marsa. Ces chiffres devraient doubler d’ici décembre prochain afin de produire entre 500 et 600 véhicules en 2009.

Une voiture de sport Marocaine, Laraki automobile

L’élite Algérienne en Europe, au Canada, aux USA et en Asie est incontestablement 100 fois plus importante que le reste de l’Elite Maghrébine de l’Etranger, la seule différence est que contrairement au Maroc et à la Tunisie, l’Elite Algérienne continue d’être rejetée et fait peur à un pouvoir d’incultes , de médiocres, et de vendus . Voici un autre exemple, cette fois-ci au Maroc où l’initiative individuelle d’un passionné d’auto a été bien accueillie dans son pays .

Historique

Passionné de mécanique, Abdeslam Laraki, confesse avoir toujours rêvé de construire des voitures. Ancien élève de l’école de design Espera de Franco Sbarro, ce jeune homme de 31 ans est également passé par l’Art Center de Vevey et le Strate Collège d’Issy-les-Moulineaux. En 1997, il crée plusieurs structures à Casablanca, dont Laraki Automobiles et Laraki Conceptor, une société d’ingénierie qui travaille notamment sur des commandes de yachts de grand luxe (l’émir de Bahreïn est son client). La genèse de la Fulgura est un concept car présenté à Genève en 2002, un coupé aux lignes assez sages destiné à tester le marché et réalisé sur la base d’une Lamborghini Diablo. La réponse de la clientèle potentielle s’étant avérée positive, Abdeslam Laraki a décidé de créer une voiture entièrement nouvelle. Dessinée par lui-même, la Fulgura a gagné en originalité par rapport au concept car. La voiture est plus longue et plus large, le design est plus spectaculaire.

Les Modèles

Fulgura

fulgura
Fulgura V12 de 6l et 4 turbos de 680 cv et 750 Nm de couple. Le poids est de 1250 kg offrant un rapport poids puissance avantageux de seulement 1,8 kg/cv. Le 0-100 est atteint en 4,5s et la vitesse maxi est de 350 km/h. Ses dimensions sont imposante : 4,44m de long et surtout 2,05m de largeur !

D’autres sites font état d’un V12 6,2l Mercedes, biturbo de 660 cv et 1300 Nm de couple, ce qui me semble plus correct. Son prix est d’environ 300.000 Euros, numéroté et limité à 99 exemplaires.

Borac

boracNouveau modèle recemment devoilé, on dirait qu’elle sort tout droit d’un film de science fiction. Personnellement je trouve la ligne vraiment réussit, elle a une très belle prestance. Elle est équipé d’un moteur V12 atmosphérique de 6l de 540 cv et de 750 Nm de couple. Elle pèse tout de même 1500 kg (rapport poids puissance de 2,8 kg/cv) de part ses dimensions généreuses de 4,62 m de longueur pour 1,99 m de largeur. Coté performance, elle efface le 0-100 en 4,5s et atteint 310 km/h. Son prix est d’environ 150.000 Euros

PS. Les données ont été récupérées depuis le site officiel de la marque .

Algérie : A qui profitent ces investissements nuisibles dans l’ammoniac ?

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Le secteur de l’énergie Algérien a enregistré récemment la signature de 3 énormes projets d’ammoniac en partenariat avec des étrangers :

Première Projet : concerne une association entre Orascom et SH .Sa capacité de production destinée à l’exportation sera de deux fois 2 200 tonnes/jour d’ammoniac ( soit 4400 tonnes/jour )et de 3 450 tonnes/jour d’urée.

Le projet sera financé à hauteur de 30% par les deux associés de Sorfert ( une de droit Algérien pour l’exploitation, et l’autre en offshore pour la commercialisation ) : Sonatrach avec 49% et Orascom avec 51%, tandis que les 70% restants seront assurés par un groupement de banques algériennes dont le chef de file est la Banque extérieure d’Algérie ; la CNEP, le CPA et la BDL font partie du groupement.

Le coût de l’investissement est de 2,161 milliards de dollars sous la forme « Project Financing ». L’apport des actionnaires sera de 600 millions de dollars, tandis que le financement local qui est dirigé par la Banque extérieure d’Algérie (avec la BNA, le CPA, la BDL et la CNEP Banque) sera de 1,511 milliard de dollars.

Seconde Projet : Une association entre Sonatrach et Fertiberia ( Espagne ) prévoit la création de deux sociétés conjointes. L’une concerne la production (JVP), une société de droit algérien ayant pour objet social la réalisation et l’exploitation de la nouvelle unité de production d’ammoniac à Arzew, ainsi que la vente du produit fini sur le marché local et à la société conjointe de commercialisation. Cette société sera détenue à hauteur de 49% par Sonatrach et de 51% par le groupe espagnol Villar Mir. Une seconde société conjointe de commercialisation (JVC) offshore, aura pour objet social l’exportation du produit fini (ammoniac) sur le marché international. Elle est également détenue à 49% par Sonatrach et 51% par Villar Mir.

La nouvelle société est dénommée El Bahia Fertlizer , et le montant de ce contrat n’a pas été rendu public. Mais selon certains responsables de Sonatrach l’investissement est de 1milliards de dollars .

Selon le PDG Espagnole, désormais le groupe Espagnole Villa est la deuxième entreprise européenne du secteur des engrais grâce à ce contrat.

Le complexe est composé d’un module pour la production d’ammoniac anhydre d’une capacité évaluée à 3300 tonnes par jour, soit 1,1 million de tonnes par an. Cette unité sera alimentée en gaz naturel à hauteur de 1,1 milliard m3/an.

« Sonatrach fournira le gaz à prix décrété. En contrepartie, elle (Sonatrach) encaissera des bénéfices en fonction du prix d’ammoniac pratiqué sur le marché international », selon les responsables de Sonatrach. Plusieurs investisseurs à travers le monde ont renoncé à des marchés similaires du fait des prix très élevés du gaz naturel.

Le financement de ce projet est assuré à 30% par des fonds propres, tandis que les 70% restants seront injectés grâce à des emprunts obligataires.


Troisème Projet : L’Usine sera alimentée par du gaz naturel Algérien à hauteur de 2 milliards de mètres cubes par an et aura une capacité de production de 4000 t/jour d’ammoniac générant 7000 t/jour d’urée qui seront destinées à l’exportation sur la base de contrats off-take, avec également la possibilité d’exporter de l’ammoniac liquide. L’usine sera implantée à Arzew, sur une superficie de 100 ha.

La société El Djazairia El Omania Lil Asmida SPA a été créée le 9 mars dernier. Elle est dotée d’un capital de 200 millions de dollars. Le financement de ce projet sera assuré par un consortium de banques algériennes avec comme chef de file le Crédit populaire d’Algérie .

D’un coût de 2,7 milliards de dollars (MDS), ce projet sera financé à hauteur de 75% (2,06 MDS) par le consortium des banques publiques et de 25% par les Fonds propres de Sonatrach et de Suhail Bahwan.


Le consortium de banques devant participer au financement de ce projet comprend le Crédit populaire d’Algérie (CPA, chef de file), la Banque extérieure d’Algérie (BEA), la Banque nationale d’Algérie (BNA), la Banque locale de développement (BDL) et la CNEP Banque.

Récapitulatif des investissements

Ces 3 projets exigent donc un total d’investissement de 5.5 milliards de dollars dont 4.2 milliards de dollars seront financés par des fonds d’origine Algérienne, principalement les banques publiques et 750 millions de dollars par Sonatrach sur fonds propres . Autrement dit sur 5.5 milliards de dollars, seulement 0.75 milliards de dollars ont été apportés par les 3 associés.

Alors pourquoi accepter des associations minoritaires à 49% de parts sociales dans des projets financés à plus de 80% par l’argent publique des Algériens ???

Qui a décidé ces investissements ?

Le feu vert pour ces trois associations ont été donné par la présidence Algérienne, et donc par le président de la république en personne . En effet, qui pourrait prendre une telle décision alors que plusieurs milliards de dollars sont en jeu ?

Le caractère très lucratif et la une bonne rentabilité de ces projets ( à condition que le prix du gaz soit bradé comme prévu sinon aucune rentabilité ) a poussé Plusieurs personnalités diplomatiques dont un ambassadeur à exercer toutes les pressions sur la société publique Algérienne pour faire accélérer les contrats avec Sonatrach, et en rappelant aux cadres Algériens qu’ils ont l’accord de la présidence Algérienne .

Impact de ces investissements sur l’emploi

Cette industrie relève du domaine des process, c’est à dire que la production est réalisée essentiellement par des machines et des appareils divers, et donc la M.O sera réduite principalement à des fonctions de gestion, de régulation, et d’entretien . Ainsi par exemple dans le projet avec l’Espagnol Fertlizer, seulement 130 emplois seront crées selon la déclaration du président de Villar Mir . Je pense que pour les 3 projets estimés à presque 6 milliards de dollars, la partie de l’emploi se limitera au grand Maximum à 1000 créations, ce qui est insignifiant vu le poids de l’investissement .

Impact de ces investissements sur l’environnement

3 énormes usines d’ammoniac qui vont produire dans la même zone 20 000 tonnes /jour d’ammoniac et d’urée et sans se soucier de la santé des riverains et de l’environnement est une décision qui a étonné beaucoup d’experts qui connaissent la nuisance de ce type de production .

L’ammoniac est un produits toxique qui affecte les voies respiratoires et il est responsable de diverses infections causant même le cancer de poumons . l’ammoniac en Gaz ( Nh3)est dans la même catégorie que les gaz nocifs et influents sur l’Ozone tels que Le monoxyde ou le dioxyde d’azote, le dioxyde de soufre …etc

Hormis le fait scientifique prouvé que l’ammoniac menace les sources d’eau potable et l’écosystème aquatique, L’environnement industriel et humide d’Arzew et d’El Maqtaa et ses fortes chaleurs en été favoriseront La formation de particules de nitrate et de sulfate d’ammonium qui seront transportées sur de longues distances et peuvent apporter un réel danger sanitaire à tout l’ouest Algérien .

Impact de ces investissements sur les ressources énergétiques .

En raison d’une forte progression de la consommation du gaz en Algérie ( domestique et industriel ) L’Algérie produit actuellement 62 milliards de mètres cubes/an et envisage de porter sa production dans les ans à venir à 82 milliards de mètres cubes . A partir de 2009 , 52 000 foyers supplémentaires seront reliés au gaz, mais aussi les futures centrales électriques qui sont en cours de construction . la consommation en gaz de ces trois usines va nécessiter environs 7 milliards de mètre cubes /an, et si on calcule la consommation en gaz de tout ce qui est en projet, on verra que les prochains 20 milliards de mètres cubes risquent de ne pas suffire à Sonatrach pour quelle honore ses futures commandes . Je m’interroge donc si ce type de décisions sont réfléchies ou sont données selon l’humeur et les intérêt des temps actuels .

Impact sur la fiscalité nationale et donc sur le budget de l’Etat

Dans chaque partenariat, comme avec Orascom et Fertlizer, Une seconde société conjointe de commercialisation (JVC) offshore, aura pour objet social l’exportation du produit fini (ammoniac) sur le marché international. Elle est également détenue à 49% par Sonatrach et 51% par l’associé . le scénario le plus plausible est que la société qui exploite de droit Algérien vend presque au prix de revient les produits finis à sa jumelle offshore, et donc les bénéfices de l’associé ne seront pas soumis aux impôts de l’Etat Algérien . Avec quel budget alors l’Etat ferait face aux désagréments environnementaux , et aux problèmes sanitaires qui seront causée par ce type d’industrie .


Secret d’Etat sur des questions touchant l’intérêt de l’Algérie

Si le financements des projets concernant Orascom et Les omanis ont fait objet de déclaration à la presse, ce n’est pas le cas par contre pour le montant exact de l’investissement Espagnol dont l’information a été donnée par des responsables de Sonatrach et non communiqué officiellement .

Aussi une très importante question reste posée concernant le prix du gaz qui sera cédé à ces usines d’ammoniac, surtout quand on sait que plusieurs de ces projets dans le monde ont été annulés en raison du coût de gaz, alors que Sonatrach déclare que ce sont des projets à forte rentabilité .

Conclusion et mon avis sur ces projets

Je pense que 3 projets de la même nature qui exigent de grandes finances, qui emploient peu de personnes, et qui ne font pas profiter l’économie Algérienne et son budget, ne me paraissent pas nécessaires et ne me paraissent pas d’un grand intérêt .

Un des trois projets aurait suffi pour répondre notamment aux besoins en engrais de l’Agriculture Algérienne et pour l’export de l’excédant .

Je reste profondément convaincu, que ces 3 projets ne répondent pas aux intérêts du peuple Algérien, je ne comprends pas ces décisions irréfléchies, et je laisse donc la question ouverte, à qui profite réellement ces projets ???

ZEROUAL serait de retour !?

zeroual

Par D.Benchenouf – Le Quotidien d’Algérie

Nous avons appris, par des voisins de Monsieur Liamine Zeroual, et par d’autres sources, que la résidence de celui-ci, à Batna, s’est brusquement animée, au cours des derniers jours. Des personnalités en vue, civiles et militaires, et même des retraités, y ont été reçues. Leur nombre va croissant.

Quelques titres de la presse algérienne y ont fait allusion, et le Quotidien d’Oran a publié une contribution d’un certain Ali Mebroukine, un ancien collaborateur du président, qui ne s’encombre pas d’allusions et qui suggère ouvertement que Monsieur Zeroual est “l’homme de la situation”.

Curieusement, cette contribution, publiée sous le le titre de “réponses à Rachid Benyelles” a disparu des archives du Quotidien d’Oran, alors que d’autres, plus anciennes, y compris celle du général , y sont toujours consultables.

Dans son exposé, Monsieur Mebroukine ne s’embarrasse pas de cette prudence conventionnelle dans tout ce qui touche au rôle qu’ont joué les généraux dans la “démission” du Président Zeroual et déclare, sans ambages, que ” Liamine Zeroual est le seul chef d’un État arabe indépendant à avoir été élu démocratiquement et ceux qui l’avaient poussé vers la sortie avaient commis une faute majeure contre la volonté populaire”.

C’est, il faut le souligner la première fois qu’un proche de l’ex-Président s’écarte publiquement de la thèse selon laquelle celui-ci a démissionné de son plein gré.

Il est vrai que le contexte a changé, que le Général Smaïl Lamari est décédé, et que le général Mohamed Lamari n’est plus aux affaires, mais dans les affaires, que la cohésion de la junte n’est plus ce qu’elle était, et que l’intrusion d’autres centres de décisions est venue changer le rapport des forces.

Et après un état des lieux sans complaisance, où il se sert des réponses qu’il fait au texte du général Benyelles, pour éclairer d’un jour crû les principaux évènements marquants de la vie politique algérienne, mais aussi les dysfonctionnements qui les ont dévoyés ou manipulés, Monsieur Mebroukine pose les termes, et les conditions, nécessaires à une bonne gouvernance, et à une reprise en main de la maison Algérie. Ces critères, au nombre de six, suggérées comme autant de qualités intrinsèques, et supposées, du président , et énoncées presque comme un programme politique ont été ainsi répertoriées par l’auteur:

“1.le sens de l’autorité et du commandement ;

2. l’attachement profond aux valeurs de liberté, de démocratie et des droits de l’homme ;

3. l’intégrité morale et intellectuelle ;

4. l’hostilité aux compromissions et l’extériorité au jeu des clans et des factions qui paralyse l’action des pouvoirs publics ;

5. une grande expérience de la gestion des affaires de l’état ;

6. l’amour de l’Algérie et de ses enfants, tant il est vrai que s’il n’aime pas son peuple, aucun dirigeant ne peut réussir dans sa mission.”

Nous aurons remarqué que si tous ces préalables collent à la personnalité, ou du moins à la réputation, réelle ou supposée, de l’ex-Président , la dernière phrase, assassine et accusatrice, est destinée à disqualifier le président Bouteflika, qui affiche, presque ostensiblement, son mépris pour la “populace”.

Puis, sans transition, comme pour ne pas distendre le lien que l’auteur voulait suggérer, entre le Président et les critères qui devaient désigner naturellement l’homme de la situation, l’ancien collaborateur de Monsieur Zeroual annonce la couleur. Il écrit ceci:

“Cet homme est tout désigné. Il s’agit de Liamine Zeroual, qui n’aura pas encore 68 ans au moment de l’élection présidentielle de 2009 (pour les francocentristes que compte encore notre pays, le général de Gaulle avait 67 ans lorsqu’il est revenu aux affaires en mai 1958). L’ancien président de la République est en pleine possession de ses moyens physiques et intellectuels. Il a mis à profit ces dix dernières années pour réfléchir aux principales questions du développement, de la sécurité, des relations internationales lisant beaucoup, écoutant beaucoup et s’informant à la meilleure source. 95 % des sous-officiers et officiers de admirent et respectent profondément l’ancien commandant des forces terrestres, devenu ministre de la Défense (en juillet 1993) et plus de 85 % des Algériens disent avoir la nostalgie des années , alors qu’elles furent pourtant les années les plus rudes pour notre pays depuis l’indépendance. La capacité de travail du Président , son intégrité, son intelligence, sa sincérité, l’immensité de sa curiosité intellectuelle et son courage ne peuvent être passés par pertes et profits de l’histoire car aucun homme politique n’aurait pu faire preuve d’autant de stoïcisme durant les années noires du terrorisme, de la crise économique et de l’isolement de l’Algérie que . Et le capital de respect et de considération dont il jouit à l’étranger reste immense alors même que l’ancien chef de ne dispose ni de relais ni de réseaux ni d’officines.”

Puis, après avoir installé la perspective, de manière tranchée, et qui ne laisse plus de doute sur les intentions du Président Zeroual, Monsieur Mebroukine écrit, d’une façon, et avec une assurance qui laisse deviner qu’il s’exprime en porte-parole autorisé:

“Mais Liamine Zeroual ne se présentera pas à l’élection présidentielle de 2009 à n’importe quelle condition. Il n’acceptera pas la Constitution révisée du 12 novembre 2008 qui consacre la présidence à vie car il est un partisan résolu de la limitation des mandats et un farouche avocat de l’alternance au pouvoir. Et comme il n’acceptera non plus d’être un trois quarts président, il insistera pour exercer l’intégralité des fonctions de président de la République.”

Une telle affirmation, aussi péremptoire, et qui préfigure d’une position tranchée du Président Zeroual , sur ses projets, et même sur les modalités de son implication dans les présidentielles, n’aurait pas pu s’exprimer, de façon aussi directe, si elle n’avait été autorisée, voire dictée. Ce rejet catégorique de la révision de la Constitution, est en lui même une déclaration de guerre au clan du Président.

Cette tribune de Monsieur Mebroukine, qui se lit presque comme une déclaration officielle, a été, sans doute, autorisée par le Président Zeroual. C’est évident. Son contenu, qui se veut politiquement lisible, ne laisse planer aucune équivoque. Le Président a l’intention de s’aligner pour les prochaines présidentielles.

La grande inconnue, et qui a son importance dans le modus operandi du régime, sera la réaction des clans du régime, et leurs relais, comme le FLN, le RND, l’administration, les services de sécurité, les tribus, les Zaouïas et les groupes de pression financiers, qui sont tous sous l’influence du clan Bouteflika.
Il faut garder à l’esprit qu’en plus de tous les “décideurs” qui l’ont rallié, le Président Bouteflika dispose d’une cassette secrète particulièrement consistante, qui lui permet de monnayer et d’acheter, en bon argent et en privilèges exorbitants, tous ceux, ou presque, qui seraient tentés de rejoindre le Président Zeroual.

Jusque là, cette méthode lui a permis de bouleverser en sa faveur les équilibres du régime.Le pire est que dans ce scénario de l’implication du Président dans les prochaines élections présidentielles, les électeurs resteront les acteurs les moins importants de l’affrontement qui se prépare. Le Président Zeroual, si sa candidature se confirme, disposera-t-il des mêmes moyens que ceux du candidat du régime? Sa seule popularité, et toutes les bonnes intentions du monde, pourront-elles contrebalancer la toute puissante machine du régime?

En tous les cas, cette nouvelle donne est certainement au centre des préoccupations du régime. Le fait que la contribution de Monsieur Ali Mebroukne ait été retirée des archives du Quotidien d’Oran montre bien que cette annonce a eu des effets immédiats sur les stratégies du pouvoir. Que va-t-il se passer maintenant?

(Extrait du quotidien d’Algérie )

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Le trio d’assassins de l’économie Algérienne

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Bientôt dans Hoggar Infos !

de Gauche à droite, Temmar ministre de l’industrie, comme son regard l’indique il est comme l’industrie Algérienne, complètement perdu et figé dans le néant . Celui du milieu, ministre de l’énergie, la star du gouvernement et le chouchou du président, toujours à l’écoute des intérets de l’étranger et notamment ceux des US, et enfin le troisième est ministre des finances, une vraie tête docile, le financier des pays du golfe et celui qui engage les banques publiques Algériennes dans des aventures sans lendemain . Ces 3 personnes, directement ou indirectement, volontairement ou involontairement  sont responsables de la situation désastreuse de l’économie Algérienne, sous le règne du Roi  Bouteflika  !!!

les-mousquetairesLes mousquettaires du pillage des richesses Algériennes

Et puis on ne peut pas oublier l’autre trio d’assassins de la démocratie Algérienne, le trio des appareils(FLN, RND, MSP ) de la soumission, de l’opportunisme, et des enchères aux plus offrants .

3sdzHeureux celui qui obtiendra le pardon du peuple !

Une Usine de montage de 4×4 Chinois en Algérie sera annoncée le 1er Décembre, selon le soir d’Algérie

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Ce projet aura a au moins un mérite majeur, est qu’il démontre que les dirigeants de l’industrie automobile Européenne vont payer très chers leur médiocres décisions de boycotter l’Algérie . Si l’industrie chinoise s’installe en Algérie , c’est à dire dans le second plus grand Marché d’Afrique, eh bien les Européens peuvent commencer à s’inquiéter dès aujourd’hui . je payerai cher pour voir la tranche du PDG de Renault Ghosn qui, à force de se passer pour le Killer des costs, il risque d’être tout simplement le Killer de Renault. Si l’industrie automobile Européenne est dirigée par quelques idiots, ben tant mieux pour les chinois . 28 vols hebdomadaires directs  relieront l’Algérie à la Chine  ( dont 14 vols pour Air Algérie ) dès février 2009 . Hoggar .

Voici l’article de ” le soir d’Algérie “

Le lancement d’une usine de montage de véhicules en Algérie sera officiellement annoncé le 1er décembre prochain. Cela se fera à partir de la ville d’Oran en marge de la visite en Algérie d’une délégation de 30 P-dg de marques automobiles chinoises.


Nabil Meghiref – Alger (Le Soir) – Abordée dans nos précédentes éditions, la venue en Algérie de 30 patrons d’affaires chinois spécialisés dans la fabrication de voitures, se précise. La délégation gagnera la capitale de l’ouest du pays (Oran) dans la soirée du 29 novembre prochain, où sera donné le coup d’envoi d’un événement de taille. Il s’agit d’une caravane nationale de voitures chinoises. Cette caravane sillonnera l’Algérie d’est en ouest avec comme point de départ la ville d’Oran. Selon des indiscrétions, l’usine de montage de voitures en Algérie sera implantée dans une nouvelle zone d’activité industrielle.

shuanghuan_ceoCette dernière est proche du réseau de l’autoroute Est-Ouest desservie par voie ferrée, de même que l’usine ne sera pas très loin des ports maritimes. Pour l’heure, rien n’a filtré sur les détails de ce chantier. Notamment la question de savoir quelle sera la (ou les) marque(s) qui fera de l’assemblage en Algérie, ainsi que le type de véhicules concernés. Selon des informations non encore confirmées, il sera, dans un premier temps, question d’utilitaires légers. La prochaine étape concerne le montage des véhicules de tourisme type berline Sedan. Il n’en demeure pas moins qu’il est attendu que les véhicules fabriqués en Algérie soient issus des marques représentées par les 30 P-dg attendus. Il s’agit notamment de : Faw, Chana, Jmc, Foton, Huanghai, Changhe, Hafei, King Dragon Zhongtong, Shaanqi et Changfeng. Il est à noter qu’une grande majorité de ces marques sont déjà présentes en Algérie dans le cadre des concessions à l’exemple d’Elsecom, Emin Auto, Kiv, Vedis Nagos, Bsl, Nagos et Tmv. Concernant la caravane des voitures, cette dernière sera composée d’une trentaine de véhicules entre 4×4, véhicules de tourisme, bus et camions. Elle démarrera à partir d’Oran en date du 30 Novembre pour gagner Alger, où il est prévu des rencontres entre les hommes d’affaires chinois et les plus hautes autorités du pays. Après une série de conférences à Alger, la caravane reprendra la route en direction de Bordj- Bou-Arréridj, Sétif, Constantine et enfin Annaba. Il est, enfin, à noter que l’annonce de l’implantation d’une usine de montage de véhicules chinois a été accueillie favorablement par l’association des concessionnaires automobiles d’Algérie (Ac2A). Cela va encourager le développement d’un tissu industriel spécialisé dans l’intégration et ouvrira la voie à de nombreuses perspectives.

(Extrait de le soir d’Algérie )

La recherche scientifique Algérienne a son organisation et à sa tête un nominé au prix nobel de Physique 2006

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Hafid Aourag, nominé au Nobel de Physique 2006

Les compétences nationales résidant à l’étranger peuvent désormais être intégrées dans des projets de recherche qui se feront en Algérie. Ainsi, le ministère de l’Enseignement supérieur considère avec plus d’intérêt la recherche scientifique. Pour ce faire, une nouvelle organisation nationale de la recherche scientifique et du développement technologique a été officiellement installée hier, par le ministre Rachid Harraoubia en présence des directeurs de plusieurs centres de recherche. La nouveauté introduite dans ce mode d’organisation est la décision d’intégrer dans les comités-programmes les compétences nationales exerçant à l’étranger. Cette structure sera pilotée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique en collaboration avec d’autres départements. C’est Hafid Aourag, enseignant-chercheur à l’université de Tlemcen et au Centre de recherche universitaire (CRU) de Sidi Bel Abbès qui a été nommé à la tête de cette structure. Il est à noter que M.Aourag a été nominé pour le prix Nobel de physique en 2006.
Ce professeur en physique a été reconnu comme l’un des meilleurs chercheurs par la célèbre université de Cambridge et il est aux yeux du ministre comme «une personnalité des plus aptes aujourd’hui à prendre en charge les destinées de la recherche scientifique en Algérie». Voulant apporter plus d’éclaircissements concernant cette nouvelle structure, le ministre a précisé lors de sa brève intervention que «plusieurs sous-directions de la programmation de la recherche, des programmes internationaux de recherche, de l’évaluation et de l’analyse…ainsi que celle de la prospective et de la veille stratégique sont également installées, avec à chacune une mission bien définie». Et pour parachever le dispositif institutionnel de la recherche, «un comité national d’évaluation sera installé incessamment». Cette brève apparition du ministre est expliquée par d’autres engagements, entre autres, sa rencontre prévue avec la présidente argentine, Mme Kirchner, en visite en Algérie depuis dimanche. Lors de son intervention, le professeur Aourag estime que 34 priorités nationales en termes de recherche, c’est-à-dire 34 programmes englobant à peu près l’ensemble des secteurs d’activités connus, ont été définies par l’Etat. «Au niveau de notre direction générale, nous sommes appelés donc à mettre au point l’ensemble de ces programmes», a-t-il mis en exergue. Il y a d’abord ce que l’on appelle les comités-programmes: «Ce sont des panels d’experts qui vont se réunir pour essayer de mettre au point des projets de recherche autour de ces priorités nationales.» Une fois établis par ces comités d’experts, ces programmes seront soumis à des commissions intersectorielles.
Cette nouvelle structure a-t-elle des objectifs bien définis en matière de coopération scientifique internationale? La démarche est «dictée par le seul souci de rendre plus “lisible” l’Algérie en matière de recherche scientifique et adhérer à tous les organismes de recherche internationaux pour pouvoir collecter le maximum de fonds de financement».
Dans cette configuration nouvelle, que vont devenir les agences nationales de recherche, telle l’Agence nationale pour le développement de la recherche universitaire (Andru) ou encore les laboratoires et centres universitaires actuels? Il va sans dire que dans le cadre de cette organisation nouvelle de la recherche, certaines de ces agences sont appelées à disparaître…car les textes en vigueur prévoient la création d’agences thématiques et non pluridisciplinaires comme auparavant.

Extrait de l’expression  du 18 novembre 2008

Algérie: Faut-il changer de peuple ou de dirigeants?

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par Ali-Yahia Abdennour

L’indépendance du pays a engendré des dirigeants qui ont confondu Etat, Nation et Société, socialisme et capitalisme d’Etat, socialisme national et national et socialisme, droit du peuple à disposer de lui-même, et droit de l’Etat à disposer du peuple. Les Algériens n’ont libéré leur pays, que pour se soumettre à une autre domination. Ce ne sont pas ceux qui se battent qui récoltent les lauriers, sauf à titre posthume. C’est le propre de toute révolution d’être détournée ou inachevée. Ceux qui n’arrivent pas à bloquer la locomotive prennent le train en marche.

Cinq Constitutions en 46 ans d’Indépendance

Le peuple algérien n’a pas le contrôle de son destin, subit la politique au lieu de la conduire. La vie politique est conçue avec un seul objectif, pérenniser le régime politique en place.

L’Algérie a eu de nombreuses constitutions, la 5eme avec celle qui vient d’être adoptée par le parlement, pour avoir leur respect et les règles de jeu qu’elles impliquent. Changer de constitution tous les 9 ou 10 ans, relève d’un excès qui n’honore pas la démocratie. Pour chaque nouveau président de la république, la constitution en vigueur est la cause première de tous les maux du pays. Il faut la changer, la réviser, l’amender. Les constitutions peu appliquées sont bafouées, révisées et usées avant d’avoir servi. Faut-il changer de peuple ou de dirigeants ?

Il y a violation de la constitution du 28 Novembre 1996, par le renforcement excessif du pouvoir personnel. Le sentiment d’être indispensable, irremplaçable, est inhérent à toute fonction d’autorité. Le président de la république n’a pas pris de distance avec l’ivresse du pouvoir, qui n’est pas une bonne conseillère, et n’a pas sur lui-même un regard extérieur. Il s’est assis sur les principes, car ils finissent toujours par céder. Le pouvoir qui a outrepassé son crédit politique, est maintenu au-delà de son utilité. Aucun ministre n’a démissionné, et aucun n’a été démissionné.

Le pouvoir s’incarne en un homme, qui a mis en hibernation toute forme de d’activité politique. L’Algérie est le pays d’un seul homme, son chef, monarque absolu, qui exerce un règne sans partage. Au fil des années le pouvoir s’est transformé en monarchie pour tout dominer, tout contrôler , tout régir, avec le concours de ses conseillers qui sont à son image et à sa dévotion, du gouvernement centre de gestion où siègent aux postes clefs ses inconditionnels, et de la haute administration tenue par ses fideles.

Un président de la république à la fois chef de l’exécutif, ministre de la défense, qui a fait du gouvernement l’annexe de la présidence, du parlement deux chambre d’enregistrement, de la justice son bras droit répressif, un outil à son service qui ne répond pas aux critères de la Constitution. La tendance à accumuler titres et fonctions, à s’octroyer des pouvoirs de plus en plus étendus, à intervenir dans tous les domaines de la vie publique, à nommer à tous les postes de responsabilité ses proches partisans, et à développer des rapports de type monarchique avec son entourage, le gouvernement et le parlement, n’est pas conforme à la constitution parlementaire dans sa lettre, mais présidentielle dans son esprit.

La nouvelle Constitution

Elle a entériné tous les pouvoirs que s’est approprié le président au cours de ses deux quinquennats, en contradiction de la constitution, et dans le silence si ce n’est l’approbation du Conseil Constitutionnel. La révision de la Constitution se traduit par l’octroi d’un pouvoir quasi absolu, inamovible, à vie au président. Elle fait de lui seul tout l’exécutif. Tout le pouvoir en osmose avec l’ultra libéralisme. Le présidentialisme, c’est l’édification du peuple avec celui qui le gouverne, le chemin assuré au renoncement des citoyens à exercer pleinement leurs droits.

La révision de la Constitution assure en droit une présidence à vie au président, qui ne veut pas de successeur de son vivant. Le parlement s’est enfoncé par ce vote dans un discrédit dont il aura du mal à se relever.

Lorsque l’histoire politique d’un homme est finie, quand son mandat légal se termine, il ne faut pas forcer le destin en ajoutant un nouveau chapitre : dix ans c’est assez, dix ans ça suffit.

« Changer de Constitution pour un seul homme, ne serait pas correct » a dit l’ancien président russe Wladimir Poutine.

Quel est le bilan des deux mandats du président ?

Une politique se juge à son efficacité, à ses résultats et non à ses intentions. Il faut démystifier le pouvoir, dénoncer les excès dont il est coutumier, analyser ses fautes et ses erreurs, ses causes et ses conséquences. Le peuple doit connaître l’état réel du pays. La crise économique et sociale se répète, se prolonge, s’en chaîne, s’amplifie et s’aggrave, la coupe est pleine, c’est le ras le bol, le pays bouge, se fracture, craque de partout, et la rue est le dernier recours lorsque toutes les possibilités de se faire entendre sont épuisées. L’Algérie est l’exemple d’une profonde injustice sociale : paupérisation de la population jusqu’à l’indigence, délitement du tissu social et familial, effondrement du système de santé.

La sécurité humaine concerne la pauvreté, la faiblesse du système d’éducation, et le manque de liberté. La politique néoconservatrice, ultralibérale du pouvoir ne peut qu’aboutir à une société duale, verticalement divisée, entre d’une part les nantis qui vivent bien, et d’autre part la majorité de la population, les chômeurs, les travailleurs, les retraités, les couches moyennes laminées, exaspérés par les conditions de vie qui leurs sont réservées, la régression brutale de leur niveau de vie. Il n’ya que deux formules de solidarité, le partage de la pauvreté, ou celui de la prospérité.

La corruption qui sévit à tous les niveaux et dans tous les domaines, est devenue un style de vie et de gouvernement. Tant que ce cancer ne sera pas vaincu, la santé morale du peuple est menacée.

La levée de l’état d’urgence en vigueur depuis plus de 16 ans, conditionne la libération du champ politique et médiatique, ainsi que l’exercice des libertés individuelles et collectives. La paix qui est le sens de notre réflexion et de notre action doit être traitée sous le seul angle qui n’a pas été abordé, celui de sa dimension politique et non sécuritaire. Ce n’est pas pour le moment la voie choisie mais elle mérite d’être explorée. La présence des Kamikazes pose un problème qui va bouleverser dans un proche avenir toute la stratégie sécuritaire du pouvoir. Le GSPC présent et actif sur le terrain, a la capacité de se renouveler du fait que des adolescents, des jeunes et des moins jeunes frappent aux portes des maquis.

L’occident, particulièrement l’Union Européenne, dit à nos dirigeants comme à ceux des pays du Sud ; dirigez vos pays comme il vous plait, en dictateurs, tirez sur la foule, torturez, emprisonnez, donnez vous à la corruption, truquez les élections comme il vous plait, interdisez ou restreignez les libertés syndicales, mais ouvrez vous largement aux investissements étrangers, et à la libre circulation des capitaux mais pas des hommes, et à la libre accumulation des profits.

Le président ne veut pas partir sur un échec, mais veut rester toute sa vie au pouvoir pour réaliser son programme quinquennal, Kaid Ahmed, ministre des finances et du plan après le coup d’Etat du 19 juin 1965 disait : le plan triennal sera réalisé, même dans 10 ans »

La souveraineté du dinar doit se traduire par l’arrêt de sa dégradation, le redressement de sa valeur, et par sa convertibilité. Le bon sens indique qu’une nation doit d’abord occuper réellement toutes les parties de son territoire, et cela signifie qu’elle doit les cultiver et les faire produire, car sa vraie richesse aussi bien que sa véritable santé, découle de ce qu’elle fait de sa terre et du rapport qu’elle a établi avec elle. L’autosuffisance alimentaire devient un objectif lointain, sinon hors d’atteinte.

La situation de l’Algérie à l’étranger s’affaiblit, et le premier objectif et de lui redonner sa place est son autorité, dans le monde.

Devant qui le président est responsable, et quelles sont les limites de son pouvoir ?

L’armée est aux commandes du pays, entend bien le rester, et n’a pas l’intention de renoncer à son statut de détentrice du pouvoir réel. Les coups d’Etat par les armes ou par les urnes, sont dans sa tradition. La philosophie du système politique en place, est que le président de la république choisi par les décideurs de l’armée, puis élu par un vote qui n’est qu’une simple formalité de confirmation, est placé durant son mandat sous leur haute surveillance, afin qu’il ne dévie pas de la mission qu’ils lui ont assignée, et qu’il ne lui reste plus selon la formule consacrée qu’à se soumettre ou se démettre.

Porté au pouvoir par les décideurs de l’armée, le président A.Bouteflika a fait des déclarations à géométrie variable, a dit dans la même forme une chose et son contraire. Il affirme son autonomie de décision par rapport au pouvoir réel, refuse d’être son otage et son exécutant. Y’a-t-il des divergences stratégiques au sommet de l’Etat ? Enfermer le pays dans un corset de fer, serait une erreur vite payée, par l’éclatement de l’armature elle-même.

Quelle peut être la crédibilité et la légitimité d’élections issues de la fraude ?
La fraude électorale bien intégrée dans les mœurs politiques du pays, est au rendez vous de toutes le sélections.

Les élections n’ont pas pour objet de choisir les dirigeants, car le choix se fait avant et ailleurs, mais seulement de tenter de les légitimer. L’Algérien ne peut avoir des droits la où il n’est pas élevé d’abord à la dignité de citoyen. Le plus grave n’est pas d’avoir des sujets, mais de les appeler citoyens. Aujourd’hui une nation de sujets est prête à devenir une nation de citoyens ; c’est la même pièce de théâtre politique qui est jouée à chaque élection, avec les mêmes acteurs, avec chaque fois un seul gagnant, le pouvoir. L’alternance est la seule protection possible contre les facilités et les tentations qu’entraine l’accoutumance au pouvoir. La dégradation politique et morale des institutions est due à son absence.

La maladie du président
C’est un domaine où le bluff psychologique et l’intoxication font partie de la règle de jeu. Les Algériens s’interrogent sur la maladie du président ? Pour certains d’entre eux il est très malade, inapte à assumer sa tâche, retenu pour un troisième mandat dans le seul but de préparer sa succession. A-t-il la capacité physique d’exercer pleinement sa fonction ? Quelles sont les raisons du secret, du mystère qui entoure sa maladie ? Et toujours ces bruits, ces doutes, et en guise de réplique des démentis. La confiance du président dans son énergie, sa vigueur, dans ses facultés intellectuelles, constitue une réaction naturelle, humaine. Pour ses fans, ses admirateurs, très nombreux qui n’attendent que son signal, pour le suppléer de se sacrifier pour un troisième mandat, il est vif, en très bonne forme, et se trouve dans une remarquable condition physique et intellectuelle. Le président peut dire comme l’ancien roi d’Espagne : « il n’y’a pas d’abus de pouvoir en ce pays, il n’y’a que des abus d’obéissance ». Fidel Castro a renoncé à exercer sa fonction parce qu’il est malade.

Où en est l’Algérie qui accélère sa descente au purgatoire ? Que deviendra-t-elle dans les quatre mois à venir ? Quelle solution de rechange politique, qu’elle alternative ? Le jeu politique est verrouillé. Le système politique centralisé qui est à sa fin, est négateur des libertés. Il faut un changement radical dans le style et la méthode de gestion du pays, pour mettre un terme à la dégradation politique et morale des institutions, corrodées depuis 10 ans pas les clans du pouvoir, qui ne sont qu’une forme de tribalisme, qui ne reconnait que les intérêts de ses membres. Après une décennie d’un pouvoir politique totalitaire qui ne cesse de se renforcer, la souveraineté nationale et la citoyenneté, la liberté et la justice, car il n’y’a pas de liberté sans justice, ni de justice sans liberté, la séparation et l’équilibre des pouvoirs, la volonté de doter la fonction présidentielle de sa signification démocratique sans en diminuer la prééminence, de rendre au gouvernement ses prérogatives, de restituer au parlement ses pouvoirs et sa dignité, et à la justice son indépendance, sont le programme commun de l’opposition.

