Sondage – Présidentielle Algérienne 2009

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Une photo sans commentaire

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Boycottons la Mascarade de l’élection présidentielle 2009

boycott
Des Algériens désabusés à l’approche de la présidentielle
Sources : 20mn.fr

L’Algérie est au bord de l’indigestion. C’était hier la date limite du dépôt des dossiers de candidature à l’élection présidentielle du 9 avril prochain. L’actuel président, Abdelaziz Bouteflika, 71 ans, dans un état de santé alarmant, a annoncé le 12 février qu’il briguerait un troisième mandat.

Certes, le pays tout entier s’attendait à un tel scénario. Le 12 novembre 2008, l’Assemblée populaire nationale avait approuvé la révision de la Constitution dans le but avoué de permettre au chef de l’Etat de se représenter une troisième fois. Mais tout de même… Une confiscation aussi éhontée des institutions menace un peu plus l’équilibre précaire d’une société à bout de souffle.

Même les candidats qui pourraient se présenter contre Bouteflika ont décidé de s’abstenir. Les figures de l’opposition, dont la participation sert à donner au scrutin un vernis démocratique, semblent cette fois refuser de jouer le jeu. Ainsi, l’ancien président Liamine Zeroual (1994-1998) a opposé une fin de non-recevoir à ceux qui le pressaient de se porter candidat. Même refus chez Saïd Saadi du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) au motif que « la participation à une telle compétition serait synonyme de compromission dans une opération d’humiliation nationale ».

Ce sont les plus retentissantes, mais ces deux défections sont loin d’être les seules. Si bien que selon la presse algérienne, à quelques exceptions près, seuls les « Sanafirs » (« schtroumpfs », en arabe) seront susceptibles de participer à un scrutin dont l’issue est courue d’avance.

De son côté, Bouteflika semble déterminé à maintenir le pays dans un statu quo, qui, selon Selma Belaala, chercheuse à l’Institut d’études politiques de Paris, rappelle « la période du président Houari Boumediene, brutale et autoritaire, le développement en moins ». Car c’est bien là la tragédie de l’Algérie, pays riche en hydrocarbures, où la population peine à assurer son quotidien. Et où, selon Selma Belaala, se joue, dans un huis clos étouffant, le drame des « harragas », jeunes Algériens auxquels un pouvoir népotique empêche tout accès au marché du travail.

« Le monopole politique des élites issues de l’indépendance s’exerce aux dépens de toute une catégorie de la population, au motif que celle-ci n’a pas participé à la lutte », analyse Selma Belaala, qui voit dans cette situation la raison d’un phénomène de « suicide quasi collectif » de la part d’une génération prête à se jeter dans la mer pour rejoindre l’étranger plutôt que de rester à quai et au chômage.

Armelle Le Goff

vidéo : le coup de gueule du fils du Martyr colonel Amirouche

Aucun membre du gouvernement n’avait osé démentir les déclarations et les propos graves du député Ait Hamouda .

L’APN manque cruellement de députés représentatifs de la société Algérienne .

je voudrais dire au député Ait Hamouda qu’il est le fils digne d’un grand combattant de la révolution Algérienne, et son coup de gueule est juste et honore sa famille et tous ceux qui sont en quête d’un changement juste et dans l’intérêt du peuple .

Monsieur Ait Hamouda, je vous transmets mes respects pour votre courage et pour votre intégrité inébranlable .

Bravo et que dieu allonge et rallonge votre vie pour le bien être du peuple Algérien . citoyen Hoggar .

BOUGUERRA SOLTANI AU FORUM D’EL CHAAB «20 ans de pluralisme et 10 échecs politiques»

Venant d’un parti islamiste modéré, l’analyse est intéressante. Sources : l’expression DZ du 23 Février 2009
Bonne lecture .

A chacun sa vérité

Le président du MSP estime que le pluralisme en Algérie est né par césarienne et dans la rue, au prix du sang et des larmes. Il n’est pas né dans les institutions de l’Etat et ce n’est pas le résultat d’un débat d’élites.