Il faut prendre le temps de réfléchir pour avancer dans la bonne direction, du fait que la politique a créée de par sa nature et son rôle, de vives tentions et des divisions entre les différents courants politiques, sociaux et culturels. La pensée politique n’est pas encore soucieuse de rigueur et de cohérence, n’incarne pas encore l’esprit de synthèse et de concorde, pour que les bombes à retardement ne contribuent pas à fragiliser l’avenir. Les contradictions existent, il faut les aborder de front sans biaiser avec la réalité. Il faut rester à l’écoute des pulsions de la société.

L’opposition va devoir épouser les problèmes, car elle n’aura d’audience et d’autorité que si elle offre des solutions, que si elle surmonte ses divergences, que si elle demeure unie, parle le même langage, que si elle est déterminée dans son ensemble et dans chacune de ses composantes, à définir les objectifs à atteindre et les méthodes qui permettront d’y parvenir. Elle doit se garder de deux dangers qui la menacent, le sectarisme et l’exclusion.

Il faut exclure l’exclusion, et être intolérant avec l’intolérance.
La démarcation se fait entre les démocrates et les faux démocrates, les républicains et les faux républicains, les islamiques et les faux islamiques. Le prix à payer pour une société de liberté et de justice, pluraliste, est l’apport de chacune et de chacun à ce foisonnement d’idées, d’initiatives, de propositions, d’expressions divergentes et contradictoires, qui libéreront les énergies de millions d’hommes et de femmes que le pouvoir actuel condamne à l’impuissance. C’est ensemble qu’on peut faire basculer l’opinion publique, et ouvrir un espace de liberté dans les quatre mois à venir qui seront riches en événements, avec la volonté et la capacité d’agir en toute confiance et respect mutuel, afin que le peuple devienne le chef du futur. Il faut laisser dans un premier temps, les courants politiques, sociaux, culturels, les personnalités, les militants, s’exprimer, faire entendre leurs convictions et leurs idées. Il faudra ensuite coordonner toutes ces voix et écrits, en faire la synthèse, pour dégager les conditions du renouveau politique, et lancer un appel, pour rassembler les forces et les moyens du succès.

Un tel appel n’appartient pas à ses initiateurs, il appartient à ceux et à celles qui sur leurs lieux de travail, le reprennent à leur compte, et décident eux-mêmes de son utilisation, et de son adaptation. Celui qu’ils attendent et qui les attend pour agir ensemble, est peut être près d’eux. La transparence et la concertation dans l’élaboration de la prise de décision est une impulsion politique décisive.

Pour gagner il ne suffit pas de savoir se battre, il faut aussi et surtout se préparer d’abord, choisir ensuite soigneusement le lieu et le moment de l’action, de la confrontation politique. Quand il n’ya pas d’adhésion du peuple au pouvoir, il y’a résistance active mais aussi résistance passive, plus grave par le force d’inertie.

« Vous faites semblant de nous payer, nous faisons semblant de travailler »
Ont dit les travailleurs de Roumanie à Ceausescu.

L’analyse du mécanisme par lequel le pouvoir a été subtilisé au peuple, proclamé souverain par toutes les constitutions, a été faite un grand nombre de fois. La prochaine élection présidentielle posera un sérieux problème, car dans la mémoire collective des Algériens, le souvenir des fraudes électorales est encore vivace. L’élection est close quant à se résultats avant d’avoir commencée. Le scrutin comme d’habitude passera au mieux pour une formalité, au pire pour une farce électorale. Le chemin de la liberté n’est pas celui de la participation à des élections truquées, mais celui de l’abstention, du boycott, qui est une arme politique efficace.

Maître Ali Yahia Abdennour
Alger, le 22 novembre 2008

Ahmed Benbitour au journal El watan : « J’ai démissionné parce que j’ai vu l’Etat dériver et le pays avec »

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Le Parlement vient de voter les amendements apportés à la Constitution. Etes-vous de ceux qui pensent que la révision ne touche pas les équilibres fondamentaux des pouvoirs ?

En fait, le Parlement ne vient pas de voter, mais il vient d’entériner les amendements apportés à la Constitution. Et cela, lors d’une session dont le règlement intérieur n’autorisait ni les débats, ni le scrutin secret, ni même la possibilité d’utiliser le point d’ordre. Cette méthode de mise au service du Parlement a commencé avec le recours à l’ordonnance. Je voudrais rappeler que j’ai eu à faire démissionner mon gouvernement à la première tentative d’ordonnance. La population a apprécié et continue toujours de m’exprimer sa satisfaction pour cette prise de position. Malheureusement, la classe politique au pouvoir, et en dehors de celui-ci, n’a pas retenu la dimension politique d’une démission à la première tentative de légiférer par ordonnance. En effet, lorsque vous fonctionnez dans un système autoritariste, sans contre-pouvoir réel, vous devez vous imposer la discipline de respecter scrupuleusement les lois, règlements et procédures. Justement parce que, en l’absence de contre-pouvoir, personne ne vous empêchera de faire des erreurs. Dans un tel cas, la tentation de la facilité l’emportera sur la difficulté de la rigueur. C’est alors le droit chemin vers un Etat défaillant. Effectivement, la procédure de l’ordonnance a été utilisée dans des situations aussi ridicules que l’importation de la pomme de terre et dans des situations aussi graves que la révision de la Constitution. Cette révision touche incontestablement les équilibres fondamentaux du pouvoir, puisque les amendements se situent essentiellement dans le titre deuxième de l’organisation des pouvoirs. Ils touchent des points essentiels comme l’alternance au pouvoir et la distribution du pouvoir à l’intérieur de l’Exécutif. J’ai démissionné parce que j’ai vu à l’avance l’Etat dériver et le pays avec, lorsque les individus prennent les décisions aux lieu et place des institutions habilitées. L’absence de vision et la prébende au détriment des générations futures ont réalisé le reste.

Vous avez exclu votre participation à l’élection présidentielle d’avril 2009 et vous avez parlé récemment d’un changement pacifique du système. L’on se demande comment cela est-il possible alors que tout est verrouillé…

Justement parce que tout est verrouillé, vous n’avez aucune chance d’accéder au pouvoir pour réaliser le changement avec les instruments que ce pouvoir a mis en place. Ces instruments sont les partis politiques et les organisations de la société civile en leur état actuel, ce sont des élections organisées par le système, ainsi que toutes les institutions de l’Etat sans exception aucune. Donc lorsque j’appelle au changement de régime, je n’attends rien du pouvoir ni de ceux qui gravitent autour de lui. Je m’adresse à ceux qui n’ont d’autre avenir que celui qu’ils construiront dans leur pays, l’Algérie. Les Algériens et Algériennes auxquels je m’adresse vivent la décennie la plus difficile de leur vie. Ils font face à la gestion de la colère dans toutes ses manifestations (émeutes, grèves, déviations sociales, harraga…). Ils doivent affronter, en tant que pays très fortement dépendant de l’extérieur, une crise mondiale d’une ampleur jamais égalée depuis la Grande dépression. Beaucoup disent que la classe politique est trop divisée, que la jeunesse est trop désillusionnée pour être capables de se tenir ensemble et travailler vers un objectif commun. C’est la propagande du fatalisme, au grand bonheur des partisans du statu quo. Je dis non, les gens sont capables de se mettre ensemble pour sauver le pays. Ils ont besoin de dirigeants capables de parler calmement, d’écouter attentivement, de trouver des solutions et de tenir parole. C’est l’antigouvernance qui a créé cette force d’inertie démobilisatrice qui gangrène le pays et le condamne lentement mais sûrement à une régression, pur stigmate d’un Etat défaillant. Donc lorsque je parle de changement dans le calme et la sérénité, je travaille à l’élaboration de nouveaux instruments pour la réalisation de ce changement. Ces nouveaux instruments concernent essentiellement la vision, c’est-à-dire expliquer la situation actuelle du pays, la situation vers laquelle il va dériver sans le changement et la situation à laquelle il peut prétendre s’il y a un changement de régime. Ils concernent également la capacité de rupture avec le régime en place, c’est-à-dire expliquer que malgré la fermeture de tous les canaux de progrès, il est possible de mobiliser les gens en faveur du changement, de le mettre en œuvre et de construire un nouveau projet de société, un Etat protecteur et développeur, de même qu’une économie productive générant des flux de revenus durables au bénéfice de tous. Il faut bien considérer qu’il est impossible de réussir le changement en utilisant les instruments mis en place par le régime actuel ni en s’inscrivant dans son agenda et encore moins à espérer un changement de l’intérieur du système. Seulement, le moment n’est pas encore propice pour présenter, dans le détail, ces nouveaux instruments sur lesquels je travaille.

Maintes fois, vous avez critiqué la manière dont sont gérées les affaires du pays en général et en particulier l’économie. Quelle analyse faites-vous de la situation, à la lumière de la crise financière internationale et la récession économique qui en découle ?

La crise financière internationale est une crise d’ajustement et non une crise conjoncturelle. Elle est par conséquent profonde et il faudra beaucoup de temps pour la solutionner. Le temps de trouver les instruments adéquats à un nouvel environnement technologique. Le monde est passé de la dominance de la technologie industrielle vers celle des nouvelles technologies de l’informatique et des communications (NTIC). C’est la globalisation de la finance, du commerce et de la production. C’est la perméabilité des frontières, avec pour conséquence pour les nations soit la contagion, soit l’exclusion. C’est la transition de la société industrielle vers la société des services. Il y a, par conséquent, inadéquation des instruments de gestion actuels avec ce nouvel environnement. Comme le changement se fait à une vitesse jamais égalée auparavant, il y a de la difficulté à s’ajuster. La crise touche en premier lieu le système financier parce que celui-ci a réussi, avant tous les autres, à utiliser les nouveaux instruments qu’autorisent les NTIC, mais la vitesse de changement a dépassé la capacité de suivi des institutions de régulation, c’est alors la crise et l’incapacité d’y faire face avec les instruments actuels de régulation et la difficulté d’imaginer les nouveaux. L’ajustement prendra du temps à se réaliser, d’où la persistance de la crise. Bien sûr, cette crise financière se manifestera également dans le secteur réel par la récession. Elle aura des conséquences importantes dans notre pays. Mais j’insiste pour annoncer que la crise financière n’est que la première manifestation de toute une série de crises d’ajustement que connaîtront tous les autres secteurs de l’activité humaine, partout dans le monde. Notre pays et aucun autre pays ne pourront y échapper. D’où l’importance de la bonne gouvernance, de la promotion des compétences nationales, de l’avènement d’une nouvelle génération de dirigeants.

Le ministre des Finances vient d’annoncer qu’il sera procédé à la révision de la stratégie économique du pays, des signes en ont été déjà donnés en juin avec les directives du chef du gouvernement concernant la part de l’Etat dans les nouveaux projets d’investissement et la création de nouvelles entreprises publiques. Qu’en pensez-vous ?

Je pense que la situation est beaucoup plus préoccupante pour être traitée avec des mesures partielles ou des effets d’annonce. Cela fait tellement longtemps que l’on parle de réformes et de nouvelles stratégies pour que je puisse leur accorder une quelconque attention, face à la situation que je viens de présenter.

Depuis 10 ans, l’on ne cesse de parler de la nécessaire et impérative indépendance vis-à-avis des ressources pétrolières. Mais nos exportations hors hydrocarbures n’arrivent toujours pas à franchir le seuil d’un milliard de dollars. A quoi est dû, à votre avis, cette incapacité de relancer la machine de l’économie nationale ?

La dépendance des ressources pétrolières ne concerne pas seulement les exportations, mais elle concerne surtout le budget. Or, plus on parle de l’indépendance plus on s’enfonce dans la dépendance. La fiscalité pétrolière représentait 20% des recettes budgétaires en 1970, 45% en 1978, 39% en 1989, 49% en 1998 et 76% en 2007. Autrement dit, notre dépendance budgétaire des ressources pétrolières s’est très fortement aggravée durant la dernière décennie, passant de 49% des recettes totales en 1998 à 76% de celles-ci en 2007. C’est le chemin inverse à celui annoncé par le discours officiel. C’est une plus grande vulnérabilité et une plus grande volatilité de notre économie. L’incapacité de relancer la machine de l’économie est due, comme je l’ai déjà expliqué en 2001, à un incroyable règne de l’approximatif, de l’illisibilité et de l’illusion. L’optimisme inconscient, qui règne chez les dirigeants, les empêche d’anticiper les obstacles. C’est alors l’immobilisme. Il faut bien noter que lorsque vous parlez d’un milliard de dollars d’exportations hors hydrocarbures, il s’agit pour l’essentiel de l’exportation de minerais, donc des ressources du sous-sol non renouvelables aussi.

Quel est votre point de vue sur le remboursement de la dette extérieure par anticipation ?

Il faut dire que lorsque le rééchelonnement a été réalisé en 1994, il s’est fait sur une projection d’une balance de paiement viable à 18 dollars le baril et la dette devrait s’éteindre en 2011. Donc, lorsque vous avez plus de 100 milliards de dollars de réserves de change, le fait de payer par anticipation 11 milliards de dollars ne changera rien à l’image du pays à l’extérieur. Mais il faut bien comprendre q’un paiement par anticipation signifie une ponction sur les ressources du Trésor en dinar. Cela veut dire que cet argent aurait pu être utilisé pour construire des écoles, des hôpitaux et autres infrastructures.

Certains pensent aussi que le fait de placer les réserves de change à l’étranger pourrait faire perdre de l’argent à l’Algérie. Etes-vous de ceux-là ?

Le manque à gagner est aussi une perte par excès de prudence en plaçant ses réserves dans des endroits les plus sûrs, mais bien entendu avec les rendements les plus faibles. Le plus important cependant : nous n’avons aucun besoin de ces ressources importantes de réserves. 30 milliards de dollars auraient suffi largement pour stabiliser le taux de change.

Mauvaise gouvernance, diriez-vous alors ?

Ce qui nous menace sérieusement, aujourd’hui, ce serait le basculement dans une anarchie rythmée par les révoltes de gens assoiffés de vengeance, décidés à détruire, faute de perspectives solides de changement, tout ce qui représente une référence au régime prédateur responsable de leur misère.Il est temps de mettre un terme à ce que nous endurons depuis longtemps, il est temps que la violence cesse d’être le seul moyen de gouvernance que nous puissions adopter. Le peuple algérien veut que l’Algérie rejoigne le concert des nations développées et bien gouvernées. Alors mobilisons-nous, chacun là où il se trouve et avec ce qu’il peut, pour qu’ensemble nous partagions les rêves et les espoirs de nos compatriotes.

Par Said Rabia ( El Watan )

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L’élection présidentielle Algérienne de 2009 est un acte de piraterie

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Chers amis, chers lecteurs

Avant le viol de la constitution, rappelez vous j’étais pleinement pour un vote massif car même si je m’attendais à ce que Bouteflika brigue un troisième mandat, je ne pensais pas que le pouvoir actuel était si stupide, si sauvage, et si affolé, à un point de refuser tout débat sur la constitution au sein de l’assemblée nationale .

Vous savez désormais comment ce viol a été commis ? le point de départ était de corrompre les députés et les sénateurs en leur octroyant des salaires démérités de 300 000DA /mois, soit 30 fois le smic d’un Algérien qui galère, et en achetant les faveurs et les feux verts de tous ceux qui étaient susceptibles de manifester un brin de dignité pour défendre les lois fondamentaux du peuple Algérien .

Devant de tels actes, que pourrait-on conclure ? que l’Algérie est entre des mains très sales, que l’Algérie est entre des mains très criminelles, que l’Algérie est tout simplement en danger .

Plusieurs personnalités Algériennes connues et reconnues se retrouvent devant le fait accompli, c’est à dire devant des portes fermées à un quelconque changement auquel le peuple Algérien aspire .

Le général Benyelles qui dans son courrier aux médias criait non à la présidence à vie nous avertit en déclarant : « En fait, l’Algérie de M. Bouteflika a connu une régression accélérée, pour ne pas dire une dégénérescence. Cela tient, pour l’essentiel, à la qualité du chef et à ce qu’on appelle aujourd’hui la “gouvernance”. Or l’Algérie de M. Bouteflika se distingue précisément par la non-gouvernance. Le pays est abandonné à lui-même, dérivant sans cap et sans destination, frémissant aux seules pulsions du prince et à son bon vouloir. »

Pour l’ancien chef du gouvernement Sid Ahmed Ghozali, l’appréciation de l’état de l’Algérie est encore plus grave en déclarant « Le changement du régime est une question de vie ou de mort pour le pays » .

L’autre ancien chef du gouvernement Ahmed Benbitour dans une interview accordé à El watan revient sur sa démission et dévoile encore les dessous du pouvoir actuel en déclarant « J’ai démissionné parce que j’ai vu l’Etat dériver et le pays avec ».

Liamine Zeroual, ancien président qui avait instauré la limitation des mandats présidentiels à deux se sent trahi et déclare par l’intermédiaire de son ancien collaborateur Ali Mebroukine au quotidien d’Oran «  Liamine Zeroual ne se présentera pas à l’élection présidentielle de 2009 à n’importe quelle condition. Il n’acceptera pas la Constitution révisée du 12 novembre 2008 qui consacre la présidence à vie car il est un partisan résolu de la limitation des mandats et un farouche avocat de l’alternance au pouvoir. Et comme il n’acceptera non plus d’être un trois quarts président, il insistera pour exercer l’intégralité des fonctions de président de la République. »

Et quant à Ali Yahia Abdenour, président de la ligue Algérienne des droits de l’homme, son avis représentatif de la société civile est poignant « la corruption qui sévit à tous les niveaux et dans tous les domaines, est devenue un style de vie et de gouvernement. Tant que ce cancer ne sera pas vaincu, la santé morale du peuple est menacée. La levée de l’état d’urgence en vigueur depuis plus de 16 ans, conditionne la libération du champ politique et médiatique, ainsi que l’exercice des libertés individuelles et collectives. »

Voici donc chers amis et lecteurs, 5 avis de 5 personnalités qui nous expliquent que le système est verrouillé, et que cette élection n’est qu’une formalité pour l’appareil qui a décidé de prendre en otage la démocratie du peuple Algérien .

La situation actuelle de l’Algérie peut être résumé à un acte de piraterie . Nous sommes en face de dirigeants que la majorité des Algériens rejetteraient si les élections étaient libres, mais en fait ils ne veulent entendre que leur médiocrité, et leurs intérêts personnels .

Ils se considèrent comme les tuteurs d’un peuple, ils se croient propriétaire des âmes des Algériens, et ils se permettent en toute impunité de violer tout ce qui pourrait toucher de près ou de loin à la souveraineté du peuple .

Chers amis, chers lecteurs, chers compatriotes

Comme avant l’indépendance Algérienne, quand les patriotes Algériens ont fait appel au peuple, je vous dirai exactement la même chose que l’heure est grave, et qu’il n’est pas acceptable que cette bande de voyous, d’incultes, d’incompétents, de médiocres, de vendus, de pilleurs, puissent gérer notre destin.

Nous sommes dans la résistance, pour l’honneur de notre peuple et sa dignité, jusqu’à que ces pirates soient chassés .

Soyons tous solidaires, soyons tous conscients, soyons tous unis pour que la devise de « l’Algérie d’abord » règne jusqu’à l’éternité .

Ils peuvent s’assoire sur les urnes de la fraude et des trucages . Nous ne cautionnerons jamais cette piraterie, et c’est pour cela qu’il ne faut pas voter jusqu’au rétablissement de la vraie constitution Algérienne .

Ils croient nous faire honte, et ce sont eux qui seront la honte et ils ne triompheront jamais, parce que la conscience de l’Algérie est vivante, elle est là et elle ne les laissera pas faire .

La médiocrité ne vaincra jamais l’intelligence !

Mort aux traîtres de la nation, mort aux pilleurs et aux vendus de la nation, mort aux pirates de l’Algérie, et Gloire à nos martyrs !

Enorme détournement de 32 milliards de dinars au sein de la république Algérienne de la connivence et de la complaisance !

La Banque nationale d’Algérie a été victime d’un vaste détournement de près de 3200 milliards de centimes.

mardi 25 novembre 2008.

Une agence de la Banque nationale d'Algérie. L’affaire de la dilapidation de près de 3 200 milliards de centimes au niveau d’agences de la Banque nationale d’Algérie (BNA) ne semble pas avoir tout révélé. Entendu par la brigade économique et financière (BEF) de la sûreté de la wilaya d’Alger, lors de l’enquête préliminaire, Mustapha M., ancien employé dans une des sociétés appartenant à Abderrahmane Riyad Achour, principal accusé dans cette affaire, a fait part de l’investissement par l’un des accusés d’une partie de l’argent dilapidé dans plusieurs biens immobiliers constitués par l’achat d’un grand garage dans une wilaya limitrophe d’Alger et d’un local commercial dans l’un des arrondissements urbains de la capitale. Ce même accusé a investi en outre une partie de cet argent dans l’achat de deux villas à l’est d’Alger, selon Mustapha M., de même qu’il a acheté quatre voitures, ajoute-t-il. Cette même personne a reconnu avoir encaissé une somme de près de deux milliards de centimes, en bons de caisse, au bénéfice de l’accusé.

Plusieurs autres biens immobiliers sont cités par l’enquête, achetés par d’autres accusés dans cette même affaire. L’accusé ne serait pas le seul à avoir investi une partie de la somme dilapidée dans l’achat de biens immobiliers. Une vingtaine de personnes sont accusées dans cette affaire, dont des employés de cette banque. Les enquêteurs de la BEF citent trois procédés utilisés dans l’investissement de la somme dilapidée. Ils évoquent « des manœuvres ayant pour but de dissimuler la provenance de l’argent », et citent l’« introduction de l’argent dilapidé dans le circuit financier et l’achat de biens immobiliers pour donner un caractère légal » aux acquisitions et les faire passer pour des opérations d’« investissement dans des projets économiques avec la création de sociétés ». Le subterfuge utilisé par Abderrahmane Riyad Achour dans la dilapidation de cet argent, et selon le dossier judiciaire, reposait sur un jeu de mouvements de sommes d’argent de nombre de ses sociétés vers d’autres, sans disposer de ces sommes dans les comptes de ces sociétés. C’est pour ne pas avoir dénoncé ces pratiques que certains fonctionnaires de la Banque nationale d’Algérie comptent parmi les accusés, est-il mentionné dans ce dossier. D’autres sources font état de l’achat, par Abderrahmane Riyad Achour, de sociétés, au Maroc, avec une partie de la somme d’argent dilapidée, sans annoncer si l’Etat algérien compte récupérer ces biens auprès de ce pays, comme le prévoit la convention internationale sur la lutte contre le blanchiment d’argent ratifiée par l’Algérie, rappelle-t-on. Ce pays a même promulgué une loi luttant contre ce délit.

Sources :  le Jeune Indépendant

Sonelgaz / Algérie : à qui profitent les commandes de services ?

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Comme je l’ai évoqué dans mes précédents écrits, j’ai travaillé en Algérie au sein d’une société occidentale au début des années 90, et donc j’étais régulièrement en contact avec des cadres de Sonatrach, et j’ai visité plusieurs installations, et assisté à plusieurs opérations conduites et dirigées par des équipes de Sontarach, et je peux donc confirmer que même si le management d’une manière plus générale reste le point faible de toute les activités économiques Algériennes, les compétences techniques dans le domaine du pétrole sont bel et bien existantes en Algérie, et sont d’un niveau fortement appréciable .

Quand j’ai lu l’annonce du contrat de 1 milliard de dollars que Sonelgaz a consenti à General Electric, j’avoue que j’ai été très fortement étonné, et à la seconde même ma mémoire m’a fait voyager dans les temps passés, et j’ai pensé donc à la base de maintenance qui se trouve exactement à Laghouat ( au sein de la région transport ouest : RTO ) et à son service de mécanique qui assure avec expertise reconnue la maintenance de tout le parc des turbines à gaz des 5 lignes de gaz et de pétrole .

Je me souviens donc comme aujourd’hui de cette opération de démontage d’une turbine à gaz de marque GE dans une station de compression de gaz, pièce par pièce, et la maîtrise totale et complète de changement de pièces défectueuses comme par exemple les ailettes de la couronne de la turbine, et son remontage avec tous les tests de mise en fonctionnement .

Et la question qui m’est venue donc en lisant que Sonelgaz offre 1 milliard de dollars pour que GE entretienne ses turbines est, pourquoi des équipes Algériennes qui ont réussies à maintenir le parc de turbines à gaz de Sonatrach n’ont pas été associées pour, se développer, s’étoffer en effectifs et en équipements, pour s’occuper aussi des centrales électriques de Sonelgaz .

Qu’est ce qu’une centrale électrique ?

ce ne sont rien que des turbines à gaz qui entraînent des alternateurs pour produire de l’électricité .

Certes les dernières turbines à Gaz de GE sont de nouveaux models à technologie de classe F, c’est à dire à haut rendement thermique ( plus de 50% ) et qui permettent donc de réduire la consommation d’énergie d’une part et les coûts liés à la production d’électricité d’autre part. Gaz de France a aussi choisi GE Energy et sa technologie 9FB – turbine à gaz de dernière génération à haut rendement énergétique (plus de 58%) – pour la réalisation de la nouvelle centrale à cycle combiné de Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique).

Cette nouvelle technologie F n’est en aucun cas un motif pour écarter des équipes Algériennes qui ont déjà acquises les bases essentielles de la maintenance de toutes sortes de Turbines et de toutes marques . Il suffit juste d’envoyer quelques techniciens chevronnés en Formation Chez GE pour acquérir les spécificités de cette technologie F et son impact sur la maintenance, et une fois ces techniciens chevronnés formés, ils pourront à leur tour former leurs équipes .

Les mêmes remarques sont aussi valables pour Alstom qui a bénéficié d’un contrat de services de maintenance de 300 millions de dollars .

Bien qu’on parle de contrats de Sonelgaz, il est évident que les décisions émanent du Ministère de l’énergie, et donc de Chakib Khalil .

Je suis stupéfait par cette facilité du ministre Algérien de l’énergie à donner des contrats de tels montants dans un domaine aussi sensible comme les services qui auraient du servir au développement des services en Algérie .

Le milliard de dollar qui fait tellement peur par sa valeur à beaucoup de pays en voie de développement est devenu une somme banale pour des dirigeants Algériens qui ont manifestement fait le choix de la dépense au détriment de la réflexion et du développement local .

GE Energy a fourni près de 70% des turbines à gaz en service en Algérie, fabrique ses turbines dans le site de GE Energy à Belfort, siège européen, et les alternateurs seront fabriqués sur le site de Schenectady (Etat de New York, USA). Quant aux services, il est fort probable qu’ils soient confiés au partenaire du consortium de GE Energy, L’Espagnol Iberdrola Ingeniería y Construcción (Iberinco).

Pour assurer les services de maintenance des centrales électriques de Sonelgaz, un minimum de réflexion aurait permis peut être de dessiner plusieurs possibilités Algériennes comme par exemple transformer la base de Sonatrach de Laghouat en société de services autonome, ou créer dans une nouvelle société de services une association entre la base de Laghouat et G.E, mais le ministre de l’énergie en a décidé autrement, dépenser les millions et les milliard de dollars dans tout ce qui ne pourrait être bénéfique au développement de l’économie Algérienne .

Hélas une fois de plus, et ce ne sera pas peut être pas la dernière fois, je continue de m’interroger : à qui profitent ces contrats de services de 1.3 milliards de dollars ???

La Phrase du mois

« On fait le serment, la main sur le Coran, de respecter la Constitution et on fait autre chose. »

Président Chadli Bendjedid ( extrait d’ une interview accordée à El Watan le 29/11/2008 )

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Rebrab s’apprête à ouvrir la première université privée en Algérie, selon echourok

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Le président directeur général du groupe Cevital, M. Issad Rebrab compte ouvrir prochainement une université privée qui enseignera un nombre de spécialités.

  • Cette université s’appuiera sur l’expérience de professeurs locaux, et sur celle des algériens expatriés dans les universités  étrangères.
  • Le chargé de communication au niveau du groupe, M. Kamel Sidi Saïd a  assuré que le groupe est prêt à appliquer coûte que coûte le cahier des charges mis en place par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et oeuvrera à ouvrir une université qui sera du même niveau des entreprises que le groupe a réussi à créer.
  • Le même responsable ajoute par ailleurs que le groupe possède les moyens  matériels  qui lui permettent d’appliquer le cahier des charges, notamment en ce qui concerne l’encadrement qui doit être d’un très haut niveau.
  • D’autre part, le conseil supérieur des professeurs de l’enseignement supérieur s’apprête pour sa part à débattre de la question des universités privées avec le ministre M. Rachid Harraouibia lors d’une réunion qui se tiendra mercredi au siège du ministère. Le coordinateur du conseil M. Abdel Malek Rahmani  assure qu’une décision d’une telle importance ne peut être prise sans l’avis des professeurs.
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Rebrab, la perle rare qui vaut plus que le pétrole Algérien

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( Quelle belle photo ,Rebrab et le drapeau Algérien à sa gauche )

En lisant les nouvelles d’Echorouk on line, je suis tombé sur un article qui annonce que Rebrab envisage de lancer la première université privée, et je me suis dit au fond de moi même, voici donc quelqu’un qui ne cesse de m’impressionner par son intelligence et par ses annonces d’investissements économiques qui sont une réelle réponse au développement économique de l’Algérie .

Alors évidemment il ne s’agit pas de lancer le débat sur l’enseignement privé ou publique, mais surtout de comprendre comment Rebrab tisse doucement mais sûrement une stratégie de développement très bien réfléchie digne de développer un pays en entier , et à travers laquelle on pourrait lire un diagnostic de développement dont Rebrab ne dit pas un mot, et pourtant chaque annonce de projet cache une réponse à une insuffisance, à une défaillance, ou à une sous exploitation d’un domaine ou d’une activité .

Tout d’abord, pour élaborer une stratégie de développement économique de son groupe, et indirectement de l’économie privée Algérienne, Rebrab a constitué un staff de collaborateurs hautement compétents, composé d’Algériens et d’Algériens expatriés qu’il est allé chercher à l’étranger ( en Europe et au Canada ), mais aussi d’Européens experts dans divers domaines .

Comme dit l’adage populaire « qui veut aller loin ménage sa monture » et Rebrab est le premier entrepreneur Algérien à avoir compris que nulle ambition sans de réelles compétences de réflexion et de management, et c’est le premier point de diagnostic du mal de l’Algérie .

Son parcours industriel a débuté en 1971, par la prise de 20% du capital d’une entreprise de construction métallique, Sotecom, puis crée d’autres entreprises dans le secteur de la métallurgie et de la sidérurgie (Profilor en 1975, Metal Sider en 1988…). Ses installations étant touchées par des attentats en 1995, il s’oriente vers l’agro-alimentaire en 1998 avec Cevital.

Et durant ces dix dernières années, Rebrab étudie les besoins de l’économie Algérienne et répond intelligemment par des projets au tac o tac, une raffinerie de sucre, une usine de verre plat, des unités de construction de préfabriqués, un réseau de grande distribution, une banque mixte avec la caisse d’épargne et plein d’autres réalisations et de projets dont le plus spectaculaire est sans aucun doute « CAP 2015 » .

Rebrab est aussi une personnalité battante, combative, et ses ambitions sont lucides et bien mesurées comme il l’a déclaré l’année dernière au cours d’une conférence de presse  « Personnellement, on m’a bloqué 5 usines dans des caisses pendant 5 ans. Je me suis battu et je suis arrivé à obtenir gain de cause. Nous avons un pays hostile au niveau des investissements….. » puis rajoute t-il « mon ambition est de faire passer mon groupe de 7e entreprise en Algérie, après Sonatrach, Naftal, Naftec, Sonelgaz, Algérie Télécom et Oracom Télécom Algérie, à la deuxième place après Sonatrach, dans quelques années. » et quant à ceux qui doutent de ses contributions dans l’économie Algérienne, il répond à la même presse par une transparence qui fait pâlir ses concurrents « Sur les richesses créées par Cevital, 54% ont été versés au budget de l’Etat en fiscalité. 45% ont été réinvestis et 1% distribué aux actionnaires » .

Invité par Taïeb Hafsi, professeur aux HEC Montréal, titulaire de la chaire de management stratégique international Walter-J.-Somers.  Rebrab a expliqué le projet pour lequel il déploie toute son énergie ces derniers temps, est sans conteste le mégaprojet Cap-2015. Il s’agit d’un mégacomplexe logistique, industriel et énergétique avec un port à Cap Djinet, dans la wilaya de Boumerdès, et une ville nouvelle pouvant absorber 250 000 habitants. Le tout créerait 100 000 emplois directs et un million de postes de travail indirects. Le coût de cet investissement, selon Issad Rebrab, sera de 20 milliards de dollars. « Notre groupe compte actuellement 5500 employés et nous allons atteindre les 25 000 en 2010 », a-t-il expliqué aux présents.

« Aujourd’hui, notre problème n’est pas d’ordre financier ou d’idées. Nous avons plusieurs projets et nous cherchons même s’il y a des compatriotes qui veulent investir. Nous sommes prêts à leur remettre des projets pour lesquels, s’ils sont bien menés, ils n’ont absolument aucune crainte de réussir », dira Rebrab. « Notre plus grand souci aujourd’hui est la ressource humaine. Particulièrement dans le management, la direction commerciale et le marketing. Nos universités et nos anciennes écoles n’en ont pas formés suffisamment », a affirmé le PDG .

L’université privée que Rebrab souhaite lancer en Algérie est ce maillon essentiel qui consiste à produire de l’élite Algérienne en Algérie et pour l’économie Algérienne, et pour cela il compte sur des valeurs sûres qui font le bonheur de l’occident, c’est à dire l’élite de la diaspora Algérienne .

Ce n’est pas aussi un hasard si ces derniers temps, l’Etat déclare réfléchir à la réalisation d’un port à eaux profondes au centre est ou centre ouest, relié à une gigantesque zone industrielle .

N’importe quel expert en gestion industrielle pourrait affirmer qu’en Algérie il y a un manque cruel de réflexion et de volonté politique pour développer l’économie Algérienne, alors modestement, et très humblement, je conseille au gouvernement Algérien qu’à défaut d’une réflexion, de suivre et de marcher sur les traces de Rebrab, et de méditer à chaque projet qu’il propose à l’économie Algérienne .

Rebrab avance et fait avancer l’économie Algérienne, Rebrab crée et fait employer des Algériens, Rebrab bouge et sillone le monde et valorise l’économie Algérienne .

Rebrab est selon moi, le genre de grands patrons qu’on peut comparer aux pères des économies Japonaise ou sud Coréenne qui, à travers 3 ou 4 groupes, ont su tirer toute l’économie nationale de leurs pays .

L’Algérie a une perle rare en la personne de Rebrab , et si demain on a juste deux autres Rebrab et des politiques qui les soutiennent, l’Algérie pourrait alors aspirer à devenir une économie émergeante .

En résumé, Rebrab a tout compris comment développer son groupe et l’économie Algérienne .

Rebrab est tout simplement une chance pour le développement économique de l’Algérie !

Somemi, le sous-traitant Algérien d’Air Bus

( Extrait du journal Economique Le Maghreb )

Le développement de la sous-traitance en Algérie pourrait soutenir le marché de l’emploi et l’économie nationale. Tous les ingrédients existent pour développer la sous-traitance en Algérie qui demeure un secteur vierge. L’exploitation de cette activité sera rentable pour l’économie, notamment  en termes de création d’emplois et de source de financement, d’autant plus que l’Algérie ne peut pas aller vers une industrialisation sans pour autant axer sur la sous-traitance. Le cas de l’entreprise algérienne Somemi, spécialisée dans la sous-traitance de pièces mécaniques, est révélateur. Rares sont ceux qui savent, en effet,  que Airbus A- 380 est équipé par des gicleurs qui sont fabriqués  par cette entreprise, à  Taher dans la wilaya de Jijel. Depuis sa signature, en 2001, d’un protocole de partenariat technique et commercial avec la société Cousso SA, un sous-traitant et consultant très connu dans l’aéronautique basé à Toulouse, en France, pas moins de 300 gicleurs ont été fabriqués dans  cette usine pour le compte de ce partenaire.  C’est d’ailleurs, grâce à l’homologation de ce sous-traitant, que l’entreprise reçoit aujourd’hui par son biais, les commandes d’autres prestigieux avionneurs, tout en soulignant la compétence des ingénieurs tous algériens, grâce à qui l’entreprise est arrivée à renforcer les capacités nationales en matière de sous-traitance et à approvisionner en pièces d’une extrême précision les géants de l’aéronautique mondiale. Le Directeur général, M. Adel Bensaci, tire une certaine fierté de son entreprise, notamment par le déplacement effectué en 2007 par le vice-président de European Aeronautic Defence and Space Compagny (EADS), M. Jean-Marc de Raffin Dourny, pour visiter les installations de Taher, à Jijel, et dans une lettre d’encouragement adressée par ce dernier, confirmant que ” les Algériens sont capables, tout simplement, de grandes prouesses! “.  Installée sur un terrain de 10 000 m2, Somemi, créée en 1990,  est à proximité du port de Djendjen, d’une importante gare de tri ferroviaire et de l’aéroport. Sur 5000 m2 couverts, la société abrite un parc machine exceptionnel de 40 machines, dont 25 à commande numérique CNC, ce pour la prise en charge de problèmes en matière de sous-traitance dans divers domaines avec un maximum de précisions. Employant 75 employés, l’entreprise cible un effectif de 120 prochainement et comprend un Bureau des  méthodes composé de cinq ingénieurs.  Le contrôle s’effectue en laboratoire de métrologie interne.  La réalisation de pièces de série de première monte destinées au montage de véhicules industriels, aéronautique , de pièces de rechange pour d’autres industries , d’ outillages de coupe et de tôlerie, ainsi que la réalisation de moules pour l’industrie plastique et l’industrie du verre sont ses activités principales. Somemi est en passe de devenir en Algérie le premier producteur national privé d’implants médicaux de qualité répondant aux normes CE avec une société française. Elle s’est engagée, depuis le 1er trimestre 2005, dans un vaste plan de mise à niveau et de certification dans le cadre du programme national d’assistance et d’aide aux PME. De nombreux partenaires publics, à l’image de  Sonatrach, SNVI, SNTA, Enicab, Sonelgaz, Enajuc, Céramique de l’Est et privés tels Cevital, Danone, Laiterie  Soummam, Michelin,  traitent avec cette entreprise. Au niveau international, Somemi, est en phase de rapprochement avec la société Transmet, filiale de holding Aubert et Duval (Groupe Eramet), leader mondial des aciers rapides et aciers à outil. Somemi, est le représentant national de Heidenhan en Algérie, spécialisé dans les appareils de mesure linéaire et angulaire, de visualisation de côtes.
Adnane Cherih ( Maghreb )

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Algérie : Lutter contre la médiocrité et la fatalité par la volonté

Quand on évoque les innombrables anomalies qui touchent le fonctionnement de l’état Algérien, le simple citoyen Algérien se voit de suite comme une souris au pied d’une Montagne . Que faire pour que les choses aillent mieux ? pour le militant, et celui qui suit la gestion désastreuse des affaires Algériennes, la réponse est simple, il faut changer le système, sauf que les corrompus et médiocres dirigeants Algériens semblent avoir la ferme intention de rester au sommet de l’état bon grès ou malgré la volonté du peuple .


Pour le militant donc, la révolte est inévitable, sauf que personne n’a oublié que les Algériens ont suffisamment consentis de sacrifices ces dernières années . Des sacrifices qui, malheureusement n’ont pas donnés les résultats escomptés, c’est à dire un avenir meilleur .

Les nombreuses réactions recueillies dans mon blog hoggar-infos ont montré surtout que les Algériens sont fatigués, et voire déprimés de cette situation qui en fait d’eux un peuple sans guide et sans avenir claire . Je comprends ces sentiments, et je suis plutôt de ceux qui disent assez de sang coulé en Algérie .


Je pense que les Algériens doivent se lancer seuls, comme des gens responsables et conscients que l’immobilisme actuel est mortel, dans un grand chantier culturel et civique, et qui consiste pour le citoyen à bannir de son quotidien toutes les tentations et les appels à la décadence de la société Algérienne .

la décadence de la société Algérienne se trouve d’abord dans cette corruption généralisée, qui semble volontaire, et pourrait réconforter la conscience des dirigeants corrompus afin qu’ils ne se sentent pas seuls dans la destruction du pays .


L’état Algérien a montré clairement qu’il ne souhaite pas lutter contre la corruption, même pas de façon hypocrite comme l’a fait M6 lors d’un discours à l’occasion de son anniversaire. L’état Algérien fait encore mieux, il se tait et laisse faire, levant ainsi toute ambiguïté quant à cette volonté de non lutte contre la corruption .


Mais n’oublions pas chers amis que la corruption est d’abord et toujours destinée aux populations qui sont consommatrices de relations, de passe droit, de détournements des règles et lois, jusqu’à un point que ces dernières fassent de ces ignobles actes une montagne de fierté d’avoir réussis à obtenir des faveurs ou des privilèges .


J’étais effrayé d’entendre, presque 100% des gens que j’ai rencontré en Algérie lors de mes vacances d’été et à qui j’avais exposé mon projet de création d’une succursale en Algérie, me vanter leurs relations pour écourter les procédures d’installation . J’avais le sentiment que chaque Algérien avait un cousin colonel, un beau père wali, une sœur directrice dans un Ministère, un cousin associé d’un général, un voisin qui travaille à la présidence…etc…etc

bref tout le monde est lié et inter lié dans le grand bain de la corruption .
Donc si on veut lutter contre cette consommation de la corruption, il me paraît nécessaire que le citoyen se ressaisisse et pourquoi pas, faire son mea culpa le plutôt possible.

Ne comptons surtout pas sur les étrangers pour dénoncer quoi que ce soit en Algérie, parce qu’ils sont les premiers à entretenir le système, et je sais de quoi je parle à travers les nombreux cas de passes droit dont j’avais pris connaissance en Algérie .

Il ya une dizaine d’années je me souviens comme aujourd’hui ce panneau planté dans un vague terrain à Oran annonçant un centre commercial, et quelques années après j’ai découvert à la place du panneau une belle villa d’un particulier au lieu du centre commercial annoncé .

Et ces gens là qui défient l’intérêt publique et détournent le foncier en leur faveur, ils sont fier de relater de quoi ils sont capables dans cette société de la corruption, et ils le disent comme une sorte d’exploit . La corruption en Algérie rend en effet toute aberration possible .


Le citoyen Algérien doit donc revoir sa culture qui est devenue son premier ennemi . Le citoyen Algérien doit apprendre à mesurer ses actes et bien distinguer le mal du bien, pas seulement pour lui, mais pour la société entière .


Le citoyen Algérien devrait-il choisir entre sa survie et la survie de son pays, entre son enrichissement ou l’enrichissement de son pays ???


Son sort et ses actes dessineront inéluctablement le destin de son pays, mais est t-il réellement conscient ??


Le citoyen Algérien doit apprendre à dénoncer les petits actes de corruptions qui commencent souvent au niveau des petites administrations, comme l’état civil ou les daïras .


Le citoyen Algérien doit surtout comprendre, qu’en dénonçant tous les actes de corruptions, il permet indirectement à lui même et à ses proches une certaine égalité des chances au sein de la société.


El Watan a révélé à travers un sondage que, 40% des recrutements en Algérie se font par relation, ou par ce qu’on appelle vulgairement en Algérie, le piston . Je pense que c’est plutôt les ¾ des recrutements qui se font de cette façon honteuse et permettent donc à des citoyens de rejoindre un système qui leur fait tant défaut .


En plus de la corruption, et du favoritisme, la médiocrité est alarmante et s’illustre dans le travail mal fait, le manque d’entretien dans toutes les installations, et le laisser-aller . Plus personne ne semble être choqué devant les absurdités décisionnelles de l’état . le Citoyen semble se résigner à accepter la médiocrité, il en a été tellement habitué.


Sur 300 Stations d’épuration , seulement 36 sont opérationnelles, et l’état dans sa logique rentière et corrompue ( achat est devenu synonyme de commissions occultes ), préfère commander de nouvelles stations en sacrifiant celles qui, doucement mais sûrement, rejoignent le cimetière des installation économiques pour gonfler encore et encore la très longue liste des gâchis économiques.

Dans un sondage commandé par le journal liberté, 50% d’Algériens seraient tentés par l’émigration clandestine . Voici donc ce que la corruption et la médiocrité ont fait de tout un peuple .


L’écrivain Romain Rolland a eu raison d’affirmer que « la fatalité est l’excuse des âmes sans volonté . »


J’espère que le citoyen Algérien puisse méditer surtout à cette citation de William Shakespeare : « Le pouvoir de tout modifier souverainement est dans notre volonté »


Assez de ces médiocrités et de ces fatalités , ayons la volonté de changer souverainement !!!


Citoyen Algérien, oui le changement est entre vos mains !!! le saviez vous ???

Lettre du commissaire principal Benmahammed

Cette lettre est parvenue à mon blog par le frère du commissaire Benmahammed. Je tiens à préciser que je n’ai aucun avis à émettre sur cette affaire pour la simple raison que j’ignore complètement les faits . J’ai accepté de la publier dans le but d’attirer l’attention des autorités Algériennes sur ce cas qui semble victime de complot, et j’espère que sa publication contribue à faire entendre la voix et les arguments de son auteur .  Voici donc son contenu :

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BENMAHAMMED MED SAMIR
Commissaire Principal de Police
Matricule 749

Annaba, le 21/05/2006
A
Monsieur le Directeur Général
De la Sûreté Nationale

OBJET : A/S Suspension de traitement du chef SWRG
de ANNABA.

J’ai l’honneur de vous rendre compte des péripéties de l’affaire du CPP Benmahammed Med Samir Chef S.W.R.G de Annaba. (parcours professionnel )
1991-1995 : Enseignant E.S.P
1995-1996 : Chef Section Judiciaire S.D Berrahal Annaba
1996-1998 : Chef B.E.FSW Annaba
1998-2002 : Chef S.W.PJ Annaba
2002-2005 : Chef S.D El Bouni
2005-2006 : Chef S.W.R.G Annaba
Monsieur le Directeur Général je vous informe que j’étais victime d’une machination pour la simple raison que j’ai fait mon travail avec Ame et conscience, et ce, depuis surtout mon installation au S.W.R.G de Annaba.
Les dossiers que j’ai traité pendant cette année s’articule sur :
- Dossier D.L.E.P de Annaba (pôle universitaire)
- Dossier Holding Est Annaba
- Dossier P. APC Annaba & Berrahal
- Dossier Club Rotary International
- Dossier Fausse déclaration concernant les attestations des étudiants tunisiens
- Fausse déclaration de la Franchise Fiscale…
Monsieur le Directeur mes cadres et éléments et pendant cette année ont porté un plus considérable au S.W.R.G et surtout après l’autonomie des S.W.R.G sauf que certain n’ont pas accepté cette autonomie et voulait créer des problèmes dont j’étais moi-même victime.
J’ai envoyé beaucoup de dossier à Monsieur le D.R.G et je l’ai informé des dépassements des responsables de la Sûreté de Wilaya et le résultat c’était de proposer ma suspension parce que le Chef de Sûreté de Wilaya de Annaba ainsi que le commissaire Chef Service Régional Recherche opérationnel était et sont ses amis depuis Oum El Bouaghi et Constantine et on m’a choisi pour faire le sal boulot à leur accomplissement de notre tâche et à chaque fois te Chef S.W de
Annaba déclare que ce n’est pas son service qui a fait ces rapports mais c’est le Chef S.W.R.G.
Les dépassements enregistrés :
l/ Convocation des citoyens sans aucune raison et en utilisant des moyens et des chemins détournés objet de mon rapport N°11 concernant le trafic d’influence et atteinte à ma personne par l’Adjoint Chef S.W ainsi que le Chef S.W et le Chef S.R-R.O de Annaba.
2/ Enquête sur ma personne avec mes amis et proches sans aucune autorisation avec un trafic d’influence très haut après avoir refusé l’intervention de ces cadres concernant les dossiers de :’I/URBAN – la D-LJEJP Annaba.
3/ Utilisation de faux rapport établi par le Chef S.W de Annaba et envoyé a Monsieur le Procureur de la République concernant l’utilisation d’un véhicule de marque étrangère par on élément «les renseignements généraux, sauf que plusieurs policiers stationnent devant la porte principale et ne sont jamais inquiétés… objet de mon rapport N0 17/SWRG/Sect du 29/04/2006.
4/ Rapport concernant les faux taxieurs de Annaba qui étaient des policiers, le service à informé la D.R.G sauf que la S-W n’est arrivé a aucun résultat et le S.W.R.G de Annaba a vécu plusieurs problèmes concernant le secret professionnel qui a créé un climat de tension avec les policiers et le S.W.R.G de Annaba, les résultats étaient négatifs mais mon service a pris des photos de véhicules de policier taxi stationnant devant le siège de la S.W (photo en ma possession) complicité flagrante de Monsieur le Chef S.W concernant le résultat de l’enquête .
5/ Rapport concernant un habitué de la S.W trafiquant de drogue et recherché envoyé le 30/04/2006 sous le N° 18/SWRd/Sect, ce dernier entre et sort comme il le veut sans être inquiété et qui fait l’objet d’une contrainte par corps, ce dernier entre par la porte principale.
6/ Le dernier rapport envoyé à Monsieur le D-BLO avant ma suspension était celui de l’Escorte de Fonds au profit d’un opérateur économique proche du Chef S-W de Annaba par le biais da BCOP Draia Messaoud du SWSP en utilisant un véhicule NISSAN de la circulation photos prise avec téléphone portable et envoyé le 10/05/2006 à Monsieur le DSLG.

Conclusion :
Une enquête ouverte par I.R.P.E de Constantine concernant un opérateur économique que moi j’ai payé parce que te Chef S-W de Annaba à fauté en envoyant un véhicule de police pour auditionnes une personne à tord sachant que le PV d’un entrepreneur a été envoyé à Monsieur le D.R.G qui a préféré sas sanctionné mieux que de montrer que le Chef S.W de Annaba à commis une faute grave et ils ont essayés de mille à ma réputation avec les journalistes, des enquête sur mon propre compte étaient diligentées ( propagande illustrée de la part du dit responsable). Ils ont préfère me traduire par n’importe qu’elle moyen devant la Commission à tord parce que tout simplement j’ai fait mon boulot.
Monsieur le Directeur Général, il y a un grand dépassement au niveau de la Sûreté de Wilaya, le Chef de Sûreté de Wilaya se permet d’intervenir an niveau des D.O.U de Annaba pour le transport, universitaire des bus de ces cadres commissaires, ainsi qu’au niveau des Douanes port de Annaba pour des simples commerçants de tissus moyennant des commissions…
Monsieur le Directeur j’était victime d’un conflit entre les divisionnaires de la Sûreté de Wilaya à savoir: le D.R.G + le Chef S.W de Annaba conte Rahal toufik et L’I.R.P.E parce que le Chef S.W de Annaba à infamie le D.R.G que j’étais voir L’I.R.P.E de Constantine pour des raisons professionnelles ce qui n’a pas plot à Monsieur le D.R.G qui a appris la nouvelle le jeudi même et qui m’a suspendu aussitôt avant que l’inspection ouvre le dossier de l’opérateur économique. Tout a été calculé par ses responsables pour discréditer la commission qui va démontrer la complicité de Monsieur le Chef S.W de Annaba en se comportant d’une manière indigne d’un responsable de la Sûreté de Wilaya.
Monsieur le Directeur Général de la Sûreté Nationale, j’étais victime de mon travail devant va Directeur des R.G et un Chef S.W de Annaba et le Chef S..R.R.O DE Annaba qui ont voulu me salir puisque leurs intérêts et que je fais ce que eux ils varient que je fasse.
Je compte sar votre intégrité Monsieur le Directeur et je suis sûr que vous prendriez mon recours avec beaucoup d’attention et de perspicacité.
Veuillez agréer. Monsieur le Directeur, l’expression de mon profond respect,

Le Commissaire Principal de Police,
Benmahammed Med samir
PJ:
-7 Dossier envoyés à la D.R.G (sous cachet secret)

Energie : La demande nationale en gaz va doubler durant la prochaine décennie selon une étude de la CREG

Bonjour chers amis et chers lecteurs,

Rappelez vous que lors d’un article que j’ai publié dans TSA, j’ai dénoncé ces projets de 3 usines d’ammoniac qui sont fortement consommatrices de gaz naturel et qui risquent de mettre en danger les futurs contrats d’exportation de gaz Algérien, et voici donc à ma grande surprise la CREG qui vient de me donner raison en prédisant une estimation de 69 milliards de m3 à l’horizon 2017 . Autrement dit même si la production du gaz est amené à augmenter à 85 milliards de m3 de gaz, l’ Algérie sera tout simplement dans l’impossibilité de garantir ses contrats d’exportation si elle autorise ces 3 projets d’ammoniac . Je pense qu’il est temps d’annuler les deux usines avec orascom et les omanis, et garder seulement le projet avec les Espagnols qui est largement suffisant pour exporter et répondre à la demande du marché local .

(APS) :La demande locale de l’Algérie en gaz naturel pour la prochaine décennie oscillera entre 49,6 milliards de m3 et 67,1 milliards de m3, contre une consommation de 25,6 milliards de m3 en 2007, selon une étude de la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (CREG).
Ainsi, la demande globale du marché national du gaz naturel atteindra, à l’horizon 2017, les 49,6 MILLIARDS de m3 selon une faible estimation, les 55,2 milliards de m3 à moyenne estimation et de les 67,1 m3 à forte estimation, indique l’étude du CREG.


Cette progression est due à l”‘impact du portefeuille des gros projets en cours de développement et reste conditionnée par leurs concrétisations”, estime cette étude basée sur des scénarios à faible, moyenne et forte estimations.
Par ailleurs, la demande escomptée pour l’année en cours est, selon une moyenne estimation, de 27,4 m3 soit une augmentation de 7,4% par rapport à l’année précédente.


En 2007, la consommation nationale du gaz était de 25,6 milliards de m3 soit une hausse de 4,3% en comparaison avec 2006.
S’agissant de la consommation nationale d’électricité, les conclusions de l’étude font ressortir la nécessité, à compter de 2013, de réaliser annuellement une capacité additionnelle de production d’électricité afin de faire face à “la demande et au déclassement des groupes de production en fin de vie”.
Il  est ainsi recommandé par la CREG de produire annuellement, à compter de 2013, un minimum de 800 MW pour le scénario moyen et de 1200 MW pour le fort.
En tenant compte, d’autre part, de la capacité de production d’électricité en cours de réalisation pour la période 2009-2012 estimée à 5600 MW, le programme indicatif estime que la capacité totale à réaliser entre 2009 et 2017 est en moyenne de 9800 MW soit une capacité additionnelle atteignant les 4200 MW.
Alors qu’à forte estimation, la production nationale d’électricité devrait atteindre les 11.800 MW pour la période allant de 2013 à 2017, soit une capacité additionnelle de 6200 MW.

Pour ce qui est du programme indicatif de l’année 2009, la CREG compte lancer les travaux de son élaboration, conformément au texte sur les “outils et méthodologies d’élaboration du programme d’approvisionnement en gaz du marché national”, dés la fin de l’année en cours.
Ceci afin de prendre en charge l’ensemble des recommandations et remarques
recueillies lors du processus de consultation et d’approbation de ce programme et de respecter le délai de sa transmission à l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT), fixé à la fin du mois de juin de chaque année.
La CREG associera, dans le cadre de cette élaboration et en application du principe de concertation, les opérateurs et agences de régulation concernés.
Par ailleurs, la CREG avait entamé au début de l’année, l’actualisation du programme indicatif des besoins en moyens de production d’électricité paru en 2006. Elle s’était attelée, dans un premier temps, à la collecte d’informations auprès des opérateurs.
L’objectif principal d’un programme indicatif est de “déterminer de la manière la plus précise la demande de gaz du marché national, globalement et par zone géographique et de permettre l’évaluation des capacités de transit nécessaire sur les dix prochaines années”.
Le programme évalue aussi les besoins des utilisations des centrales électriques, de la distribution publique, et de la clientèle industrielle.

APS

Bonne fête de Laid Al Adha 2008

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Chers amis, chers lecteurs

En ce jour de sacrifice qui remonte à  notre prophète Abraham, je vous souhaite à toutes et à tous une très bonne fête et que dieu accepte et bénit nos actes .

Aid  Mabrouk à tous les Algériens et à tous les Musulmans du Monde !

Nicolas Sarkozy transformé en belle patineuse par la presse Allemande

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Un peu d’humour… en cette période de fête !

Ma Chronique dans TSA. Mes dix propositions pour redresser l’économie algérienne

Le protectionnisme désigne la politique et les pratiques d’un Etat qui intervient dans l’économie afin de défendre ses intérêts et ceux de ses entreprises face à la concurrence étrangère et pour maintenir ou développer ses propres forces de production. Le protectionnisme peut se mettre en place sur un ou plusieurs secteurs de l’économie.

Pour ceux qui tirent leur beurre en Algérie de l’importation, le protectionnisme est un danger puisque par définition il s’oppose au libre marché. Dans la presse algérienne, je lis régulièrement certains économistes algériens ou patrons, rescapés de l’économie administrée, ne jurer que par le libre échange et ses miracles, à un point comme dit l’adage populaire qu’ils sont devenus plus royalistes que le roi.

Je voudrais rappeler à ces nouveaux libéraux convertis que le pays le plus libéral du monde, les USA, a été le premier en 1960, à imposer, au sein du GATT, le prédécesseur de l’OMC actuel, la politique des quotas contre le coton japonais qui, à l’époque, avait fortement gêné l’industrie du textile américain. La politique des quotas est en effet une mesure protectionniste. Les Etats Unis d’Amérique n’a pas cessé depuis de longues années de protéger leur économie à coup de lois diverses et variées en interdisant par exemple dans les marchés publics les produits qui ne sont pas fabriqués aux Etats-Unis, ou en subventionnant certains produits américains pour atténuer la pénétration des produits étrangers.

Je peux citer à titre d’exemple quelques lois :

- Amendement Berry (textiles, denrées alimentaires et vêtements non américains)

- Amendement Byrnes-Tollefson (bateaux non américains)

- Buy American – transports en commun (subventions de la Federal Transit Administration)

- Buy American – construction routière (subventions de la Federal Highway Administration)…etc

Evidemment, les USA ne sont pas l’unique pays à adopter des mesures protectionnistes. Je peux citer également les pays européens à l’instar de l’Allemagne, avec « la loi Volkswagen » qui protège le constructeur automobile contre d’éventuels prédateurs, et qui est toujours en vigueur malgré les sommations de Bruxelles.

La vraie réalité économique est que 100% des pays dits libéraux favorisent tantôt le libre-échange lorsqu’ils disposent d’un avantage sur certains secteurs et tantôt le protectionnisme dans les secteurs encore en développement ou considérés comme stratégiques.

L’Economie algérienne

L’Algérie ce n’est pas l’Europe et encore moins l’Amérique, et la typologie de son économie se résume essentiellement aujourd’hui dans la production pétrolière qui assure l’essentiel des revenus du pays à 97% et une faible diversification de son économie. L’importation sauvage (due à diverses causes : manque de réglementation et de régulation, corruption….) est le principal danger de cette économie balayée de tous ses acquis industriels des ans 70/80 mal gérés.

On peut relever que l’industrie hors hydrocarbure qui était au coude à coude avec les hydrocarbures à 17.5% du PIB en 1986, ne représente aujourd’hui que 5%.

Alors que la France a protégé Alstom contre tout rachat hostile au nom de la protection des entreprises stratégiques, l’Algérie a cédé 70% d’El Hadjar à Arcelor mittal. Elle a dissout 60 entreprises EPE, 383 entreprises locales EPL, sur un total de 815 entreprises (rien qu’entre 1995-2000), soit 100 000 licenciements secs, évidemment sous les conseils et les contraintes du FMI, premier VRP des industries occidentales libérales et protégées. Après une telle destruction massive, qu’on ne s’étonne pas que l’Algérie importe 40 milliards de dollars par an d’équipements et de marchandises officiels ou informels, utiles ou détournés par les barons de l’import (le business des containers).

Comment redresser l’économie Algérienne ?

Je suggère 10 mesures:

1. Décréter un plan de lutte national contre la corruption, s’activer à faire tomber quelques grands barons de la fraude pour choquer et dissuader les corrompus, promulguer des lois sévères anti-corruption – et surtout applicables à tous-, et réformer les marchés publics, avec plus de transparence et de contrôle.
2. Créer un système de Bonus/Malus dans le domaine des investissements étrangers qui récompensent fiscalement ceux qui investissent dans la durée et sanctionne et dissuade les spéculateurs.
3. Ralentir, retarder, et différer les accords de libre-échange inter-états, en attendant de mieux renforcer l’économie algérienne, sa diversité, et sa compétitivité.
4. Recenser les secteurs stratégiques comme les mines, l’énergie, la sidérurgie….. et corriger la participation de l’Etat dans les partenariats avec les étrangers dans une fourchette entre 60 et 80%. Résilier ou corriger toutes les associations dont les financements ont été obtenus à plus de 70% par les banques publiques, notamment dans le cas de Sonatrach avec Orascom et les orientaux, où dans le cas de l’entreprise publique en minorité
5. Imposer des systèmes de quotas d’importations des produits industriels ou manufacturiers tels que les véhicules, l’électroménager, le textile…. et pousser les marques étrangères à produire en local en contre partie du libre marché local et des avantages fiscaux.
6. Mener une réflexion autour d’un schéma directeur d’industrialisation des régions algériennes selon leurs spécificités, et déduire des plans d’industrialisation par région qui doivent déboucher sur des appels d’offres à projets mixtes entre entreprises algériennes privées et publiques et des étrangers, avec possibilité de financements partiels des projets par une banque d’investissement industriel dédiée.
7. Faire des appels à projets destinés exclusivement aux chercheurs algériens – notamment de l’étranger-, après avoir défini une liste de sujets de développement de l’industrie algérienne, et en les aidant financièrement à réaliser leurs laboratoires en Algérie et en les regroupant dans une zone technologique (comme sidi Abdallah)
8. Créer une Ecole de gestion industrielle pour former les universitaires algériens à la gestion intégrée, et toutes ses fonctions (Marketing, approvisionnement et gestion des stocks, gestion et planification des productions, gestion commerciale….). investir aussi sur une dizaine de succursales de grandes écoles européennes en Algérie, comme l’ENSAM (école nationale des arts et métiers), Ponts et chaussées, Polytechnique, HEC….etc.
9. définir et créer des zones économiques intégrées, les disposer en cluster, et investir sur des pôles logistiques et portuaires.
10. Créer un Ministère ou un secrétariat d’état rattaché au Premier ministre et qui s’occupe de la planification et la gestion des projets, et dont la fonction consiste comme une moulinette à décortiquer chaque projet quelle que soit sa nature (bâtiment, industrie…) en besoins de matériaux, de machines, et de ressources humaines, et évaluer les besoins de ces projets afin de lancer des plans de formation de ressources manquantes, ou créer de nouvelles usines pour rendre ces projets réalisables par des produits algériens . Un bon projet peut donner naissance à d’autres projets qui servent à sa réalisation.

Ma Chronique dans TSA. Qui veut contrôler les compétences algériennes?

Ce qui vient de se passer à Alger lors du colloque intitulé « «Transfert du savoir-faire, modernisation et développement économique» organisé par l’ACA (Association des compétences algériennes) en collaboration avec la FOREM (Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche), est tout simplement scandaleux.

Le chef de cabinet du ministre de la Solidarité, accompagné de son protocole, a exigé que le professeur Khiati, président de la FOREM et vice-président de l’ACA, soit évincé de la tribune officielle. C’est en quelque sorte l’invité qui chasse son hôte. Cette brutalité aurait mérité amplement une sanction ferme contre ce fonctionnaire zélé, s’il existait un minimum de justice et de soucis de mieux faire en Algérie. Évidemment personne n’est dupe, et la majorité des participants ont bel et bien compris que c’était un acte orchestré par des décideurs plus hauts.

Pourquoi le professeur Khiati a-t-il été victime de cet écart violent et agressif ?

D’abord il faut savoir que Dr Khiati est un Professeur en pédiatrie qui a contribué à la création de l’ACA dont il est le vice président, et sa fondation a rempli un vide laissé par un Etat mal géré, en devenant un socle logistique et organisationnel de l’ACA en Algérie.
Alors est-ce que l’Etat, en voulant écarter Dr Khiati, cherche tout simplement à s’impliquer pour encadrer et contrôler l’ACA ?

Je pense que oui, mais ce n’est pas la seule raison à mon avis. Le reste de la réponse se trouve probablement dans la personnalité du Dr Khiati, connu comme quelqu’un qui ne décrit pas les choses dans la langue de bois, quelqu’un de consciencieux, de moderniste, et qui s’est fortement impliqué pour sauver les enfants du drame de Bentalha.

La fondation Forem a d’ailleurs été créée au lendemain de ces évènements, après un appel lancé à toutes les compétences médicales algériennes à travers le monde, à venir aider le pays pour soulager les maux de ces enfants de Bentalha qui s’étaient retrouvés blessées, malades, traumatisés, abandonnés, sans famille, après qu’ils aient assistés aux plus graves massacres de l’histoire de l’Algérie indépendante.

Il est aussi l’auteur du livre « Algérie : l’enfance blessée. Les enfants de Bentalha racontent », aux éditions Barzakh, Alger 2002. Dr Khiati est aussi celui qui a dénoncé le système éducatif algérien en déclarant à la presse qu’au «cours des cinq dernières années, près de 2,2 millions d’enfants âgés de 13 à 18 ans ont eu non seulement la malchance d’être éjectés de l’école mais n’ont pu bénéficier d’aucune formation professionnelle», c’est encore lui qui a médiatisé l’affaire des reins volés aux enfants Kidnappés et tués, puis vendus au Maroc.

Et enfin, une dernière raison qui aurait peut-être gêné le ministre Djamel Ould Abbes, médecin et ancien directeur de la santé de Tlemcen, est de voir dans Dr Khiati un rivale potentiel.

Quelle que soit la raison ou les raisons qui ont généré cet « incident », comme cela a été qualifié par le quotidien d’Oran, ce qui vient de se passer à Alger n’honore pas le gouvernement algérien, et ne sert ni la recherche, ni les compétences algériennes. Pr Khiati ne méritait pas cette humiliation, je souhaite lui offrir dans cette chronique un hommage sincère, et lui transmettre mon soutien et mes respects pour toute l’énergie qu’il a déployé pour sauver les enfants algériens, et promouvoir le développement de l’Algérie.

Les adieux à Bush par la chaussure, il ne mérite pas mieux !

Le Bilan du Président terroriste Bush : 8 ANS de pillages, de désastres et de génocides

La Théorie de la peur au service d’une dictature moderne

Renault porte un coup à l’Economie Marocaine et à Tanger Med

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Chers amis et lecteurs,

Le monde de l’automobile traverse une crise des plus graves, et beaucoup de constructeurs Américains et Européens seront obligés dans le futur non seulement de proposer des plans de licenciements, mais de fermer carrément certaines de leurs usines .

Il ya quelques semaines, j’ai évoqué les difficultés de Renault, et j’ai prédit qu’il sera impossible pour Renault de maintenir ses prévisions de production, et par conséquent Renault ne pourrait se permettre de produire dans une nouvelle usine au Maroc alors qu’elle ferme certaines de ses usines en France .

Renault semble dans un premier temps dédramatiser les choses, et annonce donc de différer l’ouverture de l’usine du Maroc , quant à moi, je pense que cette usine risque de ne jamais voir le jour, surtout que les chinois sont entrains de s’installer en Algérie avec 3 usines et ce qui va freiner substantiellement la vente des véhicules européennes en Algérie et même dans toute l’Afrique .

Je pense que Renault a pris une décision économique imprégné d’une certaine influence politique, et en toute objectivité, je pense que son choix du Maroc me parait tout simplement un très mauvais choix .

Je vous laisse lire donc l’article en question publié par les Afriques.

Sources : les Afriques et Usine nouvelle
Selon l’hebdomadaire l’Usine Nouvelle, le constructeur français prévoit de retarder le lancement de son usine low-cost de Tanger au Maroc. La cible de 200 000 voitures en 2010 ne sera pas tenue.

Renault va retarder son projet d’usine qu’il doit installer sur le port de Tanger au Maroc. Ce site, qui devait produire 200 000 véhicules par an dès 2010 (400 000 à terme), ne verra pas le jour à la date prévue.

« Le planning fixé au départ était extrêmement ambitieux », nous confie une source interne. Compte-tenu de la crise aigüe qui frappe le secteur automobile, la marque au losange a préféré repousser ce projet (600 millions d’euros) plutôt que de se trouver dans une situation délicate. « Toutes nos décisions sont aujourd’hui prises en fonction des entrées et sorties de cash », nous a confié un haut-responsable de l’alliance. Tanger, qui doit produire des véhicules d’entrée de gamme pour Renault et Nissan, en fait en partie les frais.

Projet réduit en Inde

Si le projet marocain n’est pas remis en cause dans son ensemble, ce retard va impacter les équipementiers qui avaient choisi de suivre Renault-Nissan dans l’aventure. Il pose aussi question sur la manière dont Renault gère ses investissements dans les pays émergents. En octobre, Renault avait annoncé réduire sérieusement la voilure en Inde suite à la mévente de sa berline Logan. Son usine de Chennai, qui devait produire 400 000 véhicules par an, ne comportera finalement qu’une seule ligne au lieu des deux programmées initialement. Résultat : sa capacité sera amputée de 200 000 unités.

“Cybercriminalité et enfance en Algérie”, nouvel ouvrage de Mostéfa Khiati

chers amis et lecteurs,

Comme vous avez pu le constater, Pr Khiati vous a laissé un message de remerciement dans ma chronique ” qui veut contrôler les compétences Algériennes ? “, et je viens d’apprendre à l’instant par l’APS, qu’il vient de sortir un second ouvrage sur la cybercriminalité qui touche l’enfance en Algérie . En voici donc une preuve supplémentaire de cet homme qui se bat pour l’enfance Algérienne, et franchement je n’arrive toujours pas à comprendre la stupidité de l’acte de ce fonctionnaire qui au lieu d’encourager toutes ces bonnes volontés, il a préféré répondre à l’intelligence par le mépris . Je demande à ce que cette infecte personne soit sanctionnée de la façon la plus méprisable que le juste bon sens puisse réserver à ce genre de créatures tordues!

[Aps 16/12/08] ALGER-
Le nouvel ouvrage “Cybercriminalité et enfance en Algérie”, écrit par le Pr. Mostéfa Khiati, met en exergue l’urgence de la mise en oeuvre de textes législatifs assurant un encadrement éthique à l’usage de l’Internet en constante progression dans le pays. Edité par l’Observatoire des droits de l’enfant (ODE), ce livre, qui met en avant plusieurs études et enquêtes réalisées par la presse et les institutions nationales et internationales sur la cybercriminalité en relation avec l’enfant, s’est penché longuement sur la nécessité de protéger cette frange de la société contre les dangers véhiculés par l’Internet. “Statistiquement, il existe une chance sur trois d’être confronté à des images choquantes sur le Net. Les enfants peuvent ainsi être victimes d’images pornographiques, d’images violentes ou exposés à des réseaux terroristes”, relève-t-on dans la partie de l’ouvrage traitant de la pédocriminalité.
Dans ce nouveau type de délit, qu’est la cybercriminalité ou crime informatique, “aucune violence physique ou matérielle n’est exercée au moment de l’exécution du délit. C’est un acte intentionnel qui cible des victimes le plus souvent inconnues, lesquelles subissent des préjudices plus ou moins graves, matériels, moraux, professionnels”, lit-on.

“Ces actes prennent chez l’enfant une tournure particulièrement grave car ils s’adressent à des mineurs et s’inscrivent dans un registre de fausses informations visant la subordination de ces enfants aux fins de les manipuler, d’atteinte aux bonnes moeurs, avec l’intention préméditée de les faire basculer dans l’enfer de la traite et d’abuser d’eux”.

L’ouvrage de 128 pages présente, dans ce sens, quatre enquêtes sur le phénomène de la cybercriminalité lié aux enfants en Algérie réalisées par l’ODE et la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (FOREM). Il s’agit d’enquêtes ayant ciblé des cybercafés ainsi que des écoles primaires, collèges et lycées et dont les résultats démontrent que les familles algériennes “accordent une très grande confiance aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) en général et à l’Internet en particulier”.

“Ceci se traduit par une plus grande permissivité laissée aux enfants sans protection pour accéder seuls à Internet, soit au domicile familial même, soit chez un ami de leur enfant, soit dans un cybercafé”, selon ces enquêtes.

L’auteur fait remarquer, par ailleurs, que l’accès de l’enfant aux TIC est un droit souligné par la Convention internationale des droits de l’enfant, néanmoins, ajoute-t-il, il est du “devoir des Etats et des sociétés d’informer et de sensibiliser les enfants afin de les protéger contre les mauvais traitements et l’exploitation”.

Dans sa partie traitant de la lutte contre la cybercriminalité dans le monde et en Algérie, plusieurs conventions internationales pour faire face à ce phénomène et différentes règles édictées par les pays développées pour protéger leurs concitoyens et leurs enfants sont mis en exergue.

En Algérie, relève l’ouvrage, la cybercriminalité est considérée, globalement, comme un nouveau fléau contre lequel des mécanismes de lutte sont “progressivement” mis en place et qu’à l’heure actuelle “il n’existe pas de texte de loi protégeant les enfants contre les cybercriminels”.

L’ouvrage du Pr. Khiati, président de la FOREM, consacre, en outre, un chapitre donnant des conseils aux parents afin de protéger leurs enfants en leur proposant divers logiciels de contrôle parental à installer dans les PC connectés à Internet.

[Aps 16/12/08]

Nouveau jeu sur le net : vous aussi, vous pouvez lancer la chaussure sur bush !

Notre ami Khalfa revient de sa tournée quotidienne au souk du net avec ce lien sur le nouveau jeu de la Chaussure .

http://www.sockandawe.com/

Défoulez vous sur bush , en espérant qu’un jour il finira derrière les barreaux pour ses innombrables crimes humanitaires .

Ma chronique dans TSA .La déflation est le pire cauchemar qui guette l’économie mondiale : quel impact sur l’Algérie ?

Après la guerre d’Irak, le terrorisme et les changements climatiques, le monde entier est tourné vers l’Amérique. La presse économique mondiale suit heure par heure les derniers développements qui touchent les sphères de la finance et de l’économie américaines. Comme à l’accoutumée, ce qui fait peur est toujours surmédiatisé et les vocabulaires financier et économique n’ont jamais été autant à la portée de tout le monde, comme c’est le cas aujourd’hui. Des termes techniques et des noms d’institutions qui étaient autres fois réservés qu’aux professionnels de l’économie et de la finance, sont désormais vulgarisés et connus par tous, parce que la peur du lendemain est un sentiment naturel qui pousse chacun de nous, selon sa capacité d’analyse, à essayer de s’informer pour mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons.

Qui ne connaît pas aujourd’hui la Réserve fédérale (FED Federal reserve), la banque centrale américaine ? Et qui n’a pas entendu à la TV tous ces termes comme «croissance économique », « inflation », «taux directeur de la banque centrale »….mais est-ce que vous avez déjà entendu parler de la déflation ? Un terme moins connu mais que nous risquerions tous d’entendre plus souvent dans les jours à venir.

C’est quoi la déflation ?

La déflation s’illustre par une baisse généralisée des prix pendant une période prolongée, due à une hausse de l’offre par rapport à la demande (c’est un peu ce qui se passe en ce moment dans le pétrole à un degré plus important). Et paradoxalement, elle ne générera pas de hausse de pouvoir d’achat pour la simple raison que ses conséquences sur la production et l’emploi font que le consommateur qui sera privé de son emploi sera inquiet de son avenir et changera son comportement en modérant  sa consommation malgré cette baisse des prix.

Vous pouvez consulter dans le site 20mn.fr ( http://www.20minutes.fr/media/10728 ) une illustration très pédagogique du cycle de la déflation à travers 10 étapes :

  1. Baisse généralisée des prix
  2. Arrêt des dépenses
  3. Baisse de l’activité
  4. Nouvelle baisse des prix
  5. Baisse de la demande
  6. Nouvelle baisse des prix
  7. Insolvabilité en hausse
  8. redressement du crédit
  9. augmentation de l’épargne
  10. nouveau cycle de déflation

Pourquoi la déflation menace l’Amérique et l’économie mondiale ?

Comme au japon dans les années 1990, l’Amérique et toute l’économie mondiale qui en dépend, est au stade des bulles qui se dégonflent (notamment dans l’immobilier), et comme le rappelle  Jean-Marc Vittori,  éditorialiste aux Echos, “c’est l’apurement des dettes qui fait baisser les prix. Les acteurs trop endettés liquident des actifs à bas prix. Le crédit se raréfie et l’argent manque dans les trésoreries, comme on le voit dans nombre de PME. Pour rentrer de l’argent, les entreprises cassent les prix”. Or c’est bel et bien cet apurement des dettes qui est inquiétant. La FED a révisé ses taux directeurs entre 0 et 0.25. Jamais elle n’a baissé ses taux aussi bas, et ce qui est encore plus inquiétant est que c’est la dernière cartouche de la FED. Taux zéro (bien que c’est un taux technique) veut dire que l’argent est quasiment gratuit.

Et la question qui reste posée est : est-ce que cet argent gratuite va profiter pour faire des prêts aux consommateurs, ou les banques vont les utiliser surtout pour reconstruire leurs capitaux ? Et la seconde question, est-ce que le consommateur qui vient de perdre son emploi aura t-il le moral de s’endetter pour consommer ?

Avec ce taux si bas,  la FED ne prête pas seulement et gracieusement de l’argent  aux banques américaines, mais achète en plus à tout va les actifs (même le plus pourris) : T bonds, commercial papers…C’est un pari qui n’est pas sans risque, et jamais dans l’histoire de l’Amérique, l’économie n’a été aussi prêt de la déflation comme aujourd’hui.

Après avoir misé sur les taux à court terme, la FED en baissant son taux à zéro veut s’attaquer aux taux à long terme, mais le risque est de noyer l’économie dans l’argent (dans les liquidités qui manquaient lors de l’explosion de la bulle), en passant de 900 milliards de dollars à 2200 milliards de dollars depuis cet été. Le grand obstacle est que l’avenir est hypothéqué, la confiance chute et la peur s’installe.

Tous les indicateurs économiques sont en baisse, voire alarmants. On ne cesse d’annoncer des dépôts de bilans et des licenciements massifs. Hélas, doucement mais sûrement, les conditions d’une déflation sont entrains de se former. Si la déflation s’installe en Amérique , cela veut dire la fin de la mondialisation, le monde entier sera touché, et on ira forcément vers un nouvel ordre économique mondial qui exigera un G200 , et non pas un G20, parce qu’il ne sera  plus permis que les grandes économies mettent en danger le monde entier .

Quant à l’impact de la déflation Américaine sur l’Algérie, il se résume d’abord dans la valeur de ses bons de trésors qui subiront de grandes pertes, par les baisses du dollar et de la demande sur ces mêmes bons. 43 milliards de dollars dans des bons de trésors Américains ne font pas de l’Algérie un détenteur majeur (puisque la Japon et la chine détiennent à eux deux presque 1200 milliards de dollars), mais ne sont pas sans conséquence financière pour l’Algérie, et c’est pour cela il serait suicidaire pour notre pays de garder ces bons à la veille d’une tempête  dont personne ne connaît à l’avance ce que seront les conséquences.

Je pense qu’en absence de visibilité  l’Algérie doit jouer la carte de la prudence, doit vendre ses bons, et se retirer le plutôt possible. Comme dit l’adage populaire, « un homme averti en vaut deux !!! »

4000 citoyens Marocains menacent de se réfugier en Algérie, selon le journal Marocain Essabah

Sources : Elkhabar Algérie et Essabah Maroc

Les autorités Marocaines ont arrêté un groupe de Marocains revenant de l’Algérie. Ces derniers ont été suspectés d’avoir des rapports avec l’organisation d’Al Qaïda au Maghreb Islamique.

Le journal Marocain « Es Sabah » a indiqué que, dans la région de Berkane à Casablanca, les Renseignements Généraux Marocains ont arrêté, à Casablanca au Maroc, un groupe de Marocains revenant d’Algérie et d’Irak.
Ce journal a indiqué que les services des Renseignements Marocains ont réagit dans ce sens, suite à un rapport qui a été publié par l’Agence des Renseignements Américaine, concernant le retour d’un groupe de Marocains à leur pays, après avoir été entraînés par des groupes terroristes en Algérie et en Irak.
Le même journal a indiqué que les autorités Marocaines craignent que des attentats soient perpétrés par des cellules terroristes, sur le sol Marocain, à l’occasion de la célébration de la nouvelle année.
Par ailleurs, ce même journal a rapporté que 4.000 citoyens habitent au Douar Ait Yahia, dans la région d’El Rachidia, près de la région de Maghnia sur les frontières de l’Algérie avec le Maroc, ont menacé de se réfugier sur le sol algérien. Ces habitants ont organisé une grande marche, ajoute ce journal, et accordé un ultimatum aux responsables marocains pour répondre à leurs revendications sociales, avant de se réfugier dans les villages algériens près des frontières avec le Maroc.