Dix échecs politiques en vingt années de pluralisme. Telle est l’évaluation faite par Bouguerra Soltani, président du Mouvement de la société pour la paix, vingt ans après l’élaboration de la première Constitution pluraliste un certain 23 février 1989. «Outre les acquis et les perspectives, nous avons enregistré 10 échecs en vingt ans de pluralisme», a déclaré M.Soltani, lors d’une conférence animée au centre des études stratégiques, du journal d’El Chaab, portant sur le thème «20 ans de pluralisme: échecs, acquis et perspectives».

Le président du MSP énumère ces échecs. D’emblée, il annonce qu’il s’agit d’un pluralisme limité. Il s’explique: «Ce pluralisme concerne seulement les partis politiques, dit-il, il ne concerne pas d’autres secteurs tels le mouvement syndical ainsi que l’ouverture du champ médiatique.»

Ensuite, il le qualifie de pluralisme ambigu: «En Algérie, tous les partis sont au pouvoir et tous les partis sont dans l’opposition.»
Et de mettre en exergue le manque de professionnalisme politique: «Il y a un manque flagrant de professionnalisme politique. La société n’est pas encadrée politiquement. La politique est pratiquée, beaucoup plus par régionalisme et d’autres critères.»

Le quatrième échec est, selon le conférencier, le manque de relève politique.
«Les partis politiques souffrent de l’absence de relève politique», souligne-t-il.

Le cinquième point abordé par le successeur du défunt cheikh Nahnah est la question du leadership au niveau des formations politiques nationales: «Même au sein des partis politiques, il y a une certaine dictature. Il n’y a pas d’alternance démocratique au niveau de la présidence du parti.»

Et d’énumérer encore, le militantisme de bureau: «Les partis politiques préfèrent le militantisme des bureaux que le travail sur le terrain. Excepté quelques partis islamistes, aucune autre formation issue des autres courants politiques ne fait dans le travail de proximité.»

Le discours aristocratique est l’un des échecs du pluralisme: «Le fossé ne cesse de s’élargir entre les citoyens et les partis politiques. Cela est dû au manque de confiance entre les citoyens et les hommes politiques à cause des discours démagogiques et des promesses jamais tenues de ces derniers.»

Les deux derniers échecs du pluralisme sont liés, selon M.Soltani, à l’absence d’un homme politique qui serve de modèle pour un changement pacifique d’une part, et aux rêves occasionnels des islamistes, démocrates, nationalistes et d’autres composantes politiques, d’autre part. Objection! A peine vient-il de reprendre son souffle que le président du MSP reçoit aussitôt une mise au point sur son analyse, de la part de «son ami» le ministre d’Etat et «allié» dans la coalition présidentielle, à savoir Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du FLN. Ce dernier n’a pas apprécié la sortie de son allié. «Je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous M.Soltani», a répondu M.Belkhadem. Et d’enchaîner: «Sur les dix échecs, je peux dire que je suis d’accord avec vous sur un ou deux points. Le reste de votre analyse ne m’a pas convaincu.»
Il justifie: «A titre illustratif, nous avons des dizaines d’hommes politiques qui servent de modèle.

Je cite feu Mahfoud Nahnah au MSP, le zaïm Hocine Aït Ahmed au FFS et des dizaines d’autres au FLN.» Une mise au point mal appréciée par le patron du MSP. M.Belkhadem quitte la salle et M.Soltani continue sur sa lancée: «J’aurais aimé que M.Belkhadem soit avec nous pour lui répondre, mais je lui dirais quand même que sur le terrain, il s’agit bel est bien d’échecs concrets.» Revenant sur les circonstances de l’ouverture de l’Algérie au pluralisme, M.Soltani a estimé que: «le pluralisme est né par césarienne et pas normalement. Il est né dans la rue et non pas dans les institutions de l’Etat. Il est né par le sang et les larmes et il n’est pas issu d’un débat d’élites après la fin des événements de 1988». Pour M.Soltani le pluralisme est un acquis de la population, qui n’a pas été planifié.