La diplomatie Algérienne acquiert un château à Pregny-Chambésy en Suisse

La sécurité des Genevois sacrifiée à la diplomatie?
Suisse-Algérie | Les Affaires étrangères ont validé la vente controversée d’un château de Chambésy à l’Algérie. Le Département de justice et police aurait voulu négocier avec un accord de rapatriement à la clef.

Article de la Tribune de Genève

© Pascal Frautschi | Château à Pregny-Chambésy. L’Algérie a acquis la propriété pour sa mission auprès de l’ONU. La transaction aurait pu servir à résoudre les problèmes de refoulement liés à l’accord de réadmission de 2006. Mais la vente a été validée sans condition.

MARC GUÉNIAT avec ROMAIN CLIVAZ | 22.12.2008 | 00:00

Ce ne sont que quelques lignes dans la Feuille d’Avis Officielle du 4 novembre. La République algérienne démocratique et populaire acquiert, pour 30 millions de francs, une propriété à Pregny-Chambésy. Cela afin d’établir le nouveau quartier général de sa mission permanente auprès de l’ONU.

Derrière ces quelques lignes, il y a bien plus. A vrai dire, tout un ballet diplomatique s’y dissimule. Une source policière, étayée par un haut fonctionnaire du Département fédéral de justice et police (DFJP), en tire une équation: «On a troqué la sécurité des Genevois contre des intérêts économiques.»

Les jours-amende encore

Alors, comment et pourquoi cette simple vente est-elle liée au quotidien des Genevois? Ces derniers mois, la Tribune s’est largement fait l’écho des problèmes causés par des délinquants multirécidivistes algériens. Elle révèle aujourd’hui que 109 d’entre eux sont légalement expulsables et que 300 autres, identifiés, pourraient l’être. Trente cas sont jugés particulièrement graves (meurtres ou viols).

La Palme d’or revient à Marouchett (nom fictif), arrêté pour divers délits à 178 reprises depuis 1999. «Excepté les cas lourds, la plupart de ces individus écopent de jours-amende qui n’ont aucun effet dissuasif. Et même s’ils purgent une peine ferme, nous devons les remettre en liberté à leur sortie de prison au lieu de les expulser», déplore un inspecteur.

Terroristes vs délinquants

Au-delà de la pertinence du système répressif en vigueur à Genève, c’est à ce stade que le volet diplomatique intervient. Berne voudrait renvoyer ces persona non grata. Pour cela, un laissez-passer, individuel, doit être délivré par le pays d’origine. Mais l’Algérie s’y refuse tant que d’anciens terroristes du Groupe islamique armé et du Front islamique du salut ne lui reviennent pas. Au moins une demi-douzaine de gros bonnets vivraient en Suisse, dont un à Genève. Mais la Confédération répugne à son tour, estimant que la vie de ces personnes serait mise en danger.

Accord inefficace

Les négociations se trouvent donc dans une impasse depuis plusieurs années, malgré la signature d’un accord de réadmission en 2006. Selon l’Office des migrations et la police genevoise, cet accord s’avère totalement inefficace car l’Algérie ne tolère les refoulements que par vols de ligne. Or, le capitaine d’un avion décide seul de refuser un passager susceptible de troubler le vol. Face aux récalcitrants, les vols spéciaux constituent l’unique moyen d’expulsion. «Du coup, on refoule de simples requérants déboutés en Afrique de l’Ouest et on libère des criminels algériens», résume cet inspecteur.

Seulement, pour le DFJP, l’intérêt de l’Algérie pour ce château à Pregny-Chambésy constituait l’occasion rêvée de conditionner la vente au refoulement d’un contingent de ces indésirables. L’un des services du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) y aurait d’ailleurs été favorable, d’après notre source du DFJP. Ces mêmes sources affirment que les services de la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey ont finalement tranché, en validant la vente sans condition.

«No comment» du DFAE

Les relations économiques et diplomatiques entre les deux pays, au beau fixe depuis quelques années, pourraient expliquer cette décision (lire ci-dessous). Relevons en particulier la signature imminente d’un accord de libre-échange.

Le DFAE confirme être compétent pour les décisions d’acquisitions d’immeubles à des fins officielles par des Etats étrangers, et donc qu’il est responsable de celle dont il est ici question. Mais personne ne souhaite faire de commentaire, «conformément à la pratique diplomatique». Cela signifie qu’il n’entend ni infirmer ni confirmer les dires de nos sources autour de ce château.

Suisse-Algérie: les relations s’intensifient

Riche en hydrocarbures, dont les prix ont explosé ces dernières années, l’Algérie est en pleine expansion. Le pays procède à des investissements massifs, notamment dans le développement de ses transports ferroviaires. Un secteur dans lequel la Suisse excelle.

Encore balbutiantes, mais en constante augmentation, «les relations commerciales entre les deux pays s’intensifient», indique Claude Haegi,
président de la Chambre de commerce et d’industrie algéro-suisse. Les visites diplomatiques se multiplient depuis que le président Abdelaziz Bouteflika s’est rendu à Berne en 2004. Le président du Conseil national, André Bugnon, a rencontré son homologue en septembre.

Simultanément, l’Algérie était l’hôte d’honneur du Comptoir suisse, une plate-forme économique, tandis que la conseillère fédérale Doris Leuthard s’est rendue à Alger les 5 et 6 décembre.

Cette visite visait à poursuivre les discussions en vue de la conclusion d’un accord entre l’Algérie et l’Association européenne de libre-échange (comme il y en a déjà avec des pays comme le Maroc ou le Canada), dont le siège est à Genève. Un accord très attendu par les milieux économiques helvétiques. Signalons encore que Nestlé a inauguré une nouvelle usine dans ce pays en mai alors que Jelmoli y construit un grand centre commercial et de loisirs.

Les investissements suisses en Algérie ont augmenté de 60% entre 2006 et 2007 et ont continué de progresser en 2008.

Inondons la boite Mail de jocker, et exigeons la restitution du domaine piraté de TSA

Chers amis, chers lecteurs

Suite à un échange que je viens d’avoir avec TSA au sujet de leur nom de domaine, j’ai été stupéfiait d’apprendre que l’allemand Joker.com n’a toujours pas restitué le nom de domaine (toutsurlalgerie.com) à son propriétaire Monsieur Lounes Guemache, fondateur et Responsable de la publication de TSA, et ce malgré les attestations de la Police nationale Française qui avait enregistré les plaintes pour piratage et détournement du nom de domaine de TSA .

J’ai décidé donc par solidarité avec TSA et de ma propre initiative de lancer une pétition qui consiste à envoyer massivement sur l’adresse mail de Jocker dont le formulaire de contact se trouve à l’adresse suivante ( vous pouvez cliquer dessus  ) :

https://joker.com/index.joker?mode=support&support_type=intro


Dans le champ from, vous tapez :  lecteur de TSA

et dans l’espace subject : vous copiez le texte ci dessous qui est en gras :

« RENDEZ-NOUS NOTRE NOM DE DOMAINE toutsurlalgerie.com , Un lecteur de Tout sur l’Algérie, Premier quotidien électronique algérien »   ” GEBEN SIE UNS UNSEREN NAMEN ZURUCK, Ein Leser Toutsurlalgerie, erster algerischer elektronischer Tageszeitung “toutsurlalgerie.com” “

et vous cliquez après sur ” send “


Cette démarche a pour objet d’exercer une pression d’opinion sur Joker, et de sensibiliser ces organismes sur les actes ignobles de piratage .

Merci à yannis pour la traduction .

Je vous remercie d’avance , et je compte sur  votre mobilisation !!!

Reglements de comptes, intimidations, incompétences, ou Corruption :Les grosses bavures de la justice Algérienne continuent

Chers Amis, chers lecteurs
Vous trouvez ci-après l’article d’El Watan qui annonce la condamnation du rédacteur en chef d’El Watan et de sa collègue par le Tribunal d’Alger qui donne gain de cause à un minable de charlaton .
Après l’historique jugement de condamnation d’un gamin de 5ans, la justice Algérienne continue de se distinguer par son incompétence, et par divers doutes de corruption, reglements de comptes, et autres intimidations.
Je rappelle que toutes ces injustices sont prononcés au nom du peuple Algérien .
Bonne lecture.
Procès El Watan-médecin charlatan de Belouizdad (Alger) : Trois mois de prison ferme pour Omar Belhouchet et Salima Tlemçani

Gravissime et surprenant ! Le tribunal correctionnel de Sidi M’hamed près la cour d’Alger a rendu hier son verdict dans le procès opposant un « raqui » (guérisseur-exorciste), dit docteur Sabadou, exerçant à la rue Hassiba Ben Bouali (ex-Belcourt), à la journaliste Salima Tlemçani et au directeur d’El Watan, Omar Belhouchet. Ainsi, après délibération suite à l’audience qui s’est tenue le 15 décembre, le tribunal en question a condamné les deux journalistes d’El Watan à une peine de trois mois de prison ferme et une amende de 50 000 DA chacun. Un verdict suite auquel les deux journalistes ont décidé de faire appel.

A rappeler que lors du procès qui s’est déroulé le 15 décembre, en l’absence du plaignant, le procureur avait requis une peine de deux mois de prison ferme. Hier, à la surprise générale, ce réquisitoire a été même aggravé par la présidente du tribunal. Cette dernière a en effet décidé d’une peine plus lourde : trois mois de prison ferme. Une condamnation qui a surpris plus d’un. L’avocat des deux journalistes, maître Khaled Bourayou, se dit « étonné et surpris » par cette décision hors du commun. « Elle m’étonne dans la mesure où elle vient sanctionner les faits établis à l’encontre d’un médecin qui pratique le charlatanisme en recourant à des procédés que la loi ne prévoit pas et qui ne sont pas conformes à la thérapie moderne. Elle me surprend, car il appartient à la justice de veiller au bon fonctionnement de la société à travers l’application des lois et règlements », a-t-il dit.

Maître Khaled Bourayou ajoutera : « Il importe d’éviter que la justice soit manipulée, qu’elle devienne la source de la légalisation du charlatanisme et l’homologation des pratiques illégales. »A ses yeux, « la justice, par ces décisions, ne doit pas légaliser, homologuer ou valider tout ce qui est contraire à la loi ». Maître Khaled Bourayou a estimé que « dans cette affaire, le journal a dénoncé à l’appui de faits réels une pratique illégale. Le journal a fait son travail professionnellement ». Il rappelle que « la partie civile absente au débat avait souligné, dans sa plainte, qu’elle a été diffamée, elle et l’Islam ». Ainsi, conclut-il, « avec cette décision, la partie civile est assurée dans l’exercice du charlatanisme ».

Lors du procès, Omar Belhouchet, interrogé sur le contenu l’article incriminé, avait notamment indiqué que « c’est un reportage qui ne comporte aucune diffamation. La journaliste, qui est allée voir la personne en question dans son cabinet, a constaté que celle-ci ne pratiquait pas la médecine mais plutôt le charlatanisme ». Pour sa part, l’auteur de l’article, en l’occurrence la journaliste Salima Tlemçani, avait estimé qu’elle n’a fait que son travail.« Sur la plaque qui orne la porte de son cabinet médical, il est écrit ” Médecin spécialiste des maladies des femmes et des enfants” (…). Mais une fois à l’intérieur, il m’a récité des versets coraniques en me disant que la cause de mon mal tenait du fait que j’étais habitée par le diable. A la fin il m’a remis une ordonnance dans laquelle il me recommandait de l’eau minérale, du miel et de l’huile d’olive.

Une fois sortie, je l’ai appelé au téléphone pour lui signaler qu’il pratiquait dans son cabinet la roquia et non la médecine. Dans l’article qui a paru, j’ai pris le soin de reproduire sa réponse, de même d’ailleurs que l’avis du conseil de l’Ordre des médecins qui a tenu à dénoncer cette pratique en faisant remarquer que Sabadou n’était pas enregistré dans le fichier des médecins exerçant à Alger. » Dans l’une de ses réponses, la mise en cause avait également précisé : « J’ai écrit qu’il s’agit d’un médecin pratiquant le charlatanisme et non la médecine. Aucun médecin de ce nom n’a délivré une ordonnance avec de l’huile d’olive, du miel et de l’eau minérale pour guérir une migraine. »

Ma chronique dans TSA. Coup de frein de Renault à Tanger et implantation d’industrie automobile chinoise en Algérie

shuanghuan Pour le consommateur européen élevé aux dogmes de la communication moderne, la voiture chinoise  est synonyme de voiture laide, pas fiable, pas puissante, et surtout pas conforme aux normes européennes, et c’est pour cela donc, selon lui, qu’elle n’est pas chère. Malgré cette campagne de dénigrement permanente  contre les voitures chinoises, étudiée et planifiée par les lobbies européens, la Chine a fait évoluer son industrie automobile, et de nombreux experts du domaine reconnaissent facilement aujourd’hui que la voiture chinoise a fortement évolué à un point qu’elle menace plus que jamais l’avenir de l’automobile occidentale.

Aujourd’hui, la Chine compte plus de 140 groupes automobiles et produit près de 9 millions de véhicules par an. Pendant qu’en Europe la politique continue de guider et d’influencer les décisions industrielles des constructeurs européens, les Chinois optent pour le pragmatisme et choisissent l’Algérie comme terre de leur expansion en Afrique et dans le monde Arabe.

Trois usines chinoises verront le jour en 2009 en Algérie, en partenariat avec des sociétés privées locales, et avec la bénédiction du gouvernement algérien qui voit son immobilisme récompensé par des investisseurs chinois très heureux de trouver une Algérie sans concurrence occidentale. Ces trois usines devraient produire 100 000 véhicules de divers types ( berline, 4×4.. ) et des dizaines de milliers de bus et de camions.

Renault, après avoir fait le choix de Tanger Med, décide d’ajourner son projet selon le magazine industriel « l’Usine nouvelle » , et la fameuse usine qui devrait monter 200 000 véhicules à partir de fin 2010, et 400 000 véhicules dans une second temps,  ne verra pas le jour tant que cette récession perdure. Or la crise ne fait que commencer.

Le projet de l’usine de Tanger est donc sérieusement  menacé, ainsi que les 6000 emplois directs  et les 30 000 emplois de la sous-traitance qui étaient prévus.

A mon avis, selon un  scénario optimiste si Renault maintient son projet, elle pourrait produire peut être 100 000 véhicules au Maroc, mais pas avant  2015, et si la récession prend une tournure plus méchante, le scénario pessimiste donnerait plutôt et carrément l’annulation de ce projet au profit des pays de  l’Est, et notamment la Pologne.

Renault a désormais une contrainte supplémentaire, qui s’ajoute à la récession économique. Cette contrainte, me semble t-il, n’a pas été prise en compte par Renault quand elle avait décidé le lancement de son projet à Tanger. Elle est de type concurrentiel et qui a pris forme depuis l’annonce de la production de la voiture chinoise en Algérie.

La question qui se pose désormais est la concurrence que pourra faire ce nouveau marché (qui sera alimenté par la production algérienne) aux marques européennes vendues en Algérie, mais aussi en Tunisie qui vient de signer un accord de libre échange avec l’Algérie, ce qui devrait permettre aux voitures chinoises produites en Algérie de passer dans le marché tunisien. La Libye sera encore plus facile à convaincre, puisque la voiture chinoise est déjà bien connue par le consommateur libyen.

Les futurs accords d’échanges économiques entre l’Algérie et les pays arabes vont également permettre aux voitures chinoises « Made in Algeria » de conquérir de nouveaux marchés et d’aller porter de nouvelles victoires contre l’automobile européenne. La voiture chinoise s’apprête donc à conquérir de nouveaux marchés appartenant traditionnellement aux Français, Allemands et Italiens.

Bien que le gouvernement algérien est certainement critiquable sur de nombreux points, cependant les grands mensonges européens qui voulaient faire de l’Algérie un pays instable, alors que c’est le pays qui dispose des meilleurs atouts en Afrique ; ces mensonge sont tout simplement en train de s’effacer grâce au pragmatisme chinois.

L’industrie automobile sera bientôt implantée en Algérie, et ce n’est que le début d’une longue conquête chinoise qui a été permise grâce à des managers européens, qui avaient boycottés l’Algérie, et qui se sont laissés bernés par des hommes politiques occidentaux ( habitués aux avantages en nature , et aux séjours gratuits ) et qui sont souvent des anciens frustrés de l’indépendance algérienne .

Les Chinois ne le cachent d’ailleurs plus et l’avouent clairement : en s’implantant en Algérie, c’est tout le marché automobile africain qu’ils comptent conquérir. A qui l’Algérie devrait dire Merci ? Aux Chinois pour leur audace ? Ou aux occidentaux pour leur frilosité ?

La carte chinoise pourrait relancer toute l’économie de l’industrie algérienne. L’Algérie aura tout à gagner des futures conquêtes chinoises tant que la production se fera en Algérie. L’Algérie est en train d’accueillir les Chinois, et semble même répondre avec un adage Chinois : « pour bien faire, mille jours ne sont pas suffisants, pour faire mal, un jour suffit amplement ». A  méditer !

Les organisations des droits de l’homme exigent de l’Europe d’exclure le Sahara occidental de l’accord de libre échange Euro-Marocain

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Sur le site de WSRW ( Western Sahara Resource Watch ), l’organisation des droits des sahraouis a enregistré pour sa pétition envoyée à l’europe 426 signatures d’organismes internationaux, pour exiger de mentionner dans l’accord Euro-Marocain que le térritoire du Sahara occidental soit exclu .

L’accord actuel ne fait aucune référence au Sahara occidental ce qui laisse la voie ouverte à tous les abus possibles et imaginaires .

WSRW précise Au regard du droit international en vigueur, l’UE et ses Etats membres ont le devoir de ne pas reconnaître l’annexion du Sahara Occidental par le Maroc, et de soutenir la décolonisation du territoire. Cela relève également d’un devoir moral, tant que le peuple sahraoui souffre de l’exile et subit les violations des droits humains par les forces d’occupation dans les territoires occupés du Sahara Occidental.


L’UE doit montrer clairement que le Sahara Occidental est exclu sans ambiguïté de la zone d’application territoriale de l’accord de Statut avancé, sans en confier la responsabilité au  Maroc.


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En incluant une telle clause, l’UE suivrait l’exemple des Etats-Unis qui ont spécifiquement  exclu le Sahara Occidental de leur accord de libre échange avec le Maroc. L’UE a par ailleurs fait figurer une clause analogue dans son accord euro-israélien, excluant explicitement les territoires palestiniens occupés.

Pourquoi  ne fait-elle pas de même pour le Sahara Occidental? WSRW demande à l’UE de s’en tenir à ce précédent et de soutenir le processus de paix mené par l’ONU en respectant son devoir de non-reconnaissance.

Les organismes ( et seulement les organismes ) qui souhaitent signer cette pétition sont priés de se rendre à l’adresse suivante :

http://www.wsrw.org/index.php?cat=111&art=923

WSRW a déjà mené des combats triomphants pour sensibiliser les sociétés internationales de ne pas exploiter des projets au Sahara occidental, ainsi plusieurs sociétés ont répondu à cet appel et  ont cessé de travailler dans les territoires occupés du Sahara occidental:

- TGS-Nopec (pétrole, 2002-2003)
- Fugro (pétrole,  2004)
- Wessex Exploration (pétrole, 2004)
- Yara (importations de phosphate, 2005)
- Thor Offshore (pétrole, 2005)
- Total (pétrole, 2004)
- Kerr-McGee (pétrole, 2006)
- Pioneer Natural Resources  (pétrole, 2006)
- Selfa Arctic (pêche, 2005)
- Arnesen Shipbrokers (transport de phosphates, 2007)
- R-Bulk (transport de phosphates, 2008)

L’Algérie est pressentie au secrétariat général de l’UPM

Après un long suspens pour désigner le siège de l’UPM qui a profité à Barcelone, la ville méditerranéenne de la rive nord, la logique de l’équilibre nord/sud exige forcément que le secrétariat général revienne au Sud . Or après les retraits du Maroc, et de la Tunisie, et vu que l’Egypte soit déjà co-présidente, la candidature de la Jordanie ne devrait pas peser lourd au cas ou l’Algérie confirmerait sa candidature pour le poste de secrétaire général .

Tout a commencé donc par une déclaration de l’ancien premier Ministre Français Jean Pierre Raffarin, lors d’une conférence animée à l’Ecole supérieure algérienne des affaires (Alger).

« Je vous demande à vous, Algériens, de ne pas sous-estimer le poste de secrétariat général de l’UPM . Il est important que ce poste soit détenu par un pays maghrébin. » .

Venant de la part d’une personnalité, qui joue régulièrement le rôle d’envoyé spécial de Sarkozy ( comme dans le cas de l’incident de l’handicapée chinoise lors du passage de la flamme olympique à Paris ), cette déclaration de « Monsieur Communication de la sphère politique Française  » ressemble plus à une proposition indirecte de l’Elysée plutôt qu’à une réflexion .

Après que les postes de secrétaires généraux-adjoints aient été affectés à Israël, la Palestine, Chypre, la Grèce, Malte et la Turquie., des sources diplomatiques Algériennes rapportées par le journal l’expression révèlent que l’Algérie lorgne sur le futur poste de secrétaire général de l’UPM . Toujours selon ces sources, Alger aurait même demandé à Paris de soutenir sa candidature à ce poste après avoir honoré sa promesse par sa présence au sommet de lancement de l’UPM, le 13 juillet dernier à Paris.

Faut-il se réjouir ou se méfier ?

La crise financière est là et la crise économique est entrains de lui emboîter le pas . A l’image de la suisse qui vient de demander un accord de libre échange avec l’Algérie, tous les pays Européens sont fortement intéressés pour commercer avec l’Algérie et notamment la France et l’Allemagne . Or Commercer est hélas synonyme de danger pour un pays comme l’Algérie qui malgré ses réserves estimés à 138 milliards de dollars n’a pas réellement de quoi équilibrer ses échanges en dehors des hydrocarbures et ses dérivés , du moins pour le moment.

Offrir le poste de secrétaire général de l’UPM à l’Algérie est sans aucun doute le meilleur moyen de responsabiliser l’Algérie, voire même d’une certaine façon lui donner le rôle de porter le drapeau de l’UPM des échanges commerciaux, et donc l’inviter à ce qu’elle donne l’exemple, et donc aussi ouvrir les portails des échanges avec l’Algérie . Maintenant entre ce que les pays Européens attendent de l’Algérie, et ce que pourrait l’Algérie offrir méritent des ajustements que l’Algérie doit intelligemment transformer en sa faveur . le principe du marché Algérien en contre partie de la production locale doit être imposé.

Faut-il être dissuadé par la présence d’Israël ?

L’un des objectifs de l’UPM selon mon avis est de faire de l’économie un moyen de réconcilier ce que la politique n’a pas réussi avec son art de négocier . Et en effet Israël pose un réel problème de partenariat, mais malgré l’hypocrisie de la quasi totalité des pays arabes présents dans l’UPM ( notamment l’Egypte, le Maroc et à un degrés moins la Tunisie ), l’Algérie même si légitimement a bien raison de ne pas reconnaître l’Etat d’Israël, elle ne doit en aucun cas se sacrifier pour des pays dont l’honneur et la dignité sont devenus des produits de contre façon exactement comme ce que font les fossoyeurs avec les produits de marques .

La solution à cet obstacle ( présence d’Israël ), que d’ailleurs les arabes connaissant les principes Algériens utilisent volontairement pour écarter l’Algérie, est tout simplement l’indifférence et la recherche de nos intérêts qui doivent être les seuls objectifs qu’il ne faut perdre de vue . Evidemment en aucun cas on abandonnera notre soutien juste et permanent à Gaza.

En conclusion

Je pense que l’Algérie doit aller vers ce secrétariat général de l’UPM pour étendre son influence dans la méditerranée, et surtout pour peser afin que l’Algérie soit le leader dans les projets énergétiques sur les énergies renouvelables qui seront notre avenir de l’après pétrole .

L’Algérie doit donc réfléchir également à trouver une personnalité plutôt civile, hautement compétente en économie et finances, et surtout un vrai patriote qui consacre son temps pour développer l’UPM selon le principe du gagnant-gagnant et qui saura défendre la position juste et méritée de l’Algérie de leader de la rive Sud, vu ses potentialités et ses atouts.

Et surtout à ne pas oublier la devise de sécurité : Le marché local en contre partie d’une production locale .

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Un Algérien invente un système solaire de déssalement d’eau de mer

Suite à une information de notre ami Abouti, voici un extrait d’un article paru dans jeune Afrique  qui montre hélas une fois de plus que pendant que les Algériens s’épanouissent à l’étranger et s’éclatent dans toutes sortes d’innovations, l’Algérie continue d’être gérée comme un grand hameau par des dirigeants incompétents, corrompus, et surtout trop médiocres pour ne pas dire trop inculte !!!

Arfaa rassek ya ba , ce n’est pas avec la tchatche mais avec des actes , des faits, et surtout de l’esprit .

Bonne lecture .

Installé depuis trois ans à Monaco, cet ingénieur franco-algérien de 34 ans est l’inventeur d’une machine solaire à dessaler l’eau de mer.

Mehdi Hadj-Abed n’a pas décroché le gros lot au casino de Monte-Carlo, mais son rêve n’en est pas moins devenu réalité. Jeune ingénieur de 34 ans installé à Monaco, il a imaginé, dessiné et mis au point la première machine à dessaler l’eau de mer fonctionnant uniquement à l’énergie solaire.

Installé dans un local qui ne paie pas de mine sur la digue du port Hercule, dans la principauté, le prototype produit depuis sa mise en route, en février dernier, 60 litres d’eau potable par heure, grâce à onze panneaux photovoltaïques qui alimentent une pompe immergée dans la mer, une batterie et le mécanisme de distillation de l’eau de mer.

Simple à utiliser, le dispositif est en outre d’un coût modique : entre 20 000 et 50 000 euros. Il représente un fantastique espoir pour tous les pays en développement. Permettra-t-il un jour de traiter l’eau insalubre des rivières d’Afrique et d’Asie ? Dans l’immédiat, la Coopération monégasque, qui finance la construction d’un dispensaire dans le parc national du banc d’Arguin, à 200 kilomètres au nord de Nouakchott, en Mauritanie, va s’en servir pour approvisionner en eau potable le bâtiment. Un moyen beaucoup plus pratique que les habituels camions-citernes, lesquels ont fâcheusement tendance à s’enliser dans les dunes…

La mise au point du prototype est le fruit de plusieurs années de recherche. Si les procédés du dessalement et de la récupération de l’énergie solaire sont désormais bien connus, jamais les ingénieurs n’avaient réussi à combiner les deux technologies avec une telle efficacité. Mehdi Hadj-Abed y est parvenu grâce aux progrès de la miniaturisation et à sa bonne maîtrise de la mécanique des fluides. Il est vrai que, dans ce domaine, il a de qui tenir…

Né en 1974 à Oran, en Algérie, il a en effet grandi entre une mère professeure de français et un père ingénieur en hydraulique. À Kristel, petite cité balnéaire proche du grand complexe pétrochimique d’Arzew, où la famille s’est installée, ce dernier travaille sur des barrages et différents réseaux d’alimentation en eau.

En 1986, changement de vie et de décor. La famille Hadj-Abed, qui compte désormais trois enfants, s’installe dans un appartement de 100 m², à Puteaux, dans la proche banlieue parisienne. « C’était la belle vie », se souvient Mehdi, qui avait 12 ans à cette époque. Ses affaires marchant plutôt bien, le papa ne tarde pas à offrir à sa petite famille une maison avec jardin à Bezons, un peu plus au nord…

Enfant sage, Mehdi se conforme aux souhaits de son père et s’inscrit en BTS de conception de produits industriels, à Argenteuil. « J’étais fait pour le monde de la technique. Je voulais être designer automobile », raconte-t-il. Il passe ensuite avec succès le concours d’entrée à l’École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’art (Ensaama), plus connue sous le nom d’École Olivier-de-Serre, dans le 15e arrondissement de Paris, dont il sort diplômé en 1997.

Il décroche son premier job à Raison Pure, une agence de design, où il est payé au smic, le salaire minimum. Il dessine des bouteilles de bière et des flacons de parfum… Son père, toujours aussi présent, apprécie modérément. L’esthétique, ce n’est pas vraiment son truc. Pas très sérieux, tout ça… Il préférerait voir son fils occuper « un vrai travail dans le milieu industriel ». « Arrête de te prendre pour Picasso ! » lui lance-t-il un jour…Sous la pression, Mehdi intègre fin 1997 un bureau d’études spécialisé dans la construction de papeteries, où son père lui a trouvé un boulot. Le jeune homme s’y familiarise avec le métier de dessinateur-projeteur en tuyauterie. L’élaboration des systèmes de circulation de l’eau est primordiale dans cette branche industrielle…

Fort de cette nouvelle compétence, Mehdi intègre ensuite plusieurs sociétés, dont Weir Entropie, un constructeur d’usines de dessalement d’eau de mer (2001-2003), et surtout Single Buoy Moorings Inc (SBM), une entreprise de location de compétences spécialisée dans les installations pétrolières offshore (2005). Dans ce cadre, il réalise des missions très différentes, travaillant tout à tour sur le barrage de Béni-Mellal, au Maroc, dans une usine de peinture en Slovaquie, une papeterie dans le nord de la France, puis des unités de dessalement d’eau de mer en Égypte et dans les Émirats arabes unis. Des équipements lourds qui produisent 25 000 litres d’eau par heure. C’est en travaillant sur ces mastodontes que Mehdi commence à imaginer de petits modules de production d’eau potable destinés aux propriétaires de bateaux, aux ports de pêche, aux petites entreprises, voire aux organisations humanitaires. « On m’a traité de fou quand j’ai dit que j’arriverais un jour à dessaler l’eau de mer avec le soleil ! » s’amuse-t-il.

Tout s’accélère quand il est muté à Monaco. Mehdi s’y retrouve seul. Au départ, il ne pense pas s’éloigner très longtemps de sa femme, enceinte de leur premier enfant : sa mission est censée ne durer que trois mois. Mais elle va être plusieurs fois prolongée. À défaut de pouvoir profiter pleinement de son fils, Dorian, né en juillet 2005, Mehdi occupe son temps libre comme il peut. Le soir, il dessine et redessine les plans de sa machine solaire à dessaler l’eau de mer.¨ Le projet prend forme. En novembre 2006, il remporte le prix du gouvernement monégasque pour l’innovation, doté de 40 000 euros. Mehdi exulte. Mais le meilleur reste à venir. Le lendemain, Frédéric Platini, directeur de la Coopération internationale de la Principauté, lui téléphone pour lui proposer de créer une société – ultérieurement baptisée EauNergie – en association avec la fondation Prince Albert II. Laquelle est disposée à prendre 15 % du capital. Il accepte, bien sûr. L’année suivante, la société est créée. Et c’est à travers elle qu’il compte aujourd’hui commercialiser sa machine dans le monde entier.

Devant la tournure prise par les événements, Mehdi finit par convaincre sa femme de le rejoindre sur le Rocher. Désormais, ce fan de jazz et de plongée sous-marine, sport qu’il pratique assidûment, est un homme comblé. Son deuxième enfant – une fille – est né au mois de mai. Le dépôt de ses brevets est en cours. Quant aux équipements destinés au dispensaire mauritanien, ils sont fin prêts, et Mehdi Hadj-Abed ne rêve plus que d’une chose : décoller pour le banc d’Arguin. Il s’y rendra le mois prochain pour procéder au démarrage de sa machine…

Pourquoi la révolution démocratique est inévitable en Algérie ?

Comme le montre cette vidéo du centre d’archives de l’INA, en 1974 le Ministre Français Poniatowski qui sortait d’un entretien avec le défunt président Boumediene déclarait à la presse que l’Algérie était sur le point de devenir une puissance industrielle, et que la France allait l’aider pour qu’elle soit la deuxième puissance économique du bassin méditerranée . Donc quoi qu’on puisse dire de Boumediene, et malgré le modèle économique socialiste inadéquat, il avait en tout cas une ambition sincère et déterminée pour projeter l’Algérie dans le futur en la dotant d’une réelle industrie conséquente .

Et depuis la mort de Boumediène, les dérapages économiques ont commencé avec Chadli qui a instauré officiellement la corruption par les relations et le favoritisme, et vous connaissez la suite jusqu’à l’assassinat du défunt Boudief . Je vous invite de regarder toutes ces vidéos qui sont bien documentés et appuyés par de sérieux témoignages . Vous comprendrez que le mal Algérien est orchestré par ses mauvais enfants, les traitres, les corrompus, les vendus, ou tout simplement ce sont les chiens de la nation qui doivent être écartés à n’importe quel prix, parce que l’avenir et la survie de l’Algérie en dépend.

Nous arrivons à l’ère de Bouteflika, et une question pertinente s’impose . Le peuple Algérien peut-il compter sur Bouteflika ? Bouteflika répond dans cette vidéo par une métaphore des arènes de Rome ou il dit clairement qu’il ne peut se battre contre le lion parce que l’arène applaudira toujours le vainqueur . Et je reconnais qu’il n’a pas tort parce que le peuple Algérien est passif et il est temps qu’il se dépoussière et affirme sa souveraineté au lieu de se laisser maltraiter par des chiens sans honneur et sans cervelle qui ont vidé l’Algérie de sa richesse, et ont jeté l’honneur de son peuple aux chiens. Bouteflika dit clairement que le peuple ne pourra pas compter sur lui, parce qu’il ne s’aventurera pas à affronter le mal Algérien qui existe toujours et qui exige la mobilisation de tout le peuple Algérien, et c’est pour cela que je le pense très fort, tôt ou tard l’Algérie aura sa révolution démocratique parce que tout simplement les limites rouges ont été dépassés par les chiens de la nation que personne jusqu’à aujourd’hui n’a réussi à les mettre à l’écart . Ces chiens méritent d’être euthanasiés, c’est le seul sort qui pourrait être réservé à ces dangereuses créatures qui transmettent la rage mortelle par leur venimeuses morsures !!!

Voila donc le résumé du film Algérien : en 1974 on parlait de l’Algérie comme deuxième puissance industrielle de la méditerranée, et aujourd’hui on suffoque à se comparer au Maroc et à la Tunisie . Quel gâchis !!! faut-il continuer alors à sommeiller en espérant un jour meilleur ???? NON mes amis et chers lecteurs . Le changement en Algérie est nécessaire, il est vital, et il faut l’arracher !!!

Ma Chronique dans TSA. Algérie : faut-il avoir peur du libre-échange ?

Quand on parle de libre-échange entre l’Algérie et d’autres pays, la première question qui vient à l’esprit du citoyen algérien est la suivante : en dehors des hydrocarbures, que pourrait proposer l’Algérie sur les marchés de ses partenaires ? Cette embarrassante question est légitime parce que l’avenir de l’économie algérienne en dépend.

C’est quoi le libre-échange ?

Le libre-échange est avant tout une relation commerciale d’exception entre deux Etats, ou entre un Etat et une communauté d’Etats. Cette exception consiste à modifier le dispositif de protection économique (barrières douanières et taxes sur les importations) pour le rendre moins contraignant aux produits importés du pays partenaire. Le libre échange est donc formalisé par des accords internationaux de commerce international, par lesquels les états acceptent de réduire totalement ou en partie les traitements spécifiques qu’ils appliquent aux marchandises étrangères (en général que sur certains biens listés) et qui les handicapent sur leur marché. Historiquement, ces traités sont souvent inégaux, voire même imposés dans des contextes de crises ou d’après guerre.

La ratification de ces traités de libre-échange entre plusieurs pays donne naissance à ce qu’on appelle «la zone de libre échange» éliminant entre les pays signataires les droits de douanes ainsi que les restrictions quantitatives à l’importation. Il est à souligner que dans le commerce international et d’une façon plus générale, la protection nationale reste donc la norme et le libre-échange comme l’exception.

Faut-il s’inquiéter du libre-échange ?

Tous les pays du monde y compris les plus libéraux ne peuvent cacher leurs inquiétudes dans une relation de libre échange pour une raison très simple : dans cet échange il y a toujours un gagnant et un perdant. La peur des entreprises de production algériennes est très justifiée parce qu’elles se trouveront en quelque sorte entre le marteau et l’enclume, c’est à dire entre l’informel qui pèse lourdement au sein de l’économie algérienne et que l’Etat n’a pas réussi à l’endiguer, et les futurs produits importés à faibles taxes ou sans taxes qui viendront concurrencer les produits locaux .

Cette peur du libre-échange est surtout justifiée par le manque de débat dans les milieux économiques, par l’opacité des déclarations de l’Etat qui n’a toujours pas expliqué en quoi consistent les accords de libre-échange avec la Tunisie et avec les pays arabes. En effet il n’y a pas plus frustrant que de ne pas savoir quelle direction l’économie algérienne doit-elle emprunter à la veille de ces accords, comme en témoigne la déclaration menaçante à la presse du patron de la nouvelle conserverie de Rouiba « Je ne pourrais pas concurrencer techniquement un produit qui aura été fabriqué au Moyen-Orient. J’en ai parlé à mes travailleurs. Je leur ai dit, attendez-vous à ce que l’année 2009, nous fermions complètement notre activité en Algérie. Je pense que nous allons nous installer soit en Égypte, soit en Jordanie, soit à Dubaï soit en Arabie saoudite».Concevoir l’échange avant le libre échange Sans aller dans les détails de l’état des lieux de l’industrie algérienne, je ne peux m’empêcher de penser à toute cette mascarade d’entreprises publiques de production qui ont été liquidés pas seulement en raison des pressions du FMI, mais surtout par l’incompétence flagrante et criante qui continue de caractériser la gestion de l’économie nationale. Tous les économistes sont unanimes pour dire qu’il est plus intéressant de reprendre une entreprise défaillante que d’en créer une nouvelle, et pourtant des centaines d’entreprises ont été sacrifiées dans une panique inexplicable. Oui, les trois quarts de l’industrie algérienne a été dissoutes depuis 1989 pour que la production ne représente aujourd’hui que seulement 5% du PIB. Donc, en effet, oui, il faut se poser cette question : que pourrions nous offrir en dehors des hydrocarbures ?

Et monsieur Djaaboub, Ministre du commerce, devrait répondre à cette question au lieu de répondre à la presse de façon démagogique et incompréhensible : « je ne comprends pas la crainte suscitée chez les opérateurs économiques algériens par l’adhésion de l’Algérie à la zone de libre-échange. Nous sommes les derniers de la classe. C’est bien dommage de voir nos industriels avoir peur de leurs homologues tunisiens ou tchadiens » a t-il affirmé.

Comment réussir le libre-échange ?

A mon avis, tout d’abord il faut lister tous les produits algériens susceptibles d’être proposés à l’export, et pour cela je ne vois pas comment cette démarche pourrait être élaborée sans les chefs d’entreprises qui devraient être associés à travers leurs organisations. Il faudra ensuite proposer aux partenaires Etats de distinguer les produits pétroliers des autres produits non pétroliers pour la simple raison que nous n’avons pas besoins de vendre du pétrole et du gaz dans une zone de libre-échange pour recevoir en contre partie des produits qui pourraient mettre en difficultés nos outils de production .

Il faut aussi commencer par une sorte de libre-échange équitable dans les produits non pétroliers c’est à dire proposer à chaque pays de la zone de libre échange une marge de différence d’échange de 10%. Exemple : avec la Tunisie, on autorise un volume d’importation de 500 millions de dollars et en contrepartie, on exporte 450 millions de dollars ou 550 millions de dollars. Quand on fixe des jalons d’échange, l’économie nationale sera protégée mais aussi développée parce que les volumes d’exports qui nous serons octroyés permettent à des investisseurs de s’installer en Algérie pour écouler leurs marchandises dans ces marchés de libre échange.

En effet, il ne faut pas perdre de vue que pour des petits pays en voie de développement comme la Tunisie ou l’Egypte, ce ne sont pas leurs productions nationales qui sont les plus menaçantes mais surtout leurs capacités – par les réformes déjà entamées- de capter les investissements étrangers qui seront stimulés, et ces zones de libre-échange représentent de véritables appels d’air pour que les investisseurs s’installent chez eux pour écouler leurs produits dans le marché algérien.

Et enfin, le quatrième point, on revient encore et encore à cette gestion de l’économie algérienne. Il faut faire des appels à projets de création d’entreprises industrielles en Algérie, et il faut transformer cette future banque d’investissements (la BAD) en un véritable bras financier de l’économie algérienne et des opérateurs algériens, et accompagner les entreprises vers l’export par une agence dédiée, qui quantifie les marchés étrangers et conseille et accompagne les entreprises locales.

Quels sont Les perspectives du libre-échange ?

Le donnant-donnant ou le gagnant-gagnant doivent guider nos relations commerciales avec nos partenaires, et la diversification de notre économie en dehors des hydrocarbures ne doit pas rester que des lettres mortes dans des discours démagogiques, mais faire objet de plans d’investissements à court et moyen termes. Les futures usines chinoises en Algérie dans l’industrie automobile et mécanique doivent être réfléchies dès maintenant pour les intégrer dans les futurs échanges libres avec nos partenaires. Il faut aussi que la diplomatie algérienne se dépoussière un peu et ouvre dans toutes les ambassades algériennes des missions économiques et des instituts de commerces pour évaluer les marchés étrangers et étudier l’opportunité de placer les produits algériens, ou inciter à produire en Algérie.

Le libre-échange n’est utile que s’il sert l’économie nationale, et c’est bien dans cette optique que tous les efforts doivent converger pour créer une certaine synergie pour vendre et promouvoir le produit algérien. Je voudrais également insister très fortement sur le capital humain, et recommander au gouvernement algérien de créer des associations avec les grandes écoles et universités occidentales en Algérie pour démocratiser massivement les hautes qualifications qui sont le premier facteur de développement d’une économie. Sans aucune exagération de ma part, il faudrait une bonne douzaine d’école de type HEC (hautes études de commerces et de gestion), et une bonne douzaine d’écoles de type polytechnique (pour diverses technologies).

Nous pouvons réussir le libre-échange à la seule condition de le considérer comme un défi économique bien avant d’être un défi commercial, autrement dit reconsidérer l’économie algérienne pour qu’elle soit plus compétitive, plus diversifiée, plus moderne, et vous verrez que le libre-échange ne sera plus une crainte mais un atout. Dans le cas contraire, si l’Algérie ne se prépare pas à l’avance, nous irons vers la catastrophe la plus humiliante.

Le pseudo Etat israélien térroriste tue, et Le régime Egyptien demande de recevoir les blessés de Gaza

265 morts et 700 blessés dont 150 dans un état très grave tel est le bilan du carnage israélien à Gaza, le plus lourd depuis 60 ans, et sous l’œil complaisant des régimes lâches arabes .

Des nazis qui veulent s’imposer sous forme d’État , qui tuent des innocents et en contre réaction un État Égyptien qui ouvre ses frontières pour recevoir des blessés, comme si le destin des palestiniens est d’être tués et ses blessés expatriés.

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Les dirigeants de Hamas dans une colère noire viennent de décréter l’interdiction du passage des blessés vers l’Egypte pour signifier à son voisin et régime complaisant qu’il fallait penser aux palestiniens bien avant ce massacre .

L’Egypte est incontestablement le pays qui porte une énorme responsabilité dans ce carnage, d’abord par ses positions faibles et complaisantes qui ne servent que la survie d’une dictature anti démocratique, et qui hélas encourage les nazis Israéliens dans leurs agressions contre un peuple démuni et sans défense .

A quoi sert-il d’avoir des armes, des avions, et des systèmes anti défenses, si c’est pour contempler le massacre d’un peuple frère .

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L’Etat nazi d’Israël ne connait qu’un seul langage c’est celui des armes, et aucune négociation ne pourrait être efficace sans des pressions militaires .

Jusqu’à quand les lâches dirigeants arabes continuent-ils de brader la dignité et l’honneur des palestiniens ?

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Malheureusement, en dehors des positions de l’Algérie, de la libye, de la syrie et de l’Iran, presque tout le reste des dirigeants arabes sont complaisants , et leurs régimes sont maintenus par les sérums Américain et Israélien, à coup de subventions et de complots, et à leur têtes la chèvre noire et aveugle, l’Egypte .

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Et pendant que l’Égypte  fournit du gaz à israël, gaza est sans électricité, et l’Algérie qui a proposé de fournir gratuitement du gas oil à Gaza, l’égypte a répondu qu’elle réfléchit à la proposition Algérienne, alors qu’il y’a urgence, et des enfants meurent dans les hôpitaux.

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Qu’est ce qu’on a gagné de cette Égypte ?

de l’extrémisme aveugle qui a déstabilisé plusieurs pays avec le mouvement des frères Musulmans manipulé par le régime Égyptien, et la trahison contre le monde arabe par le sacrifice du peuple Palestinien.

Quant à Abbas, il doit démissionner, et disparaitre à jamais, il est la honte de toute la Palestine !!!

Mobilisons-nous pour sauver Gaza !

Chers Amis, chers lecteurs

Le sionisme aveugle et criminel a marqué la fin de 2008 par un carnage à Gaza contre la population civile, et une destruction massive de nombreux bâtiments et biens publics .

400 morts et 2000 blessés graves tel est le nouveau bilan de ce que la propagande sioniste qualifie de bombardements chirurgicaux.

Depuis quelques jours le mal sioniste teste l’opinion internationale dans des forums de la presse internationale, et en diffusant des vidéo dans you tube ( qui ont été retirés après ), voulant justifier le crime contre les civils de Gaza, pour en faire un droit universel .

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Les chiens sionistes sans honneur et sans conscience qui participent dans les différents forums ont pour consigne de faire du tri dans les morts, pour faire endosser au représentant légal et légitime de Gaza, Hamas, la responsabilité de ce carnage comme si ce n’était pas eux les lâches sionistes qui avaient causés cette catastrophe humanitaire .

Les sionistes ne sont pas intelligents, et les sionistes ne sont pas aussi forts qu’ils le prétendent, et la preuve est qu’ ils s’attaquent à des civils sans défense pour tenter d’effacer l’humiliation que Hezbollah a fait subir à leur troupes terrestres.

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Contrairement à Hezbollah qui avait bénéficié de larges soutiens logistiques de Syrie et d’Iran, nos frères de Gaza sont très mal entourés, et les régime Arabe indignes et lâches de Moubarak ne lèveront pas le petit doigt pour aider Gaza, comme il a été démontré par l’Egypte qui avait fermé ses frontières avec Gaza pendant que les lâches israéliens pissaient du ciel des bombes et tuaient des civils .

L’histoire est désormais témoin de cette lâcheté de ces vendus qui ont opté pour les milliards de dollars de subventions Américaine en contre partie d’abandonner la Palestine .

Le deale du déshonneur profite au sionisme israélien .

Les lâches régimes voisins de la Palestine auraient pu au moins menacer, juste planer une toute petite menace militaire contre cette organisation sioniste, en lui disant par exemple, attention si vous attaquer Gaz on vous attaque, mais hélas, la faiblesse et la lâcheté de ces régimes a été la plus forte .

Évidemment, nous ne pourrons jamais abandonner la Palestine et Gaza pour quel soit un tombeau à ciel ouvert aux lâches criminels Israéliens .

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Mes chers amis, chers lecteurs

En plus de nos aides d’assistances humanitaires et nos dons, nous avons le devoir et l’obligation de gagner une autre bataille médiatique qui se déroule en ce moment sur Internet, et je vous demande de commencer par taper dans google « Gaza » et de lire tous les articles de la presses et réagire à ces articles dans les forums qui ont été ouvert par toute la presse écrite et les chaînes de TV .

Je peux vous citer quelques forums qui sont déjà ouverts : le nouvel observateur, le Point, l’express, le Monde, France TV….etc et sans oublier bien sur TSA qui est lu aussi par des israéliens et des européens .

La cause juste est de notre côté, et les victimes sont les nôtres, et en aucune façon nous ne devons laisser le moindre millimètre d’espace à ces chiens de la propagande qui veulent tromper l’opinion internationale pour minimiser ces massacres contre des innocents .

Je vous demande chers amis et lecteurs, de rester courtois et cordiaux dans vos réactions, d’être pertinent en rappelant régulièrement le lourd bilan de ce carnage, et de ne jamais répondre directement aux chiens qui essayent de détourner les discussions sur le bilan vers d’autres chapitres qui n’ont aucun lien avec l’urgence de ces derniers évènements .

Je demande à ceux qui ont l’habitude de créer des blogs d’en recréer d’autres par dizaine en copiant des informations depuis de nombreux sites que vous pouvez très facilement trouver en tapant dans google « Carnage de Gaza ».

gaza3

Mes amis, chers lecteurs

Le sionisme aveugle a bien planifié son attaque, en cette période d’hiver et à quelques semaines des élections israéliennes pour tuer le maximum de palestiniens afin de mieux satisfaire leurs chiens extrémistes qui ont tué Rabin, l’homme qui avait tendu sa main à la paix . Cette attaque tombe également dans une période de flottement où le diable bush se retire, et la présidence Européenne est en transition .

Nicolas Sarkozy qui avait déclaré qu’il se rendait chez les sionistes le Lundi prochain ne mesure pas hélas l’urgence absolue, et d’ici lundi d’autres victimes s’ajouteront .

L’enjeu de notre mobilisation est de bloquer cette attaque terrestre qui s’annonce encore plus fratricide et qui est probablement conditionné à l’état de l’opinion générale et internationale .

Mobilisons nous dans tous les forums pour sauver Gaza, abandonnée par des régimes arabes lâches que les peuples devront désormais réfléchir méthodiquement sur comment faire pour les chasser définitivement .

Honte au régime Egyptien et aux chiens courtisans du crime et du massacre contre Gaza .

Honte à Abbas et aux vendus Palestiniens .

Honte aux pétrodollars qui approvisionnent les machines du crime sioniste .

Tahya Gaza et la Palestine, et Tahia l’unité des peuples Musulmans contre l’organisation du crime israélienne .

Merci à toutes et à tous de vous mobiliser sur tous les forums, dès cette seconde, pour sauver Gaza . donnez de votre temps, dieu vous le rendra !!!

Les élites oranaises réclament le retrait de l’UPM

En signe de protestation contre le massacre des populations civiles à Gaza
Les élites oranaises réclament le retrait de l’UPM.
Salah ZIAD

La salle CRIDISH (relevant de l’Université d’Es Senia) a abrité dans l’après midi de ce jeudi 1 janvier un rassemblement d’intellectuels, universitaires, journalistes et avocats de la ville d’Oran pour protester contre le massacre des populations civiles perpétré par l’armée israélienne à Gaza. Ce rassemblement, initiative de citoyens (quelques journalistes et universitaires) a drainé une foule nombreuse. Sidi Ahmed Souyeh, un géographe de passage à Oran, a présenté lors de ce regroupement son livre, paru en France, et consacré à la question palestinienne. Par la suite, des poètes, notamment des femmes, ont déclamé des poèmes autour de la question. Quant aux interventions de l’assistance on peut les résumer dans un certain nombre de proposition. L’union des commerçants locale, par le biais d’un de ses représentants, s’est déclaré disposée à collecter des aides à acheminer vers Gaza. Profitant de l’occasion, un représentant du CNES, syndicat des enseignants universitaires, a annoncé une marche pour le mardi prochain. La décision de l’organisation de cette marche a été prise, selon le porte parole du CNES, par un certain nombre de syndicats autonomes dont le SNAPAP, le SATEF, le CNAPEST,…. Le regroupement qui a pris fin vers la fin de l’après midi, s’est terminé par l’élaboration et la lecture d’une déclaration commune. Ce qu’on retiendra de cette déclaration c’est l’appel à tous les peuples arabes du pourtour méditerranéen de faire pression sur leur gouvernement pour les obliger de se retirer de l’UPM. Notons que c’est la première fois depuis le déclenchement de l’agression israélienne contre Gaza qu’une telle idée a été avancée. D’autre part, dans leurs interventions, des citoyens se sont interrogés sur la passivité de la rue algérienne, comparativement aux marches populaires qui se poursuivent à Rabat, Casa et autres villes marocaines. Un jeune, s’exprimant au nom de la jeunesse oranaise, a essayé expliqué qu’il ne s’agit pas d’une indifférence vis-à-vis ce qui se passe à Gaza. Abondant dans ce sens, Mohamed Bahloul, un universitaire et expert international, a expliqué que les élites algériennes ont subi un processus de destruction sans précédent depuis au moins deux décennies. Et qu’en ce moment, elles sont en période de convalescence.

Ci-joint une copie de la déclaration finale.

Le Peuple palestinien subit un génocide programmé de la part de
l’entité sioniste, génocide prémédité exécuté au vu et au su des
peuples et états de la planète.

Ce crime s’assimilant à un pogrom plutôt qu’à une guerre, puisque la
guerre se déroule entre armées et états et non entre la plus puissante
armée et un peuple sans défense dans une poche de terre subissant un embargo sans pareil où ses populations souffrent de la famine et de la soif en l’absence des conditions minimales d’existence.

Cette agression sauvage de la part de l’entité sioniste interpelle les
intellectuels, les universitaires, les journalistes et les avocats
d’Oran ainsi que les élites de cette ville sur ce qui se passe à Gaza
en particulier et en Palestine en général. Dans notre rencontre
solidaire en ce jour du 1er janvier 2009, journée mondiale de la paix,
nous déclarons:

Nous condamnons et nous récusons le mutisme complice des régimes
arabes et leur complicité directe dans l’agression que subit le peuple
palestinien en général et les populations de Gaza en particulier;
Nous saluons la résistance des peuples arabes et les élites arabes et
nous les conjurons à persister dans leur résistance.

Nous saluons tous les peuples de la planète qui ont manifesté leur
solidarité et leur sympathie à l’endroit du peuple palestinien,
notamment aux populations de Gaza.

Nous réclamons et nous exigeons la levée de “l’embargo de la honte” et
l’ouverture des passages vers Gaza pour permettre aux aides
humanitaires multiformes d’accéder aux victimes de cette agression.
Nous demandons l’arrêt immédiat de tous les contacts et relations
officielles et officieuses avec l’entité sioniste ainsi qu’avec les
organisations et institutions qui relève de cette entité.

Nous demandons aux peuples arabes riverains de la Méditerranée
d’exercer des pressions sur ses gouvernements pour le retrait de l’UPM
(Union Pour la Méditerranée)
Nous crions fort notre refus et notre condamnation du musèlement des
peuples arabes et son interdiction par les régimes de son droit
d’exprimer sa douleur devant un tel crime.

Nous annonçons la création d’un collectif d’avocats auprès du bâtonnat et de juristes pour se charger d’une plainte auprès du TPI contre les crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide commis par Israël contre les populations civiles de Gaza.
Nous lançons un appel à tous les avocats et organisations de défense
des droits de l’homme dans le monde de s’associer à cette initiative.
Nous lançons un appel aux oranais pour multiplier les initiatives de
soutien au peuple palestinien.

Nous invitons les imams de toutes les mosquées d’Oran d’organiser la
prière de l’absent sur les âmes des martyrs palestiniens demain
vendredi lors du prêche.

Nous déclarons le dimanche 4 Janvier 2009 jour de deuil et nous
invitons les populations à le manifester par le brassard noir.

Gloire aux martyrs palestiniens.

L’éternité pour la Palestine.

La dignité pour les populations de Gaza.

Oran le 1er Janvier 2009.

Le massacre des enfants de Gaza continue

Le monde est lâche, le monde est hypocrite, le monde est bas, le monde est complice, et le monde ne sera jamais en paix tant que les exactions criminelles et lâches commises par des chiens sionistes continuent d’être passées sous silence .

Que fait reporter sans frontières, pendant que Gaza reste fermé aux journalistes ?

où sont les fameuses ONG internationales des droits de l’homme ?

Le Monde est entrains de délivrer un message dangereux, que l’âme d’un arabe, ou d’un musulman ne vaut rien .

Le monde semble ne pas avoir compris encore que la violence appelle la violence, et que la destruction appelle la destruction, et que le crime appelle le crime, et ceux qui croient que le carnage est un droit légitime, oublient que la vengeance le sera aussi .

Le pseudo état sioniste et ses chiens courtisans arabes portent l’entière responsabilité de ces massacres avec la complicité d’un monde inconscient, corrompu, perverti et trompé .

Honte aux lâches criminels sionistes et tueurs d’enfants, honte aux pseudo états de droit , honte à la presse internationale achetée et corrompue .

Hontes aux régimes arabes faibles, et pilleurs de richesses des peuples.

Vous portez tous , directement ou indirectement, la responsabilité de ce carnage de Gaza : 430 morts et 2300 civils graves, dont le un quart sont des enfants et des bébés .

Vos condamnations hypocrites ne suffisent pas , il faut agir maintenant pour la paix, si vous ne voulez pas que demain vous serez les futurs victimes du sionisme fasciste .

Peuples du monde, le sionisme criminel vous trompera et vous trahira, comme il l’a fait avec les Arabes en Palestine . Réveillez-vous !!! !

” Que les crédules et les trompés occidentaux sachent que le sionisme israélien vous trompera un jour ou l’autre comme il a trompé les arabes en Palestine .”

Mes chers amis, chers lecteurs

Continuez votre mobilisation, et ne vous découragez pas, parce que si le sionisme aveugle et criminel ne sera pas vaincu aujourd’hui ou demain, il est condamné à disparaitre comme le fascisme et le nazisme. C’est un combat de longue haleine et continu .

Même si nos réactions sont parfois censurées par une presse achetée et soumise, il faut continuer de réagir dans les forums, et multiplier les réactions de condamnation .NOTRE CAUSE EST JUSTE ET NOBLE .

Tôt ou tard, le sionisme criminel sera vaincu exactement comme il l’a été le fascisme et le nazisme .

Le Monde est lâche et dissimule par son silence une grande arnaque mondiale à travers le système financier mondial qui exploite les pauvres et enrichit les spéculateurs qui maintiennent sous sérum l’appareil du pillage et du crime sioniste .

Le pseudo état sioniste a l’habitude de faire chanter le monde et de faire peur aux occidentaux pour qu’il puisse avoir les mains libres pour commettre des œuvres de crimes contre l’humanité, comme ce Carnage de Gaza.

Au moins 442 Palestiniens ont été tués dans l’offensive criminelle lancée par le terrorisme israélien, dont 75 enfants et 21 femmes, et au moins 2.290 ont été blessés. Ce bilan risque d’être plus dramatique selon des observateurs sur place qui avaient déclarés à la presse que les pertes n’ont pas été évaluées dans leur totalité, et donc le nombre des pertes humaines est certainement plus important .

Que les crédules et les trompés occidentaux sachent que le sionisme israélien vous trompera un jour ou l’autre, et vous trahira comme il l’a fait avec les arabes en Palestine .

Les criminels de Guerre sionistes montrent leur vrai visage !


Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Chers lecteurs,

je vous propose aujourd’hui un article de Michel le blogueur Canadien.
http://blogues.cyberpresse.ca/voixdelest/?p=246

Les criminels de guerre

Longtemps hésité avant d’écrire cette chronique. Pas par peur d’être accusé d’antisémitisme. Non. Plutôt parce que plusieurs éléments m’échappent dans cet énième conflit entre Israël et le Hamas. Un peu difficile alors d’y aller d’une analyse serrée.

C’est le bilan humain de cette guerre qui indigne. L’Agence France-Presse fait état ce matin de 537 morts, de près de 2500 blessés depuis le début de l’offensive de l’armée israélienne dans la ville de Gaza, le 27 décembre. Des victimes qui se trouvent seulement du côté palestinien — à 100 (bien armés) contre un, qui peut s’en étonner? Pendant ce temps, un soldat israélien est mort et 30 ont été blessés.

Avez-vous remarqué comment l’énoncé de telles statistiques ne nous fait plus broncher? On prend connaissance de ces bilans assis dans nos salons comme des résultats des parties de hockey de la veille. On ne se sent nullement concernés. À donner froid dans le dos…

D’une tristesse parce que ce conflit ne concerne pas seulement des militaires et des combattants. Des centaines de milliers de civils sont pris entre les belligérants. 87 enfants palestiniens ont été tués jusqu’à maintenant dans cette folie. Même les armes les plus sophistiquées des Israéliens, incluant les missiles «intelligents» guidés par des caméras, ne permettent pas d’éviter des dommages collatéraux, sinistre terme désignant les victimes civils.

L’État hébreu justifie ses actions en clamant son droit de se défendre des attaques aux roquettes du Hamas. Tous les gouvernements occidentaux endossent cette explication. Mais la riposte israélienne n’est-elle pas exagérée? Où est la légitimité de lancer une offensive de cette ampleur contre une ville où s’entasse 1,5 million de personnes? Leurs conditions de vie étaient déjà exécrables avant ce nouvel affrontement. Or on rapporte que les tirs israéliens ont endommagé des hôpitaux et des réseaux d’aqueduc et d’égout. Rien pour améliorer le sort de ces gens.

Et comment qualifier les militants du Hamas qui combattent en se cachant parmi la population? Des trouillards.

Dans les deux cas, n’est-ce pas là des crimes de guerre? Il serait temps d’utiliser les vrais mots!

Le pire est que cette guerre ne réglera rien. Israël continuera d’alimenter la haine des Palestiniens à son endroit et le Hamas s’en nourrira pour continuer ses attaques  contre l’État hébreu. Les deux camps sont menés par des fous.

Ma chronique dans TSA .Pourquoi sommes-nous devenus une nation faible ?

carte-palestine

Le génocide qui se déroule en ce moment à Gaza nous interpelle directement sur l’état de nos nations en général, et notre Algérie en particulier. Les pays arabo-berbèro-musulmans les plus sensibles à ces évènements sont réduits aujourd’hui à envoyer des médicaments et de la nourriture à la population de Gaza, à condition que le régime de Moubarak accepte de les laisser passer. Ils laissent ainsi cette population martyre de Gaza seule face aux agressions les plus sauvages et les plus barbares de l’histoire de l’humanité.

A défaut de positions plus courageuses, les Arabes ont décidé de soutenir les survivants et sacrifier ceux qui pourraient être touchés par la barbarie sioniste. Pas la moindre petite menace militaire n’a été évoqué contre Israël  par les faibles régimes arabes, soucieux de la survie de leur pouvoir absolue, et abandonnant aux chiens enragés sionistes une population civile sans défense. L’humiliation est globale, douloureuse, et nos dirigeants sont les premiers responsables des morts de Gaza, devant les peuples, devant l’histoire et devant Dieu.

Pourquoi sommes-nous arrivés à ce stade de lâcheté et d’impuissance?

Plusieurs causes ont été évoquées par ci et là, comme l’absence de dirigeants nationaux et charismatiques,  tels que Boumediene ou Nasser. Mais la vraie cause se trouve surtout dans la dépendance économique et militaires de nos pays vis à vis de l’Occident, à l’image d’une Egypte sous subvention américaine abandonnée par les monarchies arabes qui préfèrent perdre des milliards de dollars à la Bourse que sauver les populations musulmanes affamées .

L’Algérie n’est pas comparable à l’Egypte. Elle disposait et dispose encore de meilleurs atouts qui restent sous-exploités par une administration poussiéreuse, incompétente, et qui maintient paradoxalement l’ensemble du pays dans un sous-développement inédit.

Ces graves évènements de Gaza nous interpellent sur ce que nous sommes devenus aujourd’hui :

- quel est l’état de nos industries civiles et militaires ?

- quel est l’état de notre agriculture et est-elle capable de nous assurer une indépendance alimentaire ?

- que pourrions-nous penser de ceux qui ont été derrière la fermeture des entreprises publiques pour justifier le recours à l’importation ?

- comment se fait-il que durant ces dix dernières années plus de 400 milliards de dollars n’ont pas suffit à relancer l’économie algérienne dont l’industrie est encore plus faible que lors des années 1980 ?

Nous connaissons tous Les réponses à toutes ces questions, mais on fait en sorte de ne pas agir, comme si chacun de nous attend un miracle. Pourquoi devrions-nous nous contenter de personnes qui continuent de briller par des bilans médiocres ? Et enfin, pourquoi alors se taire et permettre à un président, qui a mis l’Algérie dans une faiblesse historique, de briguer un troisième mandat ?

Nous sommes aujourd’hui à la croisée des chemins. D’un côté un sionisme menaçant et meurtrier qui se moque de nos faiblesses et qui tue en toute impunité, et de l’autre un sous-développement imposé par un pouvoir absolu de notre régime qui s’entête à ignorer les intérêts du pays et son développement pour ne focaliser que sur la continuité de ce même pouvoir absolu qui nous expose dangereusement aujourd’hui avec nos faiblesses diverses et variées et notre dépendance des importations qui bat tous les records mois après mois.

J’ai lu dans Le  forum de TSA, un intervenant (je pense TG9) qui disait que la meilleure réponse au sionisme est de développer une Algérie forte et puissante. En effet, la réponse est logique et pertinente, mais comment pourrons-nous développer cette Algérie si ceux qui sont à la tête du pays ne disposent pas de capacités intellectuelles pour le faire, ou peut-être ne veulent pas tout simplement le faire. En réalité, je pense qu’il y a les deux à la fois.

La corruption est devenue en Algérie  le seul levier de fonctionnement, et les finances algériennes ont été déployées dangereusement dans des projets de spéculateurs sans loi et sans foi, et qui se moquent des intérêts algériens à un point d’exiger et d’obtenir la création de sociétés offshore pour commercialiser des produits Made in Algérie.

Faut-il attendre encore et encore, que l’anarchie s’amplifie, que la corruption vende sur nos têtes ce qui n’a pas été extrait de nos sous-sol et bradés ?

En mon âme et conscience, j’alerte l’opinion publique algérienne que notre faiblesse est justifiée, que notre sous-développement est justifiée, que tous les pillages et les détournements sont justifiées, que nos retards et nos gâchis sont justifiés, et tout est justifié par le régime actuel qui gère contre les intérêts du peuple, notre Algérie .

Oui notre Algérie n’a jamais été aussi faible, comme elle l’est depuis ces dix dernières années. Se cacher derrière des raisons sécuritaires depuis 1992, pour empêcher des Algériens de manifester contre les agressions sionistes, montre que le pouvoir absolu et inconscient a tout simplement peur pour son propre régime.

La démocratie populaire est notre seule issue, la liberté de dénoncer, de critiquer, et de corriger est la seule méthode qui ferait du mérite le seul moyen de redresser nos retards et nos gâchis.

Oui, Gaza a une forte relation avec l’absence de démocratie dans notre Algérie, et si nous voulons mettre à l’abri l’Algérie contre toutes hostilités néfastes, nous devons alors opter pour le changement par la démocratie qui sera notre seul salut.

Mubarak et Sarkozy sont complices d’un nettoyage ethnique selon Roland Dumas ( Vidéo )

Le communiqué de Zeroual

zeroual3Tout récemment, quelques titres de la presse nationale ont rapporté l’information selon laquelle ma probable candidature à la prochaine élection présidentielle était non seulement envisageable mais assortie de certaines conditions, qu’il me paraît être inopportun, voire inélégant de citer dans le présent communiqué. Effectivement, de nombreux citoyens de différentes régions du pays m’ont fait l’insigne honneur d’être leur hôte et m’ont offert la courtoise opportunité de m’entretenir avec eux sur un sujet en rapport avec la prochaine élection présidentielle dont ils estimait l’importance acquise et la perspicacité évidente.

Très touché par toutes ces marques de confiance et ces innombrables élans de sympathie à l’endroit de mon humble personne, je voudrais en premier lieu adresser à l’ensemble de ces citoyens l’expression de mes plus vifs remerciements et les assurer de ma perpétuelle gratitude car profondément convaincu que leur démarche procède de ce légendaire esprit patriotique de l’Algérien et de sa fabuleuse prédisposition à s’assumer dès lors qu’il s’agit de défendre une cause en laquelle il croit. Néanmoins et pour des raison que j’estime être suffisamment objectives pour convaincre, je me dois de rappeler, et ce, en conformité avec l’esprit de mon discours du 11 septembre 1998 et de mon communiqué de presse du 6 janvier 2004, quelques idées-force s’y rapportant pour lever toute équivoque quant à mon appréhension de la pratique démocratique, mon approche de l’exercice de l’acte politique et ultimement ma perception de l’intérêt supérieur de l’Algérie. En effet, c’est dans des circonstance exceptionnelles et particulièrement difficiles que j’ai accepté de prendre en charge les affaires de l’Etat en 1994, avec un certain nombre d’objectifs, tous essentiels de mon point de vue, pour le redressement du pays par notamment le rétablissement de la sécurité des personnes et des biens, la mobilisation citoyenne de toutes les forces vives de la nation, la restauration de l’édifice institutionnel, la relance de la dynamique du développement économique et social, et enfin redonner à l’Algérie la place qui est la sienne dans le concert des nations.

Le rétablissement de la sécurité des personnes et des biens avait exigé d’engager une lutte vigoureuse et déterminée contre la violence qui s’installait sous la forme d’un terrorisme sauvage dont le but n’était autre que la déstabilisation de l’Etat républicain et la destruction du potentiel économique du pays. L’assassinat de milliers de citoyens, d’agents de l’Etat, d’hommes de culture et de lettres, qui procédait de cette même logique de destruction, visait également à vider la société algérienne de sa substance vivifiante et de sa sève nourricière. Cette exigence assumée et partagée par la quasi-majorité des citoyens avait permis à l’Algérie de se sauvegarder et de renouer avec la confiance en soi. Cette confiance, qui s’est confortée pas le retour de milliers d’Algériens au sein de leurs familles au titre des mesures de clémence « loi sur la Rahma », avait démontré que la voie empruntée par beaucoup de jeunes Algériens crédules était une impasse sans issue aucune. Le redressement du pays exigeait la mobilisation non seulement des forces armée mais également celle, citoyenne, de toutes les forces vives de la nation pour venir à bout de cette hydre terroriste qui n’a cessé d’attenter au caractère sacré de la vie humaine et d’endeuiller l’Algérie chaque jour davantage, mettant en péril sa cohésion sociale. C’est dans cet esprit que le dialogue fut engagé, entretenu et consacré comme cadre de concertation privilégié avec tous ceux et celles parmi les Algériens et Algériennes qu’interpellait le devenir de l’Etat-Nation « Algérie ».

C’est justement dans ce cadre de concertation privilégié que s’est organisée l’élection présidentielle de 1995 et que s’est tenue en 1996 la conférence de l’entente nationale dont les travaux furent couronnés par l’adoption, en sus de la déclaration finale, des textes relatifs aux avant-projets de l’amendement de la Constitution, de la loi organique relative aux partis politiques et de la loi organique relative au code électoral. C’est dans ce même cadre que fut également adopté le calendrier de tenue des élections législatives et locales. Cette adhésion participative de la quasi-majorité des acteurs de la vie nationale avait permis à l’Algérie de surmonter de grandes difficultés et d’aller de l’avant pour envisager d’autres conquêtes bien plus précieuses. La réalisation de ces objectifs a constitué, sans aucun doute, un tournant majeur dans la résolution de la tragédie qu’a endurée notre nation.

Au plan économique et social, la question de la relance de la dynamique du développement était au cœur de l’œuvre de redressement national et de toutes les préoccupations, elle était celle qui avait le plus d’importance car il y allait du devenir même du pays. La signature des accords avec le Fonds monétaire international avait permis à l’Algérie de contourner la situation de quasi-cessation de paiement à laquelle elle s’était retrouvée confrontée, pour des raisons antérieures à cette période, et avait pu, avec le concours de cadres algériens intègres et compétents, surmonter une situation des plus périlleuses pour notre pays. C’est par cette voie, incontournable à l’époque, que pouvait s’entrevoir et se projeter la relance de la dynamique de développement national. L’ austérité économique était, de fait, devenue une règle de conduite nationale avec laquelle il ne fallait aucunement transiger mais œuvrer de manière à atténuer au maximum les effets de la crise sur le niveau de vie des citoyens, constituait tout également une préoccupation permanente.

Sur le plan extérieur, malgré son esseulement face à une crise multidimensionnelle des plus redoutables depuis l’indépendance nationale, l’Algérie peut aujourd’hui s’enorgueillir de s’ être dignement comportée hier. L’Algérie n’avait en rien entamé ses positions de principe sur les grandes questions internationales. C’est en comptant essentiellement sur ses propres capacités et ses potentialités intrinsèques que l’Algérie a pu faire un retour mérité sur la scène mondiale.

Forte de l’expérience de cette période des plus cruciales de son existence et aguerrie par les enseignements que sait prodiguer l’histoire en pareille circonstance, l’Algérie se doit de se tourner résolument vers l’avenir et de souscrire à une phase nouvelle empreinte d’une pratique démocratique réelle et d’un exercice sain de l’acte politique. Un authentique Etat de droit doit nécessairement reposer sur des institutions fortes parce qu’étant elles-même l’émanation de la volonté populaire librement exprimée. Œuvrer à réaliser cet objectif suprême demeure, de mon point de vue, la condition incontournable à satisfaire pour que la notion d’intérêt supérieur de l’Algérie soit le cœur battant de toute décision qui viendrait à engager l’avenir du pays et le devenir de la nation.

Enfin et tout en renouvelant le témoignage de mon profond respect et celui de mon immense estime à l’ensemble des citoyens qui ont sincèrement voulu susciter ma candidature à la prochaine consultation électorale, je voudrais saisir cette opportunité pour rappeler à l’opinion publique algérienne que ma décision annoncée le 11 septembre 1998 d’organiser une élection présidentielle anticipée ne résultait pas d’une manœuvre politique ou d’une pression quelconque, interne ou externe, comme elle n’était pas dictée par l’accumulation de difficultés insurmontables. Elle rejoignait, en fait, ma profonde conviction qu’une démocratie ne saurait s’établir véritablement et s’ancrer sans donner une chance à l’alternance au pouvoir et qu’un développement économique équilibré et bénéficiant à toutes les couches de la société ne saurait être durable en dehors de la pratique effective de la démocratie et sans le strict respect de la volonté populaire. En décidant, en toute liberté, de renoncer définitivement à ma carrière politique, j’ai estimé qu’il était temps que l’alternance se concrétise afin d’assurer un saut qualitatif à nos mœurs politiques et à la pratique de la démocratie, tant était loin de ma conception la notion d’homme providentiel à laquelle je n’ai jamais cru. Vive l’Algérie ! Gloire et éternité à nos valeureux chouhada !

Liamine Zeroual

Revisiter l’histoire de l’indépendance Algérienne pour mieux préparer l’avenir : Accord de la Soumam

PLATE FORME DE LA SOUMMAM

( Extrait de Wikipédia )

POUR ASSURER LE TRIOMPHE DE LA REVOLUTION ALGERIENNE, DANS LA LUTTE POUR L’INDEPENDANCE NATIONALE


INTRODUCTION Les extraits de la présente plate-forme d’action du FRONT DE LIBERATION NATIONALE ont pour objet de définir, d’une façon générale, la positioe la résistance Algérienne , à une étape déterminante de la Révolution Algérienne. Elle est divisée en trois parties :


I) La situation politique actuelle.

II) Les perspectives générales.

III) Les moyens d’actions et de propagande.

I) LA SITUATION POLITIQUE ACTUELLE

A) L’ESSOR IMPETUEUX DE LA REVOLUTION ALGERIENNE

L’Algérie, depuis deux ans, combat avec héroïsme pour l’indépendance nationale.

La révolution patriotique et anticolonialiste est en marche.

Elle force l’admiration de l’opinion mondiale.

a. La Résistance armée.

En une période relativement courte, l’Armée de Libération Nationale, localisée dans l’Aurès et la Kabylie, a subi avec succès l’épreuve du feu.

Elle a triomphé de la compagne d’encerclement et d’anéantissement menée par une armée puissante, moderne, au service du régime colonialiste d’un des plus grands Etats du monde.

Malgré la pénurie provisoire d’armement, elle a développé les opérations de guérillas, de harcèlement, de sabotage, s’étendant aujourd’hui à l’ensemble du territoire national.

Elle a consolidé sans cesse ses positions en améliorant sa tactique, sa technique, son efficacité.

Elle a su passer rapidement de la guérilla au niveau de la guerre partielle.

Elle a su combiner harmonieusement les méthodes éprouvées des guerres anti-colonialistes avec les formes les plus classiques en les adoptant intelligemment aux particularités du pays.

Elle a déjà fourni la preuve suffisante, maintenant que son organisation militaire est unifiée, qu’elle possède la science de la stratégie d’une guerre englobant l’ensemble de l’Algérie.

L’Armée de Libération Nationale se bat pour une cause juste.

Elle groupe des patriotes, des volontaires, des combattants décidés à lutter avec abnégation jusqu’à la délivrance de la patrie martyre.

Elle s’est renforcée par le sursaut patriotique d’officiers, de sous-officiers et de soldats de carrière ou du contingent, désertant en masse avec armes et bagages les rangs de l’armée française.

Pour la première fois dans les annales militaires, la France ne peut plus compter sur le « loyalisme » des troupes algériennes. Elle est obligée de les transférer en France et en Allemagne.

Les Harkas de goumiers, recrutés parmi les chômeurs souvent trompés sur la nature du « travail » pour lequel ils étaient appelés, disparaissent dans le maquis. Certaines sont désarmées et dissoutes par les autorités mécontentes.

Les réserves humaines de l’ALN sont inépuisables. Elle est souvent obligée de refuser l’enrôlement des Algériens jeunes et vieux, des villes et campagnes, impatients de mériter l’honneur d’être soldats de leur « Armée ».

Elle bénéficie pleinement de l’amour du peuple algérien, de son soutien enthousiaste, de sa solidarité agissante, morale et matérielle, totale et indéfectible.

Les officiers supérieurs, les commandants de zones, les commissaires politiques, les cadres et soldats de l’Armée de Libération Nationale sont honorés comme des héros nationaux, glorifiés dans des chants populaires qui ont déjà pénétré aussi bien dans l’humble gourbi que la misérable Khaïma, la ghorfa des casbahs comme le salon des villas.

Telles sont les raisons essentielles du « miracle algérien » : l’ALN tenant en échec la force colossale de l’armée colonialiste française, renforcée par les divisions « atomiques » prélevées sur les forces de l’OTAN.

Voilà pourquoi en dépit des incessants renforts, jugés aussitôt insuffisants, malgré le quadrillage ou autre technique aussi inopérante que les déluges de feu, les généraux français sont obligés de reconnaître que la solution militaire est impossible pour résoudre le problème algérien.

Nous devons signaler particulièrement la formation de nombreux maquis urbains qui, d’ores et déjà, constituent une seconde armée sans uniforme.

Les groupes armés dans les villes et villages se sont notamment signalés par des attentats contre les commissariats de police, les postes de gendarmerie, les sabotages de bâtiments publics, les incendies, la suppression de gradés de la police, de mouchards, de traîtres.

Ce qui affaiblit d’une façon considérable l’armature militaire et policière de l’ennemi colonialiste, augmente la dispersion de ses forces sur l’ensemble du sol national, mais aussi accentue la détérioration du moral des troupes, maintenus dans un état d’énervement et de fatigue par la nécessité de rester sur un qui-vive angoissant.

C’est un fait indéniable que l’action de l’ALN a bouleversé le climat politique en Algérie.

Elle a provoqué un choc psychologique qui a libéré le peuple de sa torpeur de la peur, de son scepticisme.

Elle a permis au peuple algérien une nouvelle prise de conscience de sa dignité nationale.

Elle a également déterminé une union psycho-politique de tous les Algériens, cette unanimité nationale qui féconde la lutte armée et rend inéluctable la victoire de la liberté.


b. Une organisation politique efficace.

Le FRONT DE LIBERATION NATIONALE, malgré son activité clandestine, est devenu aujourd’hui l’unique organisation véritablement nationale. Son influence est incontestable et incontestée sur tout le territoire algérien.

En effet, dans un délai extrêmement court, le FLN a réussi le tour de force de supplanter tous les partis politiques existants depuis des dizaines d’années.

Cela n’est pas le fruit du hasard. C’est le résultat de la réunion des conditions indispensables suivantes :

1°) Le bannissement du pouvoir personnel et l’instauration du principe de la direction collective composée d’hommes propres, honnêtes, imperméables à la corruption, courageux, insensibles au danger, à la prison ou à la peur de la mort.

2°) La doctrine est claire. Le but à atteindre, c’est l’indépendance nationale. Le moyen, c’est la révolution par la destruction du régime colonialiste.

3°) L’union du peuple est réalisée dans la lutte contre l’ennemi commun, sans sectarisme :

Le FLN affirmait au début de la Révolution que « la libération de l’Algérie sera l’œuvre de TOUS les Algériens et non pas celle d’une fraction du peuple algérien, quelque soit son importance ». C’est pourquoi le FLN tiendra compte dans sa lutte de toutes les forces anti-colonialistes, même si elles échappent à son contrôle.

4°) La condamnation définitive du culte de la personnalité, la lutte ouverte contre les aventuriers, les mouchards, les valets de l’administration, indicateurs ou policiers. D’où la capacité du FLN à déjouer les manœuvres politiques et les traquenards de l’appareil policier français.