Dans sa conclusion, le premier responsable du MSP énumère les priorités qu’il faut entreprendre en urgence: «Il y a cinq priorités. Je cite entre autres, la nécessité d’encadrer le peuple sur le plan politique et même culturel, d’avoir une classe politique qui présente des programmes, et de pousser le mouvement associatif à jouer son rôle», a-t-il conclu.

Tu votes, ou tu votes pas ….

J’avais 5 ou 6 ans quand mon grand père ( allah yerhmou ) m’avait emmené, au théâtre de la ville, voir pour la première fois un sketch de Boubagra ( allah yerhmou ) intitulé « Tigoules ou tigoules pas ! » .
Cette phrase résumait l’interrogatoire auquel était soumis le Moudjahid Algérien quand il était entre les mains des services de la torture coloniale . Si tu goules tu trahiras ton peuple, et si tu ne goules pas, alors la torture prendra le relais.

Cette image est forte et dramatique, et elle a le mérite de nous rappeler les sacrifices des hommes et des femmes qui ont donné de leur vie pour que l’Algérien puisse vivre et s’épanouir dans la liberté, le respect de sa culture, et vivre son présent et son future dignement.

Quelques décennies après, et après les douloureux événements qu’a connu le peuple Algérien, on se retrouve aujourd’hui face à une question qui ressemble dans le style à « tigoules ou tigoules pas », qui confronte le peuple Algérien à un pouvoir issu de ce même peuple .

Citoyen algérien, Tu votes ou tu votes pas ?

Si tu votes, tu cautionneras la mauvaise gouvernance de Bouteflika et son viol de la constitution algérienne, tu approuveras les innombrables graves bavures de la politique énergétique de Khelil, tu donneras raison au démantèlement industriel de Temmar, à la gestion anarchique des banques publics par Djoudi, à la passivité et le flottement de Djaaboub dans la gestion du commerce local, à la politique du tout import, au système des monopoles et des barons de conteneurs, aux grands chantiers cédés aux groupes chinois et occidentaux au détriment de l’économie locale, à la généralisation de la corruption, bref à tous les maux et gâchis divers et variés . 400 milliards de dollars n’ont pas suffit à redresser le pays . le Tuyau de la recette des hydrocarbures était gros, mais hélas les fuites étaient plus nombreuses .

Si tu ne votes pas, tu sauveras au moins ta conscience, tu feras acte de mécontentement, tu refusera alors que le système périmé actuel ne puisse continuer de faire régresser notre pays, tu diras alors calmement et pacifiquement, assez d’injustices, assez d’incompétences, assez de corruptions, assez de gâchis, et assez de faire du sur place .

Mais seras-tu entendu ???

Non, que tu votes ou tu votes pas, dans les deux cas, le pouvoir continuera d’être sourd, muet, voire même il fera celui qui n’aura jamais compris pourquoi tu t’es abstenu ?

que faire alors ?

Je suggère chers lecteurs un rassemblement national pacifique le 09 avril dans les 48 wilayas, dans les 541 dairas, et dans plus de 1541 communes . Ce rassemblement signifierait que le boycott est un acte citoyen par lequel le citoyen dit non au système actuel, et qu’il souhaite du changement . ce changement doit tenir compte des aspirations du peuple et pour qu’il le soit ainsi, la transition démocratique est notre seul projet .

Pour que ce boycott ait un vrai sens, le rassemblement national doit être porteur d’une plate-forme de revendications susceptible de préparer le terrain à un vrai projet de société viable et durable .
Je vous laisse cher lecteur la parole, et c’est à vous de donner à ce projet un contenu . pour stimuler votre réflexion, je vous demande de penser à vos enfants, et de réfléchir tout simplement à ce que vous souhaiterez pour eux !

Vidéo : Algérie(s), un peuple sans voix

interview croisé Benjamin stora – Gahazi Hidouci

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