Cela ne saurait signifier que toutes les difficultés seraient complètement effacées.

Notre action politique a été handicapée au départ pour les raisons ci-après :

1°) L’insuffisance numérique des cadres et des moyens matériels et financiers.

2°) La nécessité d’un long et dur travail de clarification politique, d’explication patiente et persévérante pour surmonter une grave crise de croissance.

3°) L’impératif stratégique de SUBORDONNER TOUT AU FRONT DE LA LUTTE ARMEE.

Cette faiblesse, normale et inévitable au début, est déjà corrigée, après la période où il se contentait de lancer uniquement des mots d’ordre de résistance à l’impérialisme, on a assisté à une réelle apparition du FLN sur le plan de la lutte politique.

Ce redressement fut marqué par la grève d’anniversaire du 1er novembre 1955, considérée comme l’événement décisif, tant par son aspect spectaculaire et positif que par son caractère profond, preuve de la « prise en main  » de toutes les couches de la population.

Jamais, de mémoire d’Algérie, aucune organisation politique n’avait obtenu une grève aussi grandiose dans les villes et villages du pays.

D’autre part, le succès de la non-coopération politique lancée par le FLN est non moins probant. La cascade de démissions des élus patriotes suivie de celles des élus administratifs ont imposé au gouvernement français la non-prorogation du mandat des députés du Palais Bourbon, la dissolution de l’Assemblée Algérienne. Les conseils généraux et municipaux et les djemaa ont disparu, vide accentué et amplifié par la démission de nombreux fonctionnaires et auxiliaires de l’autorité coloniale, caïds, chefs de fraction, gardes champêtres. Faute de candidatures ou de remplaçants, l’administration française est disloquée; son armature considérée comme insuffisante ne trouve aucun appui parmi le peuple; dans presque toutes les régions elle coexiste avec l’autorité du FLN.

Cette lente mais profonde désagrégation de l’administration française a permis la naissance puis le développement d’une dualité de pouvoir. Déjà fonctionne une administration révolutionnaire avec des djemaa clandestines et des organismes s’occupant du ravitaillement, de perception d’impôts, de la justice, du recrutement de moudjahidine, des services de sécurité et de renseignements. L’administration du FLN prendra un nouveau virage avec l’institution des assemblées du peuple qui seront élues par les populations rurales avant le deuxième anniversaire de notre révolution.

Le sens politique du FLN s’est vérifié d’une façon éclatante par l’adhésion massive des paysages pour lesquels la conquête de l’indépendance nationale signifie en même temps la réforme agraire qui leur assurera la possession des terres qu’ils fécondent de leur labeur.

Cela se traduit par l’éclosion d’un climat insurrectionnel qui s’est étendu avec rapidité et une forme variée à tout le pays.

La présence d’éléments citadins, politiquement mûrs et expérimentés, sous la direction lucide du FLN, a permis la politisation des régions retardataires. L’apport des étudiants a été d’une grande utilité, notamment dans les domaines politiques, administratif et sanitaire.

Ce qui est certain, c’est que la Révolution Algérienne vient de dépasser avec honneur une première étape historique.

C’est une réalité vivante ayant triomphé du pari stupide du colonialisme français prétendant la détruite en quelques mois.

C’est une révolution organisée et non une révolte anarchique.

C’est une lutte nationale pour détruire le régime anarchique de la colonisation et non une guerre religieuse. C’est une marche en avant dans le sens historique de l’humanité et non un retour vers le socialisme.

C’est en fin la lutte pour la renaissance d’un Etat Algérien sous la forme d’une république démocratique et sociale et non la restauration d’une monarchie ou d’une théocratie révolues.

c. La faillite des anciennes formations politiques.

La Révolution Algérienne a accéléré la maturité politique du peuple algérien. Elle lui a montré, à la lumière de l’expérience décisive du combat libérateur, l’impuissance du réformisme et la stérilité du charlatanisme contre-révolutionnaire.

La faillite des vieux partis a éclaté au grand jour.

Les groupements divers ont été disloqués. Les militants de base ont rejoint le FLN. L’UDMA dissoute et les Oulama se sont alignés courageusement sur les positions du FLN ; l’UGEMA groupant tous les universitaires et lycéens, a proclamé par la voix de son congrès unanime le même sentiment.

Le Comité central du M.T.L.D. a complètement disparu en tant que regroupement ex-dirigeants et en tant que tendance politique.


Le Messalisme en déroute


L e M.N.A., en dépit de la démagogie et de la surenchère, n’a pas réussi à surmonter la crise mortelle du M.T.L.D. Il conservait une assise organique seulement en France du fait de la présence de Messali en exil, de l’ignorance totale des émigrés de la réalité algérienne.

C’est de là que partaient les mots d’ordre, les fonds et les hommes en vue de la création en Algérie de groupes armés ou de maquis dissidents, destinés non à la participation à la lutte contre l’ennemi exécré des opérations de provocation et à saboter par le défaitisme, le désordre et l’assassinat, la Révolution Algérienne et ses dirigeants militaires et politiques.

L’activité sporadique et brève du M.N.A. s’était manifestée publiquement, dans les rares villes telles Alger, comme une secte contre-révolutionnaire dans des opérations de division (campagne antimozabite), de gangstérisme(racket de commerçants), de confusion et de mensonges (Messali, soi-disant créateur et chef de l’Armée de Libération Nationale).

Le messalisme a perdu sa valeur de courant politique. Il est devenu de plus en plus un état d’âme qui s’étiole chaque jour.

Il est particulièrement significatif que les derniers admirateurs et défenseurs de Messali soient précisément les journalistes et intellectuels proches de la présidence du gouvernement français. Ils prétendent dénoncer l’ingratitude du peuple algérien qui ne reconnaîtrait plus «les mérites exceptionnels de Messali, le créateur, il y a trente ans, du nationalisme algérien ».

La psychologie de Messali s’apparente à la conviction insensée du coq de la fable qui ne se contente pas de constater l’aurore, mais proclame « qu’il fait lever le soleil ».

Le nationalisme Algérien dont Messali revendique effrontément l’initiative est un phénomène de caractère universel, résultat d’une évolution naturelle suivie par tous les peuples sortant de leur léthargie.

Le soleil se lève sans que le coq soit pour quelque chose, comme la Révolution Algérienne triomphe sans que Messali y ait aucun mérite.

Cette apologie du messalisme dans la presse française était un indice sérieux de la préparation psychologique d’un climat artificiel favorable à une manœuvre de grande envergure contre la Révolution Algérienne.

C’est la division, arme classique du colonialisme.

Le gouvernement français a tenté en vain d’opposer au FLN des groupements modérés, voire même le groupe des «61». Ne pouvant plus compter sur les Sayah ou Farès, le béni-oui-ouisme étant discrédité d’une façon définitive et sans retour, le colonialisme français espérait utiliser le chef du MNA dans son ultime manœuvre diabolique pour tenter de voler au peuple algérien sa victoire.

Dans cette perspective, Messali représente, en raison de son orgueil et de son manque de scrupules, l’instrument parfait pour la politique impérialiste.

Ce n’est dons pas par hasard que Jacques Soustelle pouvait affirmer en novembre 1956 au professeur Massignon : « Messali est ma dernière carte ».

Le ministre résidant Lacoste ne se gêne pas pour confier à la presse colonialiste algérienne sa satisfaction de voir le MNA s’efforcer uniquement d’affaiblir le FLN.

L’hebdomadaire socialiste «Demain», dévoilant les divergences tactiques divisant les gouvernants français, pouvait écrire que certains ministres étaient disposés, pour empêcher le renforcement du FLN à accorder à Messali sa liberté totale, «le seul problème étant de protéger la vie du leader algérien».

Quand on se rappelle que Messali s’est livré à une violente attaque contre les pays arabes, ce qui ne peut que réjouir les Soustelle, Lacoste et Borgeaud, son déplacement d’Angoulême à Belle-Isle justifie la thèse du journal «Demain».

Lorsque la vie de Messali est si précieuse pour le colonialisme français, faut-il s’étonner de le voir glisser vers la trahison consciente.


Le Communisme Absent

Le P.C.A., malgré son passage dans l’illégalité et la publicité tapageuse dont la presse colonialiste l’a gratifié pour justifier la collusion imaginaire avec la Résistance Algérienne, n’a pas réussi à jouer un rôle qui mériterait d’être signalé.

La direction communiste, bureaucratique, sans aucun contact avec le peuple, n’a pas été capable d’analyser correctement la situation révolutionnaire. C’est pourquoi elle a condamné le «terrorisme» et ordonné dès les premiers mois de l’insurrection aux militants des Aurès, venus à Alger chercher des directives, DE NE PAS PRENDRE LES ARMES.

La sujétion au P.C.F. a pris le caractère d’un Béni-oui-ouisme avec le silence qui a suivi le vote des pouvoirs spéciaux.

Non seulement les communistes algériens n’ont pas eu suffisamment de courage pour dénoncer cette attitude opportuniste du groupe parlementaire, mais ils n’ont pas soufflé mot sur l’abandon de l’action concrète contre la guerre d’Algérie : manifestations contre les renforts de troupes, grèves de transports, de la marine marchande, des ports et des docks, contre le matériel de guerre.

Le P.C.A. a disparu en tant qu’organisation sérieuse à cause surtout de la prépondérance en son sein d’éléments européens dont l’ébranlement des convictions nationales algériennes artificielles a fait éclater les contradictions face à la résistance armée.

Cette absence d’homogénéité et la politique incohérente qui en résulte ont pour origine fondamentale la confusion et la croyance en l’impossibilité de la libération nationale de l’Algérie avant le triomphe de la révolution prolétarienne en France.

Cette idéologie qui tourne le dos à la réalité est une réminiscence des conceptions de la S.F.I.O., favorable à la politique d’assimilation passive et opportuniste.

Niant le caractère révolutionnaire de la paysannerie et des fellahs algériens en particulier, elle prétend défendre la classe ouvrière algérienne contre le danger problématique de tomber sous la domination directe de la «bourgeoisie arabe», comme si l’indépendance nationale de l’Algérie devait suivre forcément le chemin des Révolutions manquées, voire même de faire marche arrière vers un quelconque féodalisme.

La C.G.T., subissant l’influence communiste, se trouve dans une situation analogue et tourne à vide sans pouvoir énoncer et appliquer le moindre mot d’ordre d’action.

La passivité générale du mouvement ouvrier organisé, aggravée dans une certaine mesure par l’attitude néfaste des syndicats F.O. et C.F.T.C., n’est pas la conséquence du manque de combattivité des travailleurs des bras croisés, les directives de Paris.

Les dockers d’Alger en ont donné la preuve en participant à la grève politique anniversaire du 1er novembre 1956.

Nombreux furent les travailleurs qui ont compris que cette journée d’action patriotique aurait revêtu un caractère d’unanimité nationale, plus démonstrative, plus dynamique, plus féconde, si les organisations ouvrières avaient été entraînées intelligemment dans la lutte générale par une véritable centrale syndicale nationale. Cette appréciation juste se trouve entièrement confirmée dans les succès complets de la grève générale patriotique du 5 juillet 1956.

Voila pourquoi les travailleurs algériens ont salué la naissance de l’U.G.T.A., dont le développement continu est irrésistible, comme l’expression de leur désir impatient de prendre une part plus active à la destruction du colonialisme, responsable du régime de misère, de chômage, d’émigration et d’indignité humaine.

Cette extension du sentiment national, en même temps que son passage à niveau qualificatif plus élevé, n’a manqué de réduire, comme une peau de chagrin, la base de masse du P.C.A., déjà rétrécie par la perte des éléments européens hésitants et instables.

On assiste cependant à certaines initiatives émanant à titre individuel de certains communistes s’efforçant de s’infiltrer dans les rangs du F.L.N. et de l’A.L.N. Il est possible qu’il s’agisse là de sursauts individuels pour retourner à une saine conception de la libération nationale.

Il est certain que le P.C.A. essaiera dans l’avenir d’exploiter ces « placements » dans le but de cacher son isolement total et son absence dans le combat historique de la Révolution Algérienne.


B) LA STRATEGIE IMPERIALISTE FRANCAISE.

La Révolution Algérienne, détruisant impitoyablement tous les pronostics colonialistes et faussement optimistes, continue de se développer avec une vigueur exceptionnelle, dans une phase ascendante de longue portée.

Elle ébranle et ruine ce qui reste de l’empire colonial français en déclin.

Les gouvernements successifs de Paris sont en proie à une crise politique sans précédant. Obligés de lâcher les colonies d’Asie, ils croient pouvoir conserver celles d’Afrique. Ne pouvant faire face au « pourrissement » de l’Afrique du Nord, ils ont lâché du lest en Tunisie et au Maroc pour tenter de garder l’Algérie.

a) La leçon des expériences tunisiennes et marocaines.

Cette politique sans perspectives réalistes s’est traduite notamment par la succession rapide de défaites morales dans tous les secteurs :

Mécontentement en France, grèves ouvrières, révoltes de commerçants, agitation chez les paysans, déficit budgétaire, inflation, sous-production, marasme économique, question algérienne à l’ONU, abandon de la Sarre en Allemagne.

La poussée révolutionnaire nord-africaine, malgré l’absence d’une stratégie politique commune en raison de la faiblesse organique de ce qu’a été le Comité de Libération du Maghreb, a acculé le colonialisme français à improviser une tactique défense hâtive, bouleversant tous les plans de la répression esclavagiste traditionnelle.

Les conventions franco-tunisiennes qui devaient jouer le rôle de barrage néo-colonialiste ont été dépassées sous la pression conjuguée du mécontentement populaire et des coups portés à l’impérialisme dans les trois pays frères.

Le rythme de l’évolution de la crise marocaine, l’entrée en lutte armée des montagnards venant renforcer la résistance citadine, et surtout la pression de la révolution algérienne ont été parmi les facteurs les plus déterminants du revirement de l’attitude officielle française et de l’indépendance marocaine.

Le brusque changement de méthode du gouvernement colonialiste abandonnant l’immobilisme pour s’engager dans la recherche d’une solution rapide était dicté d’abord par des raisons de caractère stratégique.

Il s’agissait :

1°) D’empêcher la constitution d’un véritable second front, en mettant fin à l’unification de la lutte armée au RIFF et en ALGERIE.

2°) D’achever de briser l’unité de combat des trois pays d’Afrique du Nord.

3°) D’isoler la Révolution Algérienne dont le caractère populaire la rendait nettement plus dangereuse.

Tous les calculs ont été voués à l’échec. Les négociations menées séparément avaient pour but de tenter de duper ou de corrompre certains dirigeants des pays frères en les poussant à abandonner consciemment ou inconsciemment le terrain réel de la lutte révolutionnaire jusqu’au bout.

La situation politique nord-africaine est caractérisée par le fait que le problème algérien se trouve encastré dans les problèmes marocain et tunisien pour n’en faire qu’un seul.

En effet, sans l’indépendance de l’Algérie, celle du Maroc et de la Tunisie est un leurre.

Les Tunisiens et les Marocains n’ont pas oublié que la conquête de leurs pays respectifs par la France a suivi la conquête de l’ALGERIE.

Les peuples du MAGHREB sont aujourd’hui convaincus par l’expérience que la lutte en ordre dispersé contre l’ennemi commun n’a pas d’autre issue que la défaite pour tous, chacun pouvant être écrasé séparément.

C’est une aberration de l’esprit que de croire que le Maroc et la Tunisie pouvaient jouir d’une indépendance réelle alors que l’Algérie restera sous le joug colonial.

Les gouvernants colonialistes, experts en hypocrisie diplomatique, reprenant d’une main ce qu’ils cèdent de l’autre, ne ma, queront pas de songer à la reconquête de ces pays dès la conjoncture internationale leur semblera favorable.

D’ailleurs, il est important de souligner que les leaders marocains et tunisiens formulent dans des déclarations récentes et renouvelées des points de vue rejoignant l’appréciation du FLN.

b) La politique algérienne du gouvernement.

Le gouvernement à direction socialiste dès le 6 février, après la manifestation ultra colonialiste d’Alger, a abandonné les promesses électorales du Front républicain : Ramener la paix en Algérie par la négociation, renvoyer dans leurs foyers les soldats du contingent, briser les « féodalités » administratives et financières, libérer les prisonniers politiques, fermer les camps de concentration.

Si, avant la démission de Mendès-France, celui-ci représentait au gouvernement la tendance à la négociation face à la tendance opposée, animée furieusement par Bourgès-Maunoury et Lacoste, aujourd’hui, c’est la politique Lacoste qui fait l’unanimité. C’est la guerre à outrance qui a pour but chimérique de tenter d’isoler le maquis du peuple par l’extermination.

Devant cet objectif accepté par l’unanimité du gouvernement et la presque totalité du parlement français, il ne peut exister aucune divergence, sauf quand cette politique d’extermination dite «de pacification » aura échouée. Il est clair que les buts politiques déclarés à nouveau par Guy Mollet ne servent qu’à camoufler l’entreprise réelle qui veut être le nettoyage, par le vide, de toutes nos forces vives.

L’offensive militaire est doublée d’une offensive politique condamnée, d’avance, à un échec.

La «reconnaissance de la personnalité algérienne» reste une formule vague sans contenu réel, concret, précis. La solution politique exprimée d’une façon schématique n’avait au début d’autres supports que deux idées-forces : celle de la consultation des Algériens par des élections libres et celle du cessez-le-feu. Les réformes fragmentaires et dérisoires étaient proclamées dans l’indifférence générale : provisoirement pas de représentation parlementaire au Palais Bourbon, dissolution de l’Assemblée algérienne, épuration timide de la police, remplacement de «trois» hauts fonctionnaires, augmentation des salaires agricoles, accès des musulmans à la fonction publique et à certains postes de directions, réforme agraire, élections au collège unique. Aujourd’hui le gouvernement Guy Mollet annonce l’existence de 6 ou 7 projets de statuts pour l’Algérie, dont la ligne générale serait la création de deux assemblées, la première législative, la seconde économique, avec un gouvernement composé de ministres ou de commissaires et présidé d’office par un ministre du gouvernement français.

Cela démontre d’une part l’évolution, grâce à notre combat, de l’opinion publique en France, et d’autre part le rêve insensé des gouvernants français de croire que nous accepterions un compromis honteux de ce genre.

La tentative d’isoler les maquis de la solidarité du peuple algérien, préconisée par Naegelen sur le plan intérieur, devait être complétée par la tentative d’isoler la Révolution Algérienne de la solidarité des peuples anti-colonialistes, engagée par Pineau sur le plan extérieur.

Le FLN déjouera comme par le passé les plans futurs de l’adversaire.

Nous mentionnerons l’appréciation sur la situation internationale dans la troisième partie.

II) LES PERSPECTIVES POLITIQUES

La preuve est faite que la Révolution Algérienne n’est pas une révolte de caractère anarchique, localisée, sans coordination, sans direction politique, vouée à l’échec.

La preuve est faite qu’il s’agit au contraire d’une véritable révolution organisée nationale et populaire, centralisée, guidée par un état-major capable de la conduire jusqu’à la victoire finale.

La preuve est faite que le gouvernement français, convaincu de l’impossibilité d’une solution militaire, est obligé de rechercher une solution politique.

Voilà pourquoi le FLN, inversement, doit se pénétrer de ce principe :

La négociation suit la lutte à outrance contre un ennemi impitoyable, elle ne la précède jamais.

Notre position à cet égard est fonction de trois considérations essentielles pour bénéficier du rapport des forces :


1°) Avoir une doctrine politique claire ;

2°) Développer la lutte armée d’une façon incessante jusqu’à l’insurrection générale ;

3°) Engager une action politique d’une grande envergure.


A) POURQUOI NOUS COMBATTONS !

La Révolution Algérienne a la mission historique de détruire de façon définitive et sans retour le régime colonial odieux, décadent, obstacle au progrès et à la paix.

I. Les buts de guerre ;

II. Le cessez-le-feu ;

III. Négociations pour la paix.

I. Les buts de guerre

Les buts de guerre, c’est le point final de la guerre à partir duquel se réalisent les buts de paix. Les buts de guerre, c’est la situation à laquelle on accule l’ennemi pour lui faire accepter nos buts de paix. Ce peut être la victoire militaire ou bien la recherche d’un cessez-le-feu ou d’un Armistice en vue de négociations. Il ressort que, vu notre situation, nos buts de guerre sont politico-militaires. Ce sont :

1°) L’affaiblissement total de l’Armée française, pour lui rendre impossible une victoire par les armes ;

2°) La détérioration sur une grande échelle de l’économie colonialiste par le sabotage, pour rendre impossible l’administration normale du pays ;

3°) La perturbation au maximum de la situation en France sur le plan économique et social, pour rendre impossible la continuation de la guerre;

4°) L’isolement politique(de la France) en Algérie et dans le monde ;

5°) Donner à l’insurrection un développement tel qu’il la rend conforme au droit international(personnalisation de l’armée, pouvoir politique reconnaissable, respect des lois de la guerre, administration normale de zones libérées par l’ALN) ;

6°) Soutenir constamment le peuple devant les efforts d’extermination des Français.



II. Cessez- le-feu

Conditions

a) Politiques :

1°) Reconnaissance de la Nation Algérienne indivisible.

Cette clause est destinée à faire disparaître la fiction colonialiste de « Algérie française ».

2°) Reconnaissance de l’indépendance de l’Algérie et de sa souveraineté dans tous les domaines, jusque et y compris la défense nationale et la diplomatie.

3°) Libération de tous les Algériens et Algériennes emprisonnés, internés ou exilés en raison de leur activité patriotique avant et après l’insurrection nationale du 1er novembre 1954.

4°) Reconnaissance du FLN comme une seule organisation représentant le peuple algérien et seule habilitée en vue de toute négociation. En contre-partie, le FLN est garant et responsable du cessez-le-feu au nom du peuple algérien.


b) Militaires

Les conditions militaires seront précisées ultérieurement.

III. Négociations pour la paix

1°) Les conditions sur le cessez- le- feu étant remplies, l’interlocuteur valable et exclusif pour l’Algérie demeure le FLN. Toutes les questions ayant trait à la représentativité du peuple algérien sont du ressort exclusif du FLN (gouvernement, élections, etc….). Aucune ingérence de ce fait de la part du gouvernement français n’est admise.

2°) Les négociations se font sur la base de l’indépendance (diplomatie et défense nationale incluses).

3°) Fixation des points de discussions :

- Limites du territoire algérien(limites actuelles y compris le Sahara algérien) ;

- Minorité française(sur la base de l’option entre : citoyenneté algérienne ou étrangère – pas de régime préférentiel – pas de double citoyenneté algérienne et française) ;

- Biens français: de l’Etat français, des citoyens français ;

- Transfert des compétences(administration) ;

- Formes d’assistance et de coopération françaises dans les domaines économiques, monétaire, social, culturel, etc.…. ;

- Autres points.

Dans une deuxième phase, les négociations sont menées par un gouvernement chargé de préciser le contenu des têtes de chapitre. Ce gouvernement est issu d’une assemblée constituante, elle-même issue d’élections générales.


La Fédération Nord-africaine

L’Algérie libre et indépendante, brisant le colonialisme racial fondé sur l’arbitraire colonial, développera sur des bases nouvelles l’unité et la fraternité de la Nation Algérienne dont la renaissance fera rayonner sa resplendissante originalité.

Mais les Algériens ne laisseront jamais leur culte de la Patrie, sentiment noble et généreux, dégénérer en un nationalisme chauvin, étroit et aveugle.

C’est pourquoi ils sont en même temps des Nord-Africains sincères attachés, avec passion et clairvoyance, à la solidarité naturelle et nécessaire des trois pays du Maghreb.

L’Afrique du Nord est un TOUT par : La géographie, l’histoire, la langue, la civilisation, le devenir.

Cette solidarité doit donc se traduire naturellement dans la création d’une Fédération des trois Etats nord-africains.

Les trois peuples frères ont intérêt pour le commencement à organiser une défense commune, une orientation et une action diplomatique communes, la liberté des échanges, un plan commun et rational d’équipement et d’industrialisation, une politique monétaire, l’enseignement et l’échange concerté des cadres techniques, les échanges culturels, l’exploitation en commun de nos sous-sols et de nos régions sahariennes respectives.

Les tâches nouvelles du FLN pour préparer l’insurrection générale.

L’éventualité de l’ouverture des négociations pour la Paix ne doit en aucun cas donner naissance à une griserie du succès, entraînant inévitablement un dangereux relâchement de la vigilance et la démobilisation des énergies qui pourrait ébranler la cohésion politique du peuple.

Au contraire, le stade actuel de la révolution algérienne exige la poursuite acharnée de la lutte armée, la consolidation des positions, le développement des forces militaires et politiques de la Résistance.

L’ouverture des négociations et leur conduite à bonne fin sont conditionnées d’abord par le rapport des forces en présence.

C’est pourquoi, sans désemparer, il faut travailler avec ensemble et précision pour transformer l’Algérie en un camp retranché, inexpugnable. Telle est la tâche que doivent remplir avec honneur et sans délai le FLN et son Armée de Libération Nationale.

Dans ce but, reste valable plus que jamais le mot d’ordre fondamental :

Tout pour le Front de la Lutte Armée.

Tout pour obtenir une victoire décisive.

L’indépendance de l’Algérie n’est plus la revendication politique, le rêve qui a longtemps bercé le peuple algérien courbé sous le joug de la domination française.

C’est aujourd’hui un but immédiat qui se rapproche à une allure vertigineuse pour devenir, très bientôt, une lumineuse réalité.

Le FLN marche à pas de géants pour dominer la situation sur le plan militaire, politique et diplomatique.

Objets nouveaux : préparer dès maintenant, d’une façon systématique, l’insurrection générale, inséparable de la libération nationale.

a) Affaiblir l’armature militaire, policière, administrative et politique du colonialisme ;

b) Porter une grande attention, et d’une manière ininterrompue, aux cotés techniques de la question, notamment l’acheminement du maximum de moyens matériels ;

c) Consolider et élever la synchronisation de l’action politico-militaire.

Faire face aux inévitables manœuvres de division, de divergence ou d’isolement lancé par l’ennemi, par une contre-offensive intelligente et vigoureuse basée sur l’amélioration et le renforcement de la Révolution populaire libératrice.

a) Cimenter l’union nationale anti-impérialiste ;

b) S’appuyer d’une façon plus particulière sur les couches sociales les plus nombreuses, les plus pauvres, les plus révolutionnaires, fellahs, ouvriers agricoles ;

c) Convaincre avec patiente et persévérance les éléments retardataires, encourager les hésitants, les faibles, les modérés, éclairer les inconscients ;

d) Isoler les ultra-colonialistes en recherchant l’alliance des éléments libéraux, d’origine européenne ou juive, même si leur action est encore timide ou neutraliste.

Sur le plan extérieur, rechercher le maximum de soutien matériel, moral et psychologique.

a) Augmenter le soutien de l’opinion publique ;

b) Développer l’aide diplomatique en gagnant à la cause algérienne les gouvernements des pays neutralisés par la France ou insuffisamment informés sur le caractère national de la guerre d’Algérie.

III) MOYENS D’ACTION ET DE PROPAGANDE

Les perspectives politiques générales tracées précédemment mettent en relief la valeur et la variété des moyens d’action que le FLN doit engager pour assurer la victoire complète du noble combat pour l’indépendance de la patrie martyre.

Nous allons en préciser les grandes lignes sur le plan algérien, nord-africain, français et étranger.


1°) Comment organiser et diriger des millions d’hommes dans un gigantesque combat .

L’union psyco-politique du peuple algérien forgée et consolidée dans la lutte armée est aujourd’hui une réalité historique.

Cette union nationale, patriotique, anticolonialiste, constitue la base fondamentale de la principale force politique et militaire de la Résistance.

Il convient de la maintenir intacte, inentamée, dynamique, en évitant parfois les fautes impardonnables de sectarisme ou d’opportunisme, pouvant favoriser les manœuvres diaboliques de l’ennemi.

Le meilleur moyen d’y parvenir, c’est de maintenir le FLN comme guide unique de la Révolution Algérienne ; cette condition ne doit pas être interpréter comme un sentiment de vanité égoïste ou un esprit de suffisance aussi dangereux que méprisable.

C’est l’expression d’un principe révolutionnaire : réaliser l’unité de commandement dans un état-major qui a déjà donné les preuves de sa capacité, de sa clairvoyance, de sa fidélité à la cause du peuple algérien.

Il ne faut jamais oublier que, jusqu’au déclenchement de la Révolution, la force de l’impérialisme français ne résidait pas seulement dans sa puissance militaire et policière, mais aussi dans la faiblesse du pays dominé, divisé, mal préparé à la lutte organisée, et surtout, pendant une longue période, de l‘insuffisance politique des dirigeants des diverses fractions du mouvement anti-colonialiste.

L’existence d’un FLN puissant, prolongeant ses racines profondes dans toutes les couches du peuple, est une des garanties indispensables.

a) Installer organiquement le FLN dans tout le pays, dans chaque ville, village, mechta, quartier, entreprise, ferme, université, collège, etc.. ;

b) Politiser le maquis ;

c) Avoir une politique de cadres formés politiquement, éprouvés, veillant au respect de la structure de l’organisation, vigilants, capables d’initiatives ;

d) Répondre avec rapidité et clarté à tous les mensonges, dénoncer les provocations, populariser les mots d’ordre du FLN en éditant une littérature abondante, variée touchant les secteurs même les plus restreints.

Multiplier les centres de propagande avec machines à écrire, papier, ronéo(reproduction des documents nationaux et édition de bulletins ou tracts locaux).

Editer brochure sur la Révolution et bulletin intérieur pour directives et conseils aux cadres.

Bien se pénétrer de ce principe : La propagande n’est pas l’agitation qui se caractérise par la violence verbale, souvent stérile et sans lendemain. En ce moment ou le peuple algérien est mûr pour l’action armée positive et féconde, le langage du FLN doit traduire sa maturité en prenant la forme sérieusement, mesurée et nuancée sans manquer pour cela de la fermeté, de la franchise et de la flamme révolutionnaire.

Chaque tract, déclaration, interview ou proclamation du FLN a aujourd’hui une résonance internationale. C’est pourquoi nous devons agir avec un réel esprit de responsabilité qui fasse honneur au prestige mondial de l’Algérie en marche vers la liberté et l’indépendance.


2°) Clarifier le climat politique

Pour conserver juste l’orientation de la Résistance toute entière, dressée pour détruire l’ennemi séculaire, nous devons balayer tous les obstacles et tous les écrans sur notre chemin par les éléments conscients ou inconscients d’une action néfaste, condamnés par l’expérience.


3°) Transformer le torrent populaire en énergie créatrice

Le FLN doit être capable de canaliser les immenses vagues qui soulèvent l’enthousiasme patriotique de la nation. La puissance irrésistible de la colère populaire ne doit pas se perdre comme la force extraordinaire du torrent qui s’évanouit dans les sables.

Pour la transformer en énergie créatrice le FLN a entrepris un colossal travail de brassage de millions d’hommes.

Il s’agit d’être présent partout.

Il faut organiser sous des formes multiples, souvent complexes, toutes les branches de l’activité humaine.


A) Le Mouvement Paysan

La participation massive de la population des fellahs, khammès et ouvriers agricoles à la Révolution, la proportion dominante qu’elle représente dans les moudjahidine ou moussebiline de l’Armée de Libération Nationale ont profondément marqué le caractère de la Résistance algérienne.

Pour en mesurer l’importance exceptionnelle, il suffit d’examiner le revirement spectaculaire de la politique agraire colonialiste.

Alors que cette politique était basée essentiellement sur le vol des terres (habous, arch, melk) les expropriations s’étant poursuivies jusqu’en 1945-46, le gouvernement français préconise aujourd’hui la réforme agraire. Il ne recule pas devant la promesse de distribuer une partie des terres d’irrigation, en mettant en application la loi Martin restée lettre morte à la suite du veto personnel d’un haut fonctionnaire au service de la grosse colonisation. Lacoste lui-même ose envisager, dans ce cas, une mesure révolutionnaire : l’expropriation d’une partie des grands domaines.

Par souci d’équilibre, pour apaiser la furieuse opposition des gros colons, le gouvernement français a décidé la réforme du Khammessat. C’est là une mesure trompeuse tendant à faire croire à l’existence d’une rivalité intestine entre fellahs et Khammés, alors que le métayage a déjà évolué naturellement vers un processus plus équitable, sans l’intervention officielle, pour se transformer généralement en « chourka benés » ou l’association par moitié.

Ce changement de tactique traduit le profond désarroi du colonialisme voulant tenter de tromper la paysannerie pour la détacher de la Révolution.

Cette manœuvre grossière de dernière heure ne dupera pas les fellahs qui ont déjà mis en échec la vielle chimère des «affaires indigènes» séparant artificiellement les Algériens en Berbères et Arabes hostiles.

Car la population paysanne est profondément convaincue que sa soif de terre ne pourra être satisfaite que par la victoire de l’indépendance nationale.

La véritable réforme patriotique de la misère des campagnes, est inséparable de la destruction totale du régime colonial.

Le FLN doit s’engager dans cette politique juste, légitime et sociale. Elle aura pour conséquence :

a) La haine irréductible à l’endroit du colonialisme français, de son administration, de son armée, de sa police et des traîtres collaborateurs.

b) La constitution de réserves humaines inépuisables pour l’ALN et la Résistance ;

c) L’extension de l’insécurité dans les campagnes(sabotages, incendies de fermes, destruction des tabacoops et des vinicoops, symboles de la présence colonialiste) ;

d) La création des conditions pour la consolidation et l’organisation de nouvelles zones libérées.


B) Le Mouvement Ouvrier

La classe ouvrière peut et doit apporter une contribution plus dynamique pouvant conditionner l’évolution rapide de la Révolution, sa puissance et son succès final.

Le FLN salue la création de l’U.G.T.A. comme l’expression d’une saine réaction des travailleurs contre l’influence paralysante des dirigeants de la C.G.T., de F.O. et de la C.F.T.C..

L’U.G.T.A. aide la population salariée à sortir du brouillard de la confusion et de l’attentisme.

Le gouvernement socialiste français et la direction néo-colonialiste de F.O. sont inquiets de l’affiliation internationale de l’U.G.T.A. à la C.I.S.L., dont l’aide à l’U.G.T.A. et à la Centrale marocaine a été positive dans divers domaines nationaux et extérieurs.

La naissance et le développement de l’U.G.T.A. ont eu en effet un profond retentissement. Son existence a provoqué immédiatement un violent remous au sein de la C.G.T, abandonnée en masse par les travailleurs. Les dirigeants communistes ont essayé vainement de retenir les cadres les plus conscients en essayant de retrouver sous les cendres l’esprit de l’ancienne C.G.T.U. dont le mot d’ordre de l’indépendance de l’Algérie fut enterré au lendemain de l’unité syndicale en 1935.

Mais pour devenir une centrale nationale, il ne suffit pas à la filiale de la C.G.T. parisienne de modifier le titre, ni de changer la couleur de la carte, ni même de couper un cordon ombilical atrophié.

Pour s’adapter aux fonctions nouvelles du mouvement ouvrier ayant déjà atteint l’âge adulte, il ne suffisait pas à l’U.G.S.A. de changer de forme ou d’aspect extérieur. Quiconque observe les velléités communistes, ne peut manquer de retrouver le rythme et la méthode colonialistes, qui ont présidé à la transformation des délégations financières en la bâtarde Assemblée Algérienne.

L’accession de certains militants à des postes de direction syndicale rappelle singulièrement la promotion symbolique de certains élus-administratifs.

Dans les deux cas, il aurait fallu changer le but, la nature et le contenu du Foyer civique et du Palais Carnot.

L’incapacité de la direction du P.C.A. sur le plan politique ne pouvait que se traduire sur le plan syndical et entraîner la même faillite.

L’U.G.T.A. est le reflet de la profonde transformation qui s’est produite dans le mouvement ouvrier, à la suite d’une longue évolution et surtout après le bouleversement révolutionnaire provoqué par la lutte pour l’indépendance nationale.

La nouvelle centrale algérienne diffère des autres organisations C.G.T.F.O. et C.F.T.C. dans tous les domaines, notamment par l’absence de tutelle, le choix de l’état-major, la structure rationnelle, l’orientation juste et la solidarité fraternelle en Algérie, en Afrique du Nord et dans le monde entier.

1°) Le caractère national se traduit non seulement par une indépendance organique, détruisant les contradictions inhérentes à une tutelle étrangère, mais aussi par une liberté totale dans la défense des travailleurs dont les intérêts vitaux se confondent avec ceux de toute la nation algérienne.

2°) La direction est formée non par des éléments issus d’une minorité ethnique n’ayant jamais subi l’oppression coloniale, toujours enclins au paternalisme, mais par des patriotes dont la conscience nationale aiguise la combattivité contre la double pression de l’exploitation sociale et de la haine raciale.

3°) La « colonne vertébrale » est constituée non par une aristocratie ouvrière(fonctionnaires et cheminots) mais par les couches les plus nombreuses et les plus exploitées(dockers, mineurs, ouvriers agricoles, véritables parias jusqu’ici abandonnés honteusement à la merci des seigneurs de la vigne.

4°) Le souffle révolutionnaire purifie le climat syndical non seulement en chassant l’esprit néo-colonialiste et le chauvinisme national qu’il engendre, mais en créant les conditions pour l’épanouissement d’une fraternité ouvrière, imperméable au racisme.

5°) L’action syndicale, maintenue longtemps dans le cadre étroit des revendications économiques et sociales, isolée de la perspective générale, est devenue non un frein dans la lutte anti-colonialiste mais un accélérateur dans le combat pour la liberté et la justice sociale ;

6°) La population laborieuse algérienne, jugée jusqu’ici comme mineure ne méritant pas l’émancipation, est appelée, non à occuper un rang subalterne dans le mouvement social français, mais à coopérer brillamment avec le mouvement ouvrier nord-africain et international ;

7°) L’U.G.S.A. -C.G.T-, se verra inévitablement contrainte de se dissoudre à l’exemple des organisations similaires de Tunisie et du Maroc pour céder entièrement la place à l’U.G.T.A., centrale nationale authentique et unique, groupant tous les travailleurs algériens sans distinction.

Le FLN ne doit pas négliger le rôle politique qu’il peut jouer pour aider et compléter l’action syndicale indépendante de l’U.G.T.A. en vue de sa consolidation et de son renforcement.

Les militants FLN doivent être parmi les plus dévoués, les plus actifs, toujours soucieux de respecter les règles démocratiques selon la tradition en honneur dans le mouvement ouvrier libre.

Pas de schématisme: tenir compte de chaque situation concrète et adapter les formes d’actions aux conditions particulières, objectives de chaque corporation.

- Développer l’esprit de combattivité en organisant sans retard l’action revendicative sous une forme souple et variée selon les conditions concrètes du moment(arrêt de travail limité, grèves locales, corporatives, de solidarité) ;

- Entraîner dans l’action, les travailleurs européens ;

- Concrétiser la sympathie pour l’ALN en transformant en action de soutien la résistance : souscriptions, fournitures aux combattants, actes de sabotage, grèves de solidarité, grèves politiques.


C) Le Mouvement des Jeunes

La jeunesse algérienne a les qualités naturelles de dynamisme, de dévouement et d’héroïsme.

De plus, elle se caractérise par un fait rare. Très nombreuse, elle représente près de la moitié de la population totale, en raison d’un développement démographique exceptionnel.

En outre, elle possède une qualité originale ; la maturité précoce. En raison de la misère, de l’oppression coloniale, elle passe rapidement de l’enfance à l’âge adulte ; la période de l’adolescence est singulièrement réduite.

Elle suit avec passion, avec le mépris de la peur et la mort, l’organisation révolutionnaire qui peut la conduire à la conquête de son pur idéal de liberté.

La Révolution Algérienne, les exploits de l’ALN et l’action clandestine du FLN répondent à sa témérité que nourrit le plus noble sentiment patriotique.

C’est donc pour le FLN un levier inflexible d’une puissance et d’une résistance formidables.


D) Intellectuels et Professions Libérales

Le ralliement des intellectuels à la patrie algérienne, le fait que la «francisation » n’a pas réussi à étouffer leur conscience nationale, la rupture avec les positions idéalistes individualistes ou réformistes, sont les preuves d’une saine orientation politique.

1°) Former des comités d’action des intellectuels patriotiques :

a) Propagande : indépendance de l’Algérie ;

b) Contacts avec les libéraux français ;

c) Souscriptions.

Le FLN devra assigner aux étudiants et étudiantes, d’une manière rationnelle, des tâches précises dans les domaines ou ils peuvent rendre le mieux : politique, administratif, culturel, sanitaire, économique, etc…

2°) Organiser des services de santé :

a) Chirurgiens, médecins, pharmaciens en liaison avec les hospitaliers(internes et infirmiers) ;

b) Soins, médicaments, pansements ;

c) Infirmiers de campagne, traitement des malades et convalescents.


E) Commerçants et Artisans

A côté du syndicat commercial algérien, dominé par le monopoleur Schiaffino, maître des chambres de commerce et le mouvement Poujade raciste et colonial-fasciste, se trouvait le vide constitué par l’absence d’une véritable Centrale commerciale et artisanale, dirigée par des patriotes pour assurer la défense de l’économie algérienne.

L’U.G.C.A. prendra donc une place importante à côté de l’organisation ouvrière sœur, l’U.G.T.A.

Le FLN doit l’aider à se développer rapidement en créant les conditions politiques les plus favorables :

1°) Lutte contre les impôts.

2°) Boycott des grossistes colonialistes, poujadistes, apportant un soutien actif à la guerre impérialiste.

F) Mouvement des Femmes

D’immenses possibilités existent et sont de plus en plus nombreuses dans ce domaine.

Nous saluons avec émotion, avec admiration, l’exaltant courage révolutionnaire des jeunes filles et des jeunes femmes, des épouses et des mères ; de toutes nos sœurs « moudjahidates » qui participent activement, et parfois les armes à la main, à la lutte sacrée pour la libération de la Patrie.

Chacun sait que les Algériens ont chaque fois participé activement aux insurrections nombreuses et renouvelées qui ont dressé, depuis 1830, l’Algérie contre l’occupation française.

Les explosions principales de 1864 des Ouled Sidi Cheikh du Sud Oranais, de 1871 en Kabylie, de 1916 dans les Aurès et la région de Mascara ont illustré à jamais l’ardent patriotisme, allant jusqu’au sacrifice suprême, de la femme algérienne.

Celle-ci est aujourd’hui convaincue que la Révolution actuelle aboutira inexorablement à la conquête de l’indépendance.

L’exemple récent de la jeune fille kabyle qui repousse une demande en mariage, parce que n’émanant pas d’un maquisard illustre d’une façon magnifique le moral sublime qui anime les Algériennes.

Il est donc possible d’organiser dans ce domaine, avec des méthodes originales propres aux mœurs du pays, un redoutable et efficace moyen de combat.

a) Soutien moral des combattants et des résistants ;

b) Renseignements, liaisons, ravitaillement, refuges ;

c) Aide aux familles et enfants de maquisards, de prisonniers ou d’internés.

4°) L a recherche des alliances.

Pour libérer leur patrie enchaînée, les Algériens comptent d’abord sur eux-mêmes.

L’action politique, comme la science militaire, enseignement qu’il ne faut négliger aucun facteur, même apparemment peu important, pour assurer la victoire.

L’action politique le FLN a entrepris avec succès la mobilisation de toutes les énergies nationales. Mais il ne laissera pas l’ennemi colonialiste s’appuyer sur la totalité de la minorité ethnique en Algérie, dresser contre nous l’opinion en France et nous priver de la solidarité internationale.


A) Les Libéraux Algériens

A la différence de la Tunisie et du Maroc la minorité ethnique d’origine européenne a une importance numérique dont il faut tenir compte. Elle est renforcée par une immigration permanente jouissant d’une aide officielle et fournissant au régime colonial une fraction importante de ses soutiens les plus farouches, les plus obstinés, les plus racistes.

Mais en raison de ses privilèges inégaux, du rôle qu’elle joue dans la hiérarchie économique, administrative et politique du système colonialiste, la population d’origine européenne ne constitue pas un bloc indissoluble autour de la grosse colonisation dirigeante.

L’esprit de race supérieure est général. Mais il se manifeste sous des aspects nuancés, allant de la frénésie du type « sudiste » à l’hypocrisie paternaliste.

Le colonialisme français, maître tout-puissant de l’administration algérienne, de la police, du monopole de la presse, de la radio, s’est montré souvent capable d’exercer une pression psychologique pouvant cristalliser l’opinion publique autour d’une idée-force réactionnaire.

Le départ de Soustelle et la manifestation du 6 février ont été les preuves d’une grande habilité dans l’art de la provocation et du complot.

Le résultat fut la capitulation du chef du gouvernement français.

Pour atteindre son but, le colonialisme organisa la panique. Il accusa le gouvernement d’abandonner la minorité ethnique non-musulman à la « barbarie arabe », à la « guerre sainte », à un Saint-Barthélemy plus immonde.

Le slogan fabriqué par le maître chanteur Reygasse et diffusé par le bourreau Benquet-Crevaux, l’odieuse image « la valise ou le cercueil » semblent aujourd’hui anodins.

Les anciens partis nationalistes n’ont pas toujours accordé à cette question l’importance qu’elle mérite. Ne prêtant d’attention que pour l’opinion musulmane, ils ont négligé souvent de relever comme il convient des déclarations maladroites de certains charlatans ignorés, apportant en fait de l’eau au moulin de l’ennemi principal.

Actuellement, la contre-offensive est encore faible. La presse libérale de France ne put enrayer totalement le poison colonialiste. Les moyens d’expression du FLN sont insuffisants.

Heureusement la Résistance Algérienne n’a pas fait de faute majeure pouvant justifier les calomnies de la presse colonialiste du service psychologique de l’armée colonialiste, convaincu de mensonges flagrants par les témoignages de journalistes français et étrangers.

Voilà pourquoi le bloc colonialiste et raciste, sans fissure le 6 février, commence à se désagréger. La panique a cédé la place peu à peu à un sentiment plus réaliste. La solution militaire devant rétablir le statu-quo est un mirage évident. La question dominante aujourd’hui, c’est le retour à une paix négociée : quelle est la place qui sera faite à ceux qui considèrent l’Algérie comme patrie toujours généreuse même après la disparition du règne de Borgeaud ?.

Des tendances diverses apparaissent.

1°) Le neutralisme est le courant le plus important. Il exprime le souhait de laisser les ultra-colonialistes défendre leurs privilèges menacés par les nationalistes « extrémistes ».

2°) Les partisans d’une solution « intermédiaire » : la négociation pour « une communauté algérienne à égale distance entre le colonialisme français et le rétrograde impérialiste arabe » par la création d’une double nationalité ;

3°) La tendance la plus audacieuse accepte l’indépendance de l’Algérie et la nationalité algérienne, à la condition de s’opposer à l’ingérence américaine, anglaise et égyptienne.

Cette analyse est sommaire. Elle n’a d’autre but que de souligner la différenciation qui s’opère dans le large éventuel de l’opinion publique européenne.

Ce serait donc une erreur impardonnable que de mettre dans le « même sac » tous les Algériens d’origine européenne ou juive.

Comme il serait impardonnable de nourrir l’illusion de pouvoir les gagner entièrement à la cause de la libération nationale.

L’objectif à atteindre, c’est l’isolement de l’ennemi colonialiste qui opprime le peuple algérien.

Le FLN doit donc s’efforcer d’accentuer l’évolution de ce phénomène psychologique en neutralisant une fraction importante de la population européenne.

La Révolution Algérienne n’a pas pour but de « jeter à la mer » les Algériens d’origine européenne, mais de détruire le joug colonial inhumain.

La Révolution Algérienne n’est pas une guerre civile, ni une guerre de religion.

La Révolution Algérienne veut conquérir l’indépendance nationale pour installer une république démocratique et sociale garantissant une véritable égalité entre tous les citoyens d’une même patrie, sans discrimination.


B) La Minorité Juive

Ce principe fondamental, admis par la morale universelle, favorise la naissance dans l’opinion israélite d’un espoir dans le maintien d’une cohabitation pacifique millénaire.

D’abord, la minorité juive a été particulièrement sensible à la campagne de démoralisation du colonialisme. Des représentants de leur communauté ont proclamé au congrès mondial juif de Londres leur attachement à la citoyenneté française, les mettant au-dessus de leurs compatriotes musulmans.

Mais le déchaînement de la haine antisémite qui a suivi les manifestations colonialo-fascistes ont provoqué un trouble profond qui fait place à une saine réaction d’auto-défense.

Le premier réflexe fut de se préserver, du danger d’être pris entre deux feux. Il se manifeste par la condamnation des Juifs, membres du « 8 novembre » et du mouvement poujadiste, dont l’activité trop voyante pouvait engendrer le mécontentement vindicatif contre toute la communauté.

La correction inflexible de la Résistance Algérienne, réservant tous ses coups au colonialisme, apparut aux plus inquiets comme une qualité chevaleresque d’une noble colère des faibles contre les tyrans.

Des intellectuels, des étudiants, des commerçants prirent l’initiative de susciter un mouvement d’opinion pour se désolidariser des gros colons et des anti-juifs.

Ceux-là n’avaient pas la mémoire courte. Ils n’ont pas oublié l’infâme souvenir du régime de Vichy. Pendant quatre ans, 185 lois, décrets ou ordonnances les ont privés de leurs droits, chassés des administrations et des universités, spoliés de leurs immeubles et de leurs fonds de commerce, dépouillés de leurs bijoux.

Leurs coreligionnaires de France étaient frappés d’une amende collective d’un millard. Ils étaient traqués, arrêtés, internés au camp de Drancy et envoyés par wagons plombés en Pologne ou beaucoup périrent dans les fours crématoires.

Au lendemain de la libération de la France, la communauté juive algérienne retrouva rapidement ses droits et ses biens grâce à l’appui des élus musulmans, malgré l’hostilité de l’administration pétainiste.

Aura-t-elle la naïveté de croire que la victoire des ultra-colonialistes, qui sont précisément les mêmes qui l’ont persécuté, naguère, ne ramènera pas le même malheur ?

Les Algériens d’origine juive n’ont pas encore surmonté leur trouble de conscience, ni choisi de quel côté se diriger.

Espérons qu’ils suivront en grand nombre le chemin de ceux qui ont répondu à l’appel de la patrie généreuse, donné leur amitié à la Révolution en revendiquant déjà avec fierté, leur nationalité algérienne.

Cette option est basée sur l’expérience, le bon sens et la clairvoyance.

En dépit du silence du Grand Rabbin d’Alger, contrastant avec l’attitude réconfortante de l’Archevêque se dressant courageusement et publiquement contre le courant et condamnant l’injustice coloniale, l’immense majorité des Algériens s’est gardée de considérer la communauté juive, comme passée définitivement dans le champ ennemi.

Le FLN a étouffé dans l’œuf des provocations nombreuses préparées par les spécialistes du gouvernement général. En dehors du châtiment individuel infligé aux policiers et contre-terroristes responsables de crimes contre la population innocente, l’Algérie a été préservée de tout progrom. Le boycottage des commerçants juifs, devant suivre le boycottage des Mozabites a été enrayé même d’exploser.

Voilà pourquoi, le conflit arabo-israélien n’a pas eu, en Algérie, de répercussions graves, ce qui aurait comblé le vœu des ennemis du peuple algérien.

Sans puiser dans l’histoire de notre pays les preuves de tolérance religieuse, de collaboration dans les plus hauts postes de l’Etat, de cohabitation sincère, la Révolution Algérienne a montré par les actes, qu’elle mérite la confiance de la minorité juive pour lui garantir sa part de bonheur dans l’Algérie indépendante.

En effet, la disparition du régime colonial, qui s’est servi de la minorité juive comme tampon pour atténuer les chocs anti-impérialistes, ne signifie pas forcément sa paupérisation.

C’est une hypothèse absurde que de s’imaginer que« l’Algérie ne serait rien sans la France ».

La prospérité économique des peuples affranchie est évidente.

Le revenu national, plus important, assurera à tous les Algériens une vie plus confortable.

Tenant compte de ce qui précède, le FLN recommande :

1°) Encourager et aider à la formation de comités et mouvements de libéraux algériens, même ceux ayant au départ des objectifs limités :

a) Comité d’action contre la guerre d’Algérie ;

b) Comité pour la négociation et la paix ;

c) Comité pour la nationalité algérienne ;

d) Comité de soutien des victimes de la répression ;

e) Comité d’études du problème algérien ;

f) Comité pour la défense des libertés démocratiques ;

g) Comité pour le désarmement des milices civiles ;

h) Comité d’aide aux ouvriers agricoles(parrainage des syndicats, soutien des grèves, défense des enfants et des femmes exploités).

2°) Intensifier la propagande auprès des rappelés et des soldats du contingent :

a) Envoi de livres, revues, journaux, tracts anti-colonialistes ;

b) Comité d’accueil des permissionnaires ;

c) Théâtre : pièces exaltant la lutte patriotique pour l’indépendance.

3°) Multiplier les comités de femmes de mobilisés pour exiger le rappel de leurs maris.

C) L’Action du FLN en France

1°) Développer l’appui de l’opinion libérale

L’analyse de l’éventail politique chez les libéraux en Algérie peut être valable pour saisir les nuances de l’opinion publique en France, sujette à des fluctuations rapides en raison de la sensibilité populaire.

Il est certain que le FLN attache une certaine importance à l’aide que peut apporter à la justice cause de la Résistance Algérienne la partie éclairée du peuple français, insuffisamment informé des horreurs indicibles perpétrées en son nom.

Nous apprécions la contribution des représentants du mouvement libéral français tendant à faire triompher la solution politique, pour éviter une effusion de sang inutile.

La Fédération FLN en France, dont la direction est aujourd’hui renforcée à Paris, a une tâche politique de premier plan pour annuler l’effet négatif de la pression réactionnaire et colonialiste.

1°) Contacts politiques avec les organisations, mouvements et comités contre la guerre coloniale.

- Presse, meetings, manifestations et grèves contre le départ des soldats, la manutention et le transport du matériel de guerre.

2°) Soutien financier par la solidarité aux résistants et aux combattants pour la liberté.


2°) Organiser l’émigration algérienne

La population algérienne émigrée en France est un capital précieux en raison de son importance numérique, de son caractère jeune et combatif, de son potentiel politique.

La tâche du FLN est d’autant plus importante pour mobiliser la totalité de ces forces qu’elle nécessite, en même temps, la lutte à outrance contre les tentatives de survivance du messalisme.

1°) Eclairer l’opinion publique française et étrangère en donnant informations, articles de journaux et revues. Grouper à cet effet les militants expérimentés, les intellectuels et les étudiants.

2°) Dénoncer d’une façon infatigable et patiente la faillite du messalisme comme courant politique, sa compromission avec les milieux proches du gouvernement français ce qui explique l’orientation dirigée non contre le colonialisme, mais contre le FLN et l’ALN.

D) La Solidarité Nord-Africaine

L’intransigeance révolutionnaire du FLN, la poursuite farouche de la lutte armée par l’ALN, l’unanimité nationale du peuple algérien soudée par l’idéal d’indépendance nationale, ont mis en échec les plans colonialistes.

Les gouvernements tunisien et marocain ont en particulier(sous la pression des peuples frères), pris nettement position sur ce problème qui conditionne l’équilibre nord-africain.

Le FLN doit encourager :

1°) La coordination de l’action gouvernementale des deux pays du Maghreb, dans le but de faire pression sur le gouvernement français : action diplomatique ;

2°) L’unification de l’action politique par la création d’un comité de coordination des partis frères nationaux avec le FLN ;

a) Création de comités populaires de soutien de la Résistance Algérienne ;

b) Intervention multiforme dans tous les secteurs ;

3°) La liaison permanente avec les Algériens résidant au Maroc et en Tunisie(action concrète auprès de l’opinion publique, de la presse et du gouvernement) ;

4°) La solidarité des Centrales Ouvrières U.G.T.T, U.M.T.,U.G.T.A.;

5°) L’entraide des trois unions estudiantines.

6°) La coordination de l’action des trois centrales économiques.

4°) L’Algérie devant le monde.

La diplomatie française a entrepris sur le plan international un travail interne pour obtenir partout oÙ c’est possible, ne serait-ce que très provisoirement, une aide morale et matérielle ou une neutralité bienveillante et passive. Les seuls résultats plus ou moins positifs sont les déclarations gênées, arrachées aux représentants des Etats–Unis, de l’Angleterre et de l’O.T.A.N.

Mais la presse mondiale, notamment la presse américaine, condamne impitoyablement les crimes de guerre, plus particulièrement la légion et les paras, le génocide des vieillards, des femmes, des enfants, le massacre des intellectuels et des civils innocents, la torture des emprisonnés politiques, la multiplication des camps de concentration, l’exécution d’otages.

Elle exige du colonialisme français, la reconnaissance solennelle du droit du peuple algérien à disposer librement de son sort.

La lutte gigantesque engagée par l’Armée de Libération Nationale, son invincibilité garantie par l’adhésion unanime de la nation algérienne à l’idéal de liberté, ont sorti le problème algérien du cadre français dans lequel l’impérialisme l’a tenu jusqu’alors prisonnier.

La conférence de Bandoeng et surtout la 10ème session de l’O.N.U. ont en particulièrement le mérite historique de détruire la fiction juridique de « l’Algérie française ».

L’invasion et l’occupation d’un pays par une armée étrangère ne sauraient en aucun cas modifier la nationalité de ses habitants. Les Algériens n’ont jamais accepté la « francisation », d’autant plus que cette « étiquette » ne les a jamais empêchés d’être dans leur patrie moins libres et moins considérés que les étrangers.

La langue arabe, langue nationale de l’immense majorité, a été systématiquement étouffée. Son enseignement supérieur a disparu dès la conquête par la dispersion des maîtres et des élèves, la fermeture des universités, la destruction des bibliothèques, le vol des donations pieuses.

La religion islamique est bafouée, son personnel est domestiqué, choisi et payé par l’administration colonialiste.

L’impérialisme français a combattu le mouvement progressiste des Oulémas pour donner son appui total au maraboutisme, domestiqué par la corruption de certains chefs de confréries.

Combien apparaît dégradante le malhonnêteté des Bidault, Lacoste, Soustelle et du Cardinal Feltin lorsqu’ils tentent de tromper l’opinion publique française et étrangère en définissant la Résistance Algérienne comme un mouvement religieux fanatique au service du panislamisme.

La ligne de démarcation de la Révolution ne passe pas entre les communautés religieuses qui peuplent l’Algérie, mais entre d’une part, les partisans de la liberté, de la justice, de la dignité humaine et d’autre part, les colonialistes et leurs soutiens, quelle que soit leur religion ou leur condition sociale.

La meilleure des preuves n’est-elle pas le châtiment suprême infligé à des traîtres officiants du culte, dans l’enceinte même des mosquées.

Par contre, grâce à la maturité politique du peuple algérien et à la sage et lucide direction du Front de Libération Nationale, les provocations traditionnelles et renouvelées du colonialisme : pogroms, troubles anti-chrétiens, xénophobie, ont été déjouées et étouffées dans l’œuf.

La Révolution Algérienne, malgré les calomnies de la propagande colonialiste, est un combat patriotique, dont la base est incontestablement de caractère national, politique et social.

Elle n’est inféodée ni au Caire, ni à Londres, ni à Moscou, ni à Washington.

Elle s’inscrit dans le cours normal de l’évolution historique de l’humanité qui n’admet plus l’existence de nations captives.

Voilà pourquoi l’indépendance de l’Algérie martyre est devenue une affaire internationale et le problème-clé de l’Afrique du Nord.

De nouveau, l’affaire algérienne sera posée devant l’O.N.U. par les pays afro-asiatiques.

Si, lors de la dernière session de l’Assemblée Générale de l’O.N.U., on constata chez ces pays amis le souci tactique exagérément conciliateur, allant jusqu’à retirer de l’ordre du jour la discussion de l’affaire algérienne, il n’en est pas de même aujourd’hui car les promesses de la France n’ont nullement été tenues.

Ce manque de hardiesse était déterminé par l’attitude des pays arabes en général et de l’Egypte en particulier. Leur soutien à la lutte du peuple algérien demeurait limité ; il était assujetti aux fluctuations de leur diplomatie. La France exerçait une pression particulière sur lr Moyen-Orient en monnayant son aide économique et militaire et son opposition au Pacte de Bagdad. Elle avait notamment essayé de peser de toutes ses forces pour paralyser les armes psychologiques et morales dont le FLN dispose.

L’attitude des pays non arabes du bloc afro-asiatique était conditionnée, semble-t-il, par le souci d’une part de ne jamais dépasser celle des pays arabes, par le désir d’autre part de jouer un rôle déterminant dans des problèmes tels que ceux désarmement et de la coexistence pacifique.

Ainsi l’internationalisation du problème algérien dans sa phase actuelle a renforcé la prise de conscience universelle sur l’urgence du règlement d’un conflit armé pouvant affecter le bassin méditerranéen et l’Afrique, le Moyen-Orient et le monde entier.

Comment Diriger Notre Activité internationale ?

Nos contacts avec les dirigeants des pays frères n’ont jamais été autre chose que des contacts d’alliés et non d’instruments.

Nous devons veiller d’une façon systématique à conserver intacte l’indépendance de la Révolution Algérienne. Il convient de réduire à néant la calomnie lancée par le gouvernement français, sa diplomatie, sa grande presse pour nous présenter, n’ayant pas de racines dans la Nation Algérienne captive.

1°) Provoquer chez les gouvernements du Congrès de Bandoeng, en plus de l’intervention à l’O.N.U., des pressions diplomatiques, voire économiques directes sur la France ;

2°) Rechercher l’appui des peuples d’Europe, y compris les pays nordiques et les démocraties populaires ainsi que les pays d’Amérique Latine ;

3°) S’appuyer sur l’émigration arabe dans les pays de l’Amérique Latine.

Dans ce but, le FLN a renforcé la Délégation algérienne en mission à l’extérieur. Il devra avoir :

a) Bureau permanent auprès de l’ONU et aux USA ;

b) Délégation dans les pays d’Asie ;

c) Délégations itinérantes pour la visite des capitales et la participation aux rassemblements mondiaux culturels, estudiantins, syndicaux, etc ;

d) Propagande écrite crée par nos propres moyens ; bureau de presse, éditions de rapports, documents par la photo et le film.


Conclusion

Il y a dix an, au lendemain de la fin de la deuxième guerre mondiale, une formidable explosion a ébranlé l’impérialisme.

L’irrésistible mouvement de libération nationale, longtemps comprimé, secoua les peuples captifs. Une réaction en chaîne entraîna les pays colonisés, l’un après l’autre, dans la conquête d’un avenir flamboyant de liberté et de bonheur..

En cette courte période, dis huit nations sont sorties des ténèbres de l’esclavage colonial et ont pris place au soleil de l’indépendance nationale.

Les peuples de Syrie et du Liban, du Viet-Nam et du Fezzan ont brisé les barreaux de leurs cellules et réussi à quitter l’immense prison du colonialisme français.

Les trois peuples du Maghreb ont manifesté à leur tour leur volonté et leur capacité de prendre leur place dans le concert des nations libres.

La révolution Algérienne du 1er Novembre 1954 est sur la bonne voie.

La lutte sera encore difficile, âpre, cruelle.

Mais sous la ferme direction du FRONT DE LIBERATION NATIONALE, la victoire couronnera la longue lutte armée menée par le peuple algérien indompté.

La date humiliante du 5 juillet 1830 sera effacée avec la disparition de l’odieux régime colonial.

Le moment est proche où le peuple algérien recueillera les doux fruits de son douloureux sacrifice et de son courage sublime.
L’INDEPENDANCE DE LA PATRIE SUR LAQUELLE FLOTTERA SOUVERAINEMENT LE DRAPEAU NATIONAL ALGERIEN. »

Mieux comprendre le régime Algérien : interview de Addi Lahouari

addiJe vous laisse chers amis et lecteurs, cet entretien recueilli auprès de Addi Lahouari Socilogue Algérien d’Oran, et professeur à l’université de Lyon .

La question de la révision constitutionnelle et du troisième mandat ne laisse personne indifférent en Algérie. Comme le montre la pétition qui circule et qui a recueilli des centaines de signatures.

Nous avons demandé à Lahouari Addi de nous donner son point de vue sur cette question qui domine le débat politique algérien. Dans ses réponses à nos questions, Lahouari Addi développe une proposition de sortie de crise dont le moins qu’on puisse dire, est qu’elle suscite des questionnements. Mais qui est cet intellectuel dont les prises de position ne laissent pas indifférent ? Lahouari Addi est de ces universitaires qui font notre fierté, autant par son attachement à l’Algérie que par le rayonnement scientifique de ses travaux dans la communauté universitaire internationale.

Sociologue formé à Oran, de l’école primaire à l’université, il dit lui-même qu’il appartient à la génération à qui l’indépendance a donné la possibilité de se former et d’acquérir un statut d’universitaire. Il a bénéficié d’un détachement à Paris (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales) en 1983 qui lui a permis de soutenir une thèse d’Etat publiée à Alger, (ENAL, 1990) sous le titre « L’impasse du populisme », analysant les contradictions de la construction étatique en Algérie de 1962 à 1988.

Après avoir enseigné pendant 18 ans à l’Université d’Oran, il a dû quitter en 1994 sa ville natale pour des raisons de sécurité. Depuis, il est à l’Institut d’Etudes Politiques de Lyon où il enseigne l’anthropologie et la sociologie du monde arabe ainsi qu’un cours de sociologie des relations internationales. Il y dirige, par ailleurs, plusieurs thèses sur des thèmes relevant de sa spécialité. Il collabore par des contributions régulières, et remarquées, au Quotidien d’Oran et au Monde diplomatique. Il a publié plusieurs ouvrages, dont « L’Algérie et la démocratie », (1995) « Les mutations de la société algérienne », (1999) « Sociologie et anthropologie chez Pierre Bourdieu » 2002).

Il nous a confié qu’il est sur le point d’achever la rédaction d’un livre sur deux anthropologues du Maghreb, Clifford Geertz et Ernest Gellner. Lahouari Addi a écrit une cinquante d’articles dans des revues scientifiques en Europe et aux Etats-Unis. Il est souvent invité par des universités américaines (Princeton University, University of Utah, Salt Lake City, UCLA, Los Angeles…). Il a été l’un des rares universitaires arabes à avoir été membre du prestigieux Institute for Advanced Study à Princeton où il a séjourné pendant une année en 2002-2003.

Tahia bladi: Que vous inspire la question du troisième mandat pour A. Bouteflika ?

Addi Lahouari: Il y a de quoi être choqué. Dans un pays où le mécontentement social est à son paroxysme, les grèves sont quotidiennes, le pouvoir d’achat des salariés est l’un des plus bas au monde, le président cherche à modifier la constitution comme dans une république bananière pour se représenter. En sondant la population, vous constaterez qu’il n’y a jamais eu un président algérien aussi impopulaire dans tout le pays, y compris à l’Ouest d’où il est originaire. Cela veut dire que le personnel qui décide ignore totalement les préoccupations de la population dans les processus de désignation des responsables du pays. C’est de l’irresponsabilité et c’est exposer le pays à la crise chronique. Le régime continue d’ignorer la population qui répond par l’apathie générale et les émeutes localisées.

TB: Qui décide d’une telle question au sommet ? Le président a-t-il une autorité ou n’est-il qu’un paravent?

A.L: Selon les indices qui transparaissent dans la vie politique quotidienne rapportée par la presse, le président n’a aucune autorité et il fait seulement de la figuration. Il est possible cependant qu’un clan de généraux le soutienne contre un autre clan. De très graves affaires de corruption comme l’affaire Khalifa, BRC et autres ont défrayé la chronique et où des généraux sont impliqués. Dans ce cas là, des clans se forment pour défendre les amis et les alliés. Le fait que ces affaires très graves et préjudiciables à l’économie nationale et aux institutions de l’Etat n’ont pas été suivies par l’arrestation des officiers impliqués dans les réseaux de corruption indique clairement que le président n’a aucune autorité ni sur l’armée ni sur le gouvernement. Je prendrais deux exemples. Le premier est relatif aux insultes proférées par un ministre à l’encontre d’un Chef d’Etat étranger que l’Algérie s’apprêtait à recevoir officiellement. Dans n’importe quel autre pays, le ministre en question aurait été relevé de ses fonctions. En Algérie, il ne l’a pas été parce que le président n’a aucune autorité sur la majorité des ministres qui lui ont été imposés, à l’exception de Belkhadem, Zerhouni et Ould Abbes. Le deuxième exemple est la longévité du général Tewfik Médiène aux fonctions de responsable du DRS. Il est le premier responsable de la sécurité alors que la violence politique tue depuis 16 ans. De deux choses l’une : ou bien c’est le DRS qui nomme aux fonctions de président, ou bien c’est le président qui nomme aux fonctions de chef du DRS. Or Tewfik a survécu à Chadli Bendjedid, Liamine Zéroual, Bouteflika I, Bouteflika II et il s’apprête à modifier la constitution pour Bouteflika III. Si au moins le terrorisme avait été vaincu, nous aurions dit que les différents présidents le gardent en raison de ses compétences ; mais ce n’est pas le cas…

TB: Pourtant Bouteflika a mis à la retraite des généraux puissants comme Lamari Mohamed. Comment peut-on expliquer cette mise à la retraite ?

A.L.: Mohamed Lamari a été prié par ses collègues de quitter ses fonctions de Chef d’Etat-Major parce qu’il donnait trop d’interviews dans lesquelles il se posait comme supérieur au président, c’est-à-dire qu’il démontrait tous les jours la théorie du pouvoir réel et du pouvoir formel. Or l’armée algérienne, pour des raisons qui lui sont propres, veut apparaître publiquement comme une armée qui obéit à l’autorité constitutionnelle du président de la république, chef formel des forces armées. Lamari mettait mal à l’aise les militaires qui se cachaient derrière la fiction constitutionnelle. Il démontrait par ses propos que l’armée est la source du pouvoir. C’est vrai, elle l’est, mais il ne faut pas le dire. Lamari a été remplacé par Gaid Salah qui ne parle pas, tout au moins publiquement.

TB: Difficile de faire la part entre l’Armée et l’ « Etat » ?

A.L.: L’armée considère que si elle ne contrôle pas l’Etat, l’Algérie disparaîtrait en tant que nation. Elle a mis sur pied un service spécialisé dans la surveillance des ministères, des institutions et tout le champ politique modelé de manière artificielle. Ce dernier ne reflète pas les courants politiques et idéologiques réels de la société. Le DRS élimine tout parti ou toute personnalité qui n’accepte pas la règle non écrite du système politique algérien : l’armée est la seule source du pouvoir. Et tout cela de manière anti-constitutionnelle. Du point de vue du droit algérien, les activités « politiques » du DRS sont illégales. N’importe quel juge peut demander à la gendarmerie d’arrêter le général Tewfik Médiène pour menées subversives et blocage des institutions de l’Etat ! Dans un Etat qui se respecte il n’y a pas d’individu, QUELLE QUE SOIT SA FONCTION, qui soit au-dessus des lois et de la constitution. Si les généraux avaient un peu de culture politique et le sens des perspectives historiques, la première chose à faire est la dissolution du DRS et son remplacement par un service qui ne s’occupe que de l’espionnage et du contre-espionnage à l’image de la DST en France. Est-ce que la DST en France s’immisce dans les affaires politiques, en noyautant la CGT, l’UMP, le PS., les journaux Le Monde, Le Figaro, Libération ? Si la DST avait les mêmes pouvoirs que le DRS, en dix ans la France deviendrait un pays sous-développé !

TB: Quelle serait selon vous la solution pour sortir le pays de la crise politique et du marasme économique et social ?

A.L: Il faut construire un système de pouvoirs qui soit conforme à notre réalité historico politique, un système qui tienne compte d’une part de la volonté du pays à se développer et à vivre en paix et d’autre part du rôle politique de l’armée hérité de l’histoire du mouvement de libération nationale. Au fur et à mesure que le pays se développera, l’armée se « dépolitisera » et deviendra une armée moderne, ce qu’elle n’est pas aujourd’hui. Les constitutions de 1964, 1976 et 1989, toutes violées par l’armée, ne correspondent pas à la réalité politique algérienne. Ce sont des constitutions copiées sur celles de la France, alors que l’Algérie n’est pas la France. On a demandé un jour à Solon, philosophe grec, qu’elle était la meilleure constitution. Il a répondu : pour quel peuple et pour quel temps ? Par conséquent, il faut une constitution qui corresponde à l’Algérie d’aujourd’hui, une constitution qui tienne compte du poids de l’armée dans le champ politique. Pour cela, il faut un président issu de l’ALN, chef des forces armées, garant de l’unité nationale et de la paix civile, protecteur des symboles de la république et des constantes héritées du mouvement national de libération. En contrepartie, l’armée ne s’immiscera ni dans la formation du gouvernement ni dans le choix de la politique économique et sociale qui sera l’affaire des partis. Le ou les partis qui auront été élus formeront le gouvernement sur la base de majorité parlementaire et appliqueront les programmes pour lesquels ils auront été élus. Dans ce schéma, le président aura la prérogative de dissoudre l’Assemblée Nationale autant de fois que nécessaire si la majorité parlementaire venait à voter des lois contraires à l’héritage du mouvementnational ou menaçant les symboles de la république. Je pense que ce schéma rehaussera le prestige de l’armée et la réconciliera avec la société. Avez-vous remarqué que nous n’avons plus l’occasion de voir défiler notre armée et que nous ne croisons plus de jeunes militaires en tenue de sortie lors des fêtes nationales dans les villes et villages du pays ? Pourquoi ? Parce que les militaires, qui sont les enfants du pays, ne sont pas en sécurité dans la rue, et cela est la conséquence de la politisation de l’armée.

TB: C’est un schéma qui fait de l’Armée un moteur de la vie politique !

A.L: Un tel schéma ne donne pas du pouvoir à l’armée, mais il lui reconnaît son rôle historique en tant qu’héritière de l’ALN dans la formation de l’Etat-nation. La nation algérienne est née du combat contre la domination coloniale dans lequel l’ALN était à l’avant-garde. Il faut reconnaître à l’armée ce rôle de gardienne de l’héritage de l’ALN et inscrire cette reconnaissance dans la Constitution. C’est l’Assemblée nationale et les partis qui sont le moteur de vie politique puisque le gouvernement sera l’émanation de la volonté électorale.

TB: Un modèle à la turque ?

A.L: Le schéma que je propose permet à l’armée de se retirer, de se concilier avec la population et de ne plus soutenir des canards boiteux qui portent atteinte à son capital symbolique issu de la guerre de libération. Les généraux devraient réfléchir à l’exemple turc. La Turquie est en effet aujourd’hui le pays musulman le plus avancé dans le processus démocratique. L’armée turque respecte le résultat des urnes tout en avertissant que si la majorité élue porte atteinte à l’héritage kémaliste, elle intervient et dissout l’Assemblée. Elle l’a déjà fait. C’est une position intelligente et sage. Ce n’est pas trop tard pour notre pays de s’engager dans cette voie.

TB: Et si les islamistes remportent la majorité de l’Assemblée nationale ?

A.L: C’est la démocratie. Ils appliqueront leur programme économique et social. S’ils réussissent à développer le pays, les électeurs voteront encore pour eux lors des élections ultérieures ; sinon, ils perdront au profit d’un autre parti. C’est le principe de l’alternance. S’ils veulent changer les règles du jeu, ou les symboles de la république, le président, soutenu par l’armée, aura le loisir de dissoudre l’Assemblée nationale

TB: Pourquoi les généraux n’ont pas pensé à un tel schéma ?

A.L: Parce qu’ils ont le « syndrome Boussof » ; ils n’ont pas confiance dans les civils. Pour un général algérien, un civil est un traître potentiel, ce qui installe le pays dans la crise politique chronique. Ils ont été éduqués dans cette culture qui bloque les institutions et empêche le pays de se doter d’un Etat représentatif de la société. Et puis, être au-dessus des lois de la république permet aussi à certains d’amasser beaucoup d’argent.

TB: Pourquoi l’Armée est-elle si présente, et les Algériens tellement absents de la politique ?

A.L: Les Algériens se désintéressent de la politique parce que l’armée leur interdit de choisir leurs représentants réels et leur impose un diwan el garagouz composé de Ouyahya, Boudjerra Soltani et autres Sidi Said. Le DRS joue du bendir et ces personnages dansent pour amuser les foules. Le pays de Messali Hadj, Ferhat Abbas, Ben Badis, Larbi Ben Mhidi, etc. est tombé aussi bas. L’armée est sur le point de modifier la constitution pour faire réélire le président le plus impopulaire que l’Algérie a connu. C’est ce qui fait dire que l’Algérie est une dictature militaire dans laquelle les généraux n’ont pas le courage d’assumer leur choix. Ils se cachent derrière des civils incompétents et sans personnalité. Ces civils sont d’ailleurs choisis sur ce critère d’absence de personnalité. Bouteflika est un personnage incolore, inodore, qui n’a aucune opinion comme il l’a montré pendant 8 ans. Depuis 1999, l’Algérie s’est appauvrie sous son règne malgré la hausse du prix du pétrole. Il ne dirige pas et il est beaucoup plus soucieux de sa santé et du prix Nobel (qu’il n’a aucune chance d’obtenir) que de l’avenir du pays. Et dire que c’est un pays qui a des potentialités extraordinaires, sa jeunesse et ses richesses minières.

Interview réalisée par Djamaledine Benchenouf pour Tahia Bladi

L’avenir de la démocratie Algérienne: la transition ou le soulèvement populaire !

A trois mois des élections présidentielles, les principaux partis de l’opposition Algérienne viennent d’envoyer un signal fort aux décideurs Algériens , en refusant de jouer aux lièvres, et c’est aussi la position des autres personnalités politiques comme les anciens premiers ministres Ahmed Benbitour Et Sid Ahmed Ghozali, ou l’ancien président de la république Liamine Zeroual . En effet l’étau se resserre sur ceux qui veulent crédibiliser les futures élections présidentielles, et le borgne se retrouve tout seul dans son royaume sans aucun aveugle autours de lui .
Les futures élections présidentielles vont, sans le moindre doute, accentuer la crise politique en Algérie .

Faut-il alors sauver le soldat Bouteflika ou le régime Algérien ?

Le président le plus impopulaire de l’histoire de la république Algérienne et même dans sa propre région, comme disait le sociologue Addi Lahouari, a un bilan très négatif . Jamais l’Algérie n’a été aussi riche ces dix dernières années grâce aux hausses du baril de pétrole ( plus de 400 milliards de dollars de rente ), et pourtant durant cette même période l’Algérien n’a jamais été aussi pauvre dans son pouvoir d’achat, aussi abandonné et délaissé dans sa vie quotidienne,
mal défendu et inquiété dans son avenir .

La mendicité et le vagabondage envahissent les rues de nos villes, des familles entières sans abri dans les rues, l’informel et la spéculation dominent les marchés de commerces, le chômage et l’exclusion se banalisent, et les exodes légaux ou illégaux deviennent des vœux et des échappatoires d’une jeunesse incomprise, mal orientée, mal prise en charge, ou tout simplement sacrifiée .

Bouteflika a incarné pendant 10 ans le président de la médiocrité, de l’immobilisme, de la corruption, du sous développement et de la désindustrialisation de l’Algérie, et sans oublier aussi celui des grandes affaires non élucidés, pour ne pas dire plus ( Khalifa, KBR..) . Bouteflika a été sourd aux aspirations du peuple, et muet même dans les moments les plus tragiques . Bouteflika ne peut en effet convaincre que ceux qu’il a payé avec l’argent du peuple, ce même peuple qu’il a ignoré pendant les dix ans de ces deux mandats.

Oui en effet, tous les indicateurs de la misère sociale, du manque de réformes politiques, et de la destruction économique sont en rouge . Bouteflika n’a pas le droit de briguer un troisième mandat après son bilan catastrophique , et les jeux de fraudes électorales ne pourront plus le légitimer ou le crédibiliser .

Après le viol de la constitution Algérienne, la candidature de Bouteflika pose un problème insurmontable, que même le régime lui même ne pourrait surmonter.
Bouteflika est mal , et le régime qui envisage de lui offrir un troisième mandat, l’est aussi .

Les futures élections nous interpellent tous, elles interpellent nos démons et nos peurs, elles interpellent nos aspirations et notre ras le bol, elles interpellent notre colère et notre patience excessive et abusée .

En Algérie, personne ne croit plus à la formule démocratique d’Abraham Lincoln : « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple »

La démocratie est inévitable quelque soit le prix

En dehors des systèmes de pouvoir absolu de types monarchiques ou oligarchiques dont on connaît tous les résultats, l ‘heure a sonné pour la démocratie en Algérie . La démocratie n’est pas un modèle unique qu’on peut copier d’une nation pour l’implanter dans une autre, mais une multitude de modèles qui peuvent servir à construire le notre, basé sur la souveraineté populaire, la liberté et la justice pour tous, le développement et la prospérité . Aujourd’hui dans l’état actuel des choses, deux options sont ouvertes au peuple Algérien pour passer d’un régime absolu à une démocratie :

1. une transition comme le défend, le sociologue Addi Lahouari, qui consiste à créer une séparation de pouvoirs entre l’armée et la présidence de l’état, et permettre des élections libres qui donnent un parlement démocratique et un gouvernement démocratique qui sera élu sur un programme économique et social, et l’armée ne pourra interférer dans sa gouvernance, sauf si les fondements de la république sont touchés ou menacés . Et dans ce cas de figure, la démocratie en Algérie sera réelle, progressive, pacifique, douce et sans effusion de sang, et permettrait donc à ceux des clans du régime qui ont peur pour leur vie et leur existence de ne pas être inquiété . cette solution me paraît un bon compromis entre les aspirations du peuples, et les craintes du régime

2. La seconde solution est sans doute imprévisible et douloureuse, c’est la solution de la révolte , c’est la solution de l’explosion due à une longue tension interne, et c’est la solution dont personne ne pourrait garantir les dérapages . Cette solution peut surgir à n’importe quel moment si la transition démocratique n’est pas amorcée au plutôt .

L’Armée ( dans son organisation globale ) doit assumer ses responsabilité en se plaçant en dehors de la politique mais tout en restant un pole de contrôle et d’équilibre du pouvoir . L’armée doit être tout simplement le garant de la démocratie Algérienne, et qui n’interviendra que dans des cas extrêmes qui touchent les fondements ou l’existence de la république .

La démocratie est seule capable de réconcilier le peuple

Ce n’est pas parce que Bouteflika et son régime de soutien ont décidé une réconciliation nationale, que le peuple a oublié la perte de ses enfants . on ne peut pas oublier les 200 000 morts Algériens, et on ne peut pas oublier les pillages , et on ne put pas oublier dans quel état de faiblesse est l’Algérie .

La meilleure solution de réconcilier le peuple Algérien est que les porteurs de tort cèdent au peuple la principale part de pouvoir qui lui incombe, et qui lui donne le droit de choisir et gérer son destin de façon démocratique . La réconciliation par le partage du pouvoir est notre seule salut, et c’est cette même réconciliation réelle qui mettra l’Algérie à l’abri d’une révolte, ou d’une situation non maîtrisable .

Un algérien meurtri, privé, opprimé, ou mal jugé, ne pourrait pardonner que si demain il est sûr qu’il ne revivra plus ce qu’il a vécu au paravent .

La confiance du peuple est l’élément indispensable et nécessaire pour reconstruire l’Algérie, et la meilleure façon de le mettre en confiance est de le responsabiliser et de partager le pouvoir avec lui .

Entre la transition démocratique et pacifique, et une révolte non maîtrisée, l’Armée doit assumer ses responsabilités, et le meilleur choix qu’elle pourrait offrir au peuple est de cautionner la transition démocratique, et permettre des élections libres .

Dans tous les cas, la démocratie est inévitable en Algérie , et le compte à rebours a bien commencé !!!

Appel pour un Soumam II

soumam

Il n’ ya pas longtemps j’ai rétorqué à un pied noir qui critiquait la situation de l’Algérie, que je préfère voir en Algérie des Algériens se déchirer entre eux tout en étant libres et indépendants, plutôt qu’une Algérie entre les sales mains de colonisateurs .

Ma réaction était normale , c’était celle d’un Algérien convaincu que nos problèmes et nos maux actuels sont Algéro-Algériens, et que seuls les Algériens pourront les solutionner , sauf que ces solutions tardent, et les espoirs de 1989 sont entrains de se rétrécir et se dépaissir comme une peau de baudruche .

Je ne vais pas revenir sur tous les dysfonctionnements qui touchent notre économie, ni toutes les injustices qui handicapent nos compatriotes dans leur quotidien, je ne vais pas non plus redévelopper et détailler tous nos gâchis et toutes les aberrations que notre système actuel tente de banaliser et de nous faire accepter . La coupe de la médiocrité est déjà pleine et touche quasiment tous les domaines qu’on peut résumer dans une seule idée, un pays ne pourrait pas être gouverné en 2009 comme en 1962 .

Le viol de la constitution Algérienne , à la demande d’un président qui n’a rien à proposer à son peuple, par des députés satisfaits de voir leurs salaires gonflés à 30 fois le SMIC Algérien et sans avoir le moindre mérite, montre hélas que la logique du pouvoir pour le pouvoir est toujours d’actualité en Algérie et que la corruption qui devrait être le grand monstre à éradiquer est devenu tout simplement un moyen légal pour légitimer des manœuvres touchant les fondements de notre république. Quant aux préoccupations du peuple , elles semblent être le derniers soucis d’un régime sourd et muet , et surtout un régime qui baigne dans une insouciance inquiétante .

Ou va l’Algérie ?

personne ne le sait . Les lois , les directives, les notes, n’engagent que ceux qui veulent croire à tous ces dispositifs . La réalité est là, elle est amère, l’Algérie stagne pendant que le monde évolue , l’Algérie stagne malgré ses immenses revenus des dix dernières années .

Que faire ? devrions-nous nous inspirer de la révolution orange à l’Ukraine ?

Oui la révolution orange nous interpelle parce qu’elle a beaucoup de similitudes avec la situation actuelle de l’Algérie : une présidentielle dans trois mois, et un régime qui tourne le dos aux aspirations du peuple .

La révolution orange nous interpelle aussi dans la méthode pacifique basée sur des rassemblements statiques et durables .Mais pour être concret et pragmatique il faut noter également que la révolution orange a bénéficié de soutiens financiers de l’Europe, et de l’Amérique, et elle a bénéficie de moyens logistiques et d’appuis politiques des états occidentaux et voisins comme l’intervention du président Polonais pour un troisième tour . Rien de surprenant, la civilisation occidentale chrétienne est solidaire, et le rassemblement qu’elle a planifié a été objet de tous les moyens pour le soutenir .

Ce dernier point est le seul qui nous manque pour réunir les conditions d’une révolution orange pacifique en Algérie, mais comme l’aspect culturel a tout son poids dans le changement d’un pays, il est important donc de puiser dans notre histoire et celle de ceux qui sont morts pour notre indépendance, depuis l’Emir Abdelkader, en passant par Benbadis et el Ibrahimi, jusqu’à Amirouche et Larbi Ben M’hidi . L’accord du Soumam est sans doute celui qui a projeté la construction d’une nation Algérienne plurielle et multiculturelle , et c’est celui qui a su et réussi à mobiliser l’ensemble du peuple Algérien autours de son projet d’indépendance . Aujourd’hui, nous avons besoin d’un Soumam II, celui de l’après indépendance, celui qui remobilise le pays autours de la souveraineté de son peuple pour le mener vers la démocratie qui est le socle de tous les redressements de notre si chère Algérie .

Notre Soumam II sera pour nous ce que la révolution orange fut pour les ukrainiens, mais à la place des soutiens financiers nous ferons appel à toutes nos énergies et notre foi pour sauver notre pays .

Voici selon mon humble avis les 10 actions à mener pour notre Soumam II

  • Dans chaque Wilaya, et chef lieu de Wilaya, des personnalité politiques et intellectuelles doivent former des club de réflexion sur la démocratie en Algérie
  • Créer dans chaque Université Algérienne des antennes de ces club de réflexion pour sensibiliser les jeunes sur leur avenir, parce que la jeunesse est la majorité du peuple, elle est aussi l’énergie et la fougue des mouvements
  • Créer des échanges inter Villes dans chaque wilaya afin d’apprendre à réfléchir ensemble . Organiser au niveau de toutes les villes Algériennes des conférences et des débats sous forme d’atelier (20 à 30 personnes ) ce qui pourrait éviter la location des grandes salles, et la loi aberrante sur l’état d’urgence
  • Constituer un comité de wilaya qui coordonne les différentes actions des villes représentées . Échanger vos réflexions et vos expériences avec les autres comités des autres wilaya de la même région
  • Constituer un comité régional issu des différentes wilaya pour coordonner les actions au niveau de chaque région
  • Créer des échanges inter régionaux et apprenez les uns des autres, les spécificités de chaque région, et créer des passerelles entre les régions et échanger les expériences et les réflexions
  • Coordonner l’ensemble des comités régionaux par un comité national démocratique comprenant un ou plusieurs représentants de chaque région, des syndicalistes et des personnalités militaires ( notamment des retraités ), des politiques d’envergure nationale, et qui seront le comité national Soumam II
  • Tisser des relations avec le monde syndical et notamment les syndicats autonomes
  • Arrêter un calendrier de manifestations et de revendications synchronisés les mêmes jours et à travers tout le pays et tous en même temps . Éviter les actions isolées et individuelles, et sensibiliser les participants à éviter les casses et les dérapages inutiles . « l’union fait la force est la formule magique qui marche toujours » .
  • Mettre le cap sur les élections présidentielles ( le jour des élections ), et au lieu de manifestations qui seront difficiles à maîtriser, optez pour les rassemblements statiques et durables devant les lieux symboliques de la républiques ( préfecture, parlement, gouvernement, Ministère, présidence…), et pour cela prévoyez la logistique des sandwichs et des boissons vitaminées .

Le Maroc inquiet des retards de Renault, selon le MOCI

renault

le Magazine, le Moniteur du commerce international, a publié une information concernant les inquiétudes du Maroc des retards de l’Usine de Renault à  Tanger .  Dans ce même blog j’avais évoqué une grande concurrence de la part de  la  Pologne qui s’activait pour accueillir ce projet, et j’avais alerté également de l’impact de l’installation des constructeurs chinois en Algérie  qui risquent tout simplement d’étouffer le marché des véhicules européens en Afrique . Apparemment la logique de ces prudences semble bien prise en compte par Renault qui fait face en ce moment à une crise économique dont il est difficile de prévoir les conséquences sur son développement . je vous laisse l’article de Moci international de ce mois-ci :

” Alors que Renault, frappé par la crise mondiale, reporte son projet d’usine automobile à Tanger, le Maroc s’interroge sur les risques de transfert de cette unité de véhicules d’entrée de gamme pour Renault et Nissan dans un autre pays, comme la Pologne ou l’Algérie.

D’un montant de 600 millions d’euros, l’unité, devant profiter de la proximité du grand port de Tanger Med, devait monter 200 000 véhicules fin 2010 et le double dans un second temps. Quelque 6 000 emplois directs et 30 000 emplois en sous-traitance sont ainsi menacés. “

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Ma chronique dans TSA : Existe t-il une économie en Algérie ?

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Le trio responsable du fiasco économique en Algérie

A force de lire toutes les absurdités possibles et inimaginables qui touchent la gestion de l’économie Algérienne, et à force de noter toutes les contradictions entre les différents Ministres qui chacun d’eux se prend le droit d’apporter sa part d’anarchie et d’incohérence, beaucoup d’Algériens ne comprennent plus comment fonctionne l’économie Algérienne, et d’autres se demandent même, comme notre forumiste « aboustroff » si on pouvait parler d’économie en Algérie.

Un marché local de plus en plus dérégulé, des prix qui ne cessent de grimper pendant qu’ils baissent dans le reste du Monde, et pendant que la déflation menace l’économie mondiale.

Que fait-il alors le Ministre de commerce ? le Ministre de commerce se montre devant les caméra dans une quiétude qui n’a comme réponse que l’inconscience, en accueillant des investisseurs Brésiliens dont le seul soucis est de vendre de plus en plus de produits au comptoir anarchique Algérien .

Politique du commerce Algérien : on ne gère pas un marché local comme un hôpital

Monsieur Djaaboub, Enarc, et ancien directeur d’hôpital n’ a manifestement pas encore pris conscience qu’avant d’adhérer à des zones d échange ou de libre échange, il faudrait d’abord que le marché Algérien local soit régis par des lois et des règles, et par des mécanismes de régulation qui assurent une certaine fluidité du marché en mettant en place des vannes et des soupapes de sécurité, exactement comme on régule un système de fluide industriel .

Existe t-il des plate formes de négoces et de stockage en Algérie à l’image de Rungis à Paris ou le marché international de Saint charles à Perpignan  ? hélas non , et il suffit d’entendre les noms des marchés de gros et de l’informel entre des mains de spéculateurs qui régulent leurs profits à leur guise, comme ce Souk ellil ( Marché de nuit ) dans l’Oranais ou le Mostaganémois, et bien d’autres au centre et à l’Est . Comment alors, un Ministre de commerce qui n ‘a pour compétence que le nom de sa fonction puisse oser défendre le libre échange, et faire appel à des firmes de négoces étrangères sans se préoccuper de l’état du marché local, et sans apporter la moindre réforme à sa gestion et sa régulation ?

La gestion du commerce local Algérien se distingue par un désordre et une incompétence sans équivalents dans les autres pays du monde.

Politique industrielle : c’est l’histoire de l’ardoise et du chiffon

Et que dire de l’industrie Algérienne, ou plutôt de la désindustrialisation Algérienne, hors hydrocarbures évidemment ( pour ceux qui ont envie de se consoler par une lueur de progrès) ?

depuis dix ans, le Ministre Temmar tantôt il plaide pour des axes de développement pour les annuler quelques mois après et tantôt il fait des annonces d’investissements que personne n’a vu la moindre couleur , et au bout de deux mandats il se trouve à la case de départ et se demande s’il faudrait s’inquiéter de l’état des zones industrielles actuelles en Algérie, et faut-il sous-traiter leur gestion à des organismes privés ?

faut-il être Ministre pour s’interroger de cette sorte alors qu’aucun effort n’a été fourni pour doter l’Algérie d’une réelle stratégie industrielle .

Les aberrations de Temmar et les innombrables paradoxes de ses déclarations de ces 10 dernières années, nous interpellent sur le pourquoi du maintien de quelqu’un qui brille par son absence de tous les grands débats économiques, qui cautionne des partenariats privés avec les chinois dans l’automobile, en assistant même à la signature des accords et des mémorandums, et les gèlent quelques semaines plus tard pour nous sortir une autre idée comme quoi il nous faudrait plutôt une société nationale de production tout en prônant le libéralisme dans d’autres couloirs .

Monsieur Temmar, avec ses 70 ans, a passé ses deux mandat a jouer avec une ardoise , un morceau de craie, et il a usé surtout du chiffon pour effacer chaque fois qu’il nous écrabouillait quelque chose . Monsieur Temmar est manifestement un homme du passé qui s’ennuie, et il a plus besoin d’une bonne retraite que de continuer son bricolage qui a fait reculer l’Algérie de plusieurs années .

Politique d’énergie : Produire plus pour une rente plus

Et que dire de notre politique d’énergie qui consiste à produire plus, et extraire plus, pour brader plus .

Monsieur Khelil est probablement le Ministre qui a piloté et orienté l’économie de l’Algérie.

Cette économie existe donc ( je le dis pour ceux qui n’y croient plus ) et cette économie a un nom « c’est l’économie de rente » .

Le président Bouteflika a longtemps vécu et baigné dans ces économies de rente, sauf que son manque de vision économique, du probablement aussi à ses conseillers périmés à l’image de Temmar, ne lui a pas permis de comprendre qu’on ne gouverne pas un pays de 35 millions habitants et un grand territoire comme l’Algérie, de la même façon qu’une émirat de quelques centaines de milliers d’habitants qui flotte sur la mer tellement son territoire est si étroit .

L’Algérie a souffert des incompétences , a souffert des mauvaises gestions, a souffert d’être cobaye de gens en fin de vie . l’Algérie souffre de dirigeants qui appartiennent au passé alors que la jeunesse de son peuple a besoin d’un futur .

Appel au boycott général des élections présidentielles Algériennes de 2009

Ce que je pense du boycott par Hoggar :

Je ne suis pas religieux ( j’avoue que ma culture dans ce domaine est limitée ), et je ne suis pas non plus pour la religion dans la politique, par contre il n’est pas contradictoire de tirer les enseignements de notre coran et de notre religion pour se forger une personnalité civile et une culture encore plus ouverte sur notre pluralité . quand j’ai lu l’excellent livre du chirurgien converti à l’islam Maurice Bucaille intitulé ” le coran, la bible et la science “, j’ai lu avec beaucoup d’attention le chapitre sur la genèse ( création de l’univers ) dans lequel dieu proposait la responsabilité de la terre à ces grandes créatures, Les montagnes, le soleil…etc, et seul l’homme a accepté , à tort ou à raison parce qu’il était ignorant .

Ce que je retiens de ce chapitre c’est surtout la notion de responsabilité que nous avons le devoir d’assumer et d’exercer chacun à son niveau pour faire de notre société un havre de paix, de prospérité et de développement et honorer notre engagement moral vis à vis de notre société et de notre croyance .

La responsabilité de la junte du pillage et de la corruption a reconnu sa défaite à travers la déclaration de Bouteflika devant l’assemblée des maires en leur disant qu’il s’était trompé, et qu’il s’était cassé le nez . Après dix ans de médiocrité, de sous développement et de reculades, pensez vous qu’en âme et conscience avons-nous le droit de rester passif ?

je pense que cette élection de la fraude et de la trahison qui veut légitimer l’échec de Boutef et sa clique de la médiocrité, en lui permettant de briguer un troisième mandat, est un crime pour la conscience Algérienne .

Je pense en toute responsabilité, nous devons non seulement aller vers le boycott parce que je crois que l’idée est lancée et bien comprise, mais surtout il faut transformer ce boycott en un séminaire national à ciel ouvert dans toutes les rues des hameaux, villages, et villes algériennes.

Ces rassemblements pacifiques doivent poser sur le tapis cette notion de responsabilité que le peuple doit reconquérir de façon démocratique et souveraine, et c’est bien pour cela que j’avais préconisé des tupperwares ( des petites réunions de réflexion à l’échelle nationale ) qui permettront automatiquement à des personnalités patriotes d’émerger et porter haut la revendication du peuple qui aspire à un changement par une transition démocratique ( vous pouvez lire ma chronique Soumam Acte2, et mes 10 propositions dans mes commentaires) .

le 09 avril, si nous mettons tous la main dans la main, je peux vous assurer qu’on pourra transformer cette date en fête de la démocratie nationale ! le pouvoir est à notre portée, et il réside dans notre volonté, quelque soit la force qui sera en face et qui ne sera que si faible relativement aux 35 millions d’algériens!

Avertissement : mon pseudo est utilisé dans d’autres forums, sachez que ce n’est pas moi !!!

je voudrais dire à mes chers lecteurs, que j’ai remarqué ces dernières semaines certaines personnes mal intentionnées qui interviennent dans plusieurs forums avec le pseudo “Hoggar”, et dont je ne partage même pas les réactions .

Evidemment je ne suis pas propriétaire du nom hoggar, et donc je ne peux leur refuser de porter le pseudo hoggar, par contre je tiens à préciser que mon pseudo “hoggar” je l’utilise exclusivement chez TSA ou dans mon blog Hoggar infos, et je n’interviens jamais dans d’autres forums avec mon pseudo hoggar, mais avec d’autres pseudos différents .

Donc si vous rencontrez d’autres hoggar dans d’autres forums, sachez que ce n’est pas moi !!! je vous remercie de diffuser cette information afin d’éviter des confusions inutiles, surtout que j’ai été choqué par la réaction d’un certain hoggar que j’ai lu dans un forum politique et qui est tout le contraire de ce que je pense .

Donc, Je ne porte le pseudo hoggar que dans mon blog et dans TSA, et c’est tout, et en dehors de ces deux médias, ce n’est pas moi !!!

Le Ministre Ould Abbas lance le carnaval des élections présidentielles

ouldabbas_

Faisons du 09 Avril 2009 le début

de la démocratie en Algérie !

Personne n’est dupe, le régime du pillage, de la corruption, des fraudes, du sous développement et de toutes les reculades de l’Algérie est à bout de souffle et il est conscient que le peuple Algérien en a marre de ses magouilles.

Le boycott des élections présidentielles fait son chemin, et l’idée est entrains de se généraliser jour après jour . Le boycott est une réponse efficace qui consiste tout simplement à ne pas cautionner un régime maintenu par un pouvoir occulte du club des décideurs du pillage, des détournements, et des crimes .

Le boycott est en marche, mais il n’est pas suffisant, la seconde étape consiste à démontrer à l’opinion nationale et internationale que les masses populaires prouvent leur boycott en se rassemblant partout dans tous les douars, les villages, les villes et dans les capitales Algériennes des 4 régions .

Cette stratégie pacifique aura pour but de pousser ces gens ( le club des décideurs ) qui ont peur pour leurs vies à cause de leurs implications dans le désastre de l’Algérie de se racheter une paix par la transition démocratique qui est la seule réconciliation nationale .

L’armée doit être la caution, le protecteur de ces rassemblements, et le futur garant de la démocratie Algérienne . Si les Algériens mettent la main dans la main, le 09 Avril connaitra alors le plus grand rassemblement national pacifique qui sera, pourquoi pas, le premier jour d’une nouvelle ère de démocratie en Algérie .

Algériens, Algériennes, impliquez vous dans la préparation de ce jour et diffusez l’information . pas de violence, pas de dégâts matériels, seulement des rassemblements .

Il faut créer le plus grand séminaire national à ciel ouvert pour crier le changement en Algérie . N’ayez pas peur, et ne vous laissez pas intimider par les petits voyous de la médiocrité qui ne sont que quelques milliers devant des millions de citoyens .

Le pays a atteint les lignes rouges de la décadence et du désespoir et nous n’avons pas le droit de laisser ces saletés continuer leur politique de destruction générale de l’ensemble de la nation .

Vive l’Algérie libre, intelligente, et gloire à nos martyrs . Tahya el Djazair sans les bouffons et les pilleurs des richesses du peuple . Vive la mobilisation, le boycott des élections des tricheurs, et vive le rassemblement national du 09 Avril 2009 .

je vous laisse aussi l’article sur le carnaval du pouvoir comique et inculte

( http://www.elmoudjahid.com/accueil/presidentielles2009/26034.html )

Le collectif contre l’impunité en Algérie est né

Comme dans le cas de  l’indépendance Algérienne, les vents d’espoir pour l’Algérie sont entrains de souffler depuis l’étranger et principalement depuis la communauté Algérienne de France . Je vous laisse lire chers amis ce communiqué de presse de ce collectif ,à qui nous lui souhaitons  une longue vie au service de l’action pour une Algérie démocratique développée vidée de ses pilleurs et corrompus . Hoggar

Le Collectif Contre l’Impunité c’est du concret Le Collectif Contre l’Impunité (CCI) est constitué. La majorité de ses membres fondateurs se sont réunis les 28 et 29 janvier 2009 à Paris pour lui donner une réalité, une stratégie et un programme de travail pour les semaines à venir. D’abord, ce Collectif auquel tous les Algériens peuvent adhérer selon les statuts et les règles de fonctionnement qu’il s’est donné s’inscrit dans le cadre d’une Convention Algérienne d’Action Civique (CAAC) dont la plateforme est en préparation.

D’autres structures verront, donc, le jour dans le même cadre. Le Collectif Contre l’Impunité qui disposera d’ores et déjà d’un site Internet qu’Agir pour l’Algérie héberge est, pour l’instant, en train de faire des démarches pour adhérer en tant que tel à des Organisations Non Gouvernementales (ONG) ayant le même but et le même objectif que le CCI comme, par exemple, TRIAL – Track Impunity Always, une association de droit suisse qui lutte également contre l’impunité des responsables, des complices ou des instigateurs de génocide, de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de torture. Dans un premier temps, pour des raisons d’efficacité, le Collectif Contre l’Impunité introduira auprès des instances internationales des procédures contre les responsables de crimes massifs avoués par leurs instigateurs.

Nous tiendrons, évidemment, nos adhérents et nos lecteurs à la fois des procédures engagées et leur suivi.

Que les criminles payent

Par Khaled Mokhtari*

Le Comité Contre l’impunité, portant sur la poursuite judiciaire ” internationale” de ceux qui ont terrorisé un peuple, après l’avoir affamé doit réparer une injustice commise par ce “pouvoir créé de fait” à l’encontre de nos Compatriotes. Cette injustice, incarnée par une charte désignée comme, ré conciliante…! avait mis la victime et son bourreau sur le même pied d’égalité. Une charte qui méconnaît un principe fondamental dans les annales des droits de l’homme qui celui du Droit au Juge.

La méconnaissance d’un tel droit, aux victimes soient-elles directes ou indirectes des massacres perpétrés contre toute une Nation, ne peut que nous guider à un seul et unique constat, selon lequel les commanditaires de ces crimes et génocides ne peuvent être que ceux qui ont décidé de cette charte.

Peut on cautionner que l’auteur des massacres puisse échapper facilement sans qu’il ne soit interrogé? Peut on dénier le droit d’agir en justice aux ayants droits des victimes? Peut-on accepter que la cicatrice et la douleur de la Patrie puissent être pardonnées par cette simplicité? Je ne crois pas qu’il y a un seul “homme” digne de ce nom qui puisse accepter ce fait.

Aujourd’hui, nous dit Albert Camus, Il n’y a ni aveugle, ni sourd ou muet, il y a simplement des complices. Des complices, il y en a, bien évidemment, mais peuvent-ils se regarder dans leurs miroirs. Répondre à ces questions ne nécessite pas un temps de réflexion ou de pondération. La réponse, pour un algérien, propre, intègre et digne de ce nom, doit se résumer en une seule phrase: les responsables doivent payer.

Traquer ces criminels va réhabiliter l’Algérie et donner un sens à la vie aux Algérien(ne)s. En revanche, cela permettra à son tour de faire tomber les feuilles de raisin sur ces riches qui ont émergé dans une période ou le feu ravageait le pays. Avez-vous posé la question: Cette violence n’avait elle pas un effet créateur de ces riches de la dernière minute. Comment ceux là ont pu investir alors que le pays baignait dans l’instabilité?

Je ne suis pas contre l’initiative créative, mais contre l’anarchie créative. Ces crimes et cette violence ont conduit à la dilapidation des richesses du peuple, sans qu’il ne se rende compte. Ces actes barbares ont appauvri le peuple et l’Algérie malgré nos richesses. De l’autre côté, les décideurs et leurs courtisans se sont bien enrichis. N’est il pas là un enrichissement sans cause caractérisé?

Le Comité Contre l’Impunité saura, par l’implication de tout algérien, constituer une opportunité pour répondre à de telles interrogations et pour cette raison, j’adhère.

* Membre fondateur du CCI

Le gouvernement des ânes algériens amplifie l’importation au détriment de l’économie locale

Il y’a de quoi devenir dingue . rappelez vous chers amis l’annonce d’il y a quelques mois du médiocre ministre des finances Djoudi qui déclarait que les taxes sur les véhicules destinées au consommateur vont réduire les importations et pousser les concessionnaires à baisser les prix .

j’ai expliqué à l’époque que ces mesures ne servaient à rien sauf à mettre les Algériens en Sur endettement, et malheureusement, j’aurai bien aimé ne pas avoir raison, mais quelques mois après, les résultats sont là et montrent que ce gouvernement de nuls est entrain de mettre l’économie Algérienne en Danger .

figurez -vous que renault vient d’obtenir en ce mois de janvier 2009 , 58% de progressions par rapport à janvier 2008 ce qui justifie amplement que les mesures du médiocre Djoudi sont inefficaces puisque l’importation ne cesse de grimper comme c’est le cas avec renault .

Aussi dans une information publiée par l’expression, 38% des jeunes endettés sont tout simplement en incapacité de rembourser, et donc sont en surendettement .

En résumé, les taxes Algériennes n’ont pas freinées les ventes mais les ont  amplifiées par les crédits qui ont rallongés les durées de remboursements pour amortir ces taxes, et cette situation criminelle est due à l’incompétence flagrante du gouvernement de nos ânes qui veulent se maintenir encore en demandant à Bouteflika de briguer  un troisième mandat .

Je vous laisse les deux informations qui prouvent mes dires :

Renault Algérie signe 58% de progression au mois de janvier ( source Auto-utilitaire )

Il faudrait réunir tous les ingrédients de qualité pour concocter un repas succulent. C’est le cas de Renault Algérie qui vient de redorer son blason en s’adjugeant avec facilité la pole position au podium des groupes ayant le plus vendu durant le mois de janvier 2009. Un mois de Janvier qualifié « d’exceptionnel », par la direction du groupe qui a totalisé 5 329 ventes. De ce fait, Renault Algérie a enregistré une remarquable progression de 58% par rapport à la même période en 2008, soit 1 961 ventes de plus. (Par Maroua T)

«L’Algérien est au bord du surendettement»
04 Février 2009 – Page : 6
Sources l’Expression

38% des jeunes endettés se déclarent incapables de faire face au rembourssement.

Crédit à la consommation, crédit véhicule, crédit immobilier, crédit d’appareils électroménagers… et les banques et les établissements financiers continuent encore et encore de multiplier leurs offres de crédits aux particuliers. Le nombre d’emprunteurs augmente tout comme le montant des prêts. «Mais si cela continue, notre pays risque de vivre une crise de surendettement d’ici deux ans», avertit le consultant international en économie M.Malek Serraï, ajoutant que «suite à une enquête discrète, 38% des jeunes endettés se déclarent incapables de rembourser leurs dettes».
Intervenant hier au cours d’une table ronde consacrée à «la place du secteur privé dans la concrétisation des programmes économiques nationaux» au Centre d’El Moudjahid à Alger en présence d’une pléiade d’économistes, de professionnels et de chefs d’entreprise.
Jadis, il n’y avait que le crédit immobilier mais actuellement 12 formules de crédit, entre le crédit immobilier et le crédit véhicule, sont proposées. Ainsi, on peut acheter sa voiture, sa maison, des appareils électroménagers, des micro-ordinateurs et de nombreux autres produits. Tout est désormais accessible et à la portée des ménages, grâce au crédit.
Ces produits sont disponibles dans toutes les banques pratiquement. Il y a même une concurrence sur la qualité, le coût et la diversité des produits. L’engouement populaire pour les crédits à la consommation peut toutefois engendrer un surendettement des ménages.
Comment peut-on se retrouver dans une situation d’endettement excessif? «Si les crédits dépassent 40% des revenus, le client est en situation d’endettement excessif», soulignent les experts. La voie vers le surendettement est souvent facilitée par l’accès facile aux crédits et le manque de garanties pour le consommateur. «Les banques ne donnent aucun délai aux clients pour décider et réfléchir avant d’emprunter. Cette situation est à double tranchant pour les banques: d’un côté, les emprunteurs augmentent rapidement et de l’autre, les risques d’impayés s’accroissent», explique M.Serraï qui propose de «revoir cette politique de distribution de crédit». L’orateur a indiqué au passage que «le ratio du crédit dans le secteur privé était de 17,6% en 2004. Il est passé à 23,3% en 2008».
Au chapitre des crédits alloués aux entreprises, le consultant international s’exclame sur le silence, qui fait peur, de la Banque centrale. A ce propos, il a indiqué «qu’il y’a 5 entreprises privées qui ont bénéficié de 25% du volume du crédit économique national pendant que 560.000 dossiers de jeunes demandeurs attendent toujours».
Sur sa lancée, M.Serraï interpelle les autorités compétentes «à une distribution rationnelle et démocratique des moyens financiers nationaux». Sur un autre registre, l’orateur a avancé le chiffre de «5 milliards de dollars de pertes par an en matière d’importation superflue». A ce sujet, il dira: «On importe des perruques, des poupées, des sous-vêtements en nylon, du plastique…Il faut revoir la politique de l’importation.» Dans cette optique, l’intervenant a soulevé la problématique de l’aide financière aux agriculteurs, donnant comme exemple la grande industrie de la tomate à l’Est du pays.
«Alors qu’on était à plus de 15 unités de production et à des dizaines de milliers d’employés, l’importation de la tomate de l’étranger, notamment de la Tunisie, bien que des enquêtes ont prouvé qu’elle provient de nombreux pays et même d’Israël, au lieu d’encourager la production locale, a abouti à la fermeture de 12 unités de production et à des milliers de travailleurs au chômage.» En conclusion, la place du secteur privé dans la concrétisation des programmes économiques nationaux, «demeure faible en raison de plusieurs facteurs, entre autres, les contraintes administratives», estime l’expert international le Dr Mustapha Mekidèche.

Lynda BEDAR

Ma chronique dans TSA : La transition démocratique est notre seul et unique projet de réconciliation

Théoriquement, comme toutes les autorités monétaires des autres pays, la Banque d’Algérie a pour mission d’agir sur l’offre de monnaie afin de stabiliser les prix et atteindre des objectifs économiques, selon le triangle Keynésien : la croissance, le plein-emploi et l’équilibre extérieur.

Sous l’impulsion des recommandations du FMI, les réformes des instruments de la politique monétaire algérienne durant la période 1994-1998 ont permis à la Banque d’Algérie de disposer de la panoplie d’instruments indirects de politique monétaire, à savoir : un taux directeur fixé en fonction des évolutions macroéconomiques et des indicateurs monétaires ; des instruments de marché monétaire, à savoir des prises de pensions et adjudication de crédit par appel d’offres ; et un système de réserves obligatoires. En Avril 2002, la politique monétaire a été renforcée par un instrument supplémentaire pour la reprise des liquidités par appel d’offre (adjudications négatives).

La Banque d’Algérie exerce-t-elle ses pouvoirs ?

La Banque d’Algérie semble ne pas user de tous ses instruments, ni des moyens modernes et électroniques dont elle a fait l’acquisition ces dernières années. De nombreux observateurs et experts connaissant cette institution ont révélé ces derniers temps dans la presse des informations qui suscitent l’interrogation pour ne pas dire l’inquiétude.

Je peux citer à titre d’exemple la télécompensation qui est entrée en service il y a plus de trois ans au niveau de la Banque d’Algérie. Le processus continue de prendre un mois avant d’être mené à terme, parce qu’en réalité le traitement continue d’être fait manuellement – ce qui signifie que les chèques émis durant cette période restent en attente. On peut se demander avec raison pourquoi des chèques non régularisés continuent à circuler et à être honorés. D’autres dysfonctionnements similaires touchent également la télécompensation des virements interbancaires.

Des clients sans scrupules ont maintes fois récidivé en émettant des chèques sans provisions de plusieurs millions de dinars sans qu’ils ne soient inquiétés ni sanctionnés, et beaucoup s’interrogent s’il existe en Algérie à l’instar des pays développés des fichiers d’interdits bancaires. Sans oublier les scandales de détournements qui deviennent récurrents au point de se méfier plus des cadres bancaires que des clients douteux, et qui ont causé des pertes au Trésoir public de plus de 10 milliards de dollars.

Evidemment, la banque d’Algérie n’a aucun pouvoir de gestion sur les banques publiques, mais elle a un pouvoir de superviser, de contrôler, et de sanctionner ou de dénoncer aux autorités judiciaires les fonctionnements illégaux.

La banque d’Algérie est-elle indépendante ?

En plus des négligences et des dysfonctionnements qui handicapent le fonctionnement de la Banque d’Algérie, on peut aussi s’interroger sur les dernières décisions telle que la dévaluation du dinar, le manque flagrant de volonté pour bancariser la masse monétaire qui échappe au contrôle bancaire et estimée à 50% de la masse globale, le refus du débat sur la convertibilité du dinar, ainsi que l’opacité qui touche certains point fondamentaux de la gestion de cette institution, ce qui laisse à penser donc à un certain pouvoir occulte derrière cette institution.

Pourquoi dévaluer le dinar ?

La dévaluation d’une monnaie en elle même n’est pas une décision forcément négative quand on sait ce qu’elle pourrait offrir comme avantages à l’économie. Prenons un exemple concret, l’importation : la dévaluation du dinar pourrait inciter -théoriquement- les Algériens à décider de produire en local, ce qui serait devenu onéreux d’importer. Cette réponse me paraît logique, surtout qu’elle est facile de prouver par des cas de pays qui ont mis en œuvre cette politique et ont obtenu de grands succès comme l’Espagne. Malheureusement, elle n’est pas aussi simple dans la réalité algérienne quand on sait qu’aucune cohérence ne tisse la politique globale de nos gouvernements.

La fonction de coordination et de planification a été supprimée par des incompétents qui ont appris que l’économie du marché est différente de l’économie planifiée ce qui est vrai, sauf que la planification n’a jamais cessé d’exister dans l’économie de marché. Bien au contraire. Sinon comment ont fait les états occidentaux pour élaborer et concrétiser leurs différents plans de développement ?

Une monnaie dévaluée sert l’économie d’un pays quand elle fait objet d’une stratégie cohérente où les différents maillons de l’économie sont impliqués, sinon elle contribuera forcément à appauvrir un peuple ce qui est en train de se produire en Algérie.

Comment peut faire un consommateur qui vit dans un pays qui ne produit que peu de choses, dans un pays qui n’a même pas atteint son autosuffisance alimentaire, pour pouvoir choisir entre un produit importé et un produit fictif local qui n’existe pas ? L’économie de rente qui caractérise l’Algérie, basée sur le « tout import », conduit inéluctablement dans ce cas de dévaluation monétaire à des fractures sociales très dangereuses.

Le consommateur est entre les mains de l’importateur, et quand le dinar dévalue, l’importateur augmente le prix de ses produits, et le pouvoir d’achat chutera dans la proportion de cette même dévaluation, si ce n’est plus car les spéculateurs ne demandent que ce type d’alibi pour justifier les hausses de prix. L’absence de régulation ne pourrait que valider et accentuer ces conséquences néfastes au pouvoir du consommateur moyen.

A quoi servira alors la dévaluation du dinar ?

Que le pouvoir soit incompétent est un fait qui a été déjà prouvé par le passé par la quasi- banqueroute du pays et l’appel lancé dans les années 1990 au FMI pour rééchelonner la dette extérieure due notamment à l’importation des produits de consommation et des équipements peu rentables. Et c’est précisément dans ce domaine que la dévaluation du dinar va apporter ce que le pouvoir cherche à sauver.

La dévaluation du dinar permet comptablement de convertir les dollars du pétrole en plus de dinars, donc en plus de recettes, et donc en moins de déficit. Seulement à quel prix ? Pour quels sacrifices ? Et pendant combien de temps ? La dévaluation non contrôlée pourrait également favoriser l’inflation (la hausse des prix ferait que le consommateur déboursera beaucoup de billets pour acheter peu de choses), et comme disait un économiste « ce qui est certain, c’est qu’un état d’inflation prolongé conduit à la dictature et à la guerre, la paix civile exige le contrôle permanent de la masse monétaire».

Conclusion

Il me paraît évident que le système de rente est voué à l’échec parce qu’il n’offre à la société algérienne aucune perspective de développement économique et social ni une quelconque indépendance. Les échecs du système économique actuel sont tellement flagrants que le pouvoir tente de le maintenir par une politique monétaire qui n’est guère pilotée par la Banque centrale, mais par des gens qui ne font que repousser les échéances de la transition démocratique qui devient de plus en plus urgente et nécessaire. Cette politique monétaire n’est pas son risque, et le régime semble avoir fait le choix de surveiller la soupape du déficit quitte à brûler la marmite sociale, mais en est-il conscient, surtout que l’incompétence l’entoure de tous les côtés ?

Les pays développés ont réussi à créer tout un univers de développement économique centré sur l’homme élément de base de l’entreprise qu’il enrichit et qui l’enrichit par le travail, alors que le pouvoir algérien ne fait que grossir une bulle de rente basée sur des réserves de change, et centré sur l’importation, la spéculation, et la sous-traitance du développement des infrastructures du pays à des économies étrangères. Cette bulle pourrait être percée à tout moment par des pressions intérieures. Jusqu’à quand la bulle pourrait-elle se gonfler encore avant de céder à la pression intérieure ? Je pense que ce n’est qu’une question de temps, peut être même une question de mois.

La transition démocratique a l’avantage de dégonfler cette bulle sans l’exploser, et de permettre au peuple de changer de destin et de croire dans son avenir selon un processus pacifique, sans douleurs, sans représailles, qui réconcilie toute la société, et qui met définitivement l’armée en dehors du pouvoir politique.

L’image paradoxale de l’armée bourreau et protecteur perdrait donc le qualificatif de bourreau et garderait le qualificatif de protecteur dans un jeu d’équilibre de pouvoir qui donnerait à l’armée le statut de garant de la démocratie, et au peuple le pouvoir d’administrer sa politique souverainement.

La transition démocratique est notre seul et unique projet de réconciliation nationale et c’est la seule chance qui redonnerait la confiance au citoyen pour que plus jamais, il ne revivra les injustices et les aberrations passées d’un régime périmé et obsolète.

interview croisé Benjamin stora – Gahazi Hidouci

Sondage – Présidentielle Algérienne 2009

Sondage – Présidentielle Algérienne 2009

